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Learn French through authentic Parisian life - Native French podcast for intermediate & advanced learners
How do you enhance your French learning once you've outgrown textbooks? With curiosity, culture, and new obsessions!
One Thing In A French Day bridges the gap between classroom French and real conversational French as spoken in Paris. This podcast invites you into authentic Parisian daily life - unscripted, never simplified, yet accessible.
What makes this French podcast unique:
As one of the pioneering voices in podcast-based language learning since 2006, this show provides what's surprisingly hard to find: French that exists nowhere else. Not textbook French, not simplified YouTube French - but the natural French you only hear when you're actually there.
Learn French through:
- Genuine daily conversations from Paris life
- Enriching encounters
- Interviews with professionals and locals
- Meetings with students, creative runners, pastry chefs from Michelin-starred restaurants
- Natural vocabulary, grammar, and sentence structures in authentic context
- Topics spanning French culture, food, literature, language, contemporary Paris
For intermediate to advanced French learners ready to understand real spoken French.
Full transcripts, cultural notes & vocabulary at www.onethinginafrenchday.com
Episodes

Tuesday Feb 14, 2012
Le Bourgeois gentilhomme
Tuesday Feb 14, 2012
Tuesday Feb 14, 2012
Je suis allée au théâtre vendredi soir voir une pièce de Molière, le Bourgeois gentilhomme, montée par la troupe du Studio Théâtre d’Asnières. Le théâtre où j’ai vu tant de bons spectacles. Et celui-ci était également excellent. Cette pièce, qui a pour personnage principal Monsieur Jourdain, raconte comment ce bourgeois veut devenir une « personne de qualité ». Il embauche tout un tas de maîtres, maître de danse, de philosophie, de musique, d’armes, pour apprendre et il espère ainsi séduire une belle marquise. Bien sûr, il est ridicule et ne s’en rend pas compte. C’est très comique. Il y a beaucoup de répliques très connues comme lorsque Monsieur Jourdain apprend que lorsqu’il parle, c’est de la prose (et non des vers, car « tout ce qui n'est point prose est vers ; et tout ce qui n'est point vers est prose »). Ou encore ce fameux mot qu’il voudrait faire tomber incidemment aux pieds de la marquise : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour ; mais je voudrais que cela fût mis d'une manière galante, que cela fût tourné gentiment. » Le maître de philosophie lui fait des propositions, mais Monsieur Jourdain ne veut pas que l’on change ses mots. Finalement, le maître de philosophie modifie simplement l’ordre des mots dans la phrase et M. Jourdain lui tombent d’accord que c’est la première formulation qui est la bonne. M. Jourdain est très fier de lui d’avoir écrit cette phrase alors qu’il n’a pas fait d’études ! « Cependant je n'ai point étudié, et j'ai fait cela tout du premier coup. » dit-il. J’ai adoré la crise que pique Madame Jourdain lorsqu’elle explique à son mari tout le malheur qu’il y aurait pour eux à marier leur fille à un gentilhomme. La comédienne a fait une tirade époustouflante. La salle l’a même applaudie. La mise en scène aussi était originale, tout le monde était habillé comme dans les années soixante. Les parties musicales étaient charmantes. A l’époque, les pièces étaient un peu comme dans les films de Bollywood : il y avait des interruptions musicales avec des chants et des danses. J’espère que Louis XIV s’est autant amusé que mon mari et moi !
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REPERES Le Bourgeois gentilhomme - Un extrait de la pièce - Le théâtre d'Asnières 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE identifier les temps verbaux « J’ai adoré la crise que pique Madame Jourdain lorsqu’elle explique à son mari tout le malheur qu’il y aurait pour eux à marier leur fille à un gentilhomme. » Quels sont les temps des différents verbes de cette phrase ?
Thursday Feb 09, 2012
La dent de Micaela
Thursday Feb 09, 2012
Thursday Feb 09, 2012
Ce matin, en donnant quelques granules homéopathiques à Micaela, je me suis aperçue qu’elle avait une incisive qui poussait derrière ses dents de lait, en bas. Nous avons vérifié ensemble si ses dents bougeaient. Micaela attend avec impatience qu’une de ses dents tombe et que la petite souris passe lui apporter une surprise. « Une petite surprise » suis-je toujours obligée de la corriger. Elle a ensuite passé une heure devant la glace à étudier sa dent, à sourire au miroir et à dire « Tu sais, j’ai deux dents qui bougent ». J’imagine que cette phrase dite avec un sourire plein de fierté était destinée à son amoureux, Maxime. A dix heures, j’ai téléphoné chez le dentiste. J’ai expliqué le cas à la secrétaire. Elle m’a rassurée. — C’est très fréquent, surtout avec les incisives du bas. Je vais en parler au docteur et je vous rappelle. Elle m’a rappelée quelques minutes plus tard. — Le docteur peut jeter un œil en fin de matinée, à onze heures et demie, entre deux rendez-vous. Est-ce que c’est possible pour vous ? — Oui, c’est parfait. A tout à l’heure. Le dentiste nous a reçues dans sa deuxième salle. Micaela s’est assise un peu intimidée sur l’immense fauteuil. — Ah, tout se passe bien, ma grande. La petite souris va bientôt passer et ta dent reprendra sa place. Bon, si dans deux mois, elle ne passait pas, nous aiderons un peu la nature.
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REPERES : Granules homéopathiques - Dents de lait - Les dents - La petite souris - Le dentiste - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect « — Le docteur peut jeter un œil en fin de matinée, à onze heures et demie, entre deux rendez-vous. Est-ce que c’est possible pour vous ? » Mettons cette phrase au discours indirect. Je vous donne le début. « La secrétaire m’a dit que...
Tuesday Feb 07, 2012
Un geai dans l'arbre
Tuesday Feb 07, 2012
Tuesday Feb 07, 2012
Cet après-midi, je travaillais tranquillement installée à mon bureau, quand, faisant une pause pour réfléchir, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai remarqué un peu de bleu dans le marronnier en face de ma fenêtre. Vous vous souvenez certainement de cet arbre qui est chez nos voisins et qui est atteint par une maladie qui lui fait perdre ses feuilles prématurément.
Le bleu venait du plumage d’un geai. Un geai, cela faisait une éternité que je n’en avais pas vu. Il a sauté de branche en branche, montant, puis descendant, puis remontant d’un coup d’ailes. C’était réjouissant de le voir se promener sur cet arbre sans feuilles. Puis d’un nouveau coup d’ailes, il est allé picorer et sautiller un peu plus loin sur le toit en terrasse d’un abri de jardin. Je me suis souvenue de la fois, où j’avais vu un geai, puis un autre, et encore un autre, qu’ils étaient une bande de sept geais à se promener d’arbre en arbre dans les environs. Cela m’a fait plaisir que cet oiseau vienne colorer mon paysage. Je n’avais jamais vu de geai avant d’habiter dans ce quartier. A la Défense, où j’ai grandi, il n’y a que des pigeons et de rares faucons que je n’ai jamais vus. Nous ne sommes qu’à une demie heure à pied de la Défense et la nature est déjà tellement différente : des hirondelles au printemps, des abeilles sauvages qui nichent dans les trous des fenêtres, des corneilles qui s’égosillent sinistrement, des pies bien habillées, des merles enchanteurs, des étourneaux en congrès dans les arbres, un cygne qui passe parfois haut dans le ciel ou bien des oies en route vers une autre destination et... des geais colorés.
Plus tard dans l’après-midi, j’ai fait un saut à Paris, avenue des Ternes. Je me suis arrêtée pour mettre mes gants et, en levant les yeux, j’ai vu.... un mur recouvert d’oiseaux dessinés en trompe-l'œil ! Je l’ai pris en photo pour vous.
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REPERES Les oiseaux les plus fréquents à Paris - La Défense - La Grande Arche - Avenue des Ternes - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE jeu sur une phrase. Jouons une nouvelle fois. « Je me suis souvenue de la fois, où j’avais vu un geai, puis un autre, et encore un autre. Imaginons que je parle d’une hirondelle, mais que je ne souhaite pas répéter le mot “hirondelle”. Comment la phrase change-t-elle ?
Friday Feb 03, 2012
De délicieuses madeleines
Friday Feb 03, 2012
Friday Feb 03, 2012
Ah, ça y est, je suis allée à la pâtisserie dont je vous ai parlé la semaine dernière. Celle qui n’est qu’à vingt minutes à pied de chez moi. En fait, comme me l’avait expliqué Patricia de la garderie, il s’agit davantage d’une confiserie. La boutique est très belle, nichée derrière la grande église de La Garenne-Colombes. Cette grande place a quelque chose de provincial. La boutique de Nicolas Bernadé est spacieuse, dans les teintes gris pâle. Un des murs de la boutique est recouvert de tablettes de chocolat, chacune dans leur emballage dans les mêmes tons que la boutique. Sur des consoles, il y a des sachets de madeleines, de chocolats, une bassine en cuivre garnie de guimauves. Et sur un autre mur, il y a des étagères sur lesquelles sont disposés des pots de confitures présentés par gamme de couleurs. Du plus jaune au plus rouge. Les pots sont éclairés par l’arrière. C’est très joli. La patronne (je suis sûre que c’était la patronne) m’a aidée à choisir une tablette de chocolat. J’ai choisi une tablette de Tanzanie pour ses arômes épicés. J’ai pris un sachet de madeleines pour le goûter des filles, un pot de confiture de clémentines à la couleur extraordinaire et un sachet de madeleines en forme de boules, recouvertes de chocolat noir. Je suis sortie de la boutique impatiente de goûter ces trésors. Ce midi, en dessert, j’ai goûté une des madeleines au chocolat. Et, oh, surprise, au milieu de la petite boule, il y avait un cœur de confiture ! Cette petite madeleine fourrée m’a vraiment plu. Les madeleines nature que j’avais achetées pour le goûter des filles ont disparu en quelques minutes. — Maman, c’est trop bon. Tu pourras en racheter, s’il te plaît ? — On verra Micaela.
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REPERES La pâtisserie - La confiserie - Les madeleines - La madeleine de Proust - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE jeu sur une phrase : « Cette petite madeleine fourrée m’a vraiment plu. » Amusons-nous avec cette phrase. Remplaçons la madeleine par un chocolat. Comment se transforme la phrase ? Remplaçons ensuite le chocolat par des éclairs au café et le «je» par «nous». Comment se transforme la phrase ?
Wednesday Feb 01, 2012
Bricolage dans la cuisine
Wednesday Feb 01, 2012
Wednesday Feb 01, 2012
Le week-end dernier, Lisa s’est amusée à tirer sur un torchon accroché à la poignée d’une porte de placard dans la cuisine. Elle a tiré tellement fort que la porte s’est démontée. Elle en est restée toute surprise. Il faut dire que c’est un placard qui a été monté et remonté plusieurs fois. J’ai appelé l’expert en bricolage de la famille pour qu’il nous donne son avis. L’expert, c’est mon père. Il est passé me voir lundi matin. — Je crois que ça va être difficile. A moins que je ne déplace la machine à laver. — Oh, là ! La machine, tu vas vraiment avoir du mal à la déplacer. Elle est vraiment coincée. — Oui, c’est ce que je vois. Bon, le plus simple, c’est de changer le meuble. — C’est possible ? Il n’est pas collé au plan de travail ? — Non, il n’a pas l’air. Je vais prendre les mesures et voir si je peux en trouver un chez Ikéa. Mon père en a trouvé un chez Ikéa ! Il est allé l’acheter ce matin et il est ensuite venu directement le monter chez moi. Les filles étaient excitées comme des puces. — Papi, est-ce que tu manges avec nous ? a demandé Micaela. — Est-ce que tu seras là après la sieste ? a enchaîné Felicia. — Papiiiiiiiiiiii ! a simplement dit Lisa. — Je ne sais pas. Pour l’instant, je monte le meuble et il me faut de la place. — Allez, les filles, nous allons faire des courses. Lorsque nous sommes revenues, mon père avait terminé de monter le meuble. — Mais, il est où le nouveau meuble ? a demandé Felicia. — Ah, il est à la place de l’ancien. — Mais, on ne voit pas de changement, a remarqué Micaela. Ah, c’est fait exprès ! Je comprends. Nous avons ri. — Au fait, Laetitia, j’ai eu Christine de La Forêt-Fouesnant au téléphone pendant que tu étais sortie. On a bavardé cinq minutes, c’était sympa. Elle te rappellera plus tard pour parler de cet été. — Ouais, super, on va aller faire du bateau à Kerriou ! s’est écriée Micaela.
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REPERES : torchon - Le plan de travail - Papi - Christine - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE « — Je crois que ça va être difficile. A moins que je ne déplace la machine à laver. » Je vous propose un petit jeu. Changeons un peu la première phrase, je vous laisse compléter la seconde. — Je crois que ça va être difficile d’arriver à l’heure. A moins que nous ne (prendre) la voiture. — Je crois que ça va être difficile de trouver des fraises au mois de février. A moins que tu ne (se rendre) au marché d’Aligre. — Je crois que ça va être difficile de loger tout le monde. A moins que ta mère ne (venir) pas.
Tuesday Jan 31, 2012
Le cahier de Léandre
Tuesday Jan 31, 2012
Tuesday Jan 31, 2012
Ce matin, sur le chemin de l’école, Felicia a aperçu un garçon de sa classe. Il était de l’autre côté de la grande avenue que nous traversons pour aller à l’école. — Oh, Maman, regarde, c’est Léandre. Il est dans ma classe. — Ah, oui, je le reconnais. Il est avec sa maman et ses frères. — Tu crois qu’il m’a vue ? — Je ne sais pas. Nous avons traversé et pris une autre rue. Léandre était derrière nous. Il nous a dépassées lorsque nous nous sommes arrêtées pour donner un biscuit à Lisa qui termine toujours son petit-déjeuner dans la poussette. Felicia lui a fait un signe. Lorsque nous sommes reparties, nous n’avions pas fait quelques mètres que nous tombions sur le cahier de classe de Léandre en plein milieu du trottoir. Je l’ai ramassé. — Tu vas lui donner ? m’a demandé Micaela. — Oui, mais tout à l’heure, à l’école. — On pourrait le rattraper en courant. — Je ne cours pas en poussant Blue Tango. — Oh. Micaela est allée à l’école et j’ai accompagné Felicia. Nous avons retrouvé Léandre et sa maman dans le couloir devant la classe. J’ai donné le cahier à Felicia pour qu’elle le lui rende. — Merci, a dit Léandre. — Je t’en prie, a répondu Felicia très fière de sa bonne action. — Ah, c’est pour ça qu’il me parlait de son cahier, a dit la maman de Léandre. Je pensais qu’il l’avait oublié à la maison. En rentrant à la maison, je me disais que si nous ne nous étions pas arrêtées pour donner un biscuit à Lisa, nous n’aurions pas trouvé le cahier.
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REPERES Le prénom Léandre - Top 10 des prénoms de garçons en France - Le cahier de classe - Blue Tango - Paolo Conte chante Blue Tango - L'école mixte UN PEU DE GRAMMAIRE 1 (aujourd’hui en remplacement de « 3 expressions utiles ») « Tu crois qu’il m’a vue ? » Pourquoi y a-t-il un « e » à la fin de « vue » UN PEU DE GRAMMAIRE 2 temps verbal « je me disais que si nous ne nous étions pas arrêtées pour donner un biscuit à Lisa, nous n’aurions pas trouvé le cahier. » Pouvez-vous identifier le temps de chaque verbe de cette phrase ?
Friday Jan 27, 2012
Une semaine difficile
Friday Jan 27, 2012
Friday Jan 27, 2012
Hum, ça n’a pas été une semaine facile et je n’ai pas pu mettre en ligne de podcast comme d’habitude. Lisa est tombée malade en fin de semaine dernière, puis Micaela lui a emboîté le pas. Encore ces satanés virus. Entre l’otite et le nez bouché de Lisa et les quintes de toux de Micaela, j’ai l’impression que nous n’avons pas dormi correctement depuis une éternité. La nuit, mon mari et moi sommes constamment sur le qui-vive. « C’est Mica qui a toussé ? » « Je ne sais pas » « Ecoute ! » « Non, c’est Lisa qui a gémi ». Pour l’instant, Micaela n’est pas allée à l’école de la semaine, nous avons passé nos journées à regarder des DVD : nous avons regardé au moins trois fois la première partie du film La famille indienne (c’est fou comme Micaela oublie qu’elle est malade dès qu’il s’agit de danser) et aujourd’hui, nous avons regardé une bonne partie des épisodes de la série Orgueil et préjugés (version avec Colin Firth). Nous en sommes arrivées au point où Lizzy apprend que sa plus jeune sœur s’est enfuie avec Wickham. Mr Darcy la quitte précipitamment lorsqu’il apprend la nouvelle et Lizzy pense qu’elle ne le reverra jamais. Parfois, il pleut et nous regardons toutes les trois par la fenêtre. Je ne sais pas à quoi Lisa et Micaela pensent. Moi, je pense qu’il faut que je dise à Natasha que je suis allée voir l’exposition sur La Comédie Française et que j’ai vu le fauteuil à crémaillère de Molière, celui dans lequel il était installé pour sa pièce Le malade imaginaire, presque celui dans lequel il est mort. Je pense aussi que dès que tout le monde sera rétabli nous nous offrirons un gâteau de ce pâtissier Meilleur Ouvrier de France dont Patricia de la garderie m’a donné l’adresse et qui n’est qu’à vingt minutes à pied de chez moi. Vingt minutes à pied, c’est presque trop prêt... Je pense à la semaine prochaine, je pense à la semaine prochaine avec impatience.
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REPERES La famille indienne - Orgueil et préjugés - Le fauteuil de Molière - Le malade imaginaire - Nicolas Bernardé - 3 EXPRESSIONS PEU UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison « Je pense à la semaine prochaine avec impatience. » Imaginons que j’ai eu cette pensée lundi. Nous sommes jeudi. Mettez la phrase au passé en changeant « je » par « elle ». Maintenant, imaginons que nous sommes des semaines plus tard. Mettez à nouveau la phrase au passé. Bien sûr, il y a un petit piège.
Thursday Jan 19, 2012
Le béret bleu
Thursday Jan 19, 2012
Thursday Jan 19, 2012
C’était mon anniversaire au mois de décembre. Caroline m’a offert un béret en laine bleu. Il est d’une jolie couleur, on dit « bleu canard », car c’est le bleu qui rappelle la couleur du cou des canards colverts. Vous voyez cette couleur soutenue entre le bleu et le vert. C’est une couleur que j’aime beaucoup, car elle me rappelle un pull que j’adorais quand j’avais huit ans. Mais c’était la première fois que je portais un béret. Caroline a trouvé que je manquais d’enthousiasme. — Il ne te plaît pas ? Tu peux le changer si tu veux par autre chose. Mais j’ai pensé que la couleur irait bien avec tes yeux. — Si, si, il me plaît. J’aime beaucoup la couleur. C’est juste que je n’ai pas l’habitude de porter des bérets. — Eh, bien, essaye-le. Voilà, depuis, je ne quitte plus mon béret. Mon mari trouve que je ressemble à une héroïne de Gibrat. Mais, je ne sais pas ce qui se passe, j’ai toujours peur de le perdre. Souvent quand je rentre dans un magasin, je le dépose machinalement sur la capote de la poussette, je l’oublie là quand je rentre à la maison et ensuite je le cherche partout. Je ne me souviens plus si je l’ai déposé sur la poussette ou non. Une fois, je l’avais mis dans la poche de mon manteau en entrant à la garderie et il était tombé sans que je m’en aperçoive. Heureusement, je me suis rendu compte qu’il n’était plus dans ma poche avant de passer la grille de la garderie. Et puis aujourd’hui, je l’ai presque perdu pour de bon. J’étais à Paris dans un grand magasin. Mon béret était dans un des sacs que je portais. Au moment de payer mes achats, j’ai déposé tous mes sacs par terre. Et en les reprenant, j’en ai oublié un sans m’en rendre compte. C’était le sac dans lequel il y avait mon béret. J’allais reprendre la direction de Saint-Lazare pour rentrer quand je me suis aperçue qu’il me manquait ce sac. Sur le coup, je n’ai même pas pensé à ce que contenait le sac mis à part le béret. J’ai fait demi-tour et je suis retournée dans le dernier magasin où j’étais allée. Mon sac était là, il avait été mis de côté par la caissière. Donc, pour l’instant, j’ai toujours mon béret.
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REPERES : Les canards colverts - Bleu canard - Un béret - Gibrat- 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE : accorder les adjectifs de couleur. Il est question de couleur dans ce texte. Comment accorderiez-vous les adjectifs suivants : Des sacs (jaune) Des bérets (bleu canard) Des manteaux (marron) Des pulls (rose)
Wednesday Jan 18, 2012
Galette des Rois
Wednesday Jan 18, 2012
Wednesday Jan 18, 2012
Cet après-midi, nous avons fêté les rois chez Caroline. Les filles étaient excitées comme des puces. — Tu crois que je vais avoir la fève ? n’arrêtait pas de demander Micaela alors que nous nous préparions. — On ne peut pas savoir à l’avance, Micaela ! — Moi, j’ai déjà eu deux fèves ! s’est écriée Felicia. C’est vrai que la galette de cet après-midi était notre troisième galette de l’année. Et qu’à chaque fois c’est Felicia qui avait eu la fève. Nous sommes arrivées alors que Caroline mettait la galette au four pour la réchauffer. Nous avions apporté du Jus de princesse pour l’occasion.C’est Felicia qui est allée sous la table pour attribuer les parts de galettes. C’est elle la plus jeune des filles (sachant parler). C’était drôle parce que la table de Caroline est en verre alors on voyait Felicia s’agiter dessous. Je servais les parts. — Et cette part, c’est pour qui ? — Juliette. — Et celle-là ? — Felicia. — Mais non Felicia, tu as déjà une part ! se sont écriées les filles en même temps. Il faut dire que c’était déjà la troisième fois que Felicia s’attribuait une part. Finalement, tout le monde a été servi et nous avons commencé notre goûter. Les filles scrutaient chacune leur part avec curiosité. Il y avait deux fèves dans la galette. Devinez qui a trouvé la première? Felicia. Et la seconde ? Micaela. Je suis rentrée à la maison avec deux têtes couronnées.
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REPERES La galette des Rois - Les galettes à la mode à Paris - La crème frangipane - La pâte feuilletée - La pâte sablée - 3 EXPRESSIONS A RETENIR - UN PEU DE GRAMMAIRE parler correctement « Et cette part, c’est pour qui ? » ai-je demandé à Felicia. J’ai parlé comme une enfant sans doute parce que Lisa nous répète à longueur de journée « C’est qui ? C’est qui ? » Comment dire cette phrase de façon "académique" ?
Tuesday Jan 17, 2012
La boîte de macarons
Tuesday Jan 17, 2012
Tuesday Jan 17, 2012
Ce matin, Lisa devait aller à la garderie. En partant de la maison, j’ai fait bien attention à ne pas oublier dans le frigo un mystérieux paquet. J’ai déposé Micaela devant la grille de l’école, puis Felicia dans sa classe et enfin, Lisa et moi avons marché jusqu’à la garderie. C’est le nouveau truc de Lisa, elle aime marcher. Il faut dire que la garderie et l’école ne sont distantes que de quelques mètres. Une fois Blue Tango rangée sous l’auvent du parking à poussettes, je lui ai confié le paquet mystère : « Tu le donnes à Isabelle, d’accord Lisa ? ». En arrivant dans la garderie, Lisa s’est faufilée entre tout le monde pour arriver jusqu’à Isabelle. — Bonjour Lisa ! Oh, mais qu’est-ce que c’est ? C’est pour moi ? Allez, j’ouvre. Je suis arrivée derrière Lisa. — C’est pour souhaiter une bonne année à toute l’équipe de la garderie. — Des macarons ! Oh, mais il ne fallait pas ! Merci beaucoup. Ce soir, lorsque je suis arrivée pour chercher Lisa, Patricia et Isabelle qui étaient dans la petite cuisine m’ont interpellée. — Oh, ces macarons ! Ils étaient divins ! C’est une très bonne adresse. — Oui, c’est une amie qui m’a fait connaître Stéphane Glacier. Il est meilleur ouvrier de France. — Vous avez goûté d’autres choses ? — Oui, tout est vraiment très bon. Je n’ai pas encore goûté leur Paris-Brest, mais de toute façon tout ce que j’ai pu goûter de chez ce pâtissier était merveilleux. Lorsque je suis allée chercher Lisa, ce fut au tour de Virginie et Nadine de me parler des macarons. — Oh, qu’est-ce que ces macarons étaient bons ! Puis Delphine est arrivée. — Oh, celui au cassis ! Il était exceptionnel. Voilà, les macarons de Stéphane Glacier ont fait leur petit effet et moi j’étais ravie de faire plaisir.
