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Je lis régulièrement le blog de Hervé Bizeul qui est vigneron à Vingrau dans le Roussillon et qui fait partager grâce à Internet sa vie de vigneron et beaucoup plus que ça. Les amateurs de vin, de cuisine et de belle écriture se régaleront de ses billets.
Car en plus d’être extrêmement sympathique (j’ai toujours l’impression de lire la lettre d’un ami quand je le lis) et toujours intéressant, Hervé Bizeul a une belle plume. Je suis toujours épatée par sa capacité à transmettre ses émotions sur son vin ou celui d’autres vignerons qu’il admire, mais aussi par exemple un paysage, ou une tâche de son travail. Cela me touche peut-être plus que les descriptions des vins (que j’adore, surtout que je suis en manque, entre mes deux grossesses et mes deux allaitements, cela fait bientôt trois ans que je ne bois pas de vin).
Récemment, Hervé Bizeul a écrit un billet sur la taille des vignes que j’ai trouvé magnifique. Il commence son billet par l’évocation d’une belle photo qu’il a manqué alors qu’il rentrait en voiture : un homme, seul, au milieu d’une parcelle de vignes. Je le cite “debout, pensif, fier du travail réalisé, mais aussi un peu effrayé par l’étendue de celui qui restait à faire, il illustrait merveilleusement tout ce que cette tâche a d’épuisant, de répétitif, de dur”. Il explique ensuite pourquoi ce travail de la vigne est plus complexe qu’on ne peut l’imaginer au départ. La fin du billet évoque les “cycles invisibles” de la vigne : Hervé Bizeul nous confie presque un secret et un de ces secrets qui même ici à Paris rend la journée plus belle.
J’avais envie de lui dire que ce qu’il avait écrit était très beau en faisant un commentaire sur son site. Mais, moi, je ne suis pas aussi douée que lui pour m’exprimer.
Alors, j’ai pensé qu’un moyen de lui dire était de vous parler de son blog ; peut-être que parmi vous, chers auditeurs, il y a des amateurs de vin qui seraient ravis de découvrir ce vigneron aux vins si particuliers et à la si belle plume.