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— Qu’allez-vous choisir ? a demandé son voisin à Elisabeth.

— J’hésite entre la salade de jeunes pousses et les poireaux crayons.

— Prenez les poireaux !

— Mais, n’essaye pas de l’influencer ! est intervenu l’autre. J’ai bien compris que tu voulais goûter les poireaux dans son assiette.

Le ton était donné : la bonne humeur ! Et la soirée a continué ainsi, chacun dégustant et commentant son plat, puis rebondissant sur un sujet : le temps pourri, l’écologie, le réchauffement climatique, les réductions de personnel dans les entreprises, les changements forcés de postes et puis le vin délicieux que nous buvions. Le chef préparait derrière nous les différents plats et nous apportait nos assiettes au fur et à mesure. J’avais choisi la salade de jeunes pousses et ensuite l’assiette nordique avec son saumon sauvage, ses blinis faits maison et ses harengs marinés. Ghislaine m’a gentiment proposé de goûter son jarret de bœuf, ce que je n’ai pas refusé ! La viande fondait littéralement en bouche. Une vraie merveille !

A propos du temps pourri que nous avons en ce moment, Elisabeth nous a sorti une formule sur le ton d’une Sarah Bernhardt joyeusement fataliste, « Printemps pourri, été pourri ! ». Ce fut l’éclat de rire général.

En dessert, il y a eu à nouveau des consultations entre voisins, chacun hésitant entre la panna cotta au kiwi et le FF. J’ai choisi le Feuille à feuille (FF) crème Paris-Brest et la soirée s’est terminée sur cette douce note sucrée avant de retrouver dehors, dans la nuit, notre printemps pourri.

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