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Learn French through authentic Parisian life - Native French podcast for intermediate & advanced learners
How do you enhance your French learning once you've outgrown textbooks? With curiosity, culture, and new obsessions!
One Thing In A French Day bridges the gap between classroom French and real conversational French as spoken in Paris. This podcast invites you into authentic Parisian daily life - unscripted, never simplified, yet accessible.
What makes this French podcast unique:
As one of the pioneering voices in podcast-based language learning since 2006, this show provides what's surprisingly hard to find: French that exists nowhere else. Not textbook French, not simplified YouTube French - but the natural French you only hear when you're actually there.
Learn French through:
- Genuine daily conversations from Paris life
- Enriching encounters
- Interviews with professionals and locals
- Meetings with students, creative runners, pastry chefs from Michelin-starred restaurants
- Natural vocabulary, grammar, and sentence structures in authentic context
- Topics spanning French culture, food, literature, language, contemporary Paris
For intermediate to advanced French learners ready to understand real spoken French.
Full transcripts, cultural notes & vocabulary at www.onethinginafrenchday.com
Episodes

Tuesday Mar 20, 2012
Le salon du livre
Tuesday Mar 20, 2012
Tuesday Mar 20, 2012
Hier, je suis allée au Salon du livre de Paris. Je peux entrer gratuitement en tant que professionnelle de l’édition. Cela faisait plusieurs années que je n’y étais pas allée, mais cette année Natasha m’a proposé d’y aller et le Japon était invité d’honneur (avec la Russie). Nous étions convenues de nous retrouver sur place. J’étais là-bas en avance alors je me suis rendue sur le stand de la SNCF sur lequel des conseillers littéraires proposaient des séances de bibliothérapie. Le jeune homme qui m’a reçue était sympa. Il m’a tout d’abord demandé de lui citer le livre qui me venait à l’esprit lorsque je pensais au plaisir de la lecture. Puis il m’a demandé quels étaient mes auteurs préférés, ce que je recherchais dans la lecture et enfin si j’aimais la poésie. Il a pianoté sur l’ordinateur portable devant lui et il a écrit le titre de deux ouvrages sur son bloc d’ordonnances. — Voilà, je pense que cela devrait vous plaire. Odette Toulemonde est un livre très bien écrit et avec beaucoup d'humour. Vous connaissez ? — Oui, de nom, je sais que c’est Eric-Emmanuel Schmitt qui l’a écrit, mais je n’ai jamais rien lu de lui. — Le deuxième est un recueil de poésie assez amusant, Plume de Henri Michaux. C’est pas mal pour commencer en poésie. J’ai retrouvé Natasha au stand Philippe Pickier. Il est spécialisé dans les livres de toute l’Asie, du Japon à l’Inde en passant par la Corée ou la Chine. Je lui dois de très beaux moments de lecture. Nous avons également fait un tour chez Casterman où j’ai vu toute une série de bandes dessinées qui m’ont bien fait envie. Nous avons passé un certain temps sur le stand des Editions Eyrolles, spécialisées dans les livres pratiques et techniques. Et enfin, nous avons sillonné les allées du pavillon russe et du pavillon japonais. Il y avait tellement de choses à découvrir !
Au sommaire de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast) :
REPERES des explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE discours direct. « Puis il m’a demandé quels étaient mes auteurs préférés, ce que je recherchais dans la lecture et enfin si j’aimais la poésie. » Pouvez-vous retranscrire les questions posées par le jeune homme ?
Monday Mar 19, 2012
Exposition Ai Weiwei
Monday Mar 19, 2012
Monday Mar 19, 2012
Cet après-midi, je suis allée voir l’exposition Entrelacs de l’artiste chinois Ai Weiwei au Jeu de Paume. C’est Natasha, qui le suit sur Twitter, qui m’a proposé de l’accompagner. Ai Weiwei était en couverture de Télérama il y a deux semaines. Je n’avais pas eu le temps de lire l’article qui lui était consacré, j’aurais bien aimé. Il y avait très peu de queue quand nous sommes arrivées. Nous sommes rentrées assez vite. Nous avons commencé par les salles présentant des photos récentes. Des photos de chantiers, j’aime beaucoup les photos de chantier, ça me parle. Et puis la fameuse trilogie des photos où l’on voit Ai Weiwei laissant tomber sur le sol une urne de la dynastie des Han. Il y avait aussi une sélection de portraits des personnes qui ont participé à son projet intitulé « Conte de fées ». Dans ce projet, il avait décidé de se rendre à l’exposition d’art moderne de Kassel en Allemagne avec mille et un Chinois. Des vidéos accompagnaient ces portraits, présentant les personnes, les filmant allant faire leur demande de passeport. C’était très intéressant. Mais c’est difficile de regarder ces vidéos debout entourée de beaucoup de monde. J’ai bien aimé aussi le mur d’écrans présentant ses photos prises avec son téléphone portable. Il y avait une bonne quinzaine d’écrans présentant chacun un thème de photos. Il y avait un thème sur la nourriture. Ai Weiwei est très gourmand ! Un autre thème sur les chats, le tremblement de terre de 2008 et ses ennuis avec la police. Nous avons terminé par ses photos plus anciennes, notamment celles prises à New York dans les années 80. Lorsque nous sommes ressorties, il y avait une queue immense. Où s’arrêtait-elle ? J’aurais dû prendre une photo et la mettre sur Twitter.
Au sommaire de One thing in a French day PLUS :
Ai Weiwie - Le musée du Jeu de Paume - 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai Français - UN PEU DE GRAMMAIRE Une bonne quinzaine. Continuons avec ce « bon » qui en rajoute. Imaginons que nous sommes au marché et que nous faisons nos courses. Je vous laisse demander au vendeur ce qu’il nous faut en utilisant ce « bon ». Attention, il faut utiliser le vocabulaire de la quantité quand c’est possible. Par exemple « douzaine » pour 12. Et il faut aussi faire attention au genre (bon ou bonne ?). — 1 kilo de pommes de terre — 10 de tranches de saucisson — 1 livre de fraises — 30 roses rouges — 600 grammes de filets de cabillaud
Wednesday Mar 14, 2012
Inconnue à la Biocoop
Wednesday Mar 14, 2012
Wednesday Mar 14, 2012
Ce matin, comme souvent le mercredi matin, je suis allée à la Biocoop faire des courses avec les filles. Micaela avait écrit notre liste de courses. Il ne fallait pas que nous oubliions de prendre des amandes au chocolat (en vrac), des noix décortiquées (en vrac) et de la pâte de dattes dont Felicia raffole. Moi, j’espérais que nous allions tomber à la caisse sur un vendeur que j’ai dans le collimateur. Je racontais ça la dernière fois à Natasha. — Quand je vais à la Biocoop, je dois donner mon nom pour que mes achats soient notés sur mon compte fidélité. Il y a des vendeurs à qui je n’ai pas besoin de donner mon nom, d’autres qui me demandent gentiment de le leur rappeler. Et puis, il y en a un qui est là depuis au moins deux ans. Et à chaque fois que je passe à la caisse avec lui, il me demande « vous avez un compte chez nous? ». Ça m’énerve. Il fait semblant de ne pas me reconnaître. Natasha a bien ri, puis elle m’a fait une suggestion. — La prochaine fois qu’il te demande ça, tu lui dis « Vous êtes nouveau ici? Je ne vous ai jamais vu ». Nous avons bien ri. Oui, évidemment, c’est ça qu’il faut que je lui dise. Je me suis entraînée mentalement. « Vous êtes nouveau ici? », « Vous êtes nouveau ici? » travaillant mon regard dans la glace pour être le plus naturelle possible. Ce matin, nous l’avons croisé dans les rayons alors que je prenais du riz. Il était donc bien là. Nous avons terminé nos courses par le rayon fromage à la coupe. C’était lui qui servait ! — Bonjour, qu’est-ce qu’il vous faudrait? m’a-t-il demandé de son air de ne pas me reconnaître. — Je vais prendre un bout de Comté mûr et une belle tranche de tomme de brebis, s’il vous plaît. Parfois, quand il n’y a personne à la caisse, celui qui est au rayon coupe propose d’encaisser ses clients. Il m’a tendu mes paquets. Je me suis retournée vers les caisses dans l’espoir qu’il n’y aurait personne, dans l’espoir qu’il me propose d’encaisser mes courses, dans l’espoir que je puisse lui dire « vous êtes nouveau ici », mais il y avait déjà une vendeuse à la caisse. Zut !
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REPERES : Biocoop - Comté - Tomme 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE accords : « Vous êtes nouveau ici ? Je ne vous ai jamais vu. » Jouons avec cette phrase. Imaginons que le vendeur était une vendeuse et que je la tutoyais. Qu’est-ce que cela donne? Et ensuite que le vendeur devienne un groupe de filles et de garçons. Qu’est-ce que cela donne?
Tuesday Mar 13, 2012
Chez l'ophtalmo pour Felicia
Tuesday Mar 13, 2012
Tuesday Mar 13, 2012
Ce matin, j’avais rendez-vous chez une ophtalmo pour Lisa et Felicia. Notre rendez-vous avec cette grande femme très sûre d’elle-même a mal commencé. — Ah, c’est pour vos deux filles sur un seul rendez-vous. Il ne faut pas insister pour avoir un seul rendez-vous, je ne peux pas bien travailler dans ces conditions. — Je n’ai pas insisté, c’est votre secrétaire qui me l’a proposé. — Bon, commençons par la plus jeune. L’examen s’est bien passé. Lisa a été sage, elle a bien regardé la lumière, le petit mouton au bout d’un crayon et elle a ouvert grand les yeux en découvrant l’image du nounours dans l’appareil de mesure. — Tout est normal, m’a dit l’ophtalmo. Il faudra revenir avant ses trois ans pour le test d’acuité visuelle. Prenez Felicia sur vos genoux, maintenant. Je rendais sa liberté à Lisa, qui s’empressa d’aller regarder par la fenêtre, et je pris Felicia sur mes genoux. La docteur me regarda froidement. — Il faut que la petite ne touche à rien dans le cabinet. Vous avez compris le sous-entendu ? « Vous voyez pourquoi il ne faut pas prendre rendez-vous pour les deux en même temps? Parce que pendant que vous avez Felicia sur les genoux, vous ne pouvez pas surveiller Lisa ». — Bon, quels sont les symptômes de Felicia ? m’a demandé le docteur. — La pédiatre trouvait qu’elle ne voyait pas correctement lors de la dernière visite. Et elle a vu un ophtalmo à deux ans et demi qui a diagnostiqué qu’elle était astigmate. — Je vous demande ses symptômes. Cligne-t-elle souvent des yeux ? A-t-elle parfois les yeux rouges ? Se plaint-elle ? Je vous épargne le reste du rendez-vous. Mais plus elle était désagréable, plus je la trouvais comique. En sortant, je m’entraînais à répéter comme elle « Je vous demande les symptômes », « Surtout que la petite ne touche à rien », et « Il ne faut pas insister.... ». Nous y retournons la semaine prochaine pour Felicia. Je sens que je vais bien m’amuser.
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REPERES les explications nécessaires 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai français UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect « — Cligne-t-elle souvent des yeux ? A-t-elle parfois les yeux rouges ? Se plaint-elle ? » Mettons cette phrase au discours indirect. Qu’est-ce que cela donne ? « Le docteur m’a demandé... » A vous d’écrire la suite.
Thursday Mar 08, 2012
Le départ
Thursday Mar 08, 2012
Thursday Mar 08, 2012
Ce matin, c’était le départ. Nous nous sommes levés avant les filles pour terminer de préparer nos affaires. J’ai ouvert la fenêtre et je me suis dit que j’allais encore profiter cinq minutes de la belle vue. L’air frais du matin est venu me chatouiller le visage, puis est venu un son. Un son qui emplissait l’air, qui venait du sol, comme un roulement de tambour, un bruit sourd, que je connaissais, mais que je n’avais jamais entendu comme ça. Puis je les ai vus, les quatre chevaux qui la veille paissaient tranquillement, étaient en train de dévaler la colline au galop. Le bruit, c’était ça, le galop des chevaux, leurs sabots qui faisaient vibrer le sol. Arrivés en bas, ils sont remontés et ils sont redescendus toujours au galop, ensemble. Je n’avais jamais vu ça. Ah, oui, vous vous dîtes comme moi que je suis vraiment une fille de la ville ! Je suis descendue précipitamment voir mon mari pendant que les chevaux entamaient leur remontée. — Viens vite sur la terrasse ! Les chevaux, regarde les chevaux au galop ! Nous sommes sortis et nous les avons admirés dévaler une dernière fois. Ensuite, ils sont allés brouter. Et nous, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner. Moins d’une heure et demie plus tard, nous avions dit au revoir à notre charmante propriétaire et nous avions pris la route de Lyon. — Ce n’est pas par ici qu’on avait vu le poney blanc ? ai-je soudain demandé à mon mari. — Peut-être, a répondu mon mari. Tu veux que je m’arrête ? — Oui, je pourrais le prendre en photo, s’il est là. Il était bien là, un peu loin. Mais, même de loin, il avait ce même air que j’avais remarqué la veille, un peu triste et un peu étonné. Je l’ai pris en photo. C’est à ce moment-là que nous avons décidé de faire un petit détour pour encore profiter de la région avant de nous rendre chez ma belle-mère pour terminer les vacances. J’ai encore pris quelques photos, notamment des vaches et leurs petits veaux qui avaient l’air bien étonnés de découvrir notre voiture jaune ! Au sommaire de One thing in a French day PLUS : REPERES des infos supplémentaires sur le texte : les chevaux, la belle-famille 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai Français (ou une Française!) UN PEU DE GRAMMAIRE concordance des temps « Moins d’une heure et demie plus tard, nous avions dit au revoir à notre charmante propriétaire et nous avions pris la route de Lyon. » Pouvez-vous identifier le temps des deux verbes de cette phrase? Quelle différence de sens y a-t-il si à la place de « nous avions pris la route de Lyon », j’avais écrit « nous avons pris la route de Lyon » ?

Wednesday Mar 07, 2012
Sur la route de Rochefort
Wednesday Mar 07, 2012
Wednesday Mar 07, 2012
Aujourd’hui, nous avons commencé la journée par une promenade en forêt. Cet après-midi, nous avons décidé de visiter une autre petite ville, Saint-Martin-en-Haut. C’est une petite ville agréable avec une imposante église. Nous avons flâné dans les rues. J’y ai mangé pour le goûter un énorme chausson aux pommes. Il était super bon. Ensuite, nous avons repris la voiture dans l’idée de nous rendre à Rochefort, un village fortifié sur la même commune. Mais nous nous sommes trompés de route et nous nous sommes retrouvés embarqués sur la départementale à quatre voies en direction de Thurins. — J’ai bien peur qu’on ne puisse pas faire demi-tour avant Thurins, a dit mon mari. Je l’ai à peine entendu. Je venais de lire un panneau sur le bord de la route qui disait « Envie d’un panier pique-nique ? ». Un second panneau apparut quelques dizaines de mètres plus loin : « Envie d’une pause fraîcheur ? ». J’étais intriguée. Je me demandais quelle serait la suite. Elle arriva. « Découvrez nos produits de la ferme à l’assiette ». Et quelques dizaines de mètres plus loin se trouvait l’entrée du parking de « Un dimanche à la campagne ». C’était de l’autre côté de la route. — On pourra s’arrêter là quand on aura fait demi-tour ? ai-je demandé à mon mari. On s’est arrêté et on n’a jamais vu Rochefort. L’entrée du magasin était très sympa avec sur un mur les photos encadrées des productrices et producteurs qui participaient au magasin. Je suis ressortie avec plein de bonnes choses de la région : salade, endives, miel, noisettes, confitures, fromages, bière locale, saucisson, chutney. J’ai failli prendre un bocal de cardons au naturel, mais je me suis dit que ce ne serait certainement pas aussi bon que ceux mangés chez la tante de mon mari mercredi. Lorsque nous sommes rentrés, nous avons vu deux belles choses : un poney tout blanc à poil long dans un pré au bord de la route et les étoiles qui brillaient dans le ciel parfaitement dégagé. C’était une belle journée.
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REPERES : chausson aux pommes - Saint-Martin-en-haut - Thurins - Un dimanche à la campagne - Le cardon 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE Pronoms « en » et « y » En vous basant sur le texte du podcast, répondez aux questions suivantes en utilisant les pronoms « en » et « y ». — Êtes-vous allées vous promener en forêt aujourd’hui ? — As-tu mangé un chausson aux pommes à Saint-Martin-en-Haut ? — Êtes-vous finalement parvenus à Rochefort ? — As-tu pris un bocal de cardons dans la boutique ? — Qu’avez-vous au bord de la route en rentrant ?
Tuesday Mar 06, 2012
En route pour Saint-Symphorien-sur-Coise
Tuesday Mar 06, 2012
Tuesday Mar 06, 2012
Hier après-midi, nous sommes allés à Saint-Symphorien sur Coise. J’avais lu que cette petite ville des Monts du Lyonnais valait le détour. Placée à la croisée de deux anciennes voies romaines, cette ville est la capitale mondiale du saucisson. C’était aussi au XIVe siècle la ville la plus fortifiée des Monts du Lyonnais. Il reste encore des vestiges de ses remparts, dont une des trois portes d’entrée dans la ville. La ville est également célèbre pour son église. Placée sur un piton rocheux, elle a d’abord été une forteresse avant d’être démantelée et transformée en église romane, puis plus tard en église gothique pour être à la mode de l’époque. Mais c’est surtout le voyage en voiture qui m’a plu.
Il y avait beaucoup de fermes, de belles collines recouvertes de bois ou de prés avec des chevaux ou des moutons. Le lac d’Yzeron était gelé. Nous avons croisé des faisans qui se promenaient au bord de la route. A un moment, nous avons traversé un bois enneigé, il y avait une longue ligne droite et nous avons vu arriver dans l’autre sens une traction ! La voiture mythique des années quarante en France. Dans ce paysage féérique, elle était majestueuse, presque irréelle. Quelques kilomètres plus tard, nous avons passé le col des Brosses dont je vous ai envoyé une photo sur Twitter. Tout était blanc de neige.
A Saint-Symphorien, nous nous sommes garés sur la place principale. Il y avait un café avec un menu affiché sur une des vitres : dimanche 26 février, saucisson chaud, patates, fromage, servis à partir de 8 heures. Hum, ça, c’est un brunch ! Mais dimanche, nous ne serons plus là.
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REPERES Les Monts du Lyonnais - Le saucisson - La traction 3 EXPRESSIONS UTILES choisies dans le texte UN PEU DE GRAMMAIRE menu : Reprenez le menu et imaginez que vous êtes le serveur qui annonce le menu.
Sunday Feb 19, 2012
Le rouge à lèvres
Sunday Feb 19, 2012
Sunday Feb 19, 2012
En général, le matin, c’est la course. Nous devons partir à huit heures dix pour que Micaela arrive à l’heure à l’école. Ces derniers jours, Felicia a failli me rendre folle. Il lui faut un bon quart d’heure avant de lâcher ses jeux et de daigner s’occuper de mettre ses chaussures. De la salle de bains, alors que je prépare ses sœurs, je suis l’évolution de sa préparation. — Felicia, mets tes chaussures! — Felicia, tu as mis tes chaussures? — Felicia, tu me réponds? Qu’est-ce que tu fais? Fe-li-cia!! Mais ce matin, miraculeusement, nous étions en avance. Alors, j’ai pris le temps de me mettre un peu de rouge à lèvres. C’est un tout nouveau tube, d’une très jolie couleur rose sombre. — Oh, maman, tu es trop belle avec le rouge à lèvres! Tu peux m’en mettre aussi? s’est exclamée Micaela. — Non, ce n’est pas pour les petites filles, lui ai-je répondu. — Mais, tu me le gardes pour quand je serai plus grande? — Je t’en achèterai un pour toi, quand tu seras plus grande. Ensuite, c’est Caroline que j’ai croisé plus tard dans la rue qui m’a dit que le rouge à lèvres m’allait bien, puis j’ai croisé Isabelle la maman naturopathe. — Tu as mis du rouge à lèvres! — Ah, oui et on dirait que personne n’en revient! — ça te va bien! Cet après-midi, j’ai vu Natasha. J’avais, bien sûr, mis du rouge à lèvres. Devinez la première chose que m’a dite Natasha? — Oh, tu as du rouge à lèvres! Qu’est-ce que ce sera le jour où je porterai du mascara? de l’ombre à paupières? un trait de crayon à yeux? du vernis à ongles? Ce jour-là, Felicia aura dormi toute habillée avec ses chaussures pour bondir du lit et me laisser le temps de me maquiller! Au sommaire de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast) REPERES : L'école maternelle - mon rouge à lèvres - naturopathe - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison Daignerez-vous conjuguer le verbe «se maquiller» au passé composé?

Friday Feb 17, 2012
Grosse déception
Friday Feb 17, 2012
Friday Feb 17, 2012
Il y a quelques semaines, j’ai acheté sur Internet un bon pour un goûter dans le salon de thé d’un hôtel de luxe à quelques rues du Louvre. La présentation vantait l’excellence de leurs pâtisseries et leurs délicieuses boissons chaudes. Le prix avant réduction était exorbitant : 48 euros pour deux personnes. La réduction offerte était de cinquante pour cent. J’en ai parlé à Natasha, elle était partante.
Nous y sommes allées aujourd’hui. La décoration du salon de thé m’a paru agressive : murs blancs, meubles noirs ou gris, immenses tableaux gris foncé au mur, néon bleu pour l’éclairage. La jeune femme qui s’est occupée de nous était très étrange.
— Nous ne vous donnons pas de carte, alors écoutez bien la liste des boissons ! Thé Earl Grey, thé à la menthe, thé à la cannelle, chocolat chaud, thé vert ou infusion. Je vous laisse cinq minutes pour choisir. Mon collègue vous prépare l’assiette du goûter.
Le thé provenait d’une marque de supermarché, ce n’était pas vraiment ce que l’on pouvait attendre d’un vrai salon de thé. Un jeune homme sympathique, lui, nous a apporté une grande assiette carrée sur laquelle des mini pâtisseries étaient disposées. Nous avons goûté silencieusement.
Je voulais parler à Natasha de mon compte Twitter, mais j’étais perturbée par l’écran de télévision géant sur lequel passait en boucle un défilé de mode. La musique techno n’aidait pas non plus à la concentration. Enfin une responsable, puis un responsable, sont chacun venu remonter les bretelles de deux jeunes hommes du personnel sans tenir compte de notre présence. Oh, bien sûr, ils n’ont pas levé la voix, mais c’était désagréable. Quand je mange de la pâtisserie, je ne veux pas savoir que tel jeune homme a mélangé les bouteilles consignées et les bouteilles non consignées. Je ne veux pas savoir que tel autre ne s’est pas correctement occupé de sortir les poubelles. Et puis, j’avais l’impression que si ces deux managers nous remarquaient, ils allaient soudain venir s’en prendre à nous. Natasha et moi sommes ressorties très déçues. Je peux vous dire que les adresses que je vous ai données sur mon site sont de bonnes adresses. Tout n’y est pas toujours parfait, mais cela n’a rien à voir avec cet endroit.
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REPERES Les prix dans les salons de thé - Les bouteilles consignées - Lien vers ma liste des salons de thé - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE réécriture Amusons-nous avec cette phrase. « Un jeune homme sympathique, lui, nous a apporté une grande assiette carrée sur laquelle des mini pâtisseries étaient disposées. » Le sujet qui est masculin devient féminin, l’assiette carrée devient un plat rond, les pâtisseries deviennent des croissants. Comment se transforme la phrase ?
Wednesday Feb 15, 2012
Le chauffe-eau en panne
Wednesday Feb 15, 2012
Wednesday Feb 15, 2012
Notre chauffe-eau est en panne. Oui, alors qu’il fait si froid à Paris. Nous avons fait venir un technicien de l’entreprise qui fait l’entretien pour qu’il jette un œil. Il est venu ce matin. Je me demandais si nous allions avoir le technicien gothique dont je vous ai parlé une fois. Non, nous avons eu le technicien malheureusement victime d’un blocage spatio-temporel. Le technicien qui, un jour de sa jeunesse (dans les années soixante-dix), a mis sa blouse bleue, a fumé sa première cigarette, a commencé à manger des sandwichs au saucisson le midi avec ses collègues et pour qui depuis rien n’a changé. Il ne cherche ni à être aimable, ni à être désagréable, c’est quelqu’un qui constate et qui répare quand il peut. — Alors, qu’est-ce qui ne va pas ? — Nous n’avons plus d’eau chaude. Il a ouvert sa mallette, sorti son tournevis, ouvert le chauffe-eau, il a fait circuler de l’eau et, l’air complètement indifférent, il a constaté. — Ah. Ah, je vois. Bon, ben, la tige est morte. — La tige ? — Oui, le gaz ne s’ouvre pas correctement. Ce qui fait qu’il chauffe l’eau au minimum. Et sur ce modèle, nous n’avons plus de pièces depuis au moins trois ans. — Qu’est-ce qu’on peut faire ? Le technicien m’a regardée de ses yeux mornes. Pour lui, je devais être également une caricature. — Rien. Il faut le changer. C’est dommage, car à part ça il est en bon état. Le mois dernier, on avait un bloc gaz, mais nous l’avons revendu à une petite mamie qui n’avait pas les moyens d’investir dans un nouveau chauffe-eau. — Ah. — Vous avez un plombier ? — Non. — Nous pouvons vous faire un devis si vous voulez. Bon, votre nouveau chauffe-eau sera plus beau que celui-là. Même si on ne peut pas dire que celui-là n’était pas beau. Par contre, le nouveau ne durera pas aussi longtemps que celui-là. C’est comme ça maintenant. — D’accord. Voilà, en attendant le nouveau chauffe-eau, c’est douche écossaise ! C’est comme ça maintenant.
