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Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en août 2010.

LE FERRY VU D'EN HAUT

Ah, le temps commence à se lever! Il y a toujours du vent, mais il fait nettement meilleur et surtout il ne pleut plus. Une commerçante m’a dit qu’il faisait mauvais ces derniers jours parce que c’étaient les grandes marées. Hier, le départ du ferry dans les vagues qui faisaient rage était impressionnant. Comme vous pouvez le constater, regarder partir le ferry fait toujours partie de nos distractions favorites.

Aujourd’hui, nous avons décidé de nous rendre sur la falaise qui domine le port, là où se trouve la Chapelle du Bon secours. C’était la première fois que nous nous rendions là-haut. On avait repéré une route qui montait juste après le terminal du ferry. Nous l’avons empruntée une dizaine de minutes avant le départ du ferry à dix-huit heures. La route montait bien, mais ne tournait pas dans la bonne direction. Nous avons pris la première route qui tournait sur la droite pour reprendre la bonne direction. Mais nous nous sommes perdus. Et impossible de distinguer le clocher de la chapelle qui paraît pourtant si haute d’en bas.

Finalement, nous avons retrouvé notre chemin grâce au sens de l’orientation de mon père. Et tout à coup, la chapelle est apparue devant nous, nous étions en haut de la falaise. Il était dix-huit heures passées, mais le ferry était toujours à quai. Cela faisait une drôle d’impression de le voir d’en haut. Il paraissait différent. Nous avons aussi distingué un autre navire stationné tout contre lui.

- Ce doit être le bateau ravitailleur, a dit mon père.

Une voix a parlé dans un micro sur le ferry et j’ai compris “opération de pompage”. Mon père avait raison. Quelques minutes plus tard, le bateau ravitailleur a bougé et s’est éloigné du ferry pour quitter le port. Nous l’avons alors vu en entier. C’était un bateau bleu.

Alors que le bateau ravitailleur était déjà sorti du port, le ferry a donné son fameux coup de sirène. Il a sonné plus longtemps que d’habitude, puis une nouvelle fois quelques instants plus tard. Nous avons compris qu’il demandait aux bateaux, qui voulaient s’engager dans le port, de renoncer. Il s’est alors doucement éloigné du quai. Nous l’avons regardé partir et je m’imaginais en partance pour l’Angleterre, dans quelques années, avec mon mari et mes trois filles.

LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE

Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire.

Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel.

Bien sûr, vos commentaires sont les bienvenus!

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Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en août 2011.

LA CUEILLETTE DES MÛRES Hier après-midi, nous avons emmené Micaela faire une balade au Poney club de Lanvéron. C’est un endroit très sympa. Les enfants étaient quatre à monter. Nous avons suivi Micaela, qui montait Douchka, et les autre enfants dans leur promenade. Au détour d’un champ, nous avons longé une rangée de mûres énormes! On en a goûté quelques unes au passage. Et tout ça nous a donné l’idée d’en rechercher autour de notre gîte. J’ai demandé à Christine, notre propriétaire, si elle pouvait nous indiquer un bon coin pour la cueillette.

— Bien sûr, descends vers le ruisseau. Tu trouveras des mûres, m’a-t-elle dit.

Cet après-midi, nous sommes donc partis tous les cinq vers le ruisseau. Pour l’atteindre, nous sommes entrés dans les bois. Les deux grandes filles ont chacune trouvé un bâton pour «jouer à la vieille dame» comme dit Micaela. Felicia n’était pas très rassurée. Elle nous a reparlé du renard. Puis nous avons trouvé le ruisseau et pas très loin des mûres. Mon père et moi avons commencé la cueillette en faisant attention aux épines. Lisa me piquait une mûre sur deux. Les vieilles dames étaient parties jouer au bord du ruisseau.

— Il y en a moins qu’hier au poney, a soupiré mon père. Il n’y a pas assez de soleil ici. Ce n’est pas avec ça qu’on va faire une tarte.

— Maman, c’est quoi le truc bleu qu’on voit là-bas derrière les arbres? a crié Micaela.

— Je ne sais pas. On va aller voir!

C’est ainsi que nous avons découvert au bord du ruisseau un massif de magnifiques hortensias bleus. Ils étaient si beaux qu’ils en étaient presque irréels.

— C’est trop beau ici, s’est écriée Felicia.

On a découvert d’autres ronces, mais pas beaucoup de mûres. Nous avons décidé de remonter. Nous étions encore dans les bois quand nous nous avons aperçu sur le chemin plus haut un magnifique chien blanc qui venait à nôtre rencontre. Il faisait si sombre qu’on ne voyait que lui et il était si beau que les filles n’ont pas songé à avoir peur.

— C’est Valuka, la chienne de Jean-Marie, ai-je dit.

— C’est qui Jean-Marie? a demandé Micaela.

— Le fils de Christine.

Jean-Marie est apparu et nous a fait signe de loin.

En retournant au gîte, mon père a eu l’inspiration de rentrer dans un champ. Nous avons trouvé des mûres magnifiques, belles, grosses et goûteuses. Nous avons cueilli presque deux kilos! Et alors que j’écris ces lignes mon père fait de la confiture! ça sent bon dans la maison.

LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE

Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire.

Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel.

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Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en mars 2011.

LE CRISTAL DE SEL

Aujourd’hui, jeudi, ma matinée de liberté s’est terminée en apothéose. Laurie n’avait pas d’engagement pour l’après-midi et au lieu de rentrer pour midi, j’ai pu aller déjeuner au restaurant avec mon mari.

Nous avions choisi d’aller dans un restaurant à quelques minutes à pied de son travail. J’avais lu une très bonne critique dans Télérama Sortir.

J’ai bien aimé l’ambiance du restaurant dès que j’ai passé la porte d’entrée, une salle claire, des tables métalliques. Nous avons été accueillis très gentiment. La salle était encore peu remplie et nous avons pu nous installer où nous le souhaitions. De ma place, je pouvais apercevoir le chef en cuisine. Nous avons étudié la carte, en fait les tableaux noirs suspendus au mur. Un plat a tout de suite retenu mon attention.

— Qu’est-ce qui te fait envie ? a demandé mon mari.

— Les ravioles de langoustines.

— Moi aussi. Et la tarte au chocolat en dessert ?

— Oui !

Nous parlions déjà du dessert, car une mention sur le menu précisait qu’il fallait la commander en début de repas. Le serveur est venu nous voir. Il nous a expliqué la carte et nous a présenté l’entrée et le plat du jour.

— Dans notre formule du midi, nous souhaitons mettre en avant certains produits. Par exemple, en entrée, l’assiette de charcuterie de l’Est de la France.

— Nous avons choisi à la carte.

— Je vous écoute.

Ah, les ravioles de langoustines, embeurrée de chou, sauce à la nage avec une pointe de pistou ! Quel délice ! C’était comme faire un voyage inattendu au pays des saveurs. Le plat était doux, savoureux, inoubliable ! Et puis dans mon esprit se superposait à ces sensations le bleu de la mer à l’Ile-Tudy auquel est attaché le mot « langoustine ».

Le voyage s’est terminé par la tarte au chocolat, un disque de chocolat formé d’une couche de chocolat du Venezuela et d’une autre de chocolat d’Equateur, entouré d’un mince cercle de pâte sablée. Nos yeux ont été surpris par cette illusion de tarte, mais nos papilles n’ont pas été déçues. Je rêve déjà de notre prochain déjeuner dans ce restaurant.

LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE

Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire.

Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel.

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icon for podbean  Standard Podcasts [03:56m]: Play Now | Play in Popup | Download | Embeddable Player | Hits (3542)

La semaine prochaine, je serai en Bretagne (pour 15 jours). Je ne suis pas certaine d'avoir accès à Internet. Donc, la semaine prochaine, je vous propose la rediffusion d'anciens épisodes qui ont en commun la couleur bleue.

Quelques fois le matin, il m’arrive de rejoindre Caroline au café après avoir accompagné les filles à l’école. Pendant que Caroline boit son café et que je bois mon quart Vittel, nos deux petites filles jouent ensemble autour de leurs poussettes. Les cafés sont redevenus fréquentables, enfin pour nous, depuis la loi antitabac. Mais celui-ci, qui n’a pas dû être refait depuis trente ans, il faut vraiment être motivé pour s’y rendre. C’est bien parce qu’il est situé à côté de l’école, car, on ne s’y rend pas pour le cadre.

Ce matin, je disais à Caroline que je devais terminer ma compta avant la fin de la semaine.

— ça passe trop vite une année.

— Mais pourquoi ne la fais-tu pas... au fur et à mesure.

— Au fur et à mesure.

Nous avions dit ça en même temps, « au fur et à mesure », et alors Caroline me dit :

— Chips personnelle verrouillée, tu n’as pas le droit de parler tant que je n’ai pas dit ton prénom.

— Pardon ?

— Chips personnelle verrouillée !

— Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

— Tu ne connais pas ? Mathilde n’arrête pas de dire ça. En fait, quand on dit la même chose que quelqu’un d’autre au même moment, on doit le plus vite possible dire « Chips personnelle verrouillée » et l’autre n’a pas le droit de parler tant que la première n’a pas dit son prénom.

— Mais ça ne veut rien dire !

— Oui, je sais.

— Donc, en ce moment, je n’ai pas le droit de parler ?

— Non, il faut que je dise ton prénom. Allez, je suis sympa : « Laetitia ». On s’est regardé et puis on a vérifié que personne ne nous prêtait attention.

— Bon, on ne dit pas à Mathilde qu’on joue à Chips personnelle, d’accord? ai-je dit en rigolant.

Au sommaire de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)

REPERES : des explications sur le texte

3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE passé composé / imparfait.

« Ce matin, je disais à Caroline que je devais terminer ma compta avant la fin de la semaine. » Dans cette phrase, j’ai utilisé l’imparfait pour le premier verbe.

La phrase change-t-elle de sens si on écrit « Ce matin, j’ai dit à Caroline que je devais terminer ma compta avant la fin de la semaine » ?

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icon for podbean  Standard Podcasts [03:59m]: Play Now | Play in Popup | Download | Embeddable Player | Hits (4557)

Ce matin, en rentrant de nos courses à la Biocoop, nous avons croisé Jacques. Les filles, ravies de cette diversion, en ont profité pour jouer à cache-cache.

— Tu vas bien, m’a demandé Jacques.

Je n’avais pas encore répondu à la question qu’est apparue la dame au bonnet (vous vous souvenez de la dame au bonnet ?)

— Ah, comme c’est mignon tout ce petit monde. Tout le monde va bien ? Oh, vous allez l’air un peu palote, m’a-t-elle dit en penchant la tête avec inquiétude.

La dame partie, Jacques et moi avons bien ri.

— J’ai eu de la chance qu’elle ne dise pas « mon petit lapin », ai-je commenté.

— Oui. Tiens, je suis en train de lire ce livre que tu m’as recommandé. Je l’ai emprunté à la bibliothèque.

— Ah, oui. Lequel ?

— 1Q84. C’est vraiment un livre bizarre. Il t’a tant plu que ça ?

— Non, j’étais juste curieuse de le lire.

— Tu m’as dit que c’était un bon auteur. Moi, j’ai l’impression que tous les romans japonais sont des romans fantastiques, il y a toujours des mondes parallèles, des êtres étranges et parfois deux lunes !

— En fait, je n’ai pas trop aimé ce livre. J’ai préféré un autre roman de lui que j’avais lu l’année dernière. Mais ce n’est pas vrai que les romans japonais sont tous fantastiques. Par exemple, dans « Les années douces » de Hiromi Kawakami, il n’y a rien de fantastique.

Nous nous sommes séparés quelques minutes plus tard. Cet après-midi, une fois les filles couchées, j’ai lu quelques pages du dernier roman de Hiromi Kawakami. Je l’avais reçu la veille. J’étais impatiente de plonger dans ce nouveau livre. Et ce midi, j’ai découvert que l’héroïne tranquille du roman voyait des sortes de fantômes. Jacques aurait-il raison ?

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REPERES :  des explications sur le texte

3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai français

UN PEU DE GRAMMAIRE : le pronom "en"

« Les filles, ravies de cette diversion, en ont profité pour jouer à cache-cache. » A quoi se rapporte le « en » dans cette phrase ?

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icon for podbean  Standard Podcasts [02:44m]: Play Now | Play in Popup | Download | Embeddable Player | Hits (3647)

Mon mari a enchaîné sa semaine de vacances, euh, je veux dire de stage, avec un voyage à Zurich. Il est très rare qu’il s’absente et voilà qu’en quelques jours il s’est transformé en business man international. Il est parti pour Zurich hier soir et rentrera ce soir.

Hier soir, j’ai donc programmé mon téléphone portable pour qu’il me réveille. J’ai fait cela toute la semaine dernière. Mais je ne sais pas ce que j’ai fait, j’ai dû me tromper, car le téléphone n’a jamais sonné.

Ce matin, j’ai été réveillée par les petites voix de Micaela et Felicia qui se racontaient leurs histoires.

— Ah, elles sont déjà réveillées, ai-je pensé dans un demi-sommeil.

Puis, j’ai regardé l’heure.

— 7 h 52. Hein, 7 h 52 ? 7 h 52 !!

J’ai couru dans la chambre des filles. Micaela était habillée. Felicia était encore en pyjamas.

— Les filles, on est super en retard, je ne me suis pas réveillée. Felicia, tu fais un effort s’il te plaît et tu t’habilles. Je vais appeler Caroline pour voir si elle peut vous emmener.

Impossible de joindre Caroline. Je me suis calmée pour réfléchir. Il restait des cookies et de la pâte de dattes que nous pourrions manger en route. Euh, on était mardi donc le jour de la garderie pour Lisa. J’ai filé dans la cuisine prendre le déjeuner de Lisa.

Les filles sont arrivées pour le petit-déjeuner.

— Maman, j’ai envie d’une tartine grillée ! a gémi Micaela.

— Non, pas ce matin. On est super en retard. Je vais vous coiffer et pendant que je m’occuperai de Lisa vous mettrez vos manteaux.

Je suis allée réveiller Lisa qui dormait profondément (mais pourquoi ne dort-elle pas comme ça le week-end ?) et tout s’est bien passé.

A 8 h 16, nous étions dehors et nous partions pour l’école la bouche pleine de cookies. En fait, nous n’étions pas si en retard que ça !

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REPERES des explications sur le texte

3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai français

UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison

« Ce matin, j’ai été réveillée par les petites voix de Micaela et Felicia ». Je vous propose de conjuguer le verbe de cette phrase à toutes les autres personnes (tu, il, elle, nous, vous, ils, elles).

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Le podcast s'absente pour une semaine! Prochain épisode le mardi 10 avril 2012.

Ce matin, Lisa et moi sommes allées au commissariat de police. Rien de grave, c’est au commissariat que l’on fait faire les procurations pour les élections. Je ne serai pas là pour le premier tour, le 22 avril. C’est vrai que l’élection présidentielle approche. Je vous en avais davantage parlé, il y a cinq ans. En y réfléchissant, c’était sans doute parce qu’il y avait une femme qui avait de bonnes chances d’être présidente, Ségolène Royal. Et puis, il s’est passé tant de choses ces derniers mois, notamment l’affaire DSK. Oh là là! Je me demande si nous saurons un jour toute la vérité sur cette affaire. Il a fallu que je m’habitue à François Hollande. Et finalement, ça va. Notre président actuel nous a fait tellement de mal, il est si déprimant, on en oublie notre joie de vivre. Nous ne sommes plus que des pions dans une usine mondiale. Imaginez-vous qu’il veut faire un référendum pour que les chômeurs ne puissent pas refuser une offre d’emploi qui leur est proposée. C’est typique de lui, désigner des coupables, des paresseux qui ne veulent pas travailler, etc. Il a fait tant de mal à la justice, à l’école et j’en passe. Non, mais, a-t-on le droit de faire des économies sur l’éducation ? Et la récente affaire du terroriste de Toulouse tombe à pic pour faire trembler tout le monde.

Non, il est temps d’insuffler un nouveau souffle à notre softpower! Allez, je vais y croire. Vous savez ce qui me remonte le moral quand je vois la France trop grise ? L’émission « Carnets de campagne », sur France Inter, à la radio. Elle ne dure qu’un quart d’heure tous les jours de la semaine, mais cela suffit au journaliste Philippe Bertrand pour prouver que « des décisions locales modifient et améliorent notre vie partout en France ». Cette semaine, c’est le Jura qui est à l’honneur. Vous pouvez podcaster l’émission. http://www.franceinter.fr/emission-carnets-de-campagne-0

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REPERES des explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai Français  UN PEU DE GRAMMAIRE questions

Imaginons que, vous et moi, nous ayons une discussion. Vous me tutoyez, bien sûr. Certaines phrases du texte deviennent des réponses à vos questions. Ecrivez les questions dont voici les réponses.

— Ce matin, Lisa et moi sommes allées au commissariat de police.

— Je ne serai pas là pour le premier tour.

— J’écoute l’émission « Carnets de campagne », sur France Inter, à la radio.

— Elle ne dure qu’un quart d’heure tous les jours de la semaine.

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icon for podbean  Standard Podcasts [03:47m]: Play Now | Play in Popup | Download | Embeddable Player | Hits (6351)

Ce matin, nous n’avons pas fait nos traditionnelles courses à la Biocoop. J’avais pris rendez-vous hier chez le docteur pour Felicia qui tousse de plus en plus. Je ne suis pas arrivée à endiguer cette toux par mes recettes homéopathiques habituelles. Il faut dire que c’est impressionnant le nombre d’enfants qui toussent dans sa classe. C’est peut-être dû à l’exceptionnelle douceur qui règne en ce moment, nos copains les virus se sentent à leur aise. Donc, ce midi nous n’avons pas pu manger nos traditionnelles saucisses de volaille du mercredi que nous achetons à la Biocoop. J’ai préparé des blancs de poulet et des petits pois au jus. Les petits pois étaient en train de chauffer dans une casserole quand Micaela est arrivée.

— Oh, c’est quoi ce bruit ? On dirait... on dirait un bruit de pluie.

— Un bruit de pluie, oh, comme c’est poétique ! Non, c’est le bruit des petits pois qui chauffent dans leur jus. Regarde !

Un peu plus tard, au moment de se coucher pour la sieste, Felicia a eu une petite quinte de toux.

— Ça va, ma Felicia ? Tu n’as pas trop mal à la gorge quand tu tousses ?

— J’ai un peu mal, oui. J’ai mal comme ça.

Felicia me montrait sa main, placée verticalement, les doigts serrés, devant elle.

— Je ne comprends pas.

— Ça me fait mal comme ça, comme ma main, en rectangle.

— Ah, et quand ça fait moins mal, c’est comment ?

— Comme ça.

La main de Felicia a légèrement pivoté vers elle, comme un avion qui entame une descente.

— Ah, oui, ce n’est pas pareil.

Ce soir, quand mon mari m’a demandé si j’avais passé une bonne journée, je lui ai montré ma main.

— Oui, comme ça parce que j’ai entendu le bruit de la pluie dans les petits pois !

Au sommaire de One thing in a French day PLUS : REPERES des explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE place de l’adjectif

« l’exceptionnelle douceur »

« nos traditionnelles saucisses de volaille »

Par deux fois dans ce texte des adjectifs épithètes donnant une caractérisation sont placés non pas après le nom, mais après. Pourtant, nous avons tous les éléments pour dire que ces adjectifs devraient être placés après le nom : ils donnent une caractérisation, ils ont plus de trois syllabes. Il y a une explication pour chacun d’eux.

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Ce matin, en rentrant d’avoir accompagné les filles, j’ai croisé mon voisin Jacques. Nous avons discuté cinq minutes, au soleil, dans la résidence. Jacques m’a raconté son week-end en Normandie dans un gîte pour une fête de famille. Ils étaient trente-deux petits et grands. Les adultes s’étaient réparti les repas et Jacques avait préparé son célèbre bœuf à l’écarlate ou pickelfleisch, une recette de la cuisine juive d’Alsace.

— Et toi, ça va ? m’a-t-il demandé. J’espère que tu prends du temps pour toi. Je sais par expérience que les petits derniers ont tendance à accaparer leur maman.

— Oh, ne t’inquiète pas ! En ce moment, je n’arrête pas ! lui ai-je répondu en rigolant. Tu veux connaître mon emploi du temps de ces dix derniers jours ?

— Vas-y, je t’écoute. Je sais déjà où tu étais mardi soir.

— C’est vrai. Je commence par vendredi de la semaine dernière. Vendredi soir, j’étais au Louvre avec trois copines pour l’atelier « Photographier le Louvre » ; dimanche matin, je suis allée à la piscine avec Caroline ; mardi soir, je suis allée au Balzac avec Pietro et toi voir « Les espions » ; jeudi soir, je suis allée au hammam et au restaurant avec une copine ; vendredi soir, je suis allée au cinéma voir un super film argentin ; samedi, j’ai vu Natasha pour travailler ; dimanche matin, je suis retournée à la piscine avec Caroline et, demain soir, je retourne au cinéma voir un film égyptien.

— Mais tu n’arrêtes pas ! C’est indigne ! s’est exclamé Jacques en riant.

— Oui, mais en fait, je me prépare pour la semaine prochaine. Pietro sera absent toute la semaine, il part en stage à Martigues.

— A Martigues !

— Oui, tu te rends compte, au bord de la mer, à côté de Marseille et en plus il y a une piscine dans l’hôtel. Je lui ai dit « C’est quoi ce stage ? Il est vraiment nécessaire ? Cela ressemble à des vacances déguisées ».

Nous nous sommes quittés. Et si toute cette agitation c’était tout simplement le printemps ?

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REPERES des explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE poser une question. « C’est quoi ce stage ? Il est vraiment nécessaire ? » A l’oral, dans le langage courant, nous ne formulons pas toujours les questions correctement. Corrigez mes questions !

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icon for podbean  Standard Podcasts [03:19m]: Play Now | Play in Popup | Download | Embeddable Player | Hits (3862)

Ce matin, j’ai croisé Caroline dans la rue en rentrant des courses. Nous avons rejoint la résidence ensemble. Nous allions entrer quand un vieux monsieur avec une canne, tout de gris vêtu, s’est adressé à nous.

— Excusez-moi Mesdames, pourriez-vous m’indiquer l’église Saint-Marc des bruyères, s’il vous plaît ?

— Oui, bien sûr, a répondu Caroline. Le plus simple est que vous entriez avec nous et que vous traversiez la résidence, l’église est en face de l’autre sortie.

Nous l’avons fait entrer avec nous. Le monsieur nous a remerciées avant de dire :

— J’espère que je retrouverai ma voiture... Par où dois-je aller ?

— Vous allez tout droit, vous pourrez sortir par l’autre porte.

— Vous passez à gauche du bâtiment, ai-je ajouté.

Nous avons repris notre discussion. Puis, nous avons aperçu le monsieur qui nous faisait signe avec sa canne : il ne semblait pas savoir s’il devait passer par la gauche ou par la droite.

Nous avons fait des grands signes lui indiquant la gauche.

Nous avons pu reprendre notre discussion sur le film The Artist. Caroline ne l’a pas encore vu, je l’ai vu avant la Toussaint.

— Comment as-tu trouvé Jean Dujardin ? m’a-t-elle demandé.

— Excellent, il nous faisait totalement oublier que nous étions dans un film muet. L’actrice Bérénice Béjo m’a bien plu aussi. Tu ne trouves pas que la jeune fille qui est apprentie à la pharmacie lui ressemble?

— Laquelle ?

— Celle qui a les cheveux courts.

— Non, je ne vois pas de laquelle tu parles. En fait, je n’y vais pas souvent dans cette pharmacie.

— Excusez-moi Mesdames (c’était le vieux monsieur qui arrivait par la droite du bâtiment, il avait fait un tour complet), je n’ai pas réussi à sortir. J’ai appuyé sur un bouton, mais la porte ne s’ouvre pas.

Nous l’avons accompagné, il avait appuyé sur le bouton de la lumière alors que se trouvait juste à côté le bouton avec un autocollant « porte » collé dessus.

— Il n’a pas dit qu’il conduisait ? ai-je demandé à Caroline.

— Oui, ça fait peur.

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REPERES explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai français UN PEU DE GRAMMAIRE le plus simple. « Le plus simple est que vous entriez avec nous et que vous traversiez la résidence, l’église est en face de l’autre sortie. » Jouons avec cette phrase. Nous allons garder le début « Le plus simple », mais nous allons changer la suite. Voici les éléments que je vous propose pour deux nouvelles phrases.

— Le plus simple pour aller à Paris est que tu (prendre) un billet de train à la gare et que tu (monte) dans un train.

— Le plus simple est que je (aller) chercher les filles à l’école et que tu nous (rejoindre) à la maison.

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