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Archive for August 2012

La pointe du Raz

LE PODCAST PART EN VACANCES! RETOUR DÉBUT SEPTEMBRE. BEL ÉTÉ A VOUS! A BIENTÔT.

Mon père avait survolé quelques pointes hier. Ça nous a donné envie d’aller faire un tour à la pointe du Raz, l’une des plus à l’ouest de France. C’est un endroit sauvage et magnifique qui se trouve à un peu plus d’une heure de route de La Forêt Fouesnant. Nous avons mis plus de temps que ça, car nous avons manqué la bonne route sur un rond-point et nous étions embarqués dans la mauvaise direction sans pouvoir faire demi-tour !

Une fois sur place, nous avons fait une longue promenade sur le sentier côtier, au milieu des bruyères en fleur, jusqu’à la statue de Notre-Dame des naufragés. La pointe du Raz est connue pour ses violents courants marins. On les voit bien tout à la pointe, on dirait deux forces qui s’affrontent, la mer se tord dans un sens et dans un autre, comme un linge qu’on essore. Je n’imagine même pas l’effroi des bateaux à voile pris dans ces serpents diaboliques.

Il a beaucoup plu ce matin et il pleuvait encore lorsque nous sommes arrivés. Mais alors que les filles observaient les petits escargots qui traversaient le chemin, nous avons vu les nuages se déchirer comme du coton et le ciel bleu apparaître par petits bouts. Lorsque nous sommes arrivés au sémaphore, il faisait soleil. Après avoir bien profité de la vue, nous sommes retournés, fourbus, à la voiture (mon père et moi avons porté les deux plus jeunes sur nos épaules) et nous avions faim. Il était trop tard pour rentrer déjeuner à la maison.

J’ai appelé mon mari et il nous a trouvé sur Internet une crêperie à Audierne. Oh là là, quelles crêpes ! Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas régalée comme ça. L’après-midi était bien entamée lorsque nous sommes sortis du restaurant, nous avons décidé de continuer notre route. Nous sommes allés à Saint-Anne La Palud, une grande plage dans la baie de Douarnenez. Nous étions de retour à La Forêt Fouesnant pour le dîner. Il faisait beau. C’est ça une journée bretonne.

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Vol de jour

Aujourd’hui, nous étions jeudi, le jour de la semaine que mon père attendait avec impatience, avec une grande impatience ! Car c’était le jour de son rendez-vous à l’aéroclub de Quimper pour un vol d’une demi-heure. Cela faisait plus de trente ans que mon père n’avait pas piloté.

Nous sommes arrivés à l’aéroclub une bonne demi-heure en avance. Nous avons discuté avec la sympathique secrétaire (qui s’appelait Laetitia !). Mon père lui a montré son carnet de vol et sa photo à bord de l’Ambassador sur lequel il a fait le tour de France aérien des jeunes pilotes en 1961. Les filles n’en revenaient pas de voir que leur Papy avait été un jeune homme.

— Non, c’est pas toi sur la photo ! Tu nous fais une blague ! a dit Felicia.

Laetitia a jeté un œil à la photo.

— Très bel avion !

Puis l’instructeur est venu chercher mon père.

Dès que les filles ont vu leur Papy monter dans l’avion, elles se sont mises à sauter de joie.

— Oh, c’est Papy qui monte dans l’avion ! Oh, son avion est vert ! Oh, ça y est, il part !

Le petit avion a quitté le parking de l’aéroclub pour remonter la piste. Il a alors disparu de notre champ de vision, puis tout à coup nous l’avons vu arriver à fond dans l’autre sens et s’envoler ! Nous l’avons suivi des yeux le plus longtemps possible. Papy était parti dans les airs ! En attendant son retour, nous avons profité du jardin de l’aéroclub pour goûter tranquillement. Il y avait des habitués qui prenaient un verre. Un avion a atterri et est revenu sur le parking, un instructeur et un couple de retraités se sont extraits du cockpit. Ils avaient l’air aux anges ! Le temps de suivre tout le cérémonial de leur retour sur terre (prises de photos devant l’appareil, chaleureuses poignées de main à l’instructeur, retour à l’aéroclub un grand sourire aux lèvres) et le petit avion vert a subitement refait son apparition. Papy était de retour. Je prenais des photos avec le zoom et je peux vous dire qu’il avait aussi ce sourire ravi aux lèvres !

— C’est toi qui conduisais l’avion ? ont demandé les deux grandes.

— Oui, j’ai piloté tout le temps ! Ah, ça fait du bien ! On a fait un petit tour au bord de la mer : pointe de la Torche, pointe de Penmarc’h, Benodet... La côte est magnifique vue du ciel ! C’était vraiment super !

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UN PEU DE GRAMMAIRE

« Cela faisait plus de trente ans que mon père n’avait pas piloté. »

Cette construction de phrase peut vous servir dans vos conversations courantes. Commençons par la mettre au présent. Puis utilisons-la dans d’autres contextes.

— (Je) Un mois / manger des courgettes

— Dix minutes / pleuvoir

— (Elle) Deux ans / pas parler français

— (Nous) Une semaine / aller à la piscine

— (Tu) Trois heures / voir Jean-Louis

A vous de jouer !

REPONSE DANS LA NEWSLETTER

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Des crêpes avec Christine

Mercredi 1er août 2012

Des crêpes avec Christine

Hier, Christine, notre propriétaire, est passée en coup de vent nous dire un petit bonsoir.

— Je ne reste pas longtemps, Laetitia. Je voulais savoir si vous étiez libres demain après-midi pour venir manger des crêpes à la maison.

— Oui, bien sûr ! Après la sieste des filles, c’est bien ?

— C’est parfait. A demain !

Et Christine est repartie dans sa petite Twingo grise.

Cet après-midi, après la sieste, nous sommes donc partis, les filles, mon père et moi, chez Christine. C’est à environ dix minutes à pied du gîte. Il faut prendre le chemin qui passe devant les chevaux, qui traverse le bois, qui longe des champs de lin et on arrive chez Christine. De son jardin, on a une vue magnifique sur la baie. On voit jusqu’au Cap Coz !

Christine nous attendait. Elle avait préparé sa pâte, avec des jaunes d’œufs seulement, c’est sa méthode. Dès que nous sommes arrivés, elle a mis le billig à chauffer. Le temps de bavarder un peu et elle a pu mettre la première louche de pâte sur la plaque. Avec son rozell, elle a vite étalé la pâte. Au bout de quelques instants, elle a retourné la crêpe avec une spatule.

— C’est pour qui la première crêpe ?

— Moi ! a crié Micaela.

— Qu’est-ce que je mets dans ta crêpe, Micaela ? Du beurre, du sucre, du chocolat ?

— Oh, du chocolat, s’il te plaît ! a répondu la gourmande.

— Moi aussi du chocolat ! ont crié ensemble Felicia et Lisa.

— Chocolat pour tout le monde ! a dit en riant Christine.

Nous avons tous eu notre crêpe, puis Christine nous a proposé d’essayer à notre tour. Mon père s’est lancé le premier.

— Ah, pas mal Michel ! Tu te débrouilles bien ! l’a félicité Christine.

Puis, je me suis lancée. Euh, je ne vous parlerai pas du résultat...

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UN PEU DE GRAMMAIRE imparfait / passé composé

Attendre quelqu’un. Et si nous conjuguions ce verbe au présent, à l’imparfait et au passé composé et à la première personne du singulier en nous adressant à une femme que nous tutoyons ? Puis, je vous expliquerai la différence de sens, dans cet exemple, entre l’imparfait et le passé composé.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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Le moniteur nous a laissé prendre nos repères. C’est vrai que c’était assez déroutant au début, surtout pour tourner. Je pagayais à gauche pour tourner à gauche alors qu’il fallait faire le contraire. En fait, c’est logique. Il faut pousser le bateau dans le sens contraire. Après quelques mouvements, ça allait. Mon mari avait l’air à l’aise. Les autres aussi. Il y avait un groupe de quatre jeunes qui n’étaient pas des débutants et qui sont partis tout de suite à toute vitesse.

— Vous voyez cette bouée blanche ? nous a crié le moniteur. Nous allons la contourner par la droite et prendre la suivante par la gauche.

J’ai suivi le groupe. C’était une drôle de sensation d’être assise sur l’eau et d’avancer si facilement.

Le moniteur nous a décrit la baie autour de nous.

— A droite, c’est Cap Coz, plus loin Beg Meil. En face à gauche, vous pouvez voir Concarneau. Et en face, ce sont Les Glénan. Nous allons nous rendre à la pointe de Cap Coz en longeant les rochers et faire demi-tour. Tout le monde est prêt ?

Derrière une crique, au milieu des arbres, le moniteur nous a indiqué une belle demeure dont j’ai oublié le nom et que je n’ai pas vue.

En passant au-dessus des rochers, j’ai eu peur. Mon kayak a frôlé l’un d’eux et je me suis retrouvée déséquilibrée. Le bateau a tangué, puis s’est rétabli. Je n’aurais pas aimé tomber à l’eau.

Nous avons tous rejoint le moniteur qui nous a demandé de rassembler nos bateaux les uns contre les autres.

— Ça va ? Pas trop mal aux bras ? Tenez-vous les uns aux autres pour ne pas dériver. Nous allons nous reposer quelques minutes avant de repartir.

Nous avons pu admirer la vue, puis nous sommes repartis en sens inverse, mais cette fois plus au large. Les jeunes se sont amusés à s’arroser avec les pagaies et les trois garçons ont mis la fille à l’eau. Le moniteur a proposé à un jeune garçon d’échanger son kayak avec le sien. J’ai trouvé la manœuvre pour passer d’un kayak à l’autre assez périlleuse. Heureusement que la mer était calme !

Nous avons retrouvé la plage et nous avons porté les kayaks à deux pour les mettre sur la remorque. Je crois que c’est ça qui m’a le plus donné mal aux bras !

— Ça vous a plu? m’a demandé la dame qui m’avait adressé la parole plus tôt.

— Oui, beaucoup. Et vous ?

— C’était comme dans mon souvenir. Mais j’ai un peu mal aux bras. Pas vous ?

— Pas pour l’instant. Ça viendra peut-être demain !

J’ai retrouvé mon mari qui, finalement, était très content de sa balade sur l’eau.

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UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect libre à la manière de Jane Austen.

Je viens de lire un article dans lequel il était question du style de Jane Austen et notamment de son usage du discours indirect libre. Utilisons cet outil stylistique avec le dialogue issu du texte d’aujourd’hui. Réécrivez le dialogue au style indirect (« La dame qui m’avait adressé la parole plus tôt m’a demandé... ») et gardez le « Et vous ? » et le « Pas vous ? » tels quels.

— Ça vous a plu? m’a demandé la dame qui m’avait adressé la parole plus tôt.

— Oui, beaucoup. Et vous ?

— C’était comme dans mon souvenir. Mais j’ai un peu mal aux bras. Pas vous ?

— Pas pour l’instant. Ça viendra peut-être demain !

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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