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Il faut que vous le sachiez, mon boucher est une star. Il a été élu meilleur boucher de Paris en 2003 par le fameux magazine l’Express et il fournit nombre de grands restaurants parisiens. Il édite chaque année un calendrier où il pose nu un peu à la manière des sportifs sauf que lui se cache derrière une casserole où un tablier.
Avec le succès, il a décidé d’ouvrir une autre boutique, cette fois dans Paris même et... il nous a abandonné, nous les fidèles de sa boutique en banlieue.

Bon, je continue à y aller parce que la viande est vraiment, mais vraiment, délicieuse, mais ce n’est plus comme avant.

Lui était souriant, toujours poli, aimable, avec son chapeau noir sur la tête, les yeux pétillants. Je lui ai d’ailleurs donné le surnom de “Chapeau”. Je ne dis pas “je vais chez le boucher”, je dis “je vais chez Chapeau”.

Le monsieur qui le remplace est tout son contraire. C’est un type qui vous dit à peine bonjour, la tête baissée dans son tablier, qui vous regarde de travers parce que ne prenez qu’un steak haché et fait tout un tralala à la bonne femme snob et hautaine qui prend une côte de bœuf.
Et puis, il a un problème avec la découpe de la viande. Chaque semaine, je prends du foie de veau. Je demande au boucher une tranche de 150g. Et bien, je n’ai jamais 150g, mais quasi systématiquement 190-200g.
Alors, aujourd’hui, j’ai décidé de changer de tactique et je lui ai demandé “une petite tranche de foie de veau”.
Vous savez combien pesait la tranche? 120 grammes! Oh là là, il faut que “Chapeau” revienne ou je n’aurai bientôt plus envie de marcher 30 minutes pour me rendre à sa boutique.