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Dans la manifestation de dimanche, beaucoup de personnes brandissaient des pancartes avec écrit dessus : « Je suis Charlie, je suis policier, je suis juif, je suis musulman ». Les Français étaient solidaires, je me sentais solidaire aussi, nous étions des citoyens français avant tout. Et pour moi, il était clair qu’il n’y avait aucun amalgame imaginable entre les musulmans et les extrémistes.
Dès lundi matin, j’ai eu Jacques au téléphone. Il m’a raconté qu’il était allé à la manif, il m’a parlé du monde dans les rues, de l’ambiance sympathique. Caroline aussi y était allée avec son mari et ses filles. Ils n’avaient pas pu atteindre la place de la République, il y avait du monde partout. Plus tard, j’ai croisé Isabelle la maîtresse, elle aussi était allée à la manif. Elle m’a dit que tout le monde semblait plus ouvert, plus attentif à l’autre, disait pardon si on l’avait un peu bousculée. Elle n’avait pas reconnu les gens habituellement de mauvaise humeur. Tous ces témoignages montraient que quelque chose de très particulier avait eu lieu.
Et puis, le soir, j’entends à la radio les propos de Nicolas Sarkozy sur l’immigration. Il m’a donné mal au cœur, mais vraiment mal au cœur. C’est tout ce qu’il avait à nous offrir après ce que les Français avaient montré la veille ? N’avait-il donc rien compris ? Etait-il trop préoccupé à remonter à la première ligne du cortège des chefs d’État ? On n’en est plus là, on veut vivre ensemble dans notre république laïque, pas être montés les uns contre les autres à nouveau.
Hier, c’était le jour de sortie de Charlie Hebdo. Tous les points presse devant lesquels je suis passée avaient des affiches indiquant qu’il n’y avait plus de Charlie Hebdo. Mais, tout est pardonné, n’est-ce pas ?

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