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Learn French through authentic Parisian life - Native French podcast for intermediate & advanced learners
How do you enhance your French learning once you've outgrown textbooks? With curiosity, culture, and new obsessions!
One Thing In A French Day bridges the gap between classroom French and real conversational French as spoken in Paris. This podcast invites you into authentic Parisian daily life - unscripted, never simplified, yet accessible.
What makes this French podcast unique:
As one of the pioneering voices in podcast-based language learning since 2006, this show provides what's surprisingly hard to find: French that exists nowhere else. Not textbook French, not simplified YouTube French - but the natural French you only hear when you're actually there.
Learn French through:
- Genuine daily conversations from Paris life
- Enriching encounters
- Interviews with professionals and locals
- Meetings with students, creative runners, pastry chefs from Michelin-starred restaurants
- Natural vocabulary, grammar, and sentence structures in authentic context
- Topics spanning French culture, food, literature, language, contemporary Paris
For intermediate to advanced French learners ready to understand real spoken French.
Full transcripts, cultural notes & vocabulary at www.onethinginafrenchday.com
Episodes

Tuesday Nov 22, 2011
Dans le même train
Tuesday Nov 22, 2011
Tuesday Nov 22, 2011
Je suis allée à Paris cet après-midi, j’avais un rendez-vous de travail avec Natasha. Nous sommes en pleine préparation du prochain eBook de Cultivate your French. Et nous en avons profité pour tester un nouveau salon de thé, place du Palais Royal. Enfin, ce n’était pas vraiment comme nous l’avions imaginé. Mais si vous avez envie de faire une pause après avoir visité Le Louvre, c’est un endroit sympa pour boire un bon thé. En fait, il s’agissait plutôt d’une cafétéria spécialisée dans les thés. La bonne surprise a été de découvrir des cheese-cakes de chez Berko. Depuis le temps que Natasha m’en parle ! Ensuite, il y a vraiment une belle carte de thé. Enfin, j’aime beaucoup la proximité du Louvre, de la Comédie Française, des jardins du Palais Royal. Nous avons bien travaillé et j’ai quitté Natasha pour rentrer chez moi. J’étais un peu en avance alors je me suis arrêtée pour essayer une paire de bottines dans un magasin de chaussures à deux pas de Saint-Lazare. Oui, j’ai enfin trouvé les bonnes chaussures ! Youpi ! En arrivant dans la gare, j’ai vu que mon mari avait essayé de me joindre un peu plus tôt sur mon téléphone portable. Un train pour ma banlieue n’allait pas tarder à partir, je suis montée dedans. J’ai essayé d’appeler mon mari. Je me disais qu’il m’avait sans doute appelée pour me prévenir qu’il quittait le bureau et qu’il y avait beaucoup de chances qu’il soit aux environs de Saint-Lazare. Mon mari était sur messagerie. Il y a eu la sonnerie annonçant le départ du train et les portes se sont fermées. Peut-être mon mari était-il monté dans ce train-là. Je ne sais pas, quelque chose me disait que nous étions dans le même train. Mon téléphone a sonné. C’était lui.
Tu m’as appelé.
Oui, je suis à Saint-Lazare.
Oh, je suis déjà dans le train. Il vient juste de partir.
Dans le train de 36 ?
Oui.
Moi aussi !
Dans quelle voiture ?
La troisième. Et toi ?
La dernière. Je l’ai eu de justesse.
Tu sais, je savais qu’on était dans le même train.Mon mari a ri doucement.
On se retrouve à l’arrivée, alors.
Oui, bon voyage !
One thing in a French day PLUS.
Découvrez ci-dessous les rubriques de la future Newsletter du podcast. Inscriptions dès vendredi sur le site du Podcast.Repères :
Cultivate your French : mon second podcast qui propose des textes réunis par thème et un eBook avec les textes en français et leur traduction en anglais. www.cultivateyourfrench.com Le salon de thé dont je parle : Thé by tea http://www.teabythe.com/ Le Palais Royal : un palais construit en 1622 à la demande du Cardinal de Richelieu en face du Louvre (par rapport à la rue de Rivoli). Il y a une grande place devant ce palais où des gens aiment bien pratiquer du roller-skate. C’est aussi le nom d’une station de métro. http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais-Royal La Comédie-Française : c’est le théâtre d’Etat (fondé en 1680) avec une troupe de comédiens permanents. Le théâtre occupe une des ailes du Palais Royal. L’auteur et comédien le plus célèbre de La Comédie-Française est Molière! J’aime particulièrement la sympathique boutique du théâtre. Elle est accessible depuis l’extérieur. N’hésitez pas y faire un tour si vous êtes de passage à Paris. http://fr.wikipedia.org/wiki/Com%C3%A9die-Fran%C3%A7aise http://www.comedie-francaise.fr/ Bottines : petites bottes ou boots. La Gare Saint-Lazare : une des grandes gares de Paris qui dessert la banlieue ouest de Paris, ainsi que la Normandie. Berko : 23 rue Rambuteau - 75004 Paris - tel : 01 40 29 02 44 M° Rambuteau - 1 mn à pied M° Hôtel de ville - 6 mn à pied (remonter la rue du Temple jusqu'à la rue Rambuteau et prendre à gauche jusqu'au n°23) Ouvert du mardi au dimanche de 11:30 à 19:30 http://www.cupcakesberko.com/3 expressions utiles :
Etre en pleine préparation (ou en pleins préparatifs) : nous sommes en pleine préparation de la soirée d’anniversaire de Sophie. Le train de 36 : ici je ne mentionne pas l’heure, car elle est évidente et je fais référence aux minutes. Avoir quelque chose de justesse : j’ai couru et j’ai attrapé le bus de justesse.Un peu de grammaire : accord du participe passé.
Je me disais qu’il m’avait sans doute appelée. Il y a accord du participe passé («appelée»), car l’auxiliaire avoir est utilisé et le pronom personnel «m’» (je suis une femme) est placé avant le verbe. Si «je» avait été un homme : Je me disais qu’il m’avait sans doute appelé.
Thursday Nov 17, 2011
Un cadeau de naissance
Thursday Nov 17, 2011
Thursday Nov 17, 2011
Nos sympathiques voisins du dessus viennent d’être parents pour la deuxième fois. Mon mari et moi avons souhaité leur offrir un cadeau pour fêter la naissance. Je savais qu’ils avaient déjà beaucoup de choses pour leur enfant, donc je me suis dit qu’un cadeau pour les parents serait peut-être une bonne idée. Je me suis rappelé que Christine adore le fromage. Nous avions discuté de nos fournisseurs réciproques il y a de cela quelques semaines. Ah, bien sûr, il avait été question de mon fromager, celui qui est parti à la retraite... Nous avions évoqué ses Valençay, sa tomme de chèvre du Périgord, son Comté 24 mois... Un plateau de fromages, voilà qui me semblait une bonne idée. Ce matin, après avoir déposé Micaela et Felicia à l’école, Lisa et moi avons traversé le pont de chemins de fer pour nous rendre dans le quartier commerçant de l’autre côté de la gare. Il y a là-bas un bon fromager dont je vous ai déjà parlé. Il n’était pas neuf heures lorsque nous sommes arrivées devant la boutique. La promenade dans les rues calmes avait été bien agréable. Il n’y avait aucun client, une vendeuse et un vendeur s’activaient à mettre en place les fromages dans une vitrine partant de l’entrée et allant jusqu’au fond du magasin. J’ai été bien accueillie par le vendeur. — Vous désirez, Madame ? — Je voudrais une sélection de fromages, c’est pour offrir à des amis. — C’est pour un dîner ? — Euh, non, c’est un cadeau de naissance. Le vendeur a eu l’air surpris. Le patron, en blouse noire, s’est avancé. Son vendeur lui a expliqué la situation. — C’est original comme cadeau de naissance. En tout cas, je trouve que c’est une excellente idée, a-t-il commenté. Il a aidé son vendeur dans le choix des fromages : un camembert, un fromage de chèvre, un fromage de vache coulant, une belle part de Comté 18 mois, de la tomme de brebis des Pyrénées, une belle tranche de Roquefort. Je salivais. Nous apporterons le plateau tout à l’heure, en famille, dès que mon mari sera rentré du travail.

Wednesday Nov 16, 2011
Victime de la mode
Wednesday Nov 16, 2011
Wednesday Nov 16, 2011
Ce matin, les filles étaient prêtes de bonne heure. Il faut dire que Lisa a eu l’idée ravissante de se réveiller à six heures et demie du matin. Je vous rappelle que nous sommes mercredi et qu’il n’y a pas école ce jour-là. Les filles et moi sommes donc censées nous réveiller un peu plus tard que d’habitude, et non pas un peu plus tôt que d’habitude.
Il a l’air de faire beau. Et si on allait au parc ? ai-je proposé aux filles.
Oh, oui, au toboggan ! a crié Felicia.
Non, à la balançoire ! a riposté Micaela.
C’est moi qui l’a dit en premier !
Oui, mais on est déjà allé à la balançoire samedi avec Papa.
Non, tu mens !
C’est toi qui mens !
Oh là. Doucement les filles, on va se calmer, suis-je intervenue. On aura le temps de faire les deux.
On ira où en premier ? a demandé Micaela suspicieuse.
On verra. En attendant, mettez vos chaussures et vos manteaux.Les filles sont donc parties s’habiller pour sortir. Même Lisa, suivant le mouvement, a attrapé son manteau et a sorti ses chaussures. Au moment de sortir, je me suis aperçue que Micaela avait passé à l’épaule son sac à main « de dame ».
Tu vas laisser ton sac à la maison, Micaela, lui ai-je dit. Ce ne sera pas pratique pour jouer.
Oui, mais il y a mon téléphone à l’intérieur.
Oui, et alors ?
Eh bien, s’il sonne !
J’ai cru que j’allais éclater de rire, mais je me suis retenue. Micaela est assez susceptible. Son téléphone est un jouet, bien sûr.
Eh bien, on laissera Grand Doudou répondre à ta place.
Oh, bon, d’accord, je le laisse...

Tuesday Nov 15, 2011
Les bottines
Tuesday Nov 15, 2011
Tuesday Nov 15, 2011
Après avoir passé des heures à la recherche de bottines sur Internet, j’ai finalement décidé de revenir aux classiques et de faire les magasins. Imaginez, la sélection de bottines et boots sur le site que j’ai regardée était de plus de quatre mille deux cents paires ! Ce matin, je me suis donc rendue dans un magasin de chaussures près de l’Hôtel de Ville. J’ai tout de suite repéré deux modèles qui me plaisaient. Je les ai essayés et, un modèle à chaque pied, j’ai cherché un miroir pour me regarder. Je n’en voyais pas. Intriguée, je me suis renseignée auprès d’un vendeur. Il n’y en avait qu’un, derrière un pilier. Une dame, qui essayait des bottes, était déjà en train de se regarder. Nous avons donc partagé le miroir. Et le fait qu’elle aussi essaye des chaussures différentes à chaque pied m’a déconcentrée. Je regardais davantage ses pieds que les miens. Elle aussi regardait mes pieds. Bon, finalement, je suis retournée m’asseoir et j’ai demandé à essayer un troisième modèle. La vendeuse me l’a apporté. Et puis ça a été une avalanche d’avantages concernant ces dernières bottines.
Elles mettent vraiment en valeur la cheville.
Elles sont très féminines et à la fois extrêmement confortables.
Ce sont des bottines qui sont certifiées imperméables.Sans tenir compte de ce discours commercial, en me regardant dans le miroir je commençais à les trouver vraiment bien et je me disais que ça y était, j’avais trouvé Les bottines. Et puis, je me suis rappelé que je n’avais pas vu le prix. J’ai cru que j’allais m’étrangler quand la vendeuse me l’a annoncé. Elles étaient le double des autres paires. J’ai compris pourquoi la vendeuse les trouvait mieux. Je suis partie sans rien acheter. La chasse à la bottine continue.

Saturday Nov 12, 2011
Les Alpes
Saturday Nov 12, 2011
Saturday Nov 12, 2011
Aujourd’hui, j’ai vu Natasha. Entre les vacances et Natasha qui a été malade pendant deux semaines, nous avons pris du retard sur le prochain Cultivate your French, qui sera consacré à la Bretagne. Mais il sera mis en ligne cette semaine! Nous nous sommes vues chez Un dimanche à Paris. Trahison, il n’y avait plus d’éclair mangue-passion, heureusement le cheese-cake passion-citron vert, tout aussi excellent, était encore en vitrine. Avant de commencer à travailler, j’ai raconté à mon amie nos vacances dans les Monts du Lyonnais : la jolie petite maison, le poële à bois, les paysages vallonés, les prés avec des moutons et des chevaux, le ruisseau où les filles ont joué à mettre à l’eau des coquilles de noix trouvées sur le chemin, le parc de Courzieu, le théâtre de Guignol, et puis la vue sur les Alpes. Nous étions à Brindas ce jour-là quand je les ai vues pour la première fois. Micaela participait à un stage de confection de marionnettes au musée Guignol et en l’attendant nous nous promenions dans la petite ville. Nous étions dans une rue qui commençait dans la ville et se terminait dans la campagne. Je regardais les maisons et leurs volets. Je répétais pour la nième fois à mon mari que décidément les maisons ici me faisaient penser à des maisons de romains quand j’ai vu au loin une bande lumineuse. J’ai d’abord cru qu’il s’agissait des nuages. Je me suis arrêtée pour mieux observer.
Ce sont les Alpes qu’on voit là-bas? ai-je demandé à mon mari.
Oui, bien sûr.Lui, il est de la région alors ce spectacle n’a rien d’étonnant pour lui.
Il paraît même que quand on voit les Alpes c’est signe de mauvais temps, a-t-il ajouté.J’étais soufflée par le spectacle. Jamais je n’avais ressenti ça, l’impression d’être au bord de la mer sans y être. «Quand on voit les Îles c’est signe de mauvais temps» dit-on à Perros. Quel spectacle! Natasha et moi avons terminé notre réunion de travail en rêvant d’un voyage à Lyon.

Thursday Nov 10, 2011
La migale
Thursday Nov 10, 2011
Thursday Nov 10, 2011
Ce matin, nous sommes allées les filles et moi faire quelques courses. Il était assez tôt. Blue Tango, la poussette double pour Lisa et Felicia, est rangée à la cave. Lorsque nous sortons, nous descendons donc à la cave. Et puis nous empruntons le couloir jusqu’à la sortie tout au bout du bâtiment. Il y a une rampe pour remonter à la surface. En général, les filles courent pour m’ouvrir la porte de sortie. Mais aujourd’hui, Felicia est restée en retrait, avec sa lampe. Micaela est partie seule dans le grand couloir souterrain. Lorsque nous sommes arrivées vers la rampe, nous n’avons pas vu Micaela. La porte était fermée, mais Je l’ai entendue pleurer à chaudes larmes derrière la porte. Que se passait-il? Je sors et je vois, en haut de la rampe, Micaela en pleurs dans les bras de notre voisine Maria Dolores.
Maman, j’ai eu peur, j’ai vu une migale sur la porte de la cave!
Oui, elle est sortie en courant et a crié qu’il y avait une migale, est intervenue Maria Dolores. Elle avait peur pour toi qui était restée en bas.
Tu es sûre que c’était une migale? ai-je demandé à Micaela avec, je le reconnais, un petit sourire amusé.Petit sourire qui n’a pas échappé à Micaela.
Je sais que c’était une migale! Elle était très grosse, noire et elle avait des poils.
D’accord, c’était une migale. Heureusement, elle est partie maintenant.
Oui, mais j’ai eu très peur.Notre voisine est partie travailler et nous sommes allées faire nos courses. En fait, je suis bien contente de ne pas l’avoir vue cette araignée. J’aurais eu très peur si je l’avais vue et j’aurais dû faire la brave, car moi je suis la maman!

Tuesday Nov 08, 2011
La lampe de poche
Tuesday Nov 08, 2011
Tuesday Nov 08, 2011
Ce matin, j’ai découvert en accompagnant Felicia à l’école que sa maîtresse était malade. Dans ce cas, comme il y a rarement des remplaçants (économies oblige! bien sûr), je préfère que ma fille rentre avec moi à la maison. Car dans ces cas-là, les enfants de la classe dont l’enseignant est absent sont répartis dans les autres classes. Les classes étant déjà surchargées (ah, toujours ces fameuses économies), je trouve cela injuste de faire subir cela à tout le monde. Felicia m’a donc accompagnée à Paris où j’avais prévu d’aller faire quelques courses. Nous sommes d’abord passées chez Ladurée nous acheter une bricole pour la collation de milieu de matinée, puis nous sommes allées chez WH Smith acheter quelques revues en anglais et nous sommes allées lire dans le parc des Tuileries tout en dégustant un croissant aux noix et un palmier gigantesque. Sur le chemin du retour, nous avons fait une halte au magasin Décathlon de la Madeleine pour acheter un pantalon de sport à Micaela. Avant de rejoindre la caisse, j’ai aperçu les lampes de poche. Nous avions dit à Felicia qu’elle pourrait en avoir une pour se rendre aux toilettes la nuit. Nous avons choisi un modèle avec une dynamo et de couleur rose, bien sûr. Felicia était très contente. Elle n’a pas quitté sa lampe de la journée, éclairant tout sur son passage. Depuis ce matin, elle ne peut plus rien regarder sans sa lampe. Elle est couchée maintenant, mais je ne suis pas certaine qu’elle dorme. Je l’imagine bien en train d’éclairer son lit, sa couette, son pantalon de pyjama, ses chaussons au pied de son lit... Je crois que je vais aller vérifier.

Thursday Oct 27, 2011
L'aqueduc du Gier
Thursday Oct 27, 2011
Thursday Oct 27, 2011
Ce matin, nous sommes partis de bonne heure. Nous devions passer la journée chez la mère de mon mari. J’avais pressé tout le monde, car je souhaitais faire un détour par Chaponost. Il y a dans cette ville proche de Lyon des vestiges d’un aqueduc romain, l’aqueduc du Gier. Cet aqueduc est l’un des plus longs et l’un des mieux conservé. Il y a de belles arches à Chaponost et d’autres tout le long du tracé. Cet aqueduc alimentait, bien sûr, Lugdunum. Cela fait quand même quelque chose de découvrir ce gigantesque ouvrage, qui date d’une époque si lointaine. Et pourtant, il est bien là. Les filles ont trouvé le «pont» joli. Nous avons fait une petite promenade en longeant l’édifice. J’ai pris quelques photos. Le paysage était beau aussi, assez sauvage, avec les Monts du Lyonnais à l’horizon. J’ai envoyé un SMS à Natasha avec une photo de l’aqueduc. Elle est malade en ce moment et je sais qu’elle aime beaucoup tout ce qui touche aux Romains. Puis, il était l’heure de partir. Nous allions retourner à la voiture quand j’ai fait remarquer à mon mari qu’il y avait des éclairages sous des dalles de verre placées juste sous les arches.
ça doit être éclairé le soir. Oh, comme ça doit être beau! On pourra peut-être repasser en rentrant, ce soir.
Oh, oui, je veux voir les lumières sur le pont! a crié Micaela.La journée a passé et nous avons repris la route pour rentrer à Saint-Laurent de Vaux. Il faisait déjà nuit. J’avais complètement oublié l’aqueduc. C’est Micaela qui s’en est souvenu.
Papa, tu n’oublies pas qu’on va voir les lumières du pont!C’est ainsi que nous sommes retourné au site du Plat de l’air où se trouvent les vestiges de l’aqueduc à Chaponost. A chaque virage, je m’attendais à voir les arches illuminées.
Voilà, nous y sommes, a dit mon mari.
Oh, c’est dans le noir! nous sommes-nous écrié les filles et moi.Comme dirait Alain Souchon : Consternation-on-on.

Wednesday Oct 26, 2011
Le parc de Courzieu
Wednesday Oct 26, 2011
Wednesday Oct 26, 2011
Cet après-midi, dès les filles réveillées de la sieste, nous avons bondi dans Bouton d’Or direction le parc de Courzieu. Qu’y a-t-il à voir dans ce parc animalier à quelques kilomètres de Saint-Laurent de Vaux? Des loups et des rapaces. Nos deux grandes filles nous croyaient à moitié lorsque nous leur avons annoncé que nous pouvions aller voir des loups.
Des loups pour de vrai? a demandé Felicia avec un sourire mutin.Vous vous souvenez que ce sont plutôt les renards qui lui font peur. Finalement, les filles étaient assez enthousiastes. Mais Micaela a eu soudain peur lorsque nous avons passé l’entrée du parc.
Maman, j’ai peur des loups! a-t-elle crié en prenant la main.
Mais, n’aie pas peur, ils ne sont pas en liberté. De toute façon, on va d’abord aller voir le spectacle des rapaces.
Ah, super, un spectacle!Pendant une demi-heure, des rapaces ont frôlé nos têtes. J’avoue que je n’étais pas très rassurée. Mais c’était vraiment beau de voir évoluer ces oiseaux avec en toile de fond la forêt. Le spectacle a commencé avec des hiboux et une chouette et s’est terminé avec l’aigle pêcheur qui est venu prendre entre ses cerres une petite proie dans le bassin. Entre temps, nous avons vu des buses, des faucons, des milans et d’énormes vautours. Je crois que ce sont les vautours qui m’on le plus impressionnée. Ces oiseaux, qui semblent ne pas savoir quoi faire de leur grand corps, prennent subitement leur envol et nous font nous demander s’ils vont réussir à s’élever dans les airs ou bien si leur poids va les faire s’écraser sur nous. Nous avons quitté l’aire de spectacle abasourdis, puis nous sommes allés voir les loups. Ils sont en semi-liberté dans un bois encaissé. Un grand pont passe au-dessus d’eux et nous avons pu les observer à distance. Ce devait être l’heure de la sieste, car ils étaient presque tous allongés dans les fourrés. Un ou deux autres marchaient lentement dans les bois. Les filles étaient silencieuses. Que pouvaient-elles bien penser? Nous ne l’avons pas su.

Tuesday Oct 25, 2011
Vacances dans les Monts du Lyonnais
Tuesday Oct 25, 2011
Tuesday Oct 25, 2011
Nous sommes en vacances dans les Monts du Lyonnais, cette région de basse montagne qui commence à l’ouest de Lyon. Nous sommes arrivés samedi après-midi après un voyage très agréable. Cela faisait des années que je n’avais pas fait cette route en voiture. La dernière fois, je devais être adolescente et j’étais moins sensible aux noms de ville (Dijon, Beaune), aux terroirs (Epoisse, Autun), aux paysages et aux châteaux médiévaux. Et puis, nous avons aperçu des vignes qui prenaient déjà un air d’automne. Un peu avant Lyon, nous avons quitté l’autoroute pour notre destination Saint-Laurent de Vaux, petit village dans un magnifique paysage vallonné et boisé où l’on ne cesse de voir des moutons et surtout des chevaux. Notre maison est typique de la région, en pierres blanches avec un toit de tuiles rouges. Je faisais remarquer à mon mari que ces maisons assez basses, aux couleurs ocres et aux toits assez plats me faisaient penser à des maisons de romains. A l’époque des romains Lyon s’appelait Lugdunum.
Dans notre maison, nous avons un poêle à bois. C’est la grande attraction pour les filles depuis que nous sommes arrivés. La propriétaire nous a fait une démonstration samedi. Du papier journal, du petit bois, puis des petits cubes et enfin une ou deux bûches. Le feu a eu un peu de mal à prendre, puis il s’est lancé. En quelques dizaines de minutes, nous sommes passés de 18°C à 26°C dans la pièce principale.
Près de notre maison, il y a un chemin qui mène à un pré avec quelques chevaux, nous sommes allés les voir le jour de notre arrivée. Un voisin nous a vu passer depuis son jardin en terrasse et nous a proposé des figues fraîchement cueillies. Les vacances commençaient bien.
