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Archive for September 2012

Ce matin, j’ai accompagné les filles à l’école : Micaela, en premier, à l’école primaire, puis Felicia et Lisa à l’école maternelle. Alors que je disais au revoir à Felicia, sa maîtresse m’a interpellée.

— Est-ce que vous pourriez nous accompagner au gymnase, le jeudi matin, jusqu’à la Toussaint ? Il s’agit juste d’accompagner la classe dans la rue. Nous allons au gymnase qui se situe à côté de la voie ferrée.

— Je vois où c’est. Oui, avec plaisir.

— Vous pouvez commencer ce matin ?

— Euh, oui, je peux commencer ce matin. Je dois juste déposer Lisa.

— Vous avez le temps, nous partons vers huit heures cinquante.

J’ai tranquillement accompagné Lisa, qui est allée retrouver sa maîtresse Isabelle avec beaucoup de bonne humeur, et je suis retournée dans la classe de Felicia.

Vers huit heures quarante-cinq, la maîtresse a demandé aux enfants de ranger la classe.

Beaucoup se sont alors rendu compte de ma présence.

— Oh, c’est la maman de Felicia ! a dit une petite fille.

— Pourquoi tu es là ? a demandé un petit garçon.

— Je vous accompagne au gymnase.

Les enfants ont mis leur manteau et nous sommes sortis. Oh là là, ce n’est pas facile de se retrouver bergère à l’arrière d’un troupeau de trente petits agneaux. Il y en a qui veulent courir dans la rue, d’autres qui regardent partout sauf là où il faut ou qui n’avancent pas et on finit par se rentrer dedans ! Mais, les agneaux, menés par la maîtresse, sont arrivés à bon port !

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3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE pronoms

« Ce matin, j’ai accompagné les filles à l’école ». Remplaçons « les filles » et « à l'école » par les pronoms qui conviennent.

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Faites vos jeux!

Cet après-midi, pendant que les filles étaient à leur cours de danse, Lisa et moi sommes allées faire un tour en ville. Il y a des magasins sympa dans le quartier de la mairie. Je n’ai pas voulu entrer dans la petite librairie avec ma poussette, mais je suis allée faire un tour dans un magasin de vêtements pour enfants. Je suis à la recherche d’un manteau d’hiver pour Micaela. Nous sommes vite ressorties, aucun modèle ne me plaisait. Finalement, c’est dans la boutique de jeux que j’ai fait quelques achats.

En Italie, les filles ont joué à un jeu super sympa avec leurs cousins et j’en ai trouvé une version semblable dans ce magasin. Je l’ai prise. Puis, j’ai regardé les autres jeux. Il y avait un jeu de stratégie sur le thème de la basse-cour dont j’ai lu la règle. Et voilà que, tout à coup, ça me reprend ! Je ne savais plus quel jeu je devais acheter. Je suis allée voir le vendeur.

— Pourriez-vous m’expliquer la différence entre ces deux jeux ? lui ai-je demandé.

— Oui, bien sûr. Vous les destinez à des enfants de quel âge ?

— A mes filles qui ont presque sept ans et presque cinq ans.

— Ce sont deux jeux différents. Celui-ci, avec la sorcière, est un jeu de décision, de prise de risque. Vos deux filles pourront y jouer ensemble, mais il risque de lasser la plus grande. Le deuxième, avec les poules, est un jeu de stratégie. Il est plus complexe et, une fois que les règles sont bien assimilées, votre plus grande fille prendra vraiment plaisir à jouer. Par contre, pour la plus jeune, ce sera peut-être un peu plus difficile. Il faudrait qu’elle puisse faire équipe avec un adulte.

J’ai regardé les deux boîtes de jeu devant moi pendant un bon moment. Lisa me regardait sans comprendre mon indécision.

— Je prends les deux. Mes filles ont besoin de jouer.

Le vendeur était sympa. Il m’a dit :

— Mon ordonnance : jouer une fois par jour pendant dix jours !!

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UN PEU DE GRAMMAIRE

Prenons ce petit passage du texte : « Vos deux filles pourront y jouer ensemble, mais il risque de lasser la plus grande. Le deuxième, avec les poules, est un jeu de stratégie. Il est plus complexe et, une fois que les règles sont bien assimilées, votre plus grande fille prendra vraiment plaisir à jouer. Par contre, pour la plus jeune, ce sera peut-être un peu plus difficile. Il faudrait qu’elle puisse faire équipe avec un adulte. »

Imaginons que je n'ai pas deux filles, mais deux fils ! comment se transforme ce passage ?

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De Saint-Lazare à Saint-Augustin

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Je ne sais pas si c’est lié au temps qui devient gris et humide, ou bien à autre chose, mais en ce moment, j’ai du mal à prendre des décisions. C’est souvent pour des choses qui n’ont en réalité que peu d’importance. Par exemple, ce midi, je n’arrivais pas à me décider entre aller à pied jusqu’à Saint-Augustin pour prendre la ligne 9 (j’allais voir un film au musée Guimet) ou bien prendre le couloir de correspondance entre les deux stations. Les deux chemins avaient chacun leurs avantages et leurs inconvénients, qui s’annulaient respectivement, paralysant ainsi mon choix.

Je me disais à peu près ceci :

— Si j’y vais à pied, je devrais traverser plusieurs rues, donc attendre aux feux. Il commence à pleuvoir et je n’ai pas mon parapluie. Et puis, l’entrée du métro se fait par la tête de la station ce qui me ferait remonter le quai en surface pour rien. Je n’aime pas faire les choses pour rien. D’un autre côté, prendre la correspondance souterraine nécessite de descendre en profondeur, en empruntant plusieurs escalators les uns à la suite des autres, jusqu’au quai de la ligne 14. De là, je devrai prendre ce couloir interminable entre les deux stations. Bon, le couloir, lui, me permettrait d’arriver en queue de station et sans être mouillée par la pluie.

J’en étais là de mes réflexions, quand la réponse s’est faite évidente. Dehors ! On est toujours mieux dehors ! Et puis pour se rendre à la station Saint-Augustin, on passe boulevard Haussmann devant l’immeuble où a habité Marcel Proust ! C’est une sorte de pèlerinage littéraire-sentimental-nécessaire ! (règle des trois adjectifs !)

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UN PEU DE GRAMMAIRE concordance des temps

Prenons cette phrase : « Si j’y vais à pied, je devrais traverser plusieurs rues, donc attendre aux feux. »

Je vous propose de changer le sujet « je » par « vous » et de mettre la phrase au passé.

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Les rêves gaulois

QU'A DIT MICAELA? ELLE A DIT : "OH, C'EST TROP BIEN LA DANSE!"

J’ai mal dormi la nuit dernière. Je ne souffrais pas d’insomnie, mais Lisa est enrhumée (déjà !) et nous avons été réveillés par ses pleurs toutes les deux heures environ. A chaque fois que j’ai été réveillée, j’étais en plein rêve. Je faisais des rêves gaulois avec d’immenses guerriers blonds qui se battaient avec leurs grandes épées, des druides qui étudiaient le ciel pour lire l’avenir, des personnages fantastiques sculptés sur des bijoux féminins.

Je remonte en arrière. Le jour où nous sommes allés à la pointe du Raz avec mon père, vous vous souvenez? C’était fin juillet. Il y avait pas mal de route à faire et nous avons écouté la radio. J’ai entendu un historien spécialiste des Gaulois. Il était interviewé et c’était passionnant. J’ai réalisé en l’écoutant que je ne connaissais pas grand-chose sur les nos célèbres ancêtres. J’avais de vagues souvenirs d’avoir appris le nom de Vercingetorix en primaire, mais c’était à peu près tout. En écoutant l’historien parler des découvertes archéologiques, du croisement de ces découvertes avec l’étude des textes grecs ou romains parlant des Gaulois, j’ai eu envie d’en savoir plus.

Depuis deux semaines maintenant, je lis un livre écrit par cet historien et j’ai découvert tout un univers. Vous serez peut-être étonnés que les découvertes soient si récentes, mais c’est en grande partie dû au fait que les Gaulois étaient des peuples qui n’écrivaient pas. Cet apprentissage était réservé aux druides, qui tenaient plus de Pythagore que de Merlin l’Enchanteur. Tous les soirs, je lis quelques pages et j’en découvre un peu plus sur le mode de vie des Gaulois, leur évolution, leur art, leur religion, leur économie, leurs guerriers ou les druides.  Et je sais maintenant que le contenu de ces pages, déchiffrées dans la fatigue brumeuse du soir, peuple mes rêves de fantômes celtes.

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UN PEU DE GRAMMAIRE tenir plus de... que de...

Les druides tenaient plus de Pythagore que de Merlin l’enchanteur.

En suivant le même schéma de phrase, mais au présent, comparons les éléments suivants :

— Les crêpes / pancake / tortilla.

— Le lynx / chat / tigre.

— Nous / des Celtes / des Romains.

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Premier cours de danse

Aujourd’hui, Micaela a eu son premier cours de danse indienne. Avant le cours, elle était tellement impatiente qu’elle a eu du mal à s’endormir pour la sieste. Felicia, elle, ne se demandait qu’une seule chose : verrait-elle sa sœur danser?

A seize heures vingt, toute ma petite troupe était dehors et nous attendions le bus. Micaela n’arrêtait pas de me poser des questions alors que nous voyagions : est-ce qu’elle pourrait mettre une jupe qui tourne? pourrait-elle emmener ses bracelets? est-ce qu’elle allait danser pieds nus? et surtout, est-ce qu’elle pourrait porter un prénom indien pour le cours?

— Kajol, ça me plairait bien. Ou bien Naïna.

— Micaela, le cours n’a pas commencé ! On verra tout ça avec le professeur.

Ce qui était drôle c’était que Lisa répétait chacune des questions de Micaela avec un air sérieux, comme si elle était son avocate personnelle chargée de bien me faire comprendre ses requêtes. Lorsque nous sommes arrivées, mon amie Géraldine (grâce à qui j’ai repris la piscine) était déjà là avec ses deux filles.

Nous nous sommes éclipsées et à dix-huit heures, nous étions de retour pour une petite représentation. Les petites élèves nous ont montré une courte chorégraphie, puis elles nous ont mimé un conte et enfin elles ont lancé des pétales de roses dans les airs. Micaela était rayonnante de joie. Devinez ce qu’elle m’a dit en rentrant à la maison !

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3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison

Micaela pose toute une série de questions : est-ce qu’elle pourrait mettre une jupe qui tourne? pourrait-elle emmener ses bracelets? est-ce qu’elle allait danser pieds nus? et surtout, est-ce qu’elle pourrait porter un prénom indien pour le cours? C’est un discours rapporté, il est au conditionnel.

Je vous propose de passer ces questions à la première personne du singulier et au futur. Puis à la première personne du pluriel, mais en supprimant le « est-ce que » par la forme interrogative (inversion sujet-verbe) et inversement.

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Du coup

— Du coup, Felicia, tu peux prendre la poupée de Lisa et Lisa, du coup, tu peux prendre ma poupée !

Micaela jouait à la maîtresse tout à l’heure et pratiquement chaque phrase commençait par « du coup », ce qui m’a fait sourire, car nous avions justement parlé de cette expression à la mode hier avec mon mari.

Mon mari prend le bus entre la gare Saint-Lazare et son travail dans le quinzième arrondissement. C’est peut-être légèrement plus long que le métro, mais il y a moins de monde et il a souvent une place assise, ce qui lui permet de lire. Pendant ses trajets, il lit souvent le Télérama de la semaine. Hier soir, il me racontait donc qu’il était en train de terminer un courrier des lecteurs sur le virus « Dukhou » quand une femme au téléphone dans le bus avait utilisé l’expression :

— Du coup, on voit ça ce soir ensemble !

J’ai lu ce courrier des lecteurs ce matin, et c’est vrai qu’il est très drôle. Je ne résiste pas, je vous en cite le passage de conclusion. « La virulence de Dukhou est telle qu’il semble avoir eu raison de la précédente grippe linguistique due au virus Vouala, même si l’on observe chez certains patients la double pathologie. »

Les oreilles en alerte, je repère maintenant le Dukhou chez les autres. Par exemple chez une amie que j’ai eue tout à l’heure au téléphone.

— Voilà, du coup, on se voit plutôt au parc demain ?

Et moi, du coup, je me demande si j’utilise cette expression ! Il me semble que non, à moins que je ne m’en rende pas compte. Et chez vous, quelles sont les expressions à la mode ?

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UN PEU DE GRAMMAIRE

Mon mari prend le bus pour se rendre au travail.

Je vous propose de remplacer « le bus » et « au travail » par le pronom qui correspond.

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A la bibliothèque Chaptal

Aujourd’hui, je suis allée travailler à la bibliothèque Chaptal, à Paris. C’est une bibliothèque municipale située dans le neuvième arrondissement, à dix minutes à pied de Saint-Lazare, en remontant vers Pigalle, et à deux pas du Musée de la vie romantique. Je suis allée à cette bibliothèque pour la première fois cet été, entre mon séjour en Bretagne et mon séjour en Italie. J’avais besoin de travailler en dehors de la maison, dans un endroit calme et où je puisse me connecter à Internet. Cette bibliothèque s’est révélée être l’endroit idéal. Elle est installée dans un ancien hôtel particulier auquel on accède par une porte cochère.

La première fois que j’y suis allée, je ne m’attendais pas à ce genre de bâtiment. C’était étrangement décalé de traverser les salons parquetés, transformés en bibliothèque, pour accéder à l’espace multimédia. Ce jour-là, le monsieur qui m’a accueillie m’a demandé mon nom et mon prénom pour m’inscrire dans le fichier de la bibliothèque.

— Ah, Laetitia, comme dans la chanson de Gainsbourg ! L, a, e dans l’a, t-i, t-i, a. Un des meilleurs albums de Gainsbourg, a-t-il dit.

— Mes parents m’ont justement appelée comme ça grâce à cette chanson.

— Maintenant, je vais avoir la chanson dans la tête tout le reste de l’après-midi.

Je suis retournée à la bibliothèque deux fois après l’Italie, pour terminer d’écrire mon texte pour le concours dont je vous ai brièvement parlé sur Twitter. Il s’agissait du concours du premier roman jeunesse lancé par les Editions Gallimard, Télérama et RTL (une station de radio privée) à l’occasion des quarante ans de Gallimard Jeunesse. Cela m’a fait plaisir d’y participer.

Depuis, j’ai décidé d’essayer de continuer à venir travailler à la bibliothèque au moins une fois par semaine.

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UN PEU DE GRAMMAIRE La place de l'adjectif

Prenons « une bibliothèque municipale ». Imaginons que vous deviez rajouter, les uns après les autres, les adjectifs suivants : grande, française, belle. Tous se rapportent à la bibliothèque municipale, bien sûr. Comment les placez-vous?

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La poésie de Pierre Ruaud

La semaine dernière, c’était la rentrée scolaire. Micaela est maintenant en CE 1, Felicia est en grande section de maternelle et Lisa est entrée en petite section de maternelle. Tout s’est bien passé. Lundi, Micaela a collé en classe un petit poème dans son cahier de poésie. Et le soir même, quand je lui ai demandé si elle avait des devoirs, elle m’a répondu :

— Il faut lire le poème. C’est facile !

Ce matin, nous avons ouvert ensemble son agenda pour regarder les devoirs pour jeudi. Il y avait écrit : « Apprendre les deux premières strophes ».

— J’ai écrit ça, mais je ne comprends pas ce qu’il faut faire, m’a dit Micaela pas plus embêtée que ça.

— Eh bien, ça veut dire que tu dois apprendre les deux premiers paragraphes du poème, lui ai-je répondu.

Micaela m’a soudain regardée avec de grands yeux affolés.

— Apprendre ! Mais je ne pourrai jamais !

Et Micaela s’est mise à pleurer. La pauvre !

— Mais si tu peux, lui ai-je dit. Ta maîtresse te le demande parce qu’elle sait que tu peux le faire.

Nous avons travaillé les deux premières strophes du poème ensemble. Et Micaela, après quelques répétitions hésitantes, a fini par les savoir par cœur. Ensuite, elle était tellement fière d’elle-même qu’elle ne pouvait s’empêcher de venir me voir toutes les cinq minutes.

— Dis, Maman, je te récite le poème? Allez, encore une fois ! C’est trop bien.

Résultat, je le sais aussi. Donc, je vous le récite, ce petit poème mignon comme tout?

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UN PEU DE GRAMMAIRE jamais

On dit toujours qu'il ne faut jamais dire jamais. Mais, parfois, le mot sort tout seul de la bouche ! Pour dire qu'on ne pourra jamais faire quelque chose, on utilise le futur. Je vous propose de conjuguer le verbe pouvoir pour les cas suivants :

— Ils ne (pouvoir) jamais arriver à temps.

— Nous ne (pouvoir) jamais traverser la rivière à la nage.

— Tu ne (pouvoir) jamais avoir ton permis en quatre semaines !

Puis, de parler au passé. Par exemple "Micaela n'aurait jamais pu apprendre le poème".

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Chez Carette

TarteFrambCarette.jpg

Aujourd’hui, c’était la rentrée pour Natasha et moi. Nous devions nous retrouver à Paris. Comme je devais passer au musée Guimet payer des places de spectacles, Natasha m’a fait une proposition.

— Tu seras à Iéna, c’est ça ? m’a-t-elle demandé lorsque nous nous sommes parlé au téléphone.

— Oui, à Iéna.

— Je connais un bon salon de thé Place du Trocadéro. Carette. Tu connais?

— Oui, j’y suis allée il y a très longtemps, un soir, avec Janet. Je veux bien y retourner.

— On se retrouve là-bas à quatorze heures trente, ça te va ?

— Entendu.

Le salon de thé, qui fait aussi restaurant, est coincé entre deux grands cafés. Nous avons été installées à l’intérieur, mais côté terrasse. C’était bien. Après avoir étudié le menu avec intérêt, j’ai commandé une tarte aux fraises et Natasha a commandé un chocolat chaud accompagné d’un macaron à la rose.

— Je suis désolée, Madame, m’a dit la serveuse, mais nous n’avons plus de tartes aux fraises.

De ma place, je pouvais voir la longue vitrine remplie de gâteaux et je distinguais parfaitement les tartes aux framboises.

— Dans ce cas, je vais prendre une tarte aux framboises, s’il vous plaît.

Pendant que nous attendions notre commande, nous avons discuté de notre travail commun : la newsletter de Cultivate Your French qui rencontre un petit succès. Puis notre commande est arrivée. Je n’avais d’yeux que pour ma tarte, elle était si belle! Elle était surplombée d’une petite plate-forme de confiture sur laquelle était déposé un brin de lavande. J’ai retiré le brin de lavande et j’ai goûté la confiture : elle s’était imprégnée du parfum de la lavande. Puis j’ai mangé quelques framboises et j’ai découvert le dôme de crème à la vanille à l’intérieur de la tarte. J’ai terminé par le sablé breton, très à la mode en guise de pâte en ce moment.

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UN PEU DE GRAMMAIRE Les demi-heures

Dans le texte, Natasha me donne rendez-vous à quatorze heures trente.

Comment dîtes-vous les heures suivantes :

— 9h30

— 10h30

— 15h30

— 17h30

— 12h30

— 00h30

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La serenata

Quelques jours avant le mariage de Vincenzo et Marina, nous avons été invités à participer à la Serenata ! ou la sérénade en français. C’est comme dans Roméo et Juliette, le futur marié vient chanter sous les fenêtres de sa fiancée. C’est une tradition encore bien vivace à Putignano, où habitent les futurs mariés. Vincenzo avait commandé des musiciens qui sont venus chanter avec lui, accompagnés de leur guitare, des chansons humoristiques en dialecte. La famille et les amis étaient là. Bien sûr, Marina, la fiancée de Vincenzo, n’était pas au courant. Nous nous sommes retrouvés dans le centre-ville de Putignano aux environs de vingt-deux heures trente, on nous a distribué les paroles de certaines chansons qui allaient être interprétées, puis nous nous sommes rendus à pied jusque chez les parents de Marina.

Vincenzo l’a appelée « Marina, Marina ! »

Marina est apparue au balcon. Et la musique a commencé, mais fut vite interrompue par un voisin.

— Qu’est-ce que vous faites ? Vous allez réveiller ma mère ! Elle a quatrevingt quinze ans !

Après quelques explications, la Serenata a pu reprendre et nous nous sommes bien amusés. Vincenzo a chanté, puis les musiciens ont pris le relai. Marina est descendue. Elle a fait la bise à tout le monde et la fête a continué. Nous avons eu un spectacle qui a bien duré une heure. On a aussi beaucoup ri, car les chansons faisaient souvent référence aux futurs mariés en se basant sur leurs défauts respectifs, légèrement accentués pour l’occasion, vous vous en doutez bien. Puis, la mère de Marina (qui était de mèche avec son futur beau-fils) a dressé un buffet de focaccia et tout le monde a picoré un peu avant de rentrer. Je n’ose même pas imaginer une serenata par chez moi ! Les voisins appelleraient la police. Ah, vous vous demandez si le bruit a réveillé la pauvre maman du voisin ! Eh bien même pas !

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UN PEU DE GRAMMAIRE impératif

Nous allons interpréter le personnage de Vincenzo qui demande, à l’impératif, à Marina plusieurs choses.

— Venir en bas.

— Descendre tout de suite.

— Chanter avec lui.

— Ne pas rire (ce n’est pas sa faute s’il chante faux).

— Goûter le focaccia.

— Lui faire un sourire.

— Ne pas l’interrompre.

— Lui donner la main.

— L’embrasser.

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