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Aujourd’hui, c’était l’anniversaire du premier débarquement allié de 1942 à Dieppe. Il y a depuis plusieurs jours des drapeaux canadiens partout dans la ville. Sur la grande pelouse de Dieppe, qui longe tout le bord de mer, un campement de tentes vert foncé était installé. Une grande partie de la pelouse est occupée en ce moment par une immense fête foraine. Le campement militaire placé un peu plus loin donne une drôle d’ambiance. Nous y sommes passés ce matin car l’année dernière quand nous avions voulu nous y rendre, les tentes avaient déjà disparu. Il y avait des tentes et quelques véhicules militaires soigneusement entretenus par leur propriétaires en tenue de soldat d’époque. Une jeune femme était habillée comme dans les années quarante, une grosse marguerite à la main ; elle était assise sur un banc et souriait doucement les yeux dans le vide. Une autre dans le même style de tenue se promenait entre les touristes. Les propriétaires-soldats parlaient fièrement de leurs véhicules, de leur souvenirs de gamin, soulevaient le capot d’une jeep pour montrer le moteur à un autre passionné. L’ambulance est le véhicule qui a le plus intrigué ma grande fille. - Il y a quelqu’un de malade dedans? - Non, c’est pour faire semblant. Une femme, elle-même en tenue de soldat, et marchant avec des béquilles d’époque et une jambe dans le plâtre est alors passée devant nous. C’était visiblement une mise en scène, mais cela intriguait ma fille. Je crois qu’elle ne comprenait rien à ce qu’elle voyait. J’étais aussi intriguée, c’était comme si j’étais au cœur d’une exposition qui n’en était pas vraiment une. Mon père nous alors raconté ses souvenirs de la Jeep laissée par les soldats américains qu’il conduisait pour ramener le câble qui servait à treuiller les planeurs sur l’aéroport de Périgueux. Nous avons pris quelques photos et nous avons quitté le campement. Nous avons continué notre promenade. Au milieu de la foule des promeneurs, de temps en temps, il y avait des jeunes hommes habillés en soldats de 1942 qui passaient. Puis quelques officiers qui parlaient français ou anglais. C’était extrêmement étrange, comme si on avait superposé deux images et que les  deux époques se retrouvaient dans la même dimension. La quatrième, peut-être!

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