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Ah, le temps commence à se lever! Il y a toujours du vent, mais il fait nettement meilleur et surtout il ne pleut plus. Une commerçante m’a dit qu’il faisait mauvais ces derniers jours parce que c’étaient les grandes marées. Hier, le départ du ferry dans les vagues qui faisaient rage était impressionnant. Comme vous pouvez le constater, regarder partir le ferry fait toujours partie de nos distractions favorites. Aujourd’hui, nous avons décidé de nous rendre sur la falaise qui domine le port, là où se trouve la Chapelle du Bon secours. C’était la première fois que nous nous rendions là-haut. On avait repéré une route qui montait juste après le terminal du ferry. Nous l’avons empruntée une dizaine de minutes avant le départ du ferry à dix-huit heures. La route montait bien, mais ne tournait pas dans la bonne direction. Nous avons pris la première route qui tournait sur la droite pour reprendre la bonne direction. Mais nous nous sommes perdus. Et impossible de distinguer le clocher de la chapelle qui paraît pourtant si haute d’en bas. Finalement, nous avons retrouvé notre chemin grâce au sens de l’orientation de mon père. Et tout à coup, la chapelle est apparue devant nous, nous étions en haut de la falaise. Il était dix-huit heures passées, mais le ferry était toujours à quai. Cela faisait une drôle d’impression de le voir d’en haut. Il paraissait différent. Nous avons aussi distingué un autre navire stationné tout contre lui. - Ce doit être le bateau ravitailleur, a dit mon père. Une voix a parlé dans un micro sur le ferry et j’ai compris “opération de pompage”. Mon père avait raison. Quelques minutes plus tard, le bateau ravitailleur a bougé et s’est éloigné du ferry pour quitter le port. Nous l’avons alors vu en entier. C’était un bateau bleu. Alors que le bateau ravitailleur était déjà sorti du port, le ferry a donné son fameux coup de sirène. Il a sonné plus longtemps que d’habitude, puis une nouvelle fois quelques instants plus tard. Nous avons compris qu’il demandait aux bateaux qui voulaient s’engager dans le port de renoncer. Il s’est alors doucement éloigné du quai. Nous l’avons regardé partir et je m’imaginais en partance pour l’Angleterre, dans quelques années, avec mon mari et mes trois filles.

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