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Ce matin, en donnant quelques granules homéopathiques à Micaela, je me suis aperçue qu’elle avait une incisive qui poussait derrière ses dents de lait, en bas. Nous avons vérifié ensemble si ses dents bougeaient. Micaela attend avec impatience qu’une de ses dents tombe et que la petite souris passe lui apporter une surprise. « Une petite surprise » suis-je toujours obligée de la corriger. Elle a ensuite passé une heure devant la glace à étudier sa dent, à sourire au miroir et à dire « Tu sais, j’ai deux dents qui bougent ». J’imagine que cette phrase dite avec un sourire plein de fierté était destinée à son amoureux, Maxime.

A dix heures, j’ai téléphoné chez le dentiste. J’ai expliqué le cas à la secrétaire. Elle m’a rassurée.

— C’est très fréquent, surtout avec les incisives du bas. Je vais en parler au docteur et je vous rappelle.

Elle m’a rappelée quelques minutes plus tard.

— Le docteur peut jeter un œil en fin de matinée, à onze heures et demie, entre deux rendez-vous. Est-ce que c’est possible pour vous ?

— Oui, c’est parfait. A tout à l’heure.

Le dentiste nous a reçues dans sa deuxième salle. Micaela s’est assise un peu intimidée sur l’immense fauteuil.

— Ah, tout se passe bien, ma grande. La petite souris va bientôt passer et ta dent reprendra sa place. Bon, si dans deux mois, elle ne passait pas, nous aiderons un peu la nature.

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REPERES : Granules homéopathiques - Dents de lait - Les dents - La petite souris - Le dentiste - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect

« — Le docteur peut jeter un œil en fin de matinée, à onze heures et demie, entre deux rendez-vous. Est-ce que c’est possible pour vous ? » Mettons cette phrase au discours indirect. Je vous donne le début. « La secrétaire m’a dit que...

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MurOiseauxTernes.jpg

Cet après-midi, je travaillais tranquillement installée à mon bureau, quand, faisant une pause pour réfléchir, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai remarqué un peu de bleu dans le marronnier en face de ma fenêtre. Vous vous souvenez certainement de cet arbre qui est chez nos voisins et qui est atteint par une maladie qui lui fait perdre ses feuilles prématurément.

Le bleu venait du plumage d’un geai. Un geai, cela faisait une éternité que je n’en avais pas vu. Il a sauté de branche en branche, montant, puis descendant, puis remontant d’un coup d’ailes. C’était réjouissant de le voir se promener sur cet arbre sans feuilles. Puis d’un nouveau coup d’ailes, il est allé picorer et sautiller un peu plus loin sur le toit en terrasse d’un abri de jardin. Je me suis souvenue de la fois, où j’avais vu un geai, puis un autre, et encore un autre, qu’ils étaient une bande de sept geais à se promener d’arbre en arbre dans les environs. Cela m’a fait plaisir que cet oiseau vienne colorer mon paysage. Je n’avais jamais vu de geai avant d’habiter dans ce quartier. A la Défense, où j’ai grandi, il n’y a que des pigeons et de rares faucons que je n’ai jamais vus. Nous ne sommes qu’à une demie heure à pied de la Défense et la nature est déjà tellement différente : des hirondelles au printemps, des abeilles sauvages qui nichent dans les trous des fenêtres, des corneilles qui s’égosillent sinistrement, des pies bien habillées, des merles enchanteurs, des étourneaux en congrès dans les arbres, un cygne qui passe parfois haut dans le ciel ou bien des oies en route vers une autre destination et... des geais colorés.

Plus tard dans l’après-midi, j’ai fait un saut à Paris, avenue des Ternes. Je me suis arrêtée pour mettre mes gants et, en levant les yeux, j’ai vu.... un mur recouvert d’oiseaux dessinés en trompe-l'œil ! Je l’ai pris en photo pour vous.

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REPERES Les oiseaux les plus fréquents à Paris - La Défense - La Grande Arche - Avenue des Ternes - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE jeu sur une phrase.

Jouons une nouvelle fois.

« Je me suis souvenue de la fois, où j’avais vu un geai, puis un autre, et encore un autre.

Imaginons que je parle d’une hirondelle, mais que je ne souhaite pas répéter le mot “hirondelle”. Comment la phrase change-t-elle ?

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icon for podbean  Standard Podcasts [02:55m]: Play Now | Play in Popup | Download | Embeddable Player | Hits (1461)

Ah, ça y est, je suis allée à la pâtisserie dont je vous ai parlé la semaine dernière. Celle qui n’est qu’à vingt minutes à pied de chez moi. En fait, comme me l’avait expliqué Patricia de la garderie, il s’agit davantage d’une confiserie. La boutique est très belle, nichée derrière la grande église de La Garenne-Colombes. Cette grande place a quelque chose de provincial. La boutique de Nicolas Bernadé est spacieuse, dans les teintes gris pâle.

Un des murs de la boutique est recouvert de tablettes de chocolat, chacune dans leur emballage dans les mêmes tons que la boutique. Sur des consoles, il y a des sachets de madeleines, de chocolats, une bassine en cuivre garnie de guimauves. Et sur un autre mur, il y a des étagères sur lesquelles sont disposés des pots de confitures présentés par gamme de couleurs. Du plus jaune au plus rouge. Les pots sont éclairés par l’arrière. C’est très joli. La patronne (je suis sûre que c’était la patronne) m’a aidée à choisir une tablette de chocolat. J’ai choisi une tablette de Tanzanie pour ses arômes épicés. J’ai pris un sachet de madeleines pour le goûter des filles, un pot de confiture de clémentines à la couleur extraordinaire et un sachet de madeleines en forme de boules, recouvertes de chocolat noir.

Je suis sortie de la boutique impatiente de goûter ces trésors. Ce midi, en dessert, j’ai goûté une des madeleines au chocolat. Et, oh, surprise, au milieu de la petite boule, il y avait un cœur de confiture ! Cette petite madeleine fourrée m’a vraiment plu. Les madeleines nature que j’avais achetées pour le goûter des filles ont disparu en quelques minutes.

— Maman, c’est trop bon. Tu pourras en racheter, s’il te plaît ?

— On verra Micaela.

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REPERES La pâtisserie - La confiserie - Les madeleines - La madeleine de  Proust - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE jeu sur une phrase :

« Cette petite madeleine fourrée m’a vraiment plu. »

Amusons-nous avec cette phrase.

Remplaçons la madeleine par un chocolat. Comment se transforme la phrase ?

Remplaçons ensuite le chocolat par des éclairs au café et le «je» par «nous». Comment se transforme la phrase ?

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icon for podbean  Standard Podcasts [03:21m]: Play Now | Play in Popup | Download | Embeddable Player | Hits (3086)

Le week-end dernier, Lisa s’est amusée à tirer sur un torchon accroché à la poignée d’une porte de placard dans la cuisine. Elle a tiré tellement fort que la porte s’est démontée. Elle en est restée toute surprise. Il faut dire que c’est un placard qui a été monté et remonté plusieurs fois. J’ai appelé l’expert en bricolage de la famille pour qu’il nous donne son avis. L’expert, c’est mon père. Il est passé me voir lundi matin.

— Je crois que ça va être difficile. A moins que je ne déplace la machine à laver.

— Oh, là ! La machine, tu vas vraiment avoir du mal à la déplacer. Elle est vraiment coincée.

— Oui, c’est ce que je vois. Bon, le plus simple, c’est de changer le meuble.

— C’est possible ? Il n’est pas collé au plan de travail ?

— Non, il n’a pas l’air. Je vais prendre les mesures et voir si je peux en trouver un chez Ikéa.

Mon père en a trouvé un chez Ikéa ! Il est allé l’acheter ce matin et il est ensuite venu directement le monter chez moi. Les filles étaient excitées comme des puces.

— Papi, est-ce que tu manges avec nous ? a demandé Micaela.

— Est-ce que tu seras là après la sieste ? a enchaîné Felicia.

— Papiiiiiiiiiiii ! a simplement dit Lisa.

— Je ne sais pas. Pour l’instant, je monte le meuble et il me faut de la place.

— Allez, les filles, nous allons faire des courses.

Lorsque nous sommes revenues, mon père avait terminé de monter le meuble.

— Mais, il est où le nouveau meuble ? a demandé Felicia.

— Ah, il est à la place de l’ancien.

— Mais, on ne voit pas de changement, a remarqué Micaela. Ah, c’est fait exprès ! Je comprends.

Nous avons ri.

— Au fait, Laetitia, j’ai eu Christine de La Forêt-Fouesnant au téléphone pendant que tu étais sortie. On a bavardé cinq minutes, c’était sympa. Elle te rappellera plus tard pour parler de cet été.

— Ouais, super, on va aller faire du bateau à Kerriou ! s’est écriée Micaela.

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REPERES : torchon - Le plan de travail - Papi - Christine - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE « — Je crois que ça va être difficile. A moins que je ne déplace la machine à laver. »

Je vous propose un petit jeu. Changeons un peu la première phrase, je vous laisse compléter la seconde.

— Je crois que ça va être difficile d’arriver à l’heure. A moins que nous ne (prendre) la voiture.

— Je crois que ça va être difficile de trouver des fraises au mois de février. A moins que tu ne (se rendre) au marché d’Aligre.

— Je crois que ça va être difficile de loger tout le monde. A moins que ta mère ne (venir) pas.

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icon for podbean  Standard Podcasts [03:15m]: Play Now | Play in Popup | Download | Embeddable Player | Hits (3341)

Ce matin, sur le chemin de l’école, Felicia a aperçu un garçon de sa classe. Il était de l’autre côté de la grande avenue que nous traversons pour aller à l’école. — Oh, Maman, regarde, c’est Léandre. Il est dans ma classe.

— Ah, oui, je le reconnais. Il est avec sa maman et ses frères.

— Tu crois qu’il m’a vue ?

— Je ne sais pas.

Nous avons traversé et pris une autre rue. Léandre était derrière nous. Il nous a dépassées lorsque nous nous sommes arrêtées pour donner un biscuit à Lisa qui termine toujours son petit-déjeuner dans la poussette. Felicia lui a fait un signe.

Lorsque nous sommes reparties, nous n’avions pas fait quelques mètres que nous tombions sur le cahier de classe de Léandre en plein milieu du trottoir. Je l’ai ramassé.

— Tu vas lui donner ? m’a demandé Micaela.

— Oui, mais tout à l’heure, à l’école.

— On pourrait le rattraper en courant.

— Je ne cours pas en poussant Blue Tango.

— Oh.

Micaela est allée à l’école et j’ai accompagné Felicia. Nous avons retrouvé Léandre et sa maman dans le couloir devant la classe. J’ai donné le cahier à Felicia pour qu’elle le lui rende.

— Merci, a dit Léandre.

— Je t’en prie, a répondu Felicia très fière de sa bonne action.

— Ah, c’est pour ça qu’il me parlait de son cahier, a dit la maman de Léandre. Je pensais qu’il l’avait oublié à la maison.

En rentrant à la maison, je me disais que si nous ne nous étions pas arrêtées pour donner un biscuit à Lisa, nous n’aurions pas trouvé le cahier.

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REPERES Le prénom Léandre - Top 10 des prénoms de garçons en France - Le cahier de classe - Blue Tango - Paolo Conte chante Blue Tango - L'école mixte

UN PEU DE GRAMMAIRE 1 (aujourd’hui en remplacement de « 3 expressions utiles ») « Tu crois qu’il m’a vue ? » Pourquoi y a-t-il un « e » à la fin de « vue »

UN PEU DE GRAMMAIRE 2 temps verbal « je me disais que si nous ne nous étions pas arrêtées pour donner un biscuit à Lisa, nous n’aurions pas trouvé le cahier. » Pouvez-vous identifier le temps de chaque verbe de cette phrase ?

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Hum, ça n’a pas été une semaine facile et je n’ai pas pu mettre en ligne de podcast comme d’habitude. Lisa est tombée malade en fin de semaine dernière, puis Micaela lui a emboîté le pas. Encore ces satanés virus. Entre l’otite et le nez bouché de Lisa et les quintes de toux de Micaela, j’ai l’impression que nous n’avons pas dormi correctement depuis une éternité. La nuit, mon mari et moi sommes constamment sur le qui-vive.

« C’est Mica qui a toussé ? »

« Je ne sais pas »

« Ecoute ! »

« Non, c’est Lisa qui a gémi ».

Pour l’instant, Micaela n’est pas allée à l’école de la semaine, nous avons passé nos journées à regarder des DVD : nous avons regardé au moins trois fois la première partie du film La famille indienne (c’est fou comme Micaela oublie qu’elle est malade dès qu’il s’agit de danser) et aujourd’hui, nous avons regardé une bonne partie des épisodes de la série Orgueil et préjugés (version avec Colin Firth). Nous en sommes arrivées au point où Lizzy apprend que sa plus jeune sœur s’est enfuie avec Wickham. Mr Darcy la quitte précipitamment lorsqu’il apprend la nouvelle et Lizzy pense qu’elle ne le reverra jamais.

Parfois, il pleut et nous regardons toutes les trois par la fenêtre. Je ne sais pas à quoi Lisa et Micaela pensent. Moi, je pense qu’il faut que je dise à Natasha que je suis allée voir l’exposition sur La Comédie Française et que j’ai vu le fauteuil à crémaillère de Molière, celui dans lequel il était installé pour sa pièce Le malade imaginaire, presque celui dans lequel il est mort. Je pense aussi que dès que tout le monde sera rétabli nous nous offrirons un gâteau de ce pâtissier Meilleur Ouvrier de France dont Patricia de la garderie m’a donné l’adresse et qui n’est qu’à vingt minutes à pied de chez moi. Vingt minutes à pied, c’est presque trop prêt... Je pense à la semaine prochaine, je pense à la semaine prochaine avec impatience.

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REPERES La famille indienne - Orgueil et préjugés - Le fauteuil de Molière - Le malade imaginaire - Nicolas Bernardé - 3 EXPRESSIONS PEU UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison

« Je pense à la semaine prochaine avec impatience. » Imaginons que j’ai eu cette pensée lundi. Nous sommes jeudi. Mettez la phrase au passé en changeant « je » par « elle ». Maintenant, imaginons que nous sommes des semaines plus tard. Mettez à nouveau la phrase au passé. Bien sûr, il y a un petit piège.

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C’était mon anniversaire au mois de décembre. Caroline m’a offert un béret en laine bleu. Il est d’une jolie couleur, on dit « bleu canard », car c’est le bleu qui rappelle la couleur du cou des canards colverts. Vous voyez cette couleur soutenue entre le bleu et le vert. C’est une couleur que j’aime beaucoup, car elle me rappelle un pull que j’adorais quand j’avais huit ans. Mais c’était la première fois que je portais un béret. Caroline a trouvé que je manquais d’enthousiasme.

— Il ne te plaît pas ? Tu peux le changer si tu veux par autre chose. Mais j’ai pensé que la couleur irait bien avec tes yeux.

— Si, si, il me plaît. J’aime beaucoup la couleur. C’est juste que je n’ai pas l’habitude de porter des bérets.

— Eh, bien, essaye-le.

Voilà, depuis, je ne quitte plus mon béret. Mon mari trouve que je ressemble à une héroïne de Gibrat. Mais, je ne sais pas ce qui se passe, j’ai toujours peur de le perdre. Souvent quand je rentre dans un magasin, je le dépose machinalement sur la capote de la poussette, je l’oublie là quand je rentre à la maison et ensuite je le cherche partout. Je ne me souviens plus si je l’ai déposé sur la poussette ou non. Une fois, je l’avais mis dans la poche de mon manteau en entrant à la garderie et il était tombé sans que je m’en aperçoive. Heureusement, je me suis rendu compte qu’il n’était plus dans ma poche avant de passer la grille de la garderie.

Et puis aujourd’hui, je l’ai presque perdu pour de bon. J’étais à Paris dans un grand magasin. Mon béret était dans un des sacs que je portais. Au moment de payer mes achats, j’ai déposé tous mes sacs par terre. Et en les reprenant, j’en ai oublié un sans m’en rendre compte. C’était le sac dans lequel il y avait mon béret. J’allais reprendre la direction de Saint-Lazare pour rentrer quand je me suis aperçue qu’il me manquait ce sac. Sur le coup, je n’ai même pas pensé à ce que contenait le sac mis à part le béret. J’ai fait demi-tour et je suis retournée dans le dernier magasin où j’étais allée. Mon sac était là, il avait été mis de côté par la caissière. Donc, pour l’instant, j’ai toujours mon béret.

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REPERES : Les canards colverts - Bleu canard - Un béret - Gibrat- 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE : accorder les adjectifs de couleur. Il est question de couleur dans ce texte. Comment accorderiez-vous les adjectifs suivants : Des sacs (jaune)

Des bérets (bleu canard)

Des manteaux (marron)

Des pulls (rose)

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Cet après-midi, nous avons fêté les rois chez Caroline. Les filles étaient excitées comme des puces.

— Tu crois que je vais avoir la fève ? n’arrêtait pas de demander Micaela alors que nous nous préparions.

— On ne peut pas savoir à l’avance, Micaela !

— Moi, j’ai déjà eu deux fèves ! s’est écriée Felicia.

C’est vrai que la galette de cet après-midi était notre troisième galette de l’année. Et qu’à chaque fois c’est Felicia qui avait eu la fève.

Nous sommes arrivées alors que Caroline mettait la galette au four pour la réchauffer. Nous avions apporté du Jus de princesse pour l’occasion.C’est Felicia qui est allée sous la table pour attribuer les parts de galettes. C’est elle la plus jeune des filles (sachant parler). C’était drôle parce que la table de Caroline est en verre alors on voyait Felicia s’agiter dessous. Je servais les parts.

— Et cette part, c’est pour qui ?

— Juliette.

— Et celle-là ?

— Felicia.

— Mais non Felicia, tu as déjà une part ! se sont écriées les filles en même temps. Il faut dire que c’était déjà la troisième fois que Felicia s’attribuait une part. Finalement, tout le monde a été servi et nous avons commencé notre goûter.

Les filles scrutaient chacune leur part avec curiosité. Il y avait deux fèves dans la galette. Devinez qui a trouvé la première? Felicia. Et la seconde ? Micaela. Je suis rentrée à la maison avec deux têtes couronnées.

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REPERES La galette des Rois - Les galettes à la mode à Paris - La crème frangipane - La pâte feuilletée - La pâte sablée - 3 EXPRESSIONS A RETENIR - UN PEU DE GRAMMAIRE parler correctement « Et cette part, c’est pour qui ? » ai-je demandé à Felicia. J’ai parlé comme une enfant sans doute parce que Lisa nous répète à longueur de journée « C’est qui ? C’est qui ? »  Comment dire cette phrase de façon "académique" ?

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Ce matin, Lisa devait aller à la garderie. En partant de la maison, j’ai fait bien attention à ne pas oublier dans le frigo un mystérieux paquet. J’ai déposé Micaela devant la grille de l’école, puis Felicia dans sa classe et enfin, Lisa et moi avons marché jusqu’à la garderie. C’est le nouveau truc de Lisa, elle aime marcher. Il faut dire que la garderie et l’école ne sont distantes que de quelques mètres. Une fois Blue Tango rangée sous l’auvent du parking à poussettes, je lui ai confié le paquet mystère : « Tu le donnes à Isabelle, d’accord Lisa ? ». En arrivant dans la garderie, Lisa s’est faufilée entre tout le monde pour arriver jusqu’à Isabelle.

— Bonjour Lisa ! Oh, mais qu’est-ce que c’est ? C’est pour moi ? Allez, j’ouvre.

Je suis arrivée derrière Lisa.

— C’est pour souhaiter une bonne année à toute l’équipe de la garderie.

— Des macarons ! Oh, mais il ne fallait pas ! Merci beaucoup.

Ce soir, lorsque je suis arrivée pour chercher Lisa, Patricia et Isabelle qui étaient dans la petite cuisine m’ont interpellée.

— Oh, ces macarons ! Ils étaient divins ! C’est une très bonne adresse.

— Oui, c’est une amie qui m’a fait connaître Stéphane Glacier. Il est meilleur ouvrier de France.

— Vous avez goûté d’autres choses ?

— Oui, tout est vraiment très bon. Je n’ai pas encore goûté leur Paris-Brest, mais de toute façon tout ce que j’ai pu goûter de chez ce pâtissier était merveilleux.

Lorsque je suis allée chercher Lisa, ce fut au tour de Virginie et Nadine de me parler des macarons.

— Oh, qu’est-ce que ces macarons étaient bons !

Puis Delphine est arrivée.

— Oh, celui au cassis ! Il était exceptionnel.

Voilà, les macarons de Stéphane Glacier ont fait leur petit effet et moi j’étais ravie de faire plaisir.

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REPERES Les macarons - Une recette de 1776 - Stéphane Glacier - Meilleur ouvrier de France 3 EXPRESSIONS A RETENIR - UN PEU DE GRAMMAIRE concordance des temps « En partant de la maison, j’ai fait bien attention à ne pas oublier dans le frigo un mystérieux paquet. J’ai déposé Micaela devant la grille de l’école, puis Felicia dans sa classe et enfin, Lisa et moi avons marché jusqu’à la garderie. » Imaginons que je ne parle pas de ce matin, mais d’un jour de la semaine dernière. Les temps changent. « En partant de la maison, j’avais fait bien attention à ne pas oublier... » Ecrivez la suite.

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Cet après-midi, j’ai vu Natasha. Nous ne nous étions pas revues depuis la fin du mois de décembre. Pour faire simple, nous nous sommes retrouvées dans la cafétéria qui ne fait que du thé place du Palais Royal. Je vous en ai déjà parlé. Nous étions attablées devant notre thé et notre Cheesecake aux fruits de chez Berko et nous parlions de choses et d’autres, notamment du succès de la Newsletter du podcast. J’étais assise face à la place du Palais Royal. Je voyais aussi les gens traverser la rue et se rendre au Louvre. C’est étrange ces veilles pierres du Louvre, noircies par la circulation des voitures rue de Rivoli, elles ont une présence. Ça m’a fait penser à Molière. — Au fait, tu sais que l’exposition sur la Comédie Française se termine dimanche. Tu ne voulais pas y aller ? ai-je demandé à Natasha.

— Si. Que dirais-tu de demain matin ?

Ensuite, Natasha m’a montré le livre de Doug Savage et de son chicken. Elle m’a expliqué l’histoire de son blog. J’ai feuilleté le livre et je me suis arrêtée sur quelques dessins qui m’ont bien faire rire.

— Oh, à propos de livre, ai-je dit à Natasha, ça me rappelle une chose que je voulais te montrer. Il y a toute une page sur le podcast One thing in a French day dans un roman pour adolescents. C’est une auditrice qui m’en a parlé. J’ai acheté le livre sur Internet. Je vais te le montrer, je l’ai avec moi.

Lorsque j’ai sorti le livre et que Natasha a vu le titre sur la couverture du livre, j’ai cru qu’elle allait s’étrangler avec son cheesecake.

— Laetitia, tu es dans The pillow book of Lotus Lowenstein!! Mais tu es célèbre ! Ce livre est un best-seller!!!

— Ah bon.

— Fais-moi voir la page ! Oh là là «I became attached to a woman named Laetitia who does a podcast called «One thing in a French day». Incroyable ! s’est exclamée Natasha.

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REPERES - Le salon de thé - Berko - L'exposition sur la Comédie Française - La rue de Rivoli - Le blog de Doug Savage - Le livre de Libby Schmais  - 3 EXPRESSIONS A RETENIR - UN PEU DE GRAMMAIRE : le pronom « en ». Dans les phrases suivantes, à quoi fait référence le pronom « en » ? Pouvez-vous réécrire la phrase en le remplaçant par l’idée ou la chose dont il est question ? « Je vous en ai déjà parlé. » « C’est une auditrice qui m’en a parlé. »

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