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Archive for June 2012

Les premières devant l’école

Ce matin, les filles et moi étions les premières devant la porte maternelle. Nous y étions à l’heure à laquelle nous quittons d’ordinaire la maison. C’était très étrange. Sur le chemin, nous n’avons croisé pratiquement personne. Il y a dans notre rue une crèche et en général nous croisons toute une série de poussettes qui s’y rendent. Cela me donne souvent l’impression de passer au travers d’une mer de petits bateaux. Puis nous tournons dans la rue Balzac, la rue où mon mari et moi habitions avant 2004. Dans cette rue, il y a toujours un ou deux enfants qui sortent avec leurs parents, le cartable sur le dos, pour aller eux aussi à l’école. Ce matin, nous avons seulement aperçu au loin une femme en tenue de bureau qui se rendait à la gare. Au bout de la rue, nous avons traversé au niveau de la pharmacie. La pharmacie était fermée. Elle est toujours ouverte lorsque nous passons à notre heure habituelle. Et il nous arrive de faire signe au pharmacien ou à la pharmacienne. Sur la grande avenue, il y avait peu de voitures. Les filles étaient silencieuses. Nous sommes arrivées devant le portail fermé de l’école, il n’y avait que nous.

— Il n’y a personne, a fait remarquer Micaela comme si elle ne voyait pas autre chose à dire.

— Oui, nous sommes les premières. C’est la première fois que ça nous arrive ! Je crois que nous allons prendre une photo.

J’ai pris la photo. Quelques minutes plus tard, quelques parents sont arrivés. Nous avons aperçu Isabelle au loin (la maîtresse de petite section des filles). Les filles ont couru l’embrasser.

— Mais pourquoi êtes-vous déjà là les filles ? a demandé Isabelle.

— C’est parce que Maman a préparé un papier pour le cadeau de Garance. Elle va le distribuer aux autres parents, a dit Felicia.

— Ah, je comprends mieux.

Puis en quelques minutes, il y a eu une foule devant le portail. Ce n’est même pas nous qui sommes entrées les premières.

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3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE participes passés

« La pharmacie était fermée. Elle est toujours ouverte lorsque nous passons à notre heure habituelle. » Dans cette phrase, nous avons les deux participes passés « fermée » et « ouverte », mais nous ne sommes pas dans un cas de passé composé. Quelle est donc leur fonction ici ?

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Balou le battant

Cet après-midi, j’ai dû aller à Paris. Mes parents gardaient les filles tendrement endormies pour leur sieste. En sortant, j’ai aperçu sur la pelouse de la résidence Balou. C’était la première fois que je le voyais à nouveau depuis sa disparition. Balou, c’est le chat de la résidence.

Il a une silhouette très particulière car c’est un chat très grand et qui a de longs poils bruns. En hiver, il est souvent allongé de tout son long sur le radiateur de notre escalier. Il s’agit vraiment d’une bête imposante. Souvent, je le vois depuis mon bureau se balader sur le mur de la résidence. Ou bien en rentrant de l’école, nous l’apercevons sur le rebord d’une fenêtre d’une des maisons de la rue. Le soir, il attend ses maîtres, nos voisins du dessus, près de la porte d’entrée de la résidence. Il fait partie de notre vie depuis des années.

Et puis, un jour, au mois de mai nous avons appris qu’il avait disparu. Christine et François étaient très inquiets car il n’était pas rentré depuis plusieurs nuits. Ils l’ont cherché partout, ils ont fait des rondes dans le quartier en l’appelant « Balou, balou! », ils ont posé des affiches avec sa photo. Les semaines ont passé et au bout de trois semaines sans nouvelles, Christine et François pensaient qu’ils ne le reverraient plus.

Puis, un mois après sa disparition, je croise François qui me dit « Je reviens de la fourrière, Balou y a été déposé par quelqu’un qui l’a trouvé avenue Faidherbe. Il est dans un état ! Il est aveugle et il ne peut plus marcher. Je ne sais pas ce que nous allons faire. Je l’ai déposé chez le vétérinaire qui va lui faire des examens ». Finalement, Balou est rentré à la maison. Et il se rétablit, il a retrouvé la vue, il peut à nouveau se déplacer et cet après-midi, je l’ai croisé sur la pelouse de la résidence. Quel battant ce chat qui est resté enfermé un mois dans un garage !

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UN PEU DE GRAMMAIRE changement d’époque

Prenons cette phrase : « Et il se rétablit, il a retrouvé la vue, il peut à nouveau se déplacer et cet après-midi, je l’ai croisé sur la pelouse de la résidence. » Je vous propose de la mettre au passé. « Et il se rétablissait... » A vous d’écrire la suite.

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Hier, j’ai assisté au Louvre à une conférence très intéressante sur l’histoire de la page savante dans l’édition. Cette conférence faisait partie du cycle de conférences « La chaire du Louvre » où un historien ou un archéologue vient présenter ses derniers travaux au public. Tout ce qui touche au livre ou à l’édition m’intéresse beaucoup. J’y suis allée avec Natasha.

La conférence commençait à 19 heures. Nous nous étions donné rendez-vous devant l’auditorium de bonne heure pour être sûres d’avoir de bonnes places.

Nous étions parmi les premières personnes installées. La salle s’est vite remplie d’un public très divers : des personnes âgées, des plus jeunes, des étudiants, des hommes ou des femmes. Natasha m’a fait remarquer une vieille dame très distinguée et élégante qui portait un chignon retenu par une couronne de petits peignes. Malgré son chignon, elle avait un style assez moderne avec son blouson en cuir rouge au col relevé. Et avec son énorme montre, elle aurait sans doute positivement attiré le regard de notre ancien président. Cette dame était assise au premier rang.

A dix-neuf heures passées, une jeune femme est arrivée sur scène et avec son charmant accent italien elle nous a présenté la conférence et le professeur Grafton, un historien américain et francophile, qui tenait la conférence. Celui-ci est à son tour arrivé sur scène. Mais avant de prendre la parole, il est allé saluer quelqu’un au premier rang. Devinez qui ? La vieille dame à la grosse montre.

La conférence a commencé, très intéressante. A un moment où j’étais très concentrée, je ne sais pas ce qui s’est passé, mon cahier a glissé de mes genoux et, en voulant le rattraper, j’ai tapé sur mon stylo qui est parti, à mon grand effroi, dans les airs ! Après une magnifique trajectoire, heureusement dans la pénombre, il est tombé pile sur la veille dame. Celle-ci a ramassé le stylo et elle a regardé derrière elle avec incompréhension. Le stylo est miraculeusement revenu vers moi et on ne m’a pas jetée en prison. Sauvée !

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UN PEU DE GRAMMAIRE accords

Prenons cette phrase.

« La salle s’est vite remplie d’un public très divers »

Et jouons à remplacer le mot « salle » par le mot « salon » et le mot « public » par le mot « assemblée ». Comment change la phrase ?

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La fève porte-bonheur

Cet après-midi, petite séance de travail avec Natasha. Cultivate your French, nouvelle version, troisième version, la bonne version, prend sa forme définitive. Nous nous étions donné rendez-vous chez Jean-Paul Hévin. J’aime beaucoup ce salon de thé, car c’est un endroit reposant, à l’abri de l’agitation luxueuse de la rue Saint-Honoré. Quand nous sommes assises près d’une des fenêtres, la sensation de coupure avec l’extérieur est encore plus forte, car le bâtiment est ancien et les murs sont en pierre blanche et très épais. C’est un endroit où le temps est différent. Ça me fait penser à une citation de Marcel Proust que j’ai lue récemment : « Les jours sont peut-être égaux pour une horloge, mais pas pour un homme ». Nous avons toutes les deux choisi un chocolat chaud. Il y a plusieurs choix : Natasha a choisi le Tradition et j’en ai choisi un plus épicé dont le nom m’échappe...

Ensuite, nous avons choisi nos pâtisseries. Natasha voulait absolument goûter le Tonka, un gâteau au chocolat et à la fève tonka. J’ai choisi un Safi, car j’aime bien le mélange chocolat et orange. Nous partageons souvent nos gâteaux. Et le Tonka a vraiment été une surprise gustative.

— Tu sais que la fève tonka est interdite aux Etats-Unis ! m’a dit Natasha.

— Ah, bon. Pour quelle raison ?

— A cause de sa composition chimique qui est proche de celle d'une molécule de synthèse. Mais, pour avoir un problème, il faudrait en manger vraiment beaucoup.

— En tout cas, elle a des arômes vraiment enchanteurs. Le goût est étrange et délicieux à la fois.

Le Tonka nous a inspirées, car nous avons bien travaillé. J’ai fait une recherche à propos de cette fève sur Internet. Elle provient d’Amérique du Sud, son nom vient de la langue tupi et elle est considérée comme porte-bonheur. Voilà, le bonheur est en moi !

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UN PEU DE GRAMMAIRE Poser la bonne question

Je vous propose de poser la question correspondant à chacune des phrases-réponses suivantes issues du texte d’aujourd’hui.

— J’ai fait une recherche à propos de cette fève sur Internet.

— Elle provient d’Amérique du Sud.

— Son nom vient de la langue tupi.

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La préparation du pique-nique

Demain, c’est la sortie de fin d’année de Micaela. Elle va au zoo de Thoiry avec sa classe, c’est à environ cinquante kilomètres à l’ouest de Paris. Elle en a beaucoup parlé ces derniers jours, surtout de tout ce qui concernait le pique-nique, me répétant parfois les mêmes choses à quelques minutes d’intervalle : « Maman, la maîtresse a dit qu’il fallait des tennis », « Maman, est-ce qu’on a un sac à dos pour mon pique-nique ? », « Tu sais, il faudra préparer un sandwich ! », « Est-ce que tu vas m’acheter des tomates cerises ? », « je prendrai ma gourde ou bien est-ce qu’on a des petites bouteilles ? » « Tu sais qu’il faut mettre des tennis ? », « Est-ce qu’on a un sac à dos pour mon pique-nique ? » « Est-ce qu’on va acheter un paquet de chips ? »

— Arrête, s’il te plaît, Micaela ! On va aller acheter tout ce qui manque pour ton pique-nique.

Nous sommes sorties toutes les quatre faire les petites courses du pique-nique. Micaela était toute joyeuse et marchait en sautillant comme emportée par un vent léger. Nous lui avons acheté des mini Babybel, ce sont les fromages indispensables du pique-nique. Le mini Babybel est un petit fromage rond qui est recouvert d’une coque de paraffine rouge. C’est un vrai jeu pour les enfants de déballer le fromage, puis de lui ôter sa coque en tirant sur une petite languette. Oui, c’est un fromage industriel !

Nous étions à peine rentrées de nos courses que Micaela voulait déjà préparer ses sandwichs aux rillettes et son sac à dos, le refrain infernal reprenait.

Avant de se coucher, Micaela m’a raconté que la maîtresse leur avait parlé des ouistitis qui, lors d’une précédente sortie, étaient montés sur le toit du car. A Thoiry, les animaux sont en liberté.

— Je me demande s’ils vont monter sur notre car et aussi si je vais voir les lions manger et les girafes courir !

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UN PEU DE GRAMMAIRE remplacer par des pronoms Prenons cette phrase : « Nous étions à peine rentrées de nos courses que Micaela voulait déjà préparer ses sandwichs aux rillettes et son sac à dos, le refrain infernal reprenait. » Je vous propose de remplacer « de nos courses » et « ses sandwichs aux rillettes et son sac à dos » par des pronoms. Les bons pronoms !

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L’origine de l’alphabet

Ce matin, je suis allée à la piscine avec mon amie Maryam. Généralement, nous nous retrouvons en bas de chez elle après avoir chacune accompagné nos enfants à l’école et ensuite nous allons à la piscine à pied. Nous pourrions y aller en bus, mais cette promenade est notre moment de conversation.

Maryam m’a demandé si j’avais passé un bon week-end.

— Oh, oui. J’ai commencé un atelier au Louvre samedi matin sur l’origine de l’alphabet. C’est très intéressant. J’y vais avec Natasha. L’atelier est animé par un égyptologue. Il est très sympa. Il nous a d’abord expliqué beaucoup de choses en classe, par exemple le rôle au dix-huitième siècle de l’Abbé Barthélémy dans le déchiffrement du phénicien. Et ensuite, on est allé dans les salles du musée voir différents monuments et tenter de déchiffrer quelques textes. On a terminé par le cippe de Malte. C’est une espèce de colonnette sur laquelle étaient écrits deux textes, l’un en phénicien et l’autre en grec. C’est à partir de ce monument que l’Abbé Barthélémy a compris comment déchiffrer le phénicien. Il a eu l’intuition géniale que l’une des inscriptions était le nom d’un dieu cité dans le texte grec ! Bref, c’était super bien.

— Effectivement ! Tu as l’air très enthousiaste.

— Oh, oui. Le moment que j’ai adoré c’est quand le prof a lu directement le texte phénicien sur un monument avant de dire « ah, mais je suis bête, le texte était traduit sur la plaque » ! Et ton projet Maryam, ça avance ?

— Oui, j’ai bien avancé. Je voulais justement te poser quelques questions à propos du statut d’auto-entrepreneur...

Nous avons continué notre chemin en discutant du projet de Maryam. J’ai eu du mal à me mettre à l’eau aujourd’hui. Elle était aussi froide qu’à Perros-Guirec !

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UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect

Je vous propose de mettre cette phrase au discours indirect : « — Oui, j’ai bien avancé. Je voulais justement te poser quelques questions à propos du statut d’auto-entrepreneur... »

Je vous écris l’introduction. « J’ai demandé à Maryam si elle avait bien avancé sur son projet. Elle m’a répondu... » A vous d’écrire la suite.

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En allant à l’IGN

Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de passer devant le nouveau magasin de l’IGN (Institut Géographique National) derrière le BHV et je m’étais dit que j’y retournerais pour acheter une carte des Pouilles puisque nous y allons au mois d’août. Oui, nous avons trouvé un logement, nous allons loger dans une masseria près de Noci. Mais revenons à cette carte des Pouilles, j’aurais pu l’acheter sur Internet, mais parfois je trouve que c’est agréable de se déplacer. Et puis j’avais une autre raison de me rendre dans ce quartier de l’Hôtel de Ville. J’avais découpé dans Télérama Sortir un article sur une confiserie installée rue des Archives.

J’ai commencé par l’IGN. J’aime beaucoup leurs cartes, le papier est doux et je trouve qu’elles sont très lisibles.

Une fois dans le magasin, j’ai longuement étudié toutes les cartes disponibles.

— Vous cherchez une carte en particulier ? m’a demandé une vendeuse.

— Oui, une carte des Pouilles.

— Ah, je crois que nous n’en avons plus. Je vais demander à mon collègue. Je reviens tout de suite.

La vendeuse est revenue et elle m’a confirmé qu’ils n’avaient plus de carte des Pouilles et qu’ils n’en recevraient pas avant la rentrée prochaine.

Je suis ressortie un peu déçue, mais les pralines de la confiserie Mazet m’ont fait tout oublier.

La boutique était très jolie, lumineuse et pourtant son décor rappelait, par certains aspects, une boutique ancienne. Par exemple, il y a des poutres au plafond ! J’ai été très gentiment accueillie, j’ai pu regarder longuement leurs différentes spécialités, j’ai pu goûter une praline pendant qu’on me racontait l’histoire de cette amande, caramélisée et recouverte de caramel brun, dont la recette date de 1636 !

Ce soir, les filles ont découvert leur surprise : une petite boîte de pralines. Devinez ce qu’a dit Micaela ? « Oh Maman, c’est trop bon ! »

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UN PEU DE GRAMMAIRE concordance des temps

Aujourd’hui, je vous propose d’imaginer que cette phrase commence par “Aujourd’hui” et non pas par “Il y a quelques semaines”. A vous de trouver comment les verbes changent !

“Il y a quelques semaines, j’ai eu l’occasion de passer devant le nouveau magasin de l’IGN (Institut Géographique National) derrière le BHV et je m’étais dit que j’y retournerais pour acheter une carte des Pouilles puisque nous y allons au mois d’août.”

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Danse indienne

Il y a quelques semaines, j’ai assisté, au théâtre municipal, avec mon amie Maryam, au spectacle de fin d’année d’une association de danse indienne. J’étais tombée sur l’annonce de ce spectacle en lisant le journal de ma ville. Depuis l’intérêt des filles pour les films de Bollywood, j’avais fait une petite recherche pour des cours de danse indienne pour les enfants et je n’avais trouvé que des cours dans Paris (toute une expédition avec des enfants). J’étais donc ravie de découvrir qu’il y avait cette association dans ma ville. J’ai invité Maryam et nous avons assisté au spectacle. A la fin du spectacle, nous avons échangé quelques mots avec la prof de danse.

— Nous voulions vous féliciter. C’était vraiment un beau spectacle !

— ça vous a plu ?

— Oh, oui, vraiment. On sent que vos élèves prennent plaisir à danser.

— Oui, nous formons un bon groupe. Et vous savez, elles étaient toutes débutantes en septembre.

— Non !

— Si. Et certaines n’avaient jamais fait de danse.

— Est-ce que vous donnez des cours aux enfants ? Je vous pose la question parce que j’ai deux petites filles qui dansent devant les films de Bollywood.

— Oui, nous avons un cours le mercredi après-midi. Mais vous savez, je donne bientôt un cours de démonstration. C’est plutôt destiné aux adultes, mais emmenez-les et je m’adapterai.

Lorsque j’ai proposé aux filles de participer au cours gratuit, elles ont sauté de joie. Nous y sommes allées aujourd’hui. Et j’ai dansé aussi. Je me suis bien amusée. Lorsque Micaela est sortie du cours, elle a fait quelques mouvements de bras et m’a dit « Oh, Maman, c’était trop bien ! ».

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UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect

Hum, je vous propose de transformer le bout de dialogue ci-dessous en discours indirect, pour que les deux phrases s’enchaînent.

« A la fin du spectacle, nous avons échangé quelques mots avec la prof de danse.

— Nous voulions vous féliciter. »

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Ce matin, après avoir déposé les filles à l’école, j’ai accompagné Lisa à la garderie. Elle est entrée et après être allée chercher sa photo, elle s’est assise pour que je lui mette ses chaussons. Rapide, Lisa était déjà en train de défaire ses scratchs.

— Non, Lisa. On n’enlève pas les chaussures ce matin.

Lisa m’a regardée avec surprise.

— Ah !

Delphine, une des puéricultrices, s’est alors approchée d’elle.

— Oui, Lisa, on va visiter l’école ce matin.

Et Delphine lui a passé autour du cou une étiquette avec son prénom et Lisa est allée rejoindre les autres enfants qui attendaient aussi de partir visiter l’école.

La garderie organise cette visite pour les enfants qui iront à l’école maternelle en septembre. Eh oui, vous vous rendez compte, Lisa ira à l’école en septembre.... Cela me fait une drôle d’impression de vous raconter cela pour la troisième fois !

Ce soir, lorsque je suis allée la chercher, j’ai demandé à Lisa si elle avait visité l’école.

— Oui, mais pas vu Fissia.

Sa réponse était courte, mais vous auriez vu son regard. Elle avait l’air de ne pas avoir compris l’intérêt de la visite puisqu’elle n’y avait pas vu sa sœur Felicia. On aurait dit que tout cela ne la concernait pas. Puis elle a ajouté :

— Moi garderie, pas école !

— Si, si, ma chérie, tu vas aller à l’école bientôt !

En français, nous avons une expression qui exprime bien le cas de Lisa : se voiler la face.

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UN PEU DE GRAMMAIRE l’impératif

Je vous propose de donner des ordres et de mettre les trois verbes que nous avons vus plus haut à l’impératif (2e personne du singulier).

— (Enlever) tes lunettes de soleil !

— (S’approcher) un peu que je voie mieux ton œil au beurre noir !

— Maintenant (rejoindre) les autres et ne te bagarre plus !

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La Roche-Guyon

Cet après-midi, c’était un après-midi de liberté. Les filles étaient à l’école et Lisa était chez Caroline avec Clara et Marie-Christine. J’avais quelques courses à faire à Paris. Caroline allait elle aussi à Paris, nous avons pris le train ensemble. Nous avons facilement trouvé des places assises.

— Au fait, ai-je dit à Caroline, je ne t’ai pas montré les photos de La Roche-Guyon !

— C’est là où vous avez fait un dîner pique-nique ?

— Oui, c’est ça, le dimanche de la Pentecôte.

— Mais comment vous avez décidé d’aller là-bas ?

— ça faisait longtemps que je voulais y aller parce qu’il y a plusieurs années j’ai lu la correspondance de la Duchesse de

Rochefoucauld à William Short à l’époque de la Révolution française. Elle habitait le château de la Roche-Guyon et lui était l’ambassadeur américain à Paris. Ils étaient amoureux.

J’ai sorti mon téléphone portable et j’ai fait défiler les photos.

— Nous avons d’abord visité le jardin potager qui se situe entre le château et la Seine. C’est un potager « à la française », tu sais, avec des allées en diagonale. La vue sur la Seine est magnifique. Là, c’est la promenade le long de la Seine. Voici, le château avec la tour médiévale. Le château est adossé à une falaise de craie, on le voit sur cette photo. Et là, c’est l’endroit où nous avons pique-niqué, au bord de l’eau.

— C’est joli !

— Oui, quand est rentré vers 21 h 30, Micaela nous a dit qu’elle avait l’impression d’être partie en vacances.

— Et c’est loin de Paris ?

— Une heure de route. En fait, ce n’est qu’à cinq kilomètres de Giverny.

Le temps de cette escapade en photos et nous étions arrivées à Saint-Lazare.

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UN PEU DE GRAMMAIRE parler correctement

Souvent, à l’oral, nous avons tendance à ne pas formuler nos phrases correctement. Quelles seraient les phrases correctes pour cet échange ?

— Et c’est loin de Paris ?

— Une heure de route.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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