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How do you enhance your language learning once you've outgrown textbooks?
With curiosity, culture and new obsessions !
One Thing In A French Day bridges the gap between formatted classroom French and real life French as spoken in Paris. This podcast invites you into my Parisian daily life. Authentic stories from real encounters, with French that's carefully chosen but never artificial. Bienvenue.
As one of the pioneering voices in podcast-based language learning, this show has provided for nearly two decades what's surprisingly hard to find : French that exists nowhere else. Not textbook French, not simplified YouTube French, not literary French, not radio or TV French - but the French you only hear when you're actually there. Unscripted conversations that aren't simplified for learners, yet remain accessible. Each episode draws from genuine daily life in Paris - family moments with three daughters, cultural discoveries, interviews with French professionals met in person.
Every episode delivers vocabulary, sentence structures, and conjugation patterns within natural contexts. Topics span culture, food, literature, sports, and political life - offering the cultural immersion that textbooks can't provide.
Recent interviews include acclaimed novelist Leïla Slimani, renowned pastry chef Claire Heitzler, deputy Philippe Juvin, and four French students sharing what matters to them at 19. The Montmartre series explored the neighborhood's history, the Sacré-Cœur story, and meetings with local poet-artists.
Ready to follow me?
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Thursday Aug 04, 2011
Le château de Trevarez
Thursday Aug 04, 2011
Thursday Aug 04, 2011
Cet après-midi, les filles se sont levées de bonne heure après la sieste. Il était quinze heures trente, c'était idéal pour une petite excursion. Nous avons choisi d'aller au château de Trevarez, à 40 minutes en voiture, dans les terres. Nous avons découvert ce château il y a plusieurs années en lisant un roman de l'auteur de romans policiers breton Jean Failler. Une grande partie de l'action de son roman se déroulait dans les jardins du château. Ce n'est pas un château médiéval ou qui daterait de la Renaissance, c'est un château dont la construction a commencé à la fin du 19e siècle. Il est en briques rouges. On le découvre au détour d'un bois, dressé sur un flanc de montagne. Son propriétaire était président du conseil général du Finistère et il souhaitait un château qui ait tout le confort moderne de l'époque. Malheureusement, le château a été endommagé pendant la guerre. Maintenant, il appartient au Conseil Général du Finistère qui le rénove peu à peu. Les jardins du parc sont célèbres pour leurs rhododendrons, azalées, hortensias, etc. En les traversant, on a l'impression de voyager d'un paysage à un autre. Un petit bois, une prairie, un étang avec une chapelle, puis des haies de fleurs, un banc où on s'assiérait bien pour lire quelques pages d'un livre et lever parfois la tête pour admirer le paysage, un jardin d'inspiration italienne avec une fontaine et un large bassin. Nous avons grimpé jusqu'au château par une allée qui en fait le tour par des bois. On entendait les vaches meugler alors que nous étions entourés d'arbres et de fleurs. Arrivés sur l'esplanade arrière du château, nous avons découvert d'autres jardins, cette fois à la française. Micaela et Felicia ont adoré l'exposition à l'intérieur qui retraçait l'histoire du château parce qu'on y voyait des représentations de fêtes de l'époque où des dames en robes longues dansaient la valse...
- Ce sont des princesses? demandaient-elles à chaque nouvelle image.
En redescendant, nous avons fait une halte aux écuries qui abritent un salon de thé, une exposition et un magasin autour du jardinage. Puis il était temps de rentrer.

Wednesday Aug 03, 2011
La mer n'est pas une piscine
Wednesday Aug 03, 2011
Wednesday Aug 03, 2011
Mon mari est reparti travailler à Paris et mon père est arrivé il y a quelques jours pour m’aider avec les filles. Ce matin, il faisait beau, nous sommes allés à Mousterlin. Mousterlin c’est une pointe à quelques kilomètres de Fouesnant. Il y a une grande plage, le paysage est sauvage et quand il fait beau, on peut voir l’Ile-Tudy qui se trouve en face. Et surtout, le matin, il n’y a presque personne. Lorsque nous sommes arrivés, il y avait un cours de gymnastique sur la plage. Nous avons marché un peu pour nous éloigner et nous nous sommes installés. Mon père est allé prendre quelques photos du groupe de mouettes qui stationnait au bord de l’eau. Quand il est revenu, Micaela, Felicia et moi sommes allées marcher le long de la plage, les pieds dans l’eau. Les filles avaient chacune attrapé quelques algues noires qu’elles tiraient derrière elle en faisant croire que c’était leur petit toutou! On s’est bien amusé. On a croisé une dame qui marchait dans l’eau elle aussi. Puis lorsque nous avons réalisé que nous étions loin, que mon père et Lisa n’étaient plus que des petits points sur la plage, nous avons rebroussé chemin. Au retour, nous avons croisé deux jeunes hommes, d’une vingtaine d’années. Ils avaient un drôle de look pour la plage. Ils portaient de longs shorts de bain dans des tissus à grosses fleurs, l’un d’eux avait une chemise comme s’il allait au bureau et tous les deux avaient les cheveux courts, la raie sur le côté et des petites lunettes. Ils étaient grands et minces. Ils me faisaient penser à deux étudiants en école de commerce. D’ailleurs, ils ne regardaient pas la mer en rêvant. Ils parlaient les pieds dans l’eau. L’air était calme, nous les avons entendu de loin.
- Ah, regarde, il y a de la glaise ici ou quoi. C’est dégueulasse!
- Et puis des algues aussi. Bon, comment fait-on?
- Tu crois qu’on peut l’atteindre en marchant?
- Je vais essayer.
Le plus grand s’est avancé à grandes enjambées dans la mer. J’ai compris qu’ils voulaient atteindre un petit bateau amarré à une bouée, à quelques mètres d’eux.
Non, c’est trop loin.
Effectivement, pour l’atteindre, il aurait fallu se mouiller et nager.
Les mains dans les poches, ils ont regardé quelques minutes l’embarcation comme si une idée allait surgir, puis ils sont remontés sur la plage. Finalement, c’était peut-être mieux ainsi. Sur le bateau, ils auraient dû ramer... Mais qui a inventé la mer?
