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Le jour où j’ai eu Jacques au téléphone à propos de la marche du 11 janvier, il m’a appris une nouvelle.
— A propos, tu sais que la pharmacie va fermer. Nos «chers amis» prennent leur retraite.
J’étais surprise et il m’a fallu quelques millisecondes pour vraiment comprendre ce que Jacques venait de me dire.
— Mais, ils ferment quand ?
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l y a deux semaines, j’ai reçu un catalogue d’une société spécialisée dans le matériel pour les loisirs créatifs. Je l’ai feuilleté un soir et je me suis arrêtée sur la page des crayons de couleur. Il y avait une marque qui proposait des crayons au corps triangulaire « parfait pour les petites mains qui manquent de force », ai-je pu lire dans le descriptif. Parfait pour Felicia, ai-je pensé.

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Aujourd’hui se terminait le festival Télérama. Je vous explique le principe. Le journal Télérama en association avec de cinéma salles art et essais, et des partenaires financiers, organise la projection sur une semaine des meilleurs films de 2014 (selon leur magazine). Il y en a seize pour ce festival. En découpant le pass Télérama dans son journal, on peut aller à deux voir ces films pour 3,50 euros la place.

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Cet après-midi, j’avais rendez-vous avec Natasha chez Une souris et des hommes. Nous aimons beaucoup ce salon de thé du neuvième arrondissement, son atmosphère calme et ses délicieuses pâtisseries. Natasha est devenue une fan absolue de leur chocolat chaud, pour elle il détient la palme des chocolats chauds à Paris. Et puis, c’est vraiment un endroit agréable pour travailler. Ça, vous le saviez déjà, mais je ne sais pas si j’avais mentionné le fait que cet endroit est également une librairie.

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Le 92

Pendant la matinée, j’ai contacté par téléphone un site de vente en ligne pour avoir un devis. Il fallait qu’on me crée un compte professionnel. La jeune femme que j’avais au bout du fil était très aimable.
Elle a noté mon adresse et elle m’a demandé le nom de ma ville.
— Je suis  à Asnières.
Je lui ai épelé Asnières.
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Aujourd’hui, je recevais un agent immobilier pour une estimation de notre appartement. Vous savez que cette année nous déménageons ! Il y a deux ans, nous avons fait l’acquisition d’un appartement sur plan qui sera livré avant l’été. Nous devons donc commencer à songer à mettre en vente notre appartement. C’est encore loin et en même temps ça se rapproche vite.
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Dans la manifestation de dimanche, beaucoup de personnes brandissaient des pancartes avec écrit dessus : « Je suis Charlie, je suis policier, je suis juif, je suis musulman ». Les Français étaient solidaires, je me sentais solidaire aussi, nous étions des citoyens français avant tout. Et pour moi, il était clair qu’il n’y avait aucun amalgame imaginable entre les musulmans et les extrémistes.
Dès lundi matin, j’ai eu Jacques au téléphone. Il m’a raconté qu’il était allé à la manif, il m’a parlé du monde dans les rues, de l’ambiance sympathique. Caroline aussi y était allée avec son mari et ses filles. Ils n’avaient pas pu atteindre la place de la République, il y avait du monde partout. Plus tard, j’ai croisé Isabelle la maîtresse, elle aussi était allée à la manif. Elle m’a dit que tout le monde semblait plus ouvert, plus attentif à l’autre, disait pardon si on l’avait un peu bousculée. Elle n’avait pas reconnu les gens habituellement de mauvaise humeur. Tous ces témoignages montraient que quelque chose de très particulier avait eu lieu.
Et puis, le soir, j’entends à la radio les propos de Nicolas Sarkozy sur l’immigration. Il m’a donné mal au cœur, mais vraiment mal au cœur. C’est tout ce qu’il avait à nous offrir après ce que les Français avaient montré la veille ? N’avait-il donc rien compris ? Etait-il trop préoccupé à remonter à la première ligne du cortège des chefs d’État ? On n’en est plus là, on veut vivre ensemble dans notre république laïque, pas être montés les uns contre les autres à nouveau.
Hier, c’était le jour de sortie de Charlie Hebdo. Tous les points presse devant lesquels je suis passée avaient des affiches indiquant qu’il n’y avait plus de Charlie Hebdo. Mais, tout est pardonné, n’est-ce pas ?

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Dimanche, Micaela, Felicia et moi sommes parties pour Paris en début d’après-midi. A la gare de Bécon où nous avons pris le train, le quai était bondé. Les filles étaient surprises. Elles n’avaient jamais vu autant de monde, elles n’avaient jamais voyagé debout. Et partout il y avait ce calme nouveau. Nous avons mis longtemps à sortir du train, la gare était remplie de monde. Il y avait des jeunes, des moins jeunes, des familles avec de petits enfants, des personnes âgées. Certaines personnes parlaient d’y aller à pied. Des messages sonores annonçaient les stations de métro qui étaient fermées près de République.
Nous avons pris un autre chemin, comme des comètes, nous nous étions approchées de la manif pour nous éloigner ensuite.
Plus tard, en début de soirée, alors que nous étions rentrées, j’ai reçu un appel de mon frère qui vit en Allemagne.
— Mais qu’est-ce qui se passe ? m’a-t-il demandé. Il y a tant de monde que ça ? Et puis c’est incroyable cette mobilisation internationale.
— Oh oui et même en province. Je viens d’entendre que par exemple à Tours la moitié de la ville était dans la rue.
Dans la soirée, j’ai regardé l’émission spéciale à la télé : des humoristes, des chanteurs, des dessinateurs, venus défendre la liberté d’expression. Et ils ne se sont pas bridés. C’était bien ! C’était incroyable. Il y avait aussi beaucoup d’émotion. Certains ont vraiment bien parlé, comme le footballeur Lilian Thuram, ou Daniel Cohn Bendit. Les rescapés de la rédaction de Charlie Hebdo étaient là aussi. Et puis il y a eu le sketch de Christophe Alévêque, surpuissant et drôle. Et les chiffres du nombre de personnes qui avaient manifesté. Plus de trois millions et demi de personnes. Ça fait du bien d’être fière d’être française.

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Vous avez très nombreux à me faire parvenir des messages disant votre soutien, votre sympathie et votre révolte devant ce qui s’est passé à Paris ces derniers jours. Vous étiez Charlie comme vous me l’avez souvent écrit. Merci, ça fait du bien.
J’ai envie de vous raconter l’ambiance à Paris ces derniers jours.
Jeudi, Micaela est sortie de l’école en courant, suivie de sa sœur.
— Maman, on a parlé de l’attentat avec la maîtresse, pendant une heure ! m’a-t-elle dit surprise elle-même par cet événement incroyable dans sa journée d’écolière. Et on a fait la minute de silence. On était tous dans la cour, hein Felicia !
Vendredi, j’ai appris les prises d’otage en rentrant chez moi en début d’après-midi. Je n’ai pas compris tout de suite ce que j’entendais à la radio. De quoi parlait-on ? Où est-ce que ça avait lieu ? Et puis, tout à coup, tout était lié : la mort de la policière municipale, Charlie Hebdo et maintenant ces prises d’otages.
Samedi matin, on était un peu sonnés. Dix-sept morts. Je suis partie à la danse à Paris avec les filles. Il était question de ces événements partout, les gens ne parlaient que de ça dans le train, dans la rue. On voyait des « Je suis Charlie » sur les manteaux, les sacs ou encore affichés aux murs. Beaucoup de filles de la danse avaient prévu d’aller à la manifestation.
Pietro est venu chercher les filles à la fin de leur cours et je suis rentrée plus tard à la maison. Il y avait une atmosphère très étrange dans Paris, c’était un peu comme le calme après la tempête. J’ai traversé le marché de Barbès, tout était comme d’habitude au premier regard, mais l’ambiance était différente, moins bruyante, les visages étaient fermés et il se dégageait de tout ça de la force. On pouvait pressentir que quelque chose d’immense se préparait pour le lendemain.

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LES DOUZE MORTS de mercredi matin, à Paris, dans les locaux du journal Charlie Hebdo ne quittent pas nos pensées.
J'aimerais vous les faire connaître mieux :
http://j.mp/1AMuWqz
J'aimais beaucoup Cabu et aussi Bernard Maris que j'écoutais à la radio.

Lundi 29, nous avons fêté le cinquième anniversaire de Lisa. Quand je lui ai demandé ce qui lui ferait plaisir comme gâteau, elle m’a répondu « une bûche à la fraise avec des décorations de Noël, mais c’est moi qui mets les décorations ».
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