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« Un voyage se passe de motifs. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage, mais bientôt c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait. » Voilà ce que j’ai lu hier soir, dans le livre de Nicolas Bouvier, ce célèbre écrivain voyageur Suisse que je découvre seulement maintenant. En réalité, cela faisait longtemps que j’avais entendu parler de lui, mais le moment n’était pas venu. Puis il a suffi d’un article dans Télérama, d’une commande de livres sur Internet à l’occasion des présents de Noël et hop ! j’ai commandé le très célèbre Usage du monde. Dès les premières lignes, j’ai été happée. Quel dépaysement ! Et puis lire ce livre fait résonner des souvenirs, ceux du voyage que j’ai fait à 18 ans à travers l’Europe, sur les pas de l’impératrice Sissi. Ce voyage m’a « faite » comme écrit Nicolas Bouvier et je crois que l’aventure qu’il a représentée a transformé ma façon de penser (avec l’école bien sûr), d’aborder la vie et que c’est ce passé toujours vivant quelque part qui est le socle de mes amitiés : Sylvie, Caroline, Natasha, Teresa, Gabriella, Michelle, Maryam, Jacques, Trevor, tous mes amis sont des personnes habitées par l’aventure. Ma fille, Micaela, aussi, et du haut de ses cinq ans, la sortie que nous avons faite cet après-midi à la Biocoop a pris des allures d’aventures lorsque ce monsieur, parlant anglais, a proposé en anglais à Micaela de peser ses pommes. Elle est restée silencieuse pendant cinq bonnes minutes ensuite à l’observer. Imaginez, ce monsieur parlait anglais. Quelque part, il y a l’Angleterre ! A Dieppe, on prend le ferry et on va en Angleterre. Ou encore, on prend ce train qui passe sous la mer. Tout ça avait l’air de se bousculer dans sa tête. Je crois qu’elle est impatiente de partir à l’aventure.

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