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Learn French through authentic Parisian life - Native French podcast for intermediate & advanced learners
How do you enhance your French learning once you've outgrown textbooks? With curiosity, culture, and new obsessions!
One Thing In A French Day bridges the gap between classroom French and real conversational French as spoken in Paris. This podcast invites you into authentic Parisian daily life - unscripted, never simplified, yet accessible.
What makes this French podcast unique:
As one of the pioneering voices in podcast-based language learning since 2006, this show provides what's surprisingly hard to find: French that exists nowhere else. Not textbook French, not simplified YouTube French - but the natural French you only hear when you're actually there.
Learn French through:
- Genuine daily conversations from Paris life
- Enriching encounters
- Interviews with professionals and locals
- Meetings with students, creative runners, pastry chefs from Michelin-starred restaurants
- Natural vocabulary, grammar, and sentence structures in authentic context
- Topics spanning French culture, food, literature, language, contemporary Paris
For intermediate to advanced French learners ready to understand real spoken French.
Full transcripts, cultural notes & vocabulary at www.onethinginafrenchday.com
Episodes

Friday May 11, 2012
La visite de William
Friday May 11, 2012
Friday May 11, 2012
Mardi 8 mai 2012 La visite de William Aujourd’hui, nous avons reçu la visite d’un ami américain, William. William est traducteur, il habite à Berkeley, en Californie. Il a commencé sa carrière de traducteur en traduisant en anglais un livre du navigateur Bernard Moitessier. Nous nous sommes connus il y a environ dix ans lorsque j’avais besoin d’un traducteur pour la première édition de mon livre sur le vin. Nous avons sympathisé et nous nous sommes vus plusieurs fois à l’occasion des voyages de William en France. Il est passé prendre le café avec nous hier après-midi entre deux visites. Il était impatient de faire la connaissance de nos filles. — Laetitia, c’est incroyable comme le temps passe. Regarde, Micaela a déjà six ans ! (William parle presque sans accent !) — Oui, je sais, le temps passe trop vite. Bien sûr, nous avons discuté des élections présidentielles. William avait accompagné un ami voter dimanche dernier et ça lui avait fait quelque chose. Il nous a posé des questions, il était curieux de comprendre le programme de François Hollande. Mon mari, qui expose très bien ce genre de choses, lui a donné les grandes lignes. William nous a expliqué que l’intervention de l’Etat comme elle est programmée en France était impossible aux Etats-Unis. Mon mari lui a répondu que ça marchait, par exemple lui avait trouvé du travail grâce à la loi sur les trente-neuf heures. Et qu’en 1981 le gouvernement socialiste avait modernisé bien des aspects de la vie française. J’ai ajouté que selon moi la France avait besoin d’un nouveau souffle, d’espoir et d’une bonne école. Le temps de grignoter quelques galettes de Pleyben au beurre salé et c’était l’heure pour William de repartir.
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Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français. UN PEU DE GRAMMAIRE : les adjectifs de nationalité Connaissez-vous les adjectifs (féminin et masculin) de nationalité pour ces dix pays ? Dans quelles circonstances l’adjectif de nationalité porte-t-il une majuscule ? Quelle est la place de l’adjectif de nationalité par rapport au nom ? Espagne, Grèce, Angleterre, Afrique du Sud, Corée, Australie, Bolivie, Sénégal, Irlande, Brésil
Sunday May 06, 2012
Kuch Kuch Hota Hai
Sunday May 06, 2012
Sunday May 06, 2012
Depuis le début des vacances, pendant la préparation du dîner, les filles regardent un film sur mon ordinateur. Nous sommes sur le même film depuis que nous sommes à Trégastel, il s’agit du film indien Kuch Kuch Hota Hai sorti en 1998. Cette semaine, nous avons entamé le deuxième visionnage. Au cours du premier visionnage, il faut que je sois à côté des filles pour leur raconter l’histoire, car les films indiens que nous prête Patricia, la maman de Laurie, sont en version originale sous-titrée. Micaela commence à se débrouiller avec la lecture, mais pas suffisamment pour lire des sous-titres. — Qu’est-ce qu’il a dit ? Qu’est-ce qu’il a dit ? — Euh, là, il a dit qu’il est amoureux d’elle. — Qu’est-ce qu’elle lui a répondu ? — Qu’elle aussi. Et ainsi de suite. Ce qui plaît beaucoup aux filles, bien sûr, ce sont les parties chantées et dansées. Elles ont déjà bien en tête le refrain de la chanson principale du film, qui porte d’ailleurs son titre. Ce midi, alors que nous rentrions de la plage, je suis passée m’acheter un journal à la Maison de la Presse. C’est un endroit assez encombré, j’ai proposé aux filles de m’attendre dehors avec la poussette (ce qui m’évitait également d’exciter leur convoitise de magazines qui ont toujours l’air « trop bien », « allez stoplaît »). J’étais en train de payer très sérieusement mon journal à la Bretonne aux cheveux courts et à l’air revêche qui tenait la caisse quand j’ai entendu leurs petites voix commencer à chanter Kuch Kuch Hota Hai ! Comme ça dans la rue, à Trégastel, au milieu des rochers roses et des passants qui ont dû trouver mes filles bien étranges.
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Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français. UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison Je vous propose de conjuguer la phrase suivante à toutes les personnes (je, tu, il, etc.). « Au cours du premier visionnage, il faut que je sois à côté des filles ». Bien sûr, il vous faudra identifier le temps du verbe être...
Saturday May 05, 2012
Le canard et le dindon
Saturday May 05, 2012
Saturday May 05, 2012
Aujourd’hui, nous avions invité nos amis de la ferme à venir goûter chez nous. Nous devions nous retrouver sur la plage de Trégastel pour que les enfants s’amusent un peu. J’y étais déjà quand il s’est mis à pleuvoir. J’ai vite envoyé un SMS à Aude pour lui dire que nous quittions la plage. Nous nous sommes donc retrouvés à la maison. Une fois leur goûter englouti, les enfants sont partis dans les chambres faire une partie de cache-cache. Aude et moi avons discuté de nos affaires. Et puis, au cours de la conversation, Aude m’a parlé de ce canard un peu étrange qui se prenait pour un coq. — Ce n’est vraiment pas un canard comme les autres. Il pense qu’il est un coq. Il est tout le temps avec les poules, il leur courre même après et il cherche à se bagarrer avec les autres coqs. Parfois, il nage, mais jamais dans l’étang, toujours dans la grande bassine qui est devant chez ma mère. — Mais c’est minuscule ! me suis-je exclamée. — Je sais, mais c’est là qu’il nage. Il fait des tours sur place. Mais attends, le meilleur est à venir. Tu sais qui est son meilleur ami? — Non... — Le dindon. — Le dindon ! Mais il n’est pas sympa celui-là ! Je me souviens encore de la fois où il est devenu tout bleu en chassant mon père. — Eh bien, le canard doit le trouver sympathique, car ils sont toujours fourrés ensemble. Le canard défend aussi son ami le dindon contre les oies. — Comme si on avait besoin de défendre un dindon, c’est vraiment le monde à l’envers ! Euh, je ne viens pas de voir passer ton fils derrière toi ? — Ah, je ne l’ai pas senti. — Maman, il est en bas ? On ne le trouve pas en haut ! a crié Micaela du haut des escaliers. — Je ne sais pas... On ne l’a pas vu. J’ai regardé Aude en rigolant. — Je crois que je vais parler de ce canard à mes auditeurs !
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Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français. UN PEU DE GRAMMAIRE parler à la première personne Allez, je vous propose de vous mettre dans la peau de ce canard bien étrange. Reprenons ce petit paragraphe et imaginons que c’est le canard qui parle (il faut donc mettre le texte à la première personne du singulier). « Ce n’est vraiment pas un canard comme les autres. Il pense qu’il est un coq. Il est tout le temps avec les poules, il leur courre même après et il cherche à se bagarrer avec les autres coqs. Parfois, il nage, mais jamais dans l’étang, toujours dans la grande bassine qui est devant chez ma mère. » Je vous donne le début : « Je ne suis pas un canard comme les autres.... »
Friday May 04, 2012
Les crêpes du bord de mer
Friday May 04, 2012
Friday May 04, 2012
Cela faisait quelques jours que j’avais remarqué cette crêperie, lorsque nous nous rendions à la plage. Ce n’est pas un restaurant, mais un endroit où l’on vend des crêpes à emporter. Il y a une carte sous la forme d’un tableau affiché à l’extérieur avec toute une série de galettes et de crêpes garnies à commander. Ce matin, lorsque nous avons quitté la maison, j’ai proposé aux filles de commander des galettes pour ce midi.
— Oh, oui ! se sont écriées les filles.
Nous sommes donc entrées dans la petite boutique. Un monsieur nous a souri derrière son comptoir. Il a retiré ses lunettes avant de nous adresser la parole.
— Bonjour Madame ! Bonjour Mesdemoiselles ! Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ?
— Des crêpes ! a dit timidement Micaela.
— Ah, mais c’est parfait. Nous avons des crêpes ici.
Derrière lui, une femme, une grande spatule à la main, s’activait devant trois billigs.
— Nous aimerions vous commander quatre galettes à l’œuf et six crêpes nature, s’il vous plaît, ai-je demandé.
— Bien sûr, pour quelle heure ?
— Midi. C’est possible ?
— Oui, bien sûr. Voilà, c’est noté. A tout à l’heure les filles ! Nous avons pris la direction de la plage. Il s’est mis à pleuvoir alors que nous étions à mi-chemin. Nous avons failli faire demi-tour, mais finalement, voyant que la pluie semblait ne pas vraiment vouloir s’installer, nous avons continué. Aujourd’hui, les filles ont délaissé les jeux de la plage pour une tout autre activité : admirer les nageurs de la piscine d’eau de mer.
A midi, nous étions de retour dans la boutique. Nos galettes étaient juste prêtes. Nous les avons dégustées à la maison. C’est Micaela qui a terminé la sienne en premier.
— Oh, Maman, c’était super bon !
J’étais bien d’accord avec elle.
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Découvrir la newsletter : http://j.mp/IqZWz8 REPERES : des explications sur le texte, les crêpes, Trégastel, un bilié, des liens vers des vidéos et des sites intéressants. 3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français. UN PEU DE GRAMMAIRE Passé-Présent Jouons avec la première phrase du texte : « Cela faisait quelques jours que j’avais remarqué cette crêperie, lorsque nous nous rendions à la plage. » Je vous propose de la mettre au présent. (La solution : dans la newsletter!)
Thursday Apr 26, 2012
Crêperie électorale
Thursday Apr 26, 2012
Thursday Apr 26, 2012
Cette semaine, je vous propose la diffusion de podcasts enregistrés la semaine dernière, pendant mes vacances en Bretagne. C'est mon mari, qui est rentré sur Paris, qui a la gentillesse de les mettre en ligne. Je suis toujours en Bretagne, je rentre le 29 avril. Dans la newsletter cette semaine, vous retrouverez les textes du podcast. Les rubriques habituelles reviendront dès mon retour. Je vous retrouve la semaine prochaine! Jeudi 19 avril 2012 LA CREPERIE ELECTORALE Ce midi, nous avions invité notre amie Marie-Françoise à venir manger des crêpes à Ploumanac’h. Les filles étaient soulagées que nous n’allions pas chez elle. Elles ont très peur des sorcières qui habitent chez Marie-Françoise et qui sont mécontentes lorsqu’on ne termine pas son assiette. Marie-Françoise nous a raconté des scènes terribles l’année dernière, avec des chats qui volaient au plafond et des sorcières qui tourbillonnaient dans la maison. Les filles en tremblent encore. J’avais repéré la crêperie située derrière l’Hôtel du Parc en me promenant dimanche. La crêperie est labellisée « Crêperie gourmande », et le menu me semblait bien appétissant et quelque chose en plus avait retenu mon attention : un panneau au dessus du menu indiquait un « espace enfants ». Ah, super, avais-je pensé, c’est l’endroit idéal pour nous. Les filles sont arrivées avec l’idée de manger des crêpes. Micaela fantasmait déjà sur une crêpe beurre-sucre et Felicia sur une crêpe au chocolat. Le menu enfant les a fait changer d’avis. Bon, c’est comme ça, l’idée d’une assiette jambon-frites a balayé leur envie de crêpes. Nous, y compris Lisa, nous sommes régalés de nos galettes. Leurs frites et leur glace englouties, les filles et leur petite sœur à leur traîne sont sorties jouer dans le petit jardin qui leur était réservé (le fameux « espace enfants »). Nous avons dégusté nos crêpes dessert tranquillement. Nous avons discuté de la vie à Perros, de l’activité de Marie-Françoise sur les marchés et nous abordions le thème des élections lorsque les filles sont revenues. Et entendant que nous évoquions les élections présidentielles, Micaela est intervenue dans la conversation. — Et toi, Marie-Françoise, pour qui vas-tu voter ? Maman va voter pour un garçon. — Euh, eh bien, moi aussi, a répondu Marie-Françoise en riant. D’ailleurs, c’est l’avis des sorcières ! A l’évocation des sorcières, les filles sont vite reparties jouer dans le jardin.

Wednesday Apr 25, 2012
Conflit de générations
Wednesday Apr 25, 2012
Wednesday Apr 25, 2012
Cette semaine, je vous propose la diffusion de podcasts enregistrés la semaine dernière, pendant mes vacances en Bretagne. C'est mon mari, qui est rentré sur Paris, qui a la gentillesse de les mettre en ligne. Je suis toujours en Bretagne, je rentre le 29 avril. Dans la newsletter cette semaine, vous retrouverez les textes du podcast. Les rubriques habituelles reviendront dès mon retour. Je vous retrouve la semaine prochaine! Mercredi 18 avril 2012 CONFLIT DE GENERATIONS Ce matin, nous étions à nouveau de passage à Perros. J’ai fait une halte pour faire réparer les lunettes de Felicia. Je pense qu’elle avait dû marcher dessus vu l’état des branches. Je suis entrée chez le premier opticien devant lequel je suis passée. — Bonjour Madame ! — Bonjour. Je voulais savoir si vous pouviez faire quelque chose pour les lunettes de ma petite fille. — Faites voir ! Oui, bien sûr, vous me laissez un petit quart d’heure ? — Entendu. Les filles et mon mari étaient descendus à la plage de Trestraou. J’en ai profité pour aller à La Poste envoyer deux colis de livres que je traîne depuis la semaine dernière. Je sortais de La Poste quand j’ai assisté à une scène. Une voiture était arrêtée au milieu de la rue, un homme déchargeait ses courses. Une autre voiture est arrivée par-derrière. La rue est à sens unique. La conductrice était visiblement pressée, car elle a donné un petit coup de klaxon. L’homme a levé le bras de l’air de dire que c’était bon, qu’il déchargeait. Voyant qu’il continuait son manège à la même allure, la conductrice a de nouveau donné un petit coup de klaxon. — Oh, c’est bon ! a maugréé le grand vieux monsieur. La conductrice ne l’entendait pas de cette oreille. Elle est sortie de sa voiture. — Vous pourriez vous dépêcher ! Je ne suis pas en retraite, moi, je travaille ! Je me suis figée. Voilà, nous y étions en plein dedans. Exactement ce que je disais à Caroline vendredi dernier. Le courant ne passe plus entre les retraités de maintenant et les actifs qui travaillent encore, mais dans des conditions qu’ils jugent plus difficiles et plus incertaines que leurs aînés. La rancœur s’est installée en France (c’est mon analyse). Mais qu’a répondu notre vieux monsieur ? — Pétasse ! Mince! Pas très poli, le retraité ! La discussion n’est pas encore ouverte entre les générations.

Tuesday Apr 24, 2012
A la recherche d'un bonnet
Tuesday Apr 24, 2012
Tuesday Apr 24, 2012
Cette semaine, je vous propose la diffusion de podcasts enregistrés la semaine dernière, pendant mes vacances en Bretagne. C'est mon mari, qui est rentré sur Paris, qui a la gentillesse de les mettre en ligne. Je suis toujours en Bretagne, je rentre le 29 avril. Dans la newsletter cette semaine, vous retrouverez les textes du podcast. Les rubriques habituelles reviendront dès mon retour. Je vous retrouve la semaine prochaine! Ecouter les podcasts : www.onethinginafrenchday.com Mardi 17 avril 2012 A LA RECHERCHE D'UN BONNET Nous sommes arrivés en Bretagne samedi dernier. Quel temps fait-il ? Pas franchement beau, ni franchement mauvais, il y a trop de vent pour que les nuages chargés de grêle s’attardent. Donc, comme on le voit parfois sur certaines cartes postales humoristiques, il fait beau plusieurs fois par jour ! Par contre, avec ce vent incessant, par bourrasques, qui fait bien rire les filles, moi, j’ai froid aux oreilles. Les filles portent des bonnets en coton à rayures. C’est typique de la région. Elles ont aussi une marinière. Une amie bretonne m’a dit un jour qu’il n’y avait que les Parisiens pour porter des rayures ! Bref, je me suis dit qu’un bonnet comme les filles devenait indispensable pour protéger mes oreilles. Par contre, pas question de porter des rayures. Non, je voulais un bonnet en coton uni, bleu marine ou noir. Je me suis rendue dans un premier magasin à l’occasion d’une balade à Ploumanac’h dimanche après-midi. — Désolée, Madame, nous n’avons que des bonnets à rayures, m’a répondu la vendeuse. J’ai fait trois magasins cet après-midi-là, il n’y avait que des bonnets à rayures. — Je sais où on va trouver un bonnet uni, dans le magasin, en face du forum de Trégastel, ai-je dit à mon mari. Nous y sommes passés hier matin. — Non, je suis désolée, m’a dit la dame, nous ne faisons pas de bonnets unis. Finalement, ce matin, après être allée chercher notre pain chez Ty Coz, j’ai fait deux magasins perrosiens spécialisés dans les vêtements de bord de mer. Dans le premier, on m’a répondu qu’il n’y avait que des bonnets à rayures. Dans le second, j’ai eu droit à une démonstration. — Un bonnet en coton uni ? Mais ça ne se fait plus ! a presque crié d’indignation le monsieur d’un certain âge qui tient sa boutique bien achalandée. — Ah, ai-je répondu déçue. — Cela doit bien faire cinq ans qu’on ne m’en a pas demandé. Il n’y pas assez de demandes pour les bonnets unis. On ne fait que de la rayure, c’est plus rentable. Tout ça, c’est à cause des flux tendus. Et qui a inventé les flux tendus ? Les banques ! Et les banques ont décidé d’investir dans des usines textiles pourries. Je sais de quoi je parle, je suis ingénieur textile. La semaine dernière, j’étais en Turquie dans une usine, c’est mon gagne-pain en plus de cette boutique. Par contre, si vous voulez, j’ai des casquettes Obama, c’est très à la mode. — Non, merci. Je suis ressortie dépitée. Les banques seraient responsables de la disparition des bonnets unis.

Friday Apr 20, 2012
Le ferry vu d'en haut (rediffusion)
Friday Apr 20, 2012
Friday Apr 20, 2012
Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en août 2010. LE FERRY VU D'EN HAUT Ah, le temps commence à se lever! Il y a toujours du vent, mais il fait nettement meilleur et surtout il ne pleut plus. Une commerçante m’a dit qu’il faisait mauvais ces derniers jours parce que c’étaient les grandes marées. Hier, le départ du ferry dans les vagues qui faisaient rage était impressionnant. Comme vous pouvez le constater, regarder partir le ferry fait toujours partie de nos distractions favorites. Aujourd’hui, nous avons décidé de nous rendre sur la falaise qui domine le port, là où se trouve la Chapelle du Bon secours. C’était la première fois que nous nous rendions là-haut. On avait repéré une route qui montait juste après le terminal du ferry. Nous l’avons empruntée une dizaine de minutes avant le départ du ferry à dix-huit heures. La route montait bien, mais ne tournait pas dans la bonne direction. Nous avons pris la première route qui tournait sur la droite pour reprendre la bonne direction. Mais nous nous sommes perdus. Et impossible de distinguer le clocher de la chapelle qui paraît pourtant si haute d’en bas. Finalement, nous avons retrouvé notre chemin grâce au sens de l’orientation de mon père. Et tout à coup, la chapelle est apparue devant nous, nous étions en haut de la falaise. Il était dix-huit heures passées, mais le ferry était toujours à quai. Cela faisait une drôle d’impression de le voir d’en haut. Il paraissait différent. Nous avons aussi distingué un autre navire stationné tout contre lui. - Ce doit être le bateau ravitailleur, a dit mon père. Une voix a parlé dans un micro sur le ferry et j’ai compris “opération de pompage”. Mon père avait raison. Quelques minutes plus tard, le bateau ravitailleur a bougé et s’est éloigné du ferry pour quitter le port. Nous l’avons alors vu en entier. C’était un bateau bleu. Alors que le bateau ravitailleur était déjà sorti du port, le ferry a donné son fameux coup de sirène. Il a sonné plus longtemps que d’habitude, puis une nouvelle fois quelques instants plus tard. Nous avons compris qu’il demandait aux bateaux, qui voulaient s’engager dans le port, de renoncer. Il s’est alors doucement éloigné du quai. Nous l’avons regardé partir et je m’imaginais en partance pour l’Angleterre, dans quelques années, avec mon mari et mes trois filles.
LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE
Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire. Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel. Bien sûr, vos commentaires sont les bienvenus!
Thursday Apr 19, 2012
Cueillette des mûres (rediffusion)
Thursday Apr 19, 2012
Thursday Apr 19, 2012
Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en août 2011. LA CUEILLETTE DES MÛRES Hier après-midi, nous avons emmené Micaela faire une balade au Poney club de Lanvéron. C’est un endroit très sympa. Les enfants étaient quatre à monter. Nous avons suivi Micaela, qui montait Douchka, et les autre enfants dans leur promenade. Au détour d’un champ, nous avons longé une rangée de mûres énormes! On en a goûté quelques unes au passage. Et tout ça nous a donné l’idée d’en rechercher autour de notre gîte. J’ai demandé à Christine, notre propriétaire, si elle pouvait nous indiquer un bon coin pour la cueillette. — Bien sûr, descends vers le ruisseau. Tu trouveras des mûres, m’a-t-elle dit. Cet après-midi, nous sommes donc partis tous les cinq vers le ruisseau. Pour l’atteindre, nous sommes entrés dans les bois. Les deux grandes filles ont chacune trouvé un bâton pour «jouer à la vieille dame» comme dit Micaela. Felicia n’était pas très rassurée. Elle nous a reparlé du renard. Puis nous avons trouvé le ruisseau et pas très loin des mûres. Mon père et moi avons commencé la cueillette en faisant attention aux épines. Lisa me piquait une mûre sur deux. Les vieilles dames étaient parties jouer au bord du ruisseau. — Il y en a moins qu’hier au poney, a soupiré mon père. Il n’y a pas assez de soleil ici. Ce n’est pas avec ça qu’on va faire une tarte. — Maman, c’est quoi le truc bleu qu’on voit là-bas derrière les arbres? a crié Micaela. — Je ne sais pas. On va aller voir! C’est ainsi que nous avons découvert au bord du ruisseau un massif de magnifiques hortensias bleus. Ils étaient si beaux qu’ils en étaient presque irréels. — C’est trop beau ici, s’est écriée Felicia. On a découvert d’autres ronces, mais pas beaucoup de mûres. Nous avons décidé de remonter. Nous étions encore dans les bois quand nous nous avons aperçu sur le chemin plus haut un magnifique chien blanc qui venait à nôtre rencontre. Il faisait si sombre qu’on ne voyait que lui et il était si beau que les filles n’ont pas songé à avoir peur. — C’est Valuka, la chienne de Jean-Marie, ai-je dit. — C’est qui Jean-Marie? a demandé Micaela. — Le fils de Christine. Jean-Marie est apparu et nous a fait signe de loin. En retournant au gîte, mon père a eu l’inspiration de rentrer dans un champ. Nous avons trouvé des mûres magnifiques, belles, grosses et goûteuses. Nous avons cueilli presque deux kilos! Et alors que j’écris ces lignes mon père fait de la confiture! ça sent bon dans la maison. LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire. Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel.

Tuesday Apr 17, 2012
Le cristal de sel (rediffusion)
Tuesday Apr 17, 2012
Tuesday Apr 17, 2012
Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en mars 2011. LE CRISTAL DE SEL Aujourd’hui, jeudi, ma matinée de liberté s’est terminée en apothéose. Laurie n’avait pas d’engagement pour l’après-midi et au lieu de rentrer pour midi, j’ai pu aller déjeuner au restaurant avec mon mari. Nous avions choisi d’aller dans un restaurant à quelques minutes à pied de son travail. J’avais lu une très bonne critique dans Télérama Sortir. J’ai bien aimé l’ambiance du restaurant dès que j’ai passé la porte d’entrée, une salle claire, des tables métalliques. Nous avons été accueillis très gentiment. La salle était encore peu remplie et nous avons pu nous installer où nous le souhaitions. De ma place, je pouvais apercevoir le chef en cuisine. Nous avons étudié la carte, en fait les tableaux noirs suspendus au mur. Un plat a tout de suite retenu mon attention. — Qu’est-ce qui te fait envie ? a demandé mon mari. — Les ravioles de langoustines. — Moi aussi. Et la tarte au chocolat en dessert ? — Oui ! Nous parlions déjà du dessert, car une mention sur le menu précisait qu’il fallait la commander en début de repas. Le serveur est venu nous voir. Il nous a expliqué la carte et nous a présenté l’entrée et le plat du jour. — Dans notre formule du midi, nous souhaitons mettre en avant certains produits. Par exemple, en entrée, l’assiette de charcuterie de l’Est de la France. — Nous avons choisi à la carte. — Je vous écoute. Ah, les ravioles de langoustines, embeurrée de chou, sauce à la nage avec une pointe de pistou ! Quel délice ! C’était comme faire un voyage inattendu au pays des saveurs. Le plat était doux, savoureux, inoubliable ! Et puis dans mon esprit se superposait à ces sensations le bleu de la mer à l’Ile-Tudy auquel est attaché le mot « langoustine ». Le voyage s’est terminé par la tarte au chocolat, un disque de chocolat formé d’une couche de chocolat du Venezuela et d’une autre de chocolat d’Equateur, entouré d’un mince cercle de pâte sablée. Nos yeux ont été surpris par cette illusion de tarte, mais nos papilles n’ont pas été déçues. Je rêve déjà de notre prochain déjeuner dans ce restaurant. LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire. Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel.
