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Hier soir, mon mari a croisé notre voisin Jacques en rentrant du bureau.

— Jacques a une place pour un concert de Jean-François Zygel demain soir à la salle Gaveau. Il voudrait savoir si ça t’intéresse de l’accompagner, m’a-t-il dit en rentrant à la maison.

J’étais en train de me préparer pour aller à mon cours de danse.

— Ah, oui ! ça m’intéresse ! C’est bon pour toi ?

— Bien sûr.

— Alors, je vais lui envoyer un SMS.

Ce soir, mon mari est rentré hyper tôt du bureau pour que je puisse aller au concert qui commençait à dix-huit heures. Je devais rejoindre Jacques sur place. A dix-sept heures vingt-cinq j’étais dans le train pour Saint-Lazare et moins de dix minutes plus tard, j’étais rue de la Pépinière. J’avais largement le temps d’aller à pied jusqu’à la salle Gaveau. Je me suis dirigée vers Saint-Augustin. J’allais traverser la place quand je me suis rappelé qu’il y avait un magasin bio au début du boulevard Haussmann. J’ai regardé l’heure, je pouvais m’accorder un détour de cinq minutes. Dans ce magasin, je savais que je trouverais un produit que je cherchais depuis longtemps.

Les dernières semaines entre les otites, les grèves et les autres soucis, j’avais l’impression de vivre dans un tunnel. Et puis, il suffit d’une sortie, d’un produit qu’on trouve et de traverser la place Saint-Augustin, en direction de la salle Gaveau, pour retrouver le sourire.

Après la place Saint-Augustin, j’ai pris la rue de La Boétie (La Boétie était un écrivain, ami de Michel de Montaigne). C’est une grande avenue bordée d’imposants et austères immeubles de bureaux. Les trottoirs sont étroits. Je n’aime pas trop cette avenue, on ne s’y sent pas particulièrement à Paris, on pourrait être dans une autre ville. Et puis soudain, au loin, on aperçoit l’écriteau lumineux de la Salle Gaveau. Et dire que cette salle, qui est désormais classée, a failli devenir un parking.

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