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One thing in a French day

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Los bomberos

March 9th, 2010

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Aïe, c’était dur avec Lisa aujourd’hui. J’aimerais que le lait maternel soigne aussi bien le reflux que la conjonctivite. Quand c’est la crise, mon bébé souffre tellement qu’elle n’arrive pas à trouver le sommeil. Dans ces cas-là, je la sors en poussette et, en général, elle finit par s’endormir. Malheureusement, aujourd’hui ce fut long. Elle hurlait dans sa poussette. Tous les passants que j’ai croisé m’ont regardée. Un homme qui me dépassait m’a même crié ” Mais où est sa tototte?. Elle n’en a pas, lui ai-je répondu sur le même ton, et ça ne changerait rien ai-je ajouté pour moi-même. Cependant, j’ai remarqué qu’elle se calmait un peu lorsque je roulais sur des surfaces non lisses, par exemple des bateaux. J’ai donc orienté ma promenade vers une rue où il y en a beaucoup. De là, je suis arrivée dans le nouveau quartier, là où se trouve la Biocoop, et j’ai remarqué que les trottoirs étaient pavés. Cela ne m’avait pas frappé jusqu’à présent. Je me suis donc promenée dans cette zone et j’ai décidé de faire un tour vers de nouveaux immeubles de bureaux, tous neufs, nouveaux siège social d’une multinationale dans le domaine de l’informatique. J’ai ici une pensée pour le magnifique livre de Alain de Botton que m’a offert mon amie Natasha il y a deux ans pour Noël : L’architecture du bonheur. Que penser de ces immeubles noirs, opaques, sans aucune recherche… Ils nous disent certainement quelque chose de pas très gai sur notre mode de vie, sur les multinationales… Voilà un endroit où je n’aimerais guère passer mes journées. Enfin, je le devrai peut-être un jour. Mais oublions cette sinistre perspective. Un peu plus loin, j’ai découvert un beau bâtiment en briques rouges, un toit vert, une charpente visible en bois. Intriguée, je me suis approchée. Il y avait une grille ouverte sur une large cour et dans cette cour un bâtiment avec de grandes ouvertures. Un petit centre commercial va s’installer ici, ai-je d’abord pensé, ravie. Non, ce n’était pas cela. J’ai mieux observé ce que je voyais. J’ai soudain réalisé que les ouvertures étaient des portes, des portes de garage géantes. Oui, mais pour garer quel style de véhicule sinon des camions… des camions de pompiers! Ce bâtiment à peine fini, encore désert, est une nouvelle caserne de pompiers! Je me suis arrêtée pour prendre une photo. Lisa s’est aussitôt réveillée et j’ai dû m’éloigner. Mais quelle découverte! c’est la première fois que je découvre une caserne de pompiers au cours d’une promenade.

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Conjonctivite à Las Vegas

March 8th, 2010

Aujourd’hui, mes deux grandes filles ont passé la journée chez mes parents. J’ai ainsi pu me reposer et m’occuper tranquillement de mon bébé. Pour les autres jours de la semaine, Laurie, notre super baby sitter, avec qui j’ai toujours plaisir à discuter, viendra s’occuper des deux grandes. Mais pour ce qui est d’aujourd’hui, j’ai pu faire toutes les tétées sur le canapé du salon, en regardant la télé. Je redécouvre des émissions que je n’ai pas regardées depuis des années en constatant les changements en mieux ou en pire, j’en découvre de nouvelles que je trouve bien intéressantes. ça me plaît. Je crois que je n’ai jamais autant apprécié la télé! Cet après-midi, au cours d’une des tétées, je n’arrivais pas à trouver une émission qui m’intéressait et après un peu de zapping je me suis arrêtée sur une chaîne de la TNT qui diffusait une série américaine dont l’action se passe dans un casino de Las Vegas. Faute de mieux, j’ai regardé. Les héros de la série faisaient partie du personnel du casino. A un moment deux d’entre eux se trouvent dans la salle de contrôle devant tout un tas d’écrans reliés aux différentes caméras de surveillance. Apparemment l’un des personnages allait devenir papa et son collègue lui parlait de la maternité et de l’allaitement. J’ai soudain fait plus attention à ce que je regardais. J’entendis alors la phrase suivante : “Tu sais que quelques gouttes de lait maternel suffisent à guérir une conjonctivite”. J’étais sidérée, stupéfaite, abasourdie. La nouvelle n’a rien de surprenant pour moi car je me suis bien renseignée sur l’allaitement et le lait maternel. Mais j’aurais aimé que tous les docteurs qui ne savent pas cela regarde cette série et apprenne quelque chose. Je me souviens encore de la tête du docteur a qui j’ai dit que j’avais guéri la conjonctivite de ma fille Felicia et la mienne avec mon lait. Pour lui, je crois que c’était un peu trop bizarre. Mais voilà, aujourd’hui, tous les téléspectateurs de cette série sauront! Oui, on guérit la conjonctivite avec du lait maternel! J’adore les séries américaines, c’est sûr!

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Le monde du travail

March 7th, 2010

Hier, mon mari a repris le travail après deux semaines de congés. Hier soir, je lui demande comment s’est passé sa journée. - Bien. - Quelles sont les news? lui ai-je ensuite demandé car j’aime bien savoir ce qui se passe. - Eh bien, il s’est passé des choses un peu tristes. Un de nos collègues s’est suicidé. - Oh. Quelqu’un que je connaissais? lui ai-je demandé car nous avons travaillé dans la même entreprise. - Oui, Untel. - Ce n’est pas vrai! J’étais horrifiée. Il m’a ensuite fait part des quelques informations qu’il possédait et combien ses proches collègues se reprochaient de n’avoir pas vu venir la chose, se sentant presque coupables. L’entreprise était en émoi, d’autant plus que vendredi dernier, on n’en est pas encore sûr, un autre collègue aurait tenté de mettre fin à ses jours. J’ai immédiatement pensé à ce qui se passe chez France Télécom où il y a eu beaucoup de suicides dans le personnel. Le management du PDG avait été mis en cause. Dans l’entreprise de mon mari, le PDG a changé  et avec lui l’entreprise est devenue plus froide, seule la rentabilité semble désormais importante. Cet homme est un financier équipé d’oeillères, il voit droit devant lui et ne remarque pas, sur le côté,  les dégâts causés par sa politique. Lundi matin, cet homme est venu voir mon mari. Sa seule préoccupation était de savoir si la grève d’un fournisseur important n’aurait pas trop de conséquence sur le trafic dans son entreprise.

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Tarte aux framboises nocturne

March 2nd, 2010

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Hier, mon mari est allé faire une course à Levallois en voiture. Il a profité de son passage par là-bas pour passer chez Baillon à Neuilly, le délicieux pâtissier chez qui se fournissent mes parents pour les grandes occasions. Mon père m’avait acheté dans cette pâtisserie une tarte aux fraises (vous connaissez mon péché mignon!) pendant que j’étais à la maternité et elle m’avait laissé un souvenir mémorable. Délicieuse, elle était vraiment délicieuse! Mon mari a eu moins de chance, pas de tartes aux fraises dans la vitrine ce jour-là. Il m’a quand même acheté une pâtisserie : une tarte aux framboises. J’avais prévu de manger mon cadeau sucré en dessert hier soir, mais Lisa ne m’a pas laissé arriver jusqu’à la fin de mon dîner. J’ai dû m’occuper d’elle jusqu’à plus de vingt-deux heures… Elle a fini par s’endormir et, fatiguée, j’en avais presque oublié mon dessert quand mon mari m’a dit tout doucement : tu veux ta tarte aux framboises? Ah, oui! Quelle bonne idée! Eh bien, je peux vous dire que c’était une merveilleuse consolation que cette tarte aux framboises dégustée dans le calme de notre salon alors qu’il faisait nuit et que les trois filles dormaient profondément. Et sur l’emballage du pâtissier, j’ai découvert qu’il avait une autre boutique à Levallois, ce qui est beaucoup plus près de chez nous. Hum, je sens que dès que le printemps sera là, Blue Tango, les filles et moi partirons en balade de l’autre côté de la Seine. Et on en profitera pour jouer au jeu des péniches!

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Collection de 2CV

February 28th, 2010

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Avant les vacances, j’avais remarqué sur le chemin de l’école une très vieille deux-chevaux. Vous savez, la fameuse voiture de Citroën qui date des années cinquante. Mon père en a conduit une dans les années soixante. Mon frère a même voyagé dedans quand il était bébé si mes souvenirs sont bons. Comme beaucoup de Français, j’aime bien cette voiture. J’ai voyagé une fois dans celle de ma tante. J’étais petite mais ça m’a marqué. En plus, c’est une voiture dont le moteur fait un bruit particulier tout à fait reconnaissable. Donc, je m’étais dit en voyant cette voiture dans la rue que je la prendrais bien en photo car je pense que nous allons en voir de moins en moins. Mais, toujours pressée, je n’ai jamais pris le temps de sortir mon appareil. Enfin, jusqu’à aujourd’hui. Je suis passée devant et j’avais le temps de m’arrêter car Lisa dormait dans sa Blue Tango. Puis, cet après-midi alors que je sortais de la Biocoop, je vois garée devant le magasin une magnifique 2CV Charleston grise. Je l’ai également prise en photo. C’est peut-être le début d’une collection. Qui sais? Alors que je m’éloignais, son propriétaire, également un client de la Biocoop, est monté à bord. Assorti à son véhicule, il était tout de gris vêtu.

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Chez le coiffeur

February 27th, 2010

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C’est les vacances scolaires en ce moment. Micaela et Felicia sont donc avec moi toute la journée. Aujourd’hui, Micaela m’a rappelé que nous avions parlé de lui faire couper les cheveux chez le coiffeur. Cet après-midi, nous n’avions rien de particulier de prévu alors nous sommes allées chez le coiffeur. Il y a un salon proche de chez moi qui prend sans rendez-vous. Micaela m’a demandé si elle pouvait emmener son landau avec elle. Je n’ai pas dit non. Elle a fait forte impression en pénétrant dans le salon avec son landau. - Où est-ce que je peux garer mon landau, maman? m’a-t-elle demandé. - Attends, je vais demander au monsieur. Le shampouineur m’a regardé avec un grand sourire d’amusement avant de répondre à Micaela avec beaucoup de sérieux dans la voix. - Tu peux le garer par ici. C’est le parking. - Ah. Merci, a répondu Micaela sur le même ton, mais enchantée d’être traitée avec autant de sérieux. Nous nous sommes installées pour le shampooing. Le monsieur a apporté un réhausseur et une pile de serviettes pour que Micaela puisse être à hauteur du bac. Elle m’a regardé avec un peu de peur. - Maman, je peux avoir doudou, s’il te plaît. J’ai peur. Je lui ai donné son doudou et le shampooing a commencé. Quelques minutes plus tard, une serviette sur la tête, Micaela drapée dans son peignoir noir, a été installée sur un fauteuil pivotant. La coiffeuse est arrivée. - Bonjour, je m’appelle Gladys et c’est moi qui vais te couper les cheveux. Puis, s’adressant à moi : - On coupe combien? - A peu près dix centimètres. - Très bien. On y va. Christophe, le shampouineur, est resté avec nous. La situation l’amusait beaucoup. - Regarde Gladys, mais regarde les yeux qu’elle fait quand tu la coiffes! Puis, il a posé toute une série de questions à Micaela, si elle allait à l’école, si elle avait des frères et sœurs, si elle était sage, etc. Et quand Micaela a eu fini de répondre, il était temps de passer au sèche cheveux. Quelques minutes plus tard, Micaela folle de joie montrait sa nouvelle coupe à son papa. - Regarde papa, regarde mes cheveux! Je suis belle, hein?

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Les contes de Perraut

February 19th, 2010

La photo correspondant au bruit mystère : Il s’sagittait d’une pelle mécanique manipulant des tôles.

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Comme tous les deux ans, j’ai préparé mes colis de livres pour le salon Vinisud à Montpellier. J’y vends mes bestsellers : deux livres sur l’anglais du vin destinés aux vignerons, cavistes et sommeliers. Aujourd’hui, je suis allée porter mes colis à la poste avant d’aller chercher ma grande fille à l’école. J’avais laissé Lisa profondément endormie à la garde de son papa. Le timing était parfait. Je suis arrivée à la poste à seize heures, il n’y avait que deux personnes devant moi. Je ne connaissais pas le guichetier qui s’est occupé de moi, mais il était souriant et sympathique. Il était également patient car le manque de sommeil me fait souvent faire des erreurs en ce moment et je m’étais trompé dans les bordereaux d’expédition. Mais, à deux, nous avons remis de l’ordre dans mes envois. Comme il s’agit d’une dépense professionnelle, je lui ai demandé une facture. - Je mets la facture à quel nom? m’a demandé le guichetier. - Perraut, s’il vous plaît, lui ai-je répondu. - Comme les Contes de Perrault? - Non, P E RR A U T, il n’y a pas de “l”. - On a dû vous la faire souvent! - Oui, assez. Mais, on me fait de moins en moins la remarque. - Ah bon! Pourquoi? - Les gens, surtout les plus jeunes, n’ont plus ce genre de références. Pour eux, La belle au bois dormant, c’est Walt Disney. - Oui, vous avez certainement raison. En tout cas, pour ma part, les contes de Perrault sont un souvenir d’enfance impérissable. Je ne sais pas si vous vous souvenez des marionnettes russes qui passaient à la télé au moment de Noël. - ça me dit vaguement quelque chose… - Eh bien, les contes de Perrault sont passés en marionnettes. Et je me souviens encore de la voix qui disait “D’après Charles Perrault”. Comme je vous le disais, ça m’a marqué. Voilà votre facture. - Merci! J’étais pile à l’heure pour la sortie de Micaela à seize heures vingt. Sur le chemin du retour, je repensais à mon nom de famille, Perraut, aux contes et au podcast. Peut-être que dans quelques années je regrouperais mes textes sous le titre des “Pods de Perraut”!

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La rue n’est plus triste

February 18th, 2010

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Pendant les vacances de Noël, un dimanche matin, ma grande fille Micaela et moi, sommes allées faire des courses dans un autre magasin bio que la Biocoop. Quoi? Est-ce possible? Mais, oui, un magasin qui est à vingt minutes à pied de chez moi et qui est ouvert le dimanche. J’aime bien y aller pour trouver des produits différents. C’est au-delà de chez le boucher, chez qui je m’arrête aussi, au passage, en général. Bref, ce fameux dimanche, Micaela me fait remarquer qu’il n’y a plus d’arbres dans la rue. - Oui, c’est vrai, tous les arbres ont été coupés. Il ne restait plus que les troncs et ainsi de suite tout le long de la rue que nous empruntions. Cela a beaucoup attristé ma fille. Elle m’a demandé pourquoi les arbres avaient été coupés. Je lui ai dit qu’à mon avis on les avait enlevés parce qu’ils étaient malades. Elle m’a dit que la ville était devenue triste parce qu’elle n’avait plus ses arbres. Elle en a parlé à son père en rentrant. Et à chaque fois que nous sommes repassés par là, elle m’a répété la même chose, que la ville était triste. Il y a un mois de cela environ, nous avons vu dans cette rue une grosse pencarte indiquant que de nouveaux arbres allaient être plantés : des cerisiers! Les travaux avaient d’ailleurs déjà commencé. De la terre fraîche avait remplacé l’ancienne. - Tu vois Micaela, il va y avoir de nouveaux arbres, c’est écrit sur ce panneau. Ce seront des cerisiers. Tu verras lorsque les arbres fleurissent ils sont très beaux, leurs pétales s’envolent dans l’air comme des flocons de neige. Je me demande de quelle couleur seront leurs pétales : roses ou blancs? - Ah, mais la ville ne sera plus triste alors! s’est exclamé Micaela avant d’ajouter : à mon avis, les pétales seront violets ou bleus. Ce matin, en allant chez le boucher, nous avons vu que les cerisiers étaient plantés. Micaela est restée bouche bée pendant de longues minutes à les admirer. Peut-être voyait-elle déjà des pétales bleus ou violets s’envoler vers le ciel?

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Blue Tango

February 18th, 2010

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Aujourd’hui, je me suis fait remarquer en allant chercher Micaela à l’école. J’étais équipée de ma nouvelle poussette. Après moultes hésitations, j’ai fini par craquer, j’ai acheté une poussette double. Oui, vous savez, ces grosses poussettes qui sont tellement énormes qu’on a du mal à distinguer la maman qui les pousse (surtout quand elle ne mesure qu’un mètre soixante…) et dans lesquelles on peut installer deux enfants. Pourquoi me suis-je décidée? Parce que Lisa n’aime pas, mais alors pas du tout le porte-bébé. Alors que Felicia a toujours semblé ravie de ce système de portage, Lisa pousse des hurlements à chaque fois que j’ose la transporter ainsi. Elle pleure pendant la moitié du chemin jusqu’à l’école et tout le monde me regarde comme si je la maltraitais. Même Caroline a été impressionnée par ses hurlements et son visage cramoisi de fureur. Donc, voilà, j’ai acheté une poussette double, modèle Tango. Je l’ai choisie bleue pour une raison totalement sentimentale : j’adore la chanson Blue tango de Paolo Conte. Vous connaissez? Alors, cet après-midi, aux commandes de ma grosse poussette, j’ai chantonné le refrain de la chanson. Jacques venait de m’aider à la descendre de chez moi (elle pèse quand même près de quinze kilos), Lisa n’a hurlé que quelques petites minutes, Felicia était ravie d’occuper le siège avant (je pouvais distinguer le pompon de son bonnet s’agiter de joie). Mais la plus heureuse a été Micaela. Elle a littéralement sauté de joie en la voyant (vous connaissez sa passion pour les poussettes). Vous auriez dû voir ses yeux lorsque je lui ai montré la poche à doudou. La dame qui surveille la sortie des enfants a trouvé le modèle très pratique (elle a enfin pu distinguer le visage de Lisa). Caroline, avec qui je suis rentrée, m’a complimenté et l’a essayée pendant quelques mètres, reconnaissant qu’elle était pratique. Ah, et je suis fière de vous dire que j’ai effectué le montage de la poussette toute seule! Bon, d’accord, il s’agissait surtout de clipser les roues…

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Sur le pont

February 15th, 2010

sellessurcher2.jpgAujourd’hui, je suis allée faire des courses de l’autre côté de la gare où il y a un quartier très commerçant. C’est notamment là que se trouve ce fameux fromager chez qui je suis allée acheter le cadeau de naissance du bébé de mes voisins. Je ne m’y rends pas très souvent car c’est plus loin pour faire des courses, mais aujourd’hui, j’avais besoin de changer d’air, de changer de quartier, de m’autoriser une petite expédition… Il y a deux chemins depuis chez moi pour se rendre de l’autre côté de la gare. Le premier consiste, justement, à passer par le souterrain de la gare. Mais descendre et remonter les escaliers avec  la poussette, attendre que quelqu’un veuille bien vous aider, non merci. L’autre chemin dit “du pont”, consiste à emprunter la route qui passe au dessus des voies ferrées. C’est ce dernier chemin que j’ai emprunté aujourd’hui. J’aime bien passer par là parce que, une fois au dessus des voies, on a une belle vue sur les tours de la La Défense qui se dessinent au loin. Et puis, on passe au dessus d’une zone d’activités avec des hangars et c’est un paysage qui me plaît. Mon amie Michelle trouve ce paysage déprimant. Moi, je le trouve triste, mais en même temps mystérieux. Cela me fait toujours penser aux dessins de Roger Leloup, l’auteur de la célèbre BD Yoko Tsuno. Aujourd’hui, le paysage était bruyant, si l’on peut dire. J’ai eu l’idée de me servir de la fonction dictaphone de mon téléphone portable pour enregistrer ce bruit avec derrière la tête l’idée d’essayer de vous faire deviner le “spectacle” auquel j’assistais. Alors, attention, voici un extrait de mon enregistrement. A votre avis, de quoi s’agit-il? J’attends vos propositions, en français, sur ma boîte email : frenchday@gmail. com. Amusez-vous bien! Ah, vous voulez savoir si je suis allée chez le fromager? Mais oui ! Et c’est la photo du jour!

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