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Ce matin, le facteur des colis est passé pendant que j’étais sortie chercher Lisa à la garderie. Une voisine qui habite dans le même bâtiment que Caroline a pris le colis pour moi et a déposé un petit mot dans ma boîte aux lettres. Ce n’est pas la première fois que cette gentille vieille dame célibataire prend un colis pour moi. Mais c’est la première fois que je la revois depuis la fête des voisins. Vous vous souvenez de la fête des voisins ? Lorsque les personnes habitant un même immeuble ou une même rue se réunissent pour boire un verre et manger un petit quelque chose ensemble et ainsi mieux se connaître. La fête qui a eu lieu dans notre résidence était la première. Il y a quelques années, une dame de l’immeuble voisin organisait une fête dans son petit jardin, mais sa famille et elle ont déménagé. Pour cette fête, nous étions une vingtaine de voisins. J’ai parlé avec quelques voisins de mon escalier qui ont un bébé de cinq mois, une voisine voyageuse qui projette un voyage en Inde pour la fin de l’année et puis Mademoiselle M. qui a la gentillesse de prendre les colis quand les destinataires sont absents. Nous parlions de l’assemblée générale de la copropriété qui a toujours lieu un lundi. — J’ai téléphoné plusieurs fois au syndic pour que l’assemblée se tienne un autre jour de la semaine, mais ce n’est pas possible, c’est le lundi et pas un autre jour. C’est dommage, car le lundi je travaille et je ne peux pas y participer. — Vous travaillez ? , ai-je demandé à la vieille dame d’au moins soixante-quinze ans commençant déjà à élaborer tout un tas de scénarios dans ma tête. — Oui, je suis bénévole dans une association. — Puis-je être curieuse et vous demander en quoi consiste votre travail dans cette association ? — Je donne des cours d’alphabétisation, de connaissance et de culture du français. Enfin, je donnais des cours, car, depuis cette année, je m’occupe de l’organisation des cours. — Vous êtes passée chef ? — Oui, on peut dire ça. — Vous étiez professeur auparavant ? — Non, pas du tout. J’étais conseillère en économie sociale et familiale. — Je ne connais pas ce métier. — L’ancienne appellation était « monitrice en enseignement ménager ». — Monitrice en enseignement ménager ? — Oui, j’allais dans les familles pour leur apprendre à s’occuper de la maison, des enfants, cuisiner, faire les courses. Cela allait de la pose des tringles à rideaux, à la couture en passant par le choix d’une machine à laver. Je travaillais dans toutes les cités autour de Paris. J’étais impressionnée. Vous comprenez maintenant pourquoi elle est différente désormais à mes yeux.

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Nous sommes arrivés en Bretagne samedi. Comme chaque année, nous avons loué notre gîte à la Forêt-Fouesnant dans le Finistère Sud. Nous avons retrouvé les propriétaires du gîte, Christine et Jacques, la Mamie, notre chambre avec vue sur le hêtre roux, le coq qui chante le matin, les hirondelles voltigeuses et au loin la mer. Cette arrivée en Bretagne m’a surprise. Il nous a fallu sept heures de voyage, mais ce n’était presque pas assez pour réaliser que les vacances étaient là. La veille encore nous étions chez nous, les filles étaient allées à l’école, je croisais les mêmes personnes dans la rue.

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