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Allez, j’espère que ce titre ne vous fait pas peur! Vous savez que Marcel Proust est un auteurs que j’aime beaucoup et que je relis souvent entre deux autres livres. Je l’ai découvert tardivement parce que je ne l’ai pas étudié au lycée et parce qu’il a la réputation d’écrire des phrases à rallonge où l’on perd rapidement le fil. J’ai tout naturellement pensé que ce n’était pas un auteur pour moi. Mais, en fait, je l’adore! Je l’ai découvert grâce l’adaptation en bande dessinée qu’en a fait Stéphane Heuet.

Quand je lis “A la recherche du temps perdu”, le soir, j’ai une petite habitude de lecture. Je m’arrête toujours sur une phrase qui me plaît particulièrement. Je la relis plusieurs fois et j’éteins la lumière. Dans le noir, j’y pense encore, je m’en émerveille et finalement je m’endors sans m’en rendre compte.

En ce moment, je relis le tome II, “A l’ombre des jeunes filles en fleurs” (le titre est déjà tellement beau, je trouve).

Hier soir, j’ai arrêté ma lecture, page 330 de l’édition Folio Classique. Voici quelle était la phrase qui a retenu mon attention.

- C’est tout de même effrayant, le monde, me dit Saint-Loup à l’oreille. Préférer Racine à Victor, c’est quand même quelque chose d’énorme!” Il était sincèrement attristé des paroles de son oncle, mais le plaisir de dire “quand même” et surtout “énorme” le consolait.

Cette phrase me fait tellement penser aux personnes qui ont des tics de langage et si vous saviez combien “énorme” fait un retour en force depuis quelques temps!

A propos, “Victor” dans cette phrase fait référence à Victor Hugo!