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Le moniteur nous a laissé prendre nos repères. C’est vrai que c’était assez déroutant au début, surtout pour tourner. Je pagayais à gauche pour tourner à gauche alors qu’il fallait faire le contraire. En fait, c’est logique. Il faut pousser le bateau dans le sens contraire. Après quelques mouvements, ça allait. Mon mari avait l’air à l’aise. Les autres aussi. Il y avait un groupe de quatre jeunes qui n’étaient pas des débutants et qui sont partis tout de suite à toute vitesse.

— Vous voyez cette bouée blanche ? nous a crié le moniteur. Nous allons la contourner par la droite et prendre la suivante par la gauche.

J’ai suivi le groupe. C’était une drôle de sensation d’être assise sur l’eau et d’avancer si facilement.

Le moniteur nous a décrit la baie autour de nous.

— A droite, c’est Cap Coz, plus loin Beg Meil. En face à gauche, vous pouvez voir Concarneau. Et en face, ce sont Les Glénan. Nous allons nous rendre à la pointe de Cap Coz en longeant les rochers et faire demi-tour. Tout le monde est prêt ?

Derrière une crique, au milieu des arbres, le moniteur nous a indiqué une belle demeure dont j’ai oublié le nom et que je n’ai pas vue.

En passant au-dessus des rochers, j’ai eu peur. Mon kayak a frôlé l’un d’eux et je me suis retrouvée déséquilibrée. Le bateau a tangué, puis s’est rétabli. Je n’aurais pas aimé tomber à l’eau.

Nous avons tous rejoint le moniteur qui nous a demandé de rassembler nos bateaux les uns contre les autres.

— Ça va ? Pas trop mal aux bras ? Tenez-vous les uns aux autres pour ne pas dériver. Nous allons nous reposer quelques minutes avant de repartir.

Nous avons pu admirer la vue, puis nous sommes repartis en sens inverse, mais cette fois plus au large. Les jeunes se sont amusés à s’arroser avec les pagaies et les trois garçons ont mis la fille à l’eau. Le moniteur a proposé à un jeune garçon d’échanger son kayak avec le sien. J’ai trouvé la manœuvre pour passer d’un kayak à l’autre assez périlleuse. Heureusement que la mer était calme !

Nous avons retrouvé la plage et nous avons porté les kayaks à deux pour les mettre sur la remorque. Je crois que c’est ça qui m’a le plus donné mal aux bras !

— Ça vous a plu? m’a demandé la dame qui m’avait adressé la parole plus tôt.

— Oui, beaucoup. Et vous ?

— C’était comme dans mon souvenir. Mais j’ai un peu mal aux bras. Pas vous ?

— Pas pour l’instant. Ça viendra peut-être demain !

J’ai retrouvé mon mari qui, finalement, était très content de sa balade sur l’eau.

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Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées.

UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect libre à la manière de Jane Austen.

Je viens de lire un article dans lequel il était question du style de Jane Austen et notamment de son usage du discours indirect libre. Utilisons cet outil stylistique avec le dialogue issu du texte d’aujourd’hui. Réécrivez le dialogue au style indirect (« La dame qui m’avait adressé la parole plus tôt m’a demandé... ») et gardez le « Et vous ? » et le « Pas vous ? » tels quels.

— Ça vous a plu? m’a demandé la dame qui m’avait adressé la parole plus tôt.

— Oui, beaucoup. Et vous ?

— C’était comme dans mon souvenir. Mais j’ai un peu mal aux bras. Pas vous ?

— Pas pour l’instant. Ça viendra peut-être demain !

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