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Learn French through authentic Parisian life - Native French podcast for intermediate & advanced learners
How do you enhance your French learning once you've outgrown textbooks? With curiosity, culture, and new obsessions!
One Thing In A French Day bridges the gap between classroom French and real conversational French as spoken in Paris. This podcast invites you into authentic Parisian daily life - unscripted, never simplified, yet accessible.
What makes this French podcast unique:
As one of the pioneering voices in podcast-based language learning since 2006, this show provides what's surprisingly hard to find: French that exists nowhere else. Not textbook French, not simplified YouTube French - but the natural French you only hear when you're actually there.
Learn French through:
- Genuine daily conversations from Paris life
- Enriching encounters
- Interviews with professionals and locals
- Meetings with students, creative runners, pastry chefs from Michelin-starred restaurants
- Natural vocabulary, grammar, and sentence structures in authentic context
- Topics spanning French culture, food, literature, language, contemporary Paris
For intermediate to advanced French learners ready to understand real spoken French.
Full transcripts, cultural notes & vocabulary at www.onethinginafrenchday.com
Episodes

Thursday Sep 13, 2012
La poésie de Pierre Ruaud
Thursday Sep 13, 2012
Thursday Sep 13, 2012
La semaine dernière, c’était la rentrée scolaire. Micaela est maintenant en CE 1, Felicia est en grande section de maternelle et Lisa est entrée en petite section de maternelle. Tout s’est bien passé. Lundi, Micaela a collé en classe un petit poème dans son cahier de poésie. Et le soir même, quand je lui ai demandé si elle avait des devoirs, elle m’a répondu : — Il faut lire le poème. C’est facile ! Ce matin, nous avons ouvert ensemble son agenda pour regarder les devoirs pour jeudi. Il y avait écrit : « Apprendre les deux premières strophes ». — J’ai écrit ça, mais je ne comprends pas ce qu’il faut faire, m’a dit Micaela pas plus embêtée que ça. — Eh bien, ça veut dire que tu dois apprendre les deux premiers paragraphes du poème, lui ai-je répondu. Micaela m’a soudain regardée avec de grands yeux affolés. — Apprendre ! Mais je ne pourrai jamais ! Et Micaela s’est mise à pleurer. La pauvre ! — Mais si tu peux, lui ai-je dit. Ta maîtresse te le demande parce qu’elle sait que tu peux le faire. Nous avons travaillé les deux premières strophes du poème ensemble. Et Micaela, après quelques répétitions hésitantes, a fini par les savoir par cœur. Ensuite, elle était tellement fière d’elle-même qu’elle ne pouvait s’empêcher de venir me voir toutes les cinq minutes. — Dis, Maman, je te récite le poème? Allez, encore une fois ! C’est trop bien. Résultat, je le sais aussi. Donc, je vous le récite, ce petit poème mignon comme tout?
AU SOMMAIRE de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)
Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français. UN PEU DE GRAMMAIRE jamais On dit toujours qu'il ne faut jamais dire jamais. Mais, parfois, le mot sort tout seul de la bouche ! Pour dire qu'on ne pourra jamais faire quelque chose, on utilise le futur. Je vous propose de conjuguer le verbe pouvoir pour les cas suivants : — Ils ne (pouvoir) jamais arriver à temps. — Nous ne (pouvoir) jamais traverser la rivière à la nage. — Tu ne (pouvoir) jamais avoir ton permis en quatre semaines ! Puis, de parler au passé. Par exemple "Micaela n'aurait jamais pu apprendre le poème". REPONSE DANS LA NEWSLETTER
Wednesday Sep 12, 2012
Chez Carette
Wednesday Sep 12, 2012
Wednesday Sep 12, 2012
Aujourd’hui, c’était la rentrée pour Natasha et moi. Nous devions nous retrouver à Paris. Comme je devais passer au musée Guimet payer des places de spectacles, Natasha m’a fait une proposition.
— Tu seras à Iéna, c’est ça ? m’a-t-elle demandé lorsque nous nous sommes parlé au téléphone.
— Oui, à Iéna.
— Je connais un bon salon de thé Place du Trocadéro. Carette. Tu connais?
— Oui, j’y suis allée il y a très longtemps, un soir, avec Janet. Je veux bien y retourner.
— On se retrouve là-bas à quatorze heures trente, ça te va ?
— Entendu.
Le salon de thé, qui fait aussi restaurant, est coincé entre deux grands cafés. Nous avons été installées à l’intérieur, mais côté terrasse. C’était bien. Après avoir étudié le menu avec intérêt, j’ai commandé une tarte aux fraises et Natasha a commandé un chocolat chaud accompagné d’un macaron à la rose.
— Je suis désolée, Madame, m’a dit la serveuse, mais nous n’avons plus de tartes aux fraises.
De ma place, je pouvais voir la longue vitrine remplie de gâteaux et je distinguais parfaitement les tartes aux framboises.
— Dans ce cas, je vais prendre une tarte aux framboises, s’il vous plaît.
Pendant que nous attendions notre commande, nous avons discuté de notre travail commun : la newsletter de Cultivate Your French qui rencontre un petit succès. Puis notre commande est arrivée. Je n’avais d’yeux que pour ma tarte, elle était si belle! Elle était surplombée d’une petite plate-forme de confiture sur laquelle était déposé un brin de lavande. J’ai retiré le brin de lavande et j’ai goûté la confiture : elle s’était imprégnée du parfum de la lavande. Puis j’ai mangé quelques framboises et j’ai découvert le dôme de crème à la vanille à l’intérieur de la tarte. J’ai terminé par le sablé breton, très à la mode en guise de pâte en ce moment.
AU SOMMAIRE de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)
Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français. UN PEU DE GRAMMAIRE Les demi-heures Dans le texte, Natasha me donne rendez-vous à quatorze heures trente. Comment dîtes-vous les heures suivantes : — 9h30 — 10h30 — 15h30 — 17h30 — 12h30 — 00h30 REPONSE DANS LA NEWSLETTER
Sunday Sep 09, 2012
La serenata
Sunday Sep 09, 2012
Sunday Sep 09, 2012
Quelques jours avant le mariage de Vincenzo et Marina, nous avons été invités à participer à la Serenata ! ou la sérénade en français. C’est comme dans Roméo et Juliette, le futur marié vient chanter sous les fenêtres de sa fiancée. C’est une tradition encore bien vivace à Putignano, où habitent les futurs mariés. Vincenzo avait commandé des musiciens qui sont venus chanter avec lui, accompagnés de leur guitare, des chansons humoristiques en dialecte. La famille et les amis étaient là. Bien sûr, Marina, la fiancée de Vincenzo, n’était pas au courant. Nous nous sommes retrouvés dans le centre-ville de Putignano aux environs de vingt-deux heures trente, on nous a distribué les paroles de certaines chansons qui allaient être interprétées, puis nous nous sommes rendus à pied jusque chez les parents de Marina. Vincenzo l’a appelée « Marina, Marina ! » Marina est apparue au balcon. Et la musique a commencé, mais fut vite interrompue par un voisin. — Qu’est-ce que vous faites ? Vous allez réveiller ma mère ! Elle a quatrevingt quinze ans ! Après quelques explications, la Serenata a pu reprendre et nous nous sommes bien amusés. Vincenzo a chanté, puis les musiciens ont pris le relai. Marina est descendue. Elle a fait la bise à tout le monde et la fête a continué. Nous avons eu un spectacle qui a bien duré une heure. On a aussi beaucoup ri, car les chansons faisaient souvent référence aux futurs mariés en se basant sur leurs défauts respectifs, légèrement accentués pour l’occasion, vous vous en doutez bien. Puis, la mère de Marina (qui était de mèche avec son futur beau-fils) a dressé un buffet de focaccia et tout le monde a picoré un peu avant de rentrer. Je n’ose même pas imaginer une serenata par chez moi ! Les voisins appelleraient la police. Ah, vous vous demandez si le bruit a réveillé la pauvre maman du voisin ! Eh bien même pas !
AU SOMMAIRE de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)
Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français. UN PEU DE GRAMMAIRE impératif Nous allons interpréter le personnage de Vincenzo qui demande, à l’impératif, à Marina plusieurs choses. — Venir en bas. — Descendre tout de suite. — Chanter avec lui. — Ne pas rire (ce n’est pas sa faute s’il chante faux). — Goûter le focaccia. — Lui faire un sourire. — Ne pas l’interrompre. — Lui donner la main. — L’embrasser. REPONSE DANS LA NEWSLETTER
Thursday Sep 06, 2012
La récolte des olives
Thursday Sep 06, 2012
Thursday Sep 06, 2012
Un soir, Vincenzo et Marina (sa fiancée) sont passés nous chercher avant d’aller à Monopoli assister à une fête. Ils étaient arrivés en avance, nous en avons profité pour faire ensemble un tour de la masseria où nous logions. La masseria se trouvait à moins d’un kilomètre de la ville de Noci, sur une petite route en lacets ne permettant le passage que d’une seule voiture à la fois et bordée de murets en pierres plates. Stress garanti ! La masseria était composée d’un grand bâtiment datant des années trente, dans lequel se trouvait notre location et d’autres logements, et de bâtiments techniques pour la production d’huile d’olive situés à la lisière de champs d’oliviers. Pendant deux semaines, nous avons été les seuls habitants. Ce soir-là, Vincenzo nous a expliqué comment étaient récoltées les olives. Son père possède un grand terrain avec des oliviers, il a donc quelques connaissances sur le sujet. La récolte a lieu en fin d’année, au mois de décembre. A l’aide d’une sorte de râteau qui est passé le long des rameaux de l’arbre, on fait tomber les olives dans un filet étendu autour de l’arbre. Il nous a expliqué qu’on pouvait aussi utiliser une sorte de canne électrique qui secouait les rameaux. Il nous a montré les grandes caisses dans lesquelles on peut stocker trois cents kilos d’olives. Trois cents kilos donnent environ trente-trois litres d’huile, mais le rendement varie chaque année en fonction de la qualité des olives. Vincenzo nous a enfin expliqué que certains domaines, immenses, attendent que les fruits tombent tout seuls des arbres. Dans ce cas, l’huile ne peut avoir l’appellation d’huile vierge. Les moustiques ont commencé à arriver et nous sommes partis pour Monopoli.
AU SOMMAIRE de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)
Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.UN PEU DE GRAMMAIRE jeu sur une phrase. Prenons cette phrase : « Il nous a montré les grandes caisses dans lesquelles on peut stocker trois cents kilos d’olives. » Je vous propose de changer le « il » en « vous », le « nous » par le pronom de la troisième personne du pluriel, « caisses » en « bacs » et les « trois cents » en 319 à écrire en lettres. Au travail ! REPONSE DANS LA NEWSLETTER
Wednesday Sep 05, 2012
A la mer, Chiatona!
Wednesday Sep 05, 2012
Wednesday Sep 05, 2012
A l’occasion de la rentrée, je vous propose une semaine italienne avec des textes inspirés de nos deux très dépaysantes semaines de vacances dans les Pouilles, en Italie.
A la mer ! Chiatona
La semaine de notre arrivée, le cousin de mon mari, Vincenzo (le futur marié), nous a fait découvrir une jolie petite plage à Pilone, au sud de Monopoli. Mais, il y avait beaucoup de monde et la route était tortueuse pour s’y rendre. Mon mari m’a proposé de passer de l’autre côté, de quitter la mer Adriatique pour la mer Ionienne. — Nous allons aller à Chiatona, c’est là que j’allais quand j’étais petit. Tu verras, il n’y aura personne. Le lendemain, nous avons donc quitté la masseria un peu avant huit heures. La route pour Chiatona était effectivement plus directe, avec de grandes portions de quatre voies. Nous étions garés sur le front de mer avant neuf heures. Mais sur la plage, il y avait déjà beaucoup de monde ! Nous avions presque l’impression d’être des retardataires. Et ce jour-là, il y avait du vent. Nous avions un parasol que nous ne sommes pas arrivés à maintenir dans le sable. Les parasols des autres personnes sur la plage étaient tous lestés par un sac en plastique rempli de sable et attaché par une ficelle à une baleine du parasol. Le soleil tapait déjà fort. — Bon, les filles se baignent un peu et on rentre, ai-je dit. On ne peut pas rester à la plage sans parasol. Les filles, enduites de crème solaire et frétillantes d’excitation, sont parties se baigner avec mon mari. Je patientais sur la plage, avec Lisa, quand le monsieur installé derrière nous est venu me voir. Il avait un sac à la main et j’ai compris qu’il me proposait d’installer notre parasol. — Non parlo italiano, lui ai-je dit. — Si, si, francese, m’a-t-il dit en me faisant un signe de la main. Il a creusé un trou profond avec la pelle de Lisa. Lisa qui le regardait faire avec incrédulité. Il m’a ensuite demandé d’aller chercher un peu d’eau pour mouiller le sable autour du parasol afin de bien le maintenir. Puis il a rempli le sac et l’a accroché à une baleine. Sa femme et sa belle-sœur sont venues nous saluer. Lorsque les filles sont revenues de leur baignade, elles ont découvert le parasol. — On peut rester, alors ? a demandé Micaela. — Oui, on reste et on va se baigner. Micaela, nos deux voisines et moi-même sommes allées nous rafraîchir. De la mer, on voyait les grues de Taranto qui, de loin, ressemblent à d’immenses girafes. C’était une belle matinée en Italie.AU SOMMAIRE de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)
Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français. UN PEU DE GRAMMAIRE accords Prenons cette phrase : « Les filles, enduites de crème solaire et frétillantes d’excitation, sont parties se baigner avec mon mari.» Et changeons «Les filles» par «Les garçons»? Qu’est-ce qui change dans la phrase? REPONSE DANS LA NEWSLETTER!
Friday Aug 10, 2012
La pointe du Raz
Friday Aug 10, 2012
Friday Aug 10, 2012
LE PODCAST PART EN VACANCES! RETOUR DÉBUT SEPTEMBRE. BEL ÉTÉ A VOUS! A BIENTÔT. Mon père avait survolé quelques pointes hier. Ça nous a donné envie d’aller faire un tour à la pointe du Raz, l’une des plus à l’ouest de France. C’est un endroit sauvage et magnifique qui se trouve à un peu plus d’une heure de route de La Forêt Fouesnant. Nous avons mis plus de temps que ça, car nous avons manqué la bonne route sur un rond-point et nous étions embarqués dans la mauvaise direction sans pouvoir faire demi-tour ! Une fois sur place, nous avons fait une longue promenade sur le sentier côtier, au milieu des bruyères en fleur, jusqu’à la statue de Notre-Dame des naufragés. La pointe du Raz est connue pour ses violents courants marins. On les voit bien tout à la pointe, on dirait deux forces qui s’affrontent, la mer se tord dans un sens et dans un autre, comme un linge qu’on essore. Je n’imagine même pas l’effroi des bateaux à voile pris dans ces serpents diaboliques. Il a beaucoup plu ce matin et il pleuvait encore lorsque nous sommes arrivés. Mais alors que les filles observaient les petits escargots qui traversaient le chemin, nous avons vu les nuages se déchirer comme du coton et le ciel bleu apparaître par petits bouts. Lorsque nous sommes arrivés au sémaphore, il faisait soleil. Après avoir bien profité de la vue, nous sommes retournés, fourbus, à la voiture (mon père et moi avons porté les deux plus jeunes sur nos épaules) et nous avions faim. Il était trop tard pour rentrer déjeuner à la maison. J’ai appelé mon mari et il nous a trouvé sur Internet une crêperie à Audierne. Oh là là, quelles crêpes ! Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas régalée comme ça. L’après-midi était bien entamée lorsque nous sommes sortis du restaurant, nous avons décidé de continuer notre route. Nous sommes allés à Saint-Anne La Palud, une grande plage dans la baie de Douarnenez. Nous étions de retour à La Forêt Fouesnant pour le dîner. Il faisait beau. C’est ça une journée bretonne.
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Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées.
Wednesday Aug 08, 2012
Vol de jour
Wednesday Aug 08, 2012
Wednesday Aug 08, 2012
Aujourd’hui, nous étions jeudi, le jour de la semaine que mon père attendait avec impatience, avec une grande impatience ! Car c’était le jour de son rendez-vous à l’aéroclub de Quimper pour un vol d’une demi-heure. Cela faisait plus de trente ans que mon père n’avait pas piloté. Nous sommes arrivés à l’aéroclub une bonne demi-heure en avance. Nous avons discuté avec la sympathique secrétaire (qui s’appelait Laetitia !). Mon père lui a montré son carnet de vol et sa photo à bord de l’Ambassador sur lequel il a fait le tour de France aérien des jeunes pilotes en 1961. Les filles n’en revenaient pas de voir que leur Papy avait été un jeune homme. — Non, c’est pas toi sur la photo ! Tu nous fais une blague ! a dit Felicia. Laetitia a jeté un œil à la photo. — Très bel avion ! Puis l’instructeur est venu chercher mon père. Dès que les filles ont vu leur Papy monter dans l’avion, elles se sont mises à sauter de joie. — Oh, c’est Papy qui monte dans l’avion ! Oh, son avion est vert ! Oh, ça y est, il part ! Le petit avion a quitté le parking de l’aéroclub pour remonter la piste. Il a alors disparu de notre champ de vision, puis tout à coup nous l’avons vu arriver à fond dans l’autre sens et s’envoler ! Nous l’avons suivi des yeux le plus longtemps possible. Papy était parti dans les airs ! En attendant son retour, nous avons profité du jardin de l’aéroclub pour goûter tranquillement. Il y avait des habitués qui prenaient un verre. Un avion a atterri et est revenu sur le parking, un instructeur et un couple de retraités se sont extraits du cockpit. Ils avaient l’air aux anges ! Le temps de suivre tout le cérémonial de leur retour sur terre (prises de photos devant l’appareil, chaleureuses poignées de main à l’instructeur, retour à l’aéroclub un grand sourire aux lèvres) et le petit avion vert a subitement refait son apparition. Papy était de retour. Je prenais des photos avec le zoom et je peux vous dire qu’il avait aussi ce sourire ravi aux lèvres ! — C’est toi qui conduisais l’avion ? ont demandé les deux grandes. — Oui, j’ai piloté tout le temps ! Ah, ça fait du bien ! On a fait un petit tour au bord de la mer : pointe de la Torche, pointe de Penmarc’h, Benodet... La côte est magnifique vue du ciel ! C’était vraiment super !
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Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées. REPERES : des explications sur le texte. UN PEU DE GRAMMAIRE « Cela faisait plus de trente ans que mon père n’avait pas piloté. » Cette construction de phrase peut vous servir dans vos conversations courantes. Commençons par la mettre au présent. Puis utilisons-la dans d’autres contextes. — (Je) Un mois / manger des courgettes — Dix minutes / pleuvoir — (Elle) Deux ans / pas parler français — (Nous) Une semaine / aller à la piscine — (Tu) Trois heures / voir Jean-Louis A vous de jouer ! REPONSE DANS LA NEWSLETTER
Tuesday Aug 07, 2012
Des crêpes avec Christine
Tuesday Aug 07, 2012
Tuesday Aug 07, 2012
Mercredi 1er août 2012 Des crêpes avec Christine Hier, Christine, notre propriétaire, est passée en coup de vent nous dire un petit bonsoir. — Je ne reste pas longtemps, Laetitia. Je voulais savoir si vous étiez libres demain après-midi pour venir manger des crêpes à la maison. — Oui, bien sûr ! Après la sieste des filles, c’est bien ? — C’est parfait. A demain ! Et Christine est repartie dans sa petite Twingo grise. Cet après-midi, après la sieste, nous sommes donc partis, les filles, mon père et moi, chez Christine. C’est à environ dix minutes à pied du gîte. Il faut prendre le chemin qui passe devant les chevaux, qui traverse le bois, qui longe des champs de lin et on arrive chez Christine. De son jardin, on a une vue magnifique sur la baie. On voit jusqu’au Cap Coz ! Christine nous attendait. Elle avait préparé sa pâte, avec des jaunes d’œufs seulement, c’est sa méthode. Dès que nous sommes arrivés, elle a mis le billig à chauffer. Le temps de bavarder un peu et elle a pu mettre la première louche de pâte sur la plaque. Avec son rozell, elle a vite étalé la pâte. Au bout de quelques instants, elle a retourné la crêpe avec une spatule. — C’est pour qui la première crêpe ? — Moi ! a crié Micaela. — Qu’est-ce que je mets dans ta crêpe, Micaela ? Du beurre, du sucre, du chocolat ? — Oh, du chocolat, s’il te plaît ! a répondu la gourmande. — Moi aussi du chocolat ! ont crié ensemble Felicia et Lisa. — Chocolat pour tout le monde ! a dit en riant Christine. Nous avons tous eu notre crêpe, puis Christine nous a proposé d’essayer à notre tour. Mon père s’est lancé le premier. — Ah, pas mal Michel ! Tu te débrouilles bien ! l’a félicité Christine. Puis, je me suis lancée. Euh, je ne vous parlerai pas du résultat...
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Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées. REPERES : des explications sur le texte. UN PEU DE GRAMMAIRE imparfait / passé composé Attendre quelqu’un. Et si nous conjuguions ce verbe au présent, à l’imparfait et au passé composé et à la première personne du singulier en nous adressant à une femme que nous tutoyons ? Puis, je vous expliquerai la différence de sens, dans cet exemple, entre l’imparfait et le passé composé. REPONSE DANS LA NEWSLETTER.
Wednesday Aug 01, 2012
Kayak de mer à Cap Coz (2e partie)
Wednesday Aug 01, 2012
Wednesday Aug 01, 2012
Le moniteur nous a laissé prendre nos repères. C’est vrai que c’était assez déroutant au début, surtout pour tourner. Je pagayais à gauche pour tourner à gauche alors qu’il fallait faire le contraire. En fait, c’est logique. Il faut pousser le bateau dans le sens contraire. Après quelques mouvements, ça allait. Mon mari avait l’air à l’aise. Les autres aussi. Il y avait un groupe de quatre jeunes qui n’étaient pas des débutants et qui sont partis tout de suite à toute vitesse. — Vous voyez cette bouée blanche ? nous a crié le moniteur. Nous allons la contourner par la droite et prendre la suivante par la gauche. J’ai suivi le groupe. C’était une drôle de sensation d’être assise sur l’eau et d’avancer si facilement. Le moniteur nous a décrit la baie autour de nous. — A droite, c’est Cap Coz, plus loin Beg Meil. En face à gauche, vous pouvez voir Concarneau. Et en face, ce sont Les Glénan. Nous allons nous rendre à la pointe de Cap Coz en longeant les rochers et faire demi-tour. Tout le monde est prêt ? Derrière une crique, au milieu des arbres, le moniteur nous a indiqué une belle demeure dont j’ai oublié le nom et que je n’ai pas vue. En passant au-dessus des rochers, j’ai eu peur. Mon kayak a frôlé l’un d’eux et je me suis retrouvée déséquilibrée. Le bateau a tangué, puis s’est rétabli. Je n’aurais pas aimé tomber à l’eau. Nous avons tous rejoint le moniteur qui nous a demandé de rassembler nos bateaux les uns contre les autres. — Ça va ? Pas trop mal aux bras ? Tenez-vous les uns aux autres pour ne pas dériver. Nous allons nous reposer quelques minutes avant de repartir. Nous avons pu admirer la vue, puis nous sommes repartis en sens inverse, mais cette fois plus au large. Les jeunes se sont amusés à s’arroser avec les pagaies et les trois garçons ont mis la fille à l’eau. Le moniteur a proposé à un jeune garçon d’échanger son kayak avec le sien. J’ai trouvé la manœuvre pour passer d’un kayak à l’autre assez périlleuse. Heureusement que la mer était calme ! Nous avons retrouvé la plage et nous avons porté les kayaks à deux pour les mettre sur la remorque. Je crois que c’est ça qui m’a le plus donné mal aux bras ! — Ça vous a plu? m’a demandé la dame qui m’avait adressé la parole plus tôt. — Oui, beaucoup. Et vous ? — C’était comme dans mon souvenir. Mais j’ai un peu mal aux bras. Pas vous ? — Pas pour l’instant. Ça viendra peut-être demain ! J’ai retrouvé mon mari qui, finalement, était très content de sa balade sur l’eau.
AU SOMMAIRE de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)
Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées. UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect libre à la manière de Jane Austen. Je viens de lire un article dans lequel il était question du style de Jane Austen et notamment de son usage du discours indirect libre. Utilisons cet outil stylistique avec le dialogue issu du texte d’aujourd’hui. Réécrivez le dialogue au style indirect (« La dame qui m’avait adressé la parole plus tôt m’a demandé... ») et gardez le « Et vous ? » et le « Pas vous ? » tels quels. — Ça vous a plu? m’a demandé la dame qui m’avait adressé la parole plus tôt. — Oui, beaucoup. Et vous ? — C’était comme dans mon souvenir. Mais j’ai un peu mal aux bras. Pas vous ? — Pas pour l’instant. Ça viendra peut-être demain ! REPONSE DANS LA NEWSLETTER.
Tuesday Jul 31, 2012
Kayak de mer à Cap Coz (1ère partie)
Tuesday Jul 31, 2012
Tuesday Jul 31, 2012
Cet après-midi, c’était mon tour de me rendre au centre nautique. J’ai enfin réalisé mon rêve de faire une balade en kayak de mer. Mon mari était avec moi. Il est venu nous rejoindre pour le week-end. Il a fait une drôle de tête quand je lui ai annoncé, tout heureuse, que je nous avais inscrits à la balade. — Je suis fou de joie, m’a-t-il dit avec un petit sourire qui disait le contraire. — Tu vas voir, je suis sûre que ça va être sympa. Un peu avant quatorze heures, nous sommes arrivés au centre nautique. Le moniteur était déjà là. Nous avons attendu que les deux derniers participants arrivent et nous sommes allés nous changer. — Voilà, je vais donner à chacun une combinaison shorty et quand vous serez changés nous irons mettre les gilets de sauvetage et chercher les pagaies, nous a dit le moniteur. Dans le hangar à bateaux, il a choisi les pagaies en fonction de notre taille. Je ne suis pas très grande, ma pagaie faisait deux mètres. Ensuite, nous nous sommes rassemblés et il nous a donné les consignes de bases : s’asseoir le plus vite possible dès que le kayak est à l’eau, comment tenir la pagaie, commencer à pagayer en plongeant la pale droite loin devant, les bras assez hauts, et le côté incurvé vers nous et enfin, nous avons vu comment tourner. — Surtout, si vous tombez à l’eau, ce qui n’est jamais arrivé en trois ans, vous m’attendez pour remonter à bord. Maintenant, nous allons prendre nos kayaks sur la plage, a conclu le moniteur. En chemin, une dame s’est adressée à moi. — C’est la première fois que vous faites du kayak ? — Oui. Et vous ? — Oh, j’en ai fait une fois, il y a vingt ans. Ça m’avait beaucoup plu, c’est pour ça que j’ai voulu recommencer. J’ai tiré mon kayak, qui était extrêmement lourd, jusqu’à la mer. Mon mari, plus rapide, était déjà sur l’eau. Je suis montée assez rapidement, mais je n’étais pas assez loin dans l’eau et une petite vague m’a ramenée vers le sable. Le moniteur est arrivé vers moi. — Ah, vous êtes encore sur le sable ! Ne bougez pas, je vais vous pousser. Et voilà, j’étais partie.
