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Il y a quelques semaines, je croyais enfin tenir l’explication de l’intérêt très prononcé de ma petite Micaela pour les singes. En effet, en l’accompagnant jusqu’à sa classe j’avais remarqué sur le bureau de la maîtresse un livre avec un singe en couverture.
- Ah, c’est sans doute à cause de ce livre que Micaela me parle autant des singes! ai-je dit à la maîtresse.
- Non, je ne crois pas, me répondit-elle, car je n’ai reçu ce livre que ce matin.
- Ah. Cela doit venir d’autre chose alors.
- Ou bien c’est un goût personnel! me dit la maîtresse.
“Un goût personnel”, ça m’a bien plu comme explication.
Nous avons donc décidé, mon mari et moi, d’emmener Micaela voir de vrais singes et nous nous sommes rendus ce matin à la ménagerie du Jardin des plantes dans le cinquième arrondissement. C’est un endroit qui m’a bien plu. Il n’y avait pas la tristesse que l’on ressent parfois dans les zoos. Tous les habitants de la ménagerie avaient l’air bien chez eux. Enfin, ceux que nous avons pu croiser car notre visite a été rapide ; nous avions peu de temps. Nous avons passé une bonne demi-heure devant les ouran-outangs. Micaela était médusée, debout devant la vitre, la bouche ouverte, totalement absorbée par la comtemplation d’une maman oran-outang. Jusqu’à ce que son fiston fasse le clown avec un bidon d’eau, se déplaçant agilement de corde en corde.
- Oh, le singe, regardez! Regardez!
Sur le chemin de la sortie, nous avons vu des yaks, des chèvres des montagnes (très grandes, blanches au poil long, absolument majestueuses), des flamants roses et des wallabees. Nous reviendrons, c’est sûr.