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Vous avez très nombreux à me faire parvenir des messages disant votre soutien, votre sympathie et votre révolte devant ce qui s’est passé à Paris ces derniers jours. Vous étiez Charlie comme vous me l’avez souvent écrit. Merci, ça fait du bien.
J’ai envie de vous raconter l’ambiance à Paris ces derniers jours.
Jeudi, Micaela est sortie de l’école en courant, suivie de sa sœur.
— Maman, on a parlé de l’attentat avec la maîtresse, pendant une heure ! m’a-t-elle dit surprise elle-même par cet événement incroyable dans sa journée d’écolière. Et on a fait la minute de silence. On était tous dans la cour, hein Felicia !
Vendredi, j’ai appris les prises d’otage en rentrant chez moi en début d’après-midi. Je n’ai pas compris tout de suite ce que j’entendais à la radio. De quoi parlait-on ? Où est-ce que ça avait lieu ? Et puis, tout à coup, tout était lié : la mort de la policière municipale, Charlie Hebdo et maintenant ces prises d’otages.
Samedi matin, on était un peu sonnés. Dix-sept morts. Je suis partie à la danse à Paris avec les filles. Il était question de ces événements partout, les gens ne parlaient que de ça dans le train, dans la rue. On voyait des « Je suis Charlie » sur les manteaux, les sacs ou encore affichés aux murs. Beaucoup de filles de la danse avaient prévu d’aller à la manifestation.
Pietro est venu chercher les filles à la fin de leur cours et je suis rentrée plus tard à la maison. Il y avait une atmosphère très étrange dans Paris, c’était un peu comme le calme après la tempête. J’ai traversé le marché de Barbès, tout était comme d’habitude au premier regard, mais l’ambiance était différente, moins bruyante, les visages étaient fermés et il se dégageait de tout ça de la force. On pouvait pressentir que quelque chose d’immense se préparait pour le lendemain.

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