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Ce matin, j’ai retrouvé Natasha et Trevor devant un centre Urssaf, rue Montmartre, à Paris. L’Urssaf est l’organisme chargé de collecter les cotisations qui financent le régime de la Sécurité sociale. Recevoir un courrier de l’Urssaf fait souvent trembler et entre les provisions, les régularisations, les échéanciers, les trimestres décalés par rapport à l’année en cours, les problèmes informatiques, les lettres avec des phrases mystérieuses, il y a de quoi s’y perdre. Nous étions justement venus demander des explications à propos d’un de ces courriers reçu par Natasha. La personne qui nous a reçus était vraiment très sympathique. Elle nous a rassurés sur le courrier, Natasha était bien à jour de ses cotisations, sans toutefois nous expliquer la raison de son envoi. Nous sommes sortis avec le sourire et beaucoup de soulagement. — Tu ne m’as pas dit que tu avais vu un magasin de chocolat par ici, Natasha ? Ai-je demandé à mon amie. — Oui, je suis très contente de les avoir retrouvés. Ils avaient un stand au Salon du chocolat. Je me souviens de leurs amandes enrobées de poudre de cacao... — Et si on allait voir ? Nous avons remonté la rue Montmartre jusqu’à la vitrine de A la mère de famille. Etudier toute la vitrine de cette confiserie nous a pris dix bonnes minutes. Il y avait tellement à voir, entre les chocolats, les pots de confitures, les calissons blancs ou aux fruits, les caramels aux fruits, les petites boîtes de bonbons métalliques. Trevor s’impatientait, finalement on est entré. Le magasin est un magasin à l’ancienne avec des meubles en bois, des miroirs, des présentoirs échappés des pages de Marcel Proust. Je n’ai jamais vu un magasin offrant un tel choix. Sur chaque meuble, il y avait mille choses à découvrir, par exemple sur le côté de l’un d’eux il y avait une collection de paquets de gaufrettes à des goûts très différents comme framboises, chicorée, vanille. Je ne savais plus où donner des yeux. Certains clients, des habitués, rentraient et disaient « je vais prendre trois cakes, s’il vous plaît » ou bien « il me faudrait 200 grammes de caramels aux fruits de la passion ». Une fois qu’on a choisi ce qu’il nous faut, une employée prépare le paquet pendant que vous vous rendez à la caisse où une personne cachée dans un petit placard vitré vous fait payer. Cela m’a rappelé Chez Augé la cave à Saint-Augustin. C’est le même style de magasin. J’étais intriguée par leurs caramels aux fruits, j’en ai donc acheté un paquet. J’ai goûté et je me suis tout de suite imposée de me limiter à un par jour... Pour faire durer le plaisir du fondant fruité de ces délicieux bonbons.

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