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Archive for January 2012

Le cahier de Léandre

Ce matin, sur le chemin de l’école, Felicia a aperçu un garçon de sa classe. Il était de l’autre côté de la grande avenue que nous traversons pour aller à l’école. — Oh, Maman, regarde, c’est Léandre. Il est dans ma classe.

— Ah, oui, je le reconnais. Il est avec sa maman et ses frères.

— Tu crois qu’il m’a vue ?

— Je ne sais pas.

Nous avons traversé et pris une autre rue. Léandre était derrière nous. Il nous a dépassées lorsque nous nous sommes arrêtées pour donner un biscuit à Lisa qui termine toujours son petit-déjeuner dans la poussette. Felicia lui a fait un signe.

Lorsque nous sommes reparties, nous n’avions pas fait quelques mètres que nous tombions sur le cahier de classe de Léandre en plein milieu du trottoir. Je l’ai ramassé.

— Tu vas lui donner ? m’a demandé Micaela.

— Oui, mais tout à l’heure, à l’école.

— On pourrait le rattraper en courant.

— Je ne cours pas en poussant Blue Tango.

— Oh.

Micaela est allée à l’école et j’ai accompagné Felicia. Nous avons retrouvé Léandre et sa maman dans le couloir devant la classe. J’ai donné le cahier à Felicia pour qu’elle le lui rende.

— Merci, a dit Léandre.

— Je t’en prie, a répondu Felicia très fière de sa bonne action.

— Ah, c’est pour ça qu’il me parlait de son cahier, a dit la maman de Léandre. Je pensais qu’il l’avait oublié à la maison.

En rentrant à la maison, je me disais que si nous ne nous étions pas arrêtées pour donner un biscuit à Lisa, nous n’aurions pas trouvé le cahier.

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REPERES Le prénom Léandre - Top 10 des prénoms de garçons en France - Le cahier de classe - Blue Tango - Paolo Conte chante Blue Tango - L'école mixte

UN PEU DE GRAMMAIRE 1 (aujourd’hui en remplacement de « 3 expressions utiles ») « Tu crois qu’il m’a vue ? » Pourquoi y a-t-il un « e » à la fin de « vue »

UN PEU DE GRAMMAIRE 2 temps verbal « je me disais que si nous ne nous étions pas arrêtées pour donner un biscuit à Lisa, nous n’aurions pas trouvé le cahier. » Pouvez-vous identifier le temps de chaque verbe de cette phrase ?

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Une semaine difficile

Hum, ça n’a pas été une semaine facile et je n’ai pas pu mettre en ligne de podcast comme d’habitude. Lisa est tombée malade en fin de semaine dernière, puis Micaela lui a emboîté le pas. Encore ces satanés virus. Entre l’otite et le nez bouché de Lisa et les quintes de toux de Micaela, j’ai l’impression que nous n’avons pas dormi correctement depuis une éternité. La nuit, mon mari et moi sommes constamment sur le qui-vive.

« C’est Mica qui a toussé ? »

« Je ne sais pas »

« Ecoute ! »

« Non, c’est Lisa qui a gémi ».

Pour l’instant, Micaela n’est pas allée à l’école de la semaine, nous avons passé nos journées à regarder des DVD : nous avons regardé au moins trois fois la première partie du film La famille indienne (c’est fou comme Micaela oublie qu’elle est malade dès qu’il s’agit de danser) et aujourd’hui, nous avons regardé une bonne partie des épisodes de la série Orgueil et préjugés (version avec Colin Firth). Nous en sommes arrivées au point où Lizzy apprend que sa plus jeune sœur s’est enfuie avec Wickham. Mr Darcy la quitte précipitamment lorsqu’il apprend la nouvelle et Lizzy pense qu’elle ne le reverra jamais.

Parfois, il pleut et nous regardons toutes les trois par la fenêtre. Je ne sais pas à quoi Lisa et Micaela pensent. Moi, je pense qu’il faut que je dise à Natasha que je suis allée voir l’exposition sur La Comédie Française et que j’ai vu le fauteuil à crémaillère de Molière, celui dans lequel il était installé pour sa pièce Le malade imaginaire, presque celui dans lequel il est mort. Je pense aussi que dès que tout le monde sera rétabli nous nous offrirons un gâteau de ce pâtissier Meilleur Ouvrier de France dont Patricia de la garderie m’a donné l’adresse et qui n’est qu’à vingt minutes à pied de chez moi. Vingt minutes à pied, c’est presque trop prêt... Je pense à la semaine prochaine, je pense à la semaine prochaine avec impatience.

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REPERES La famille indienne - Orgueil et préjugés - Le fauteuil de Molière - Le malade imaginaire - Nicolas Bernardé - 3 EXPRESSIONS PEU UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison

« Je pense à la semaine prochaine avec impatience. » Imaginons que j’ai eu cette pensée lundi. Nous sommes jeudi. Mettez la phrase au passé en changeant « je » par « elle ». Maintenant, imaginons que nous sommes des semaines plus tard. Mettez à nouveau la phrase au passé. Bien sûr, il y a un petit piège.

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Le béret bleu

C’était mon anniversaire au mois de décembre. Caroline m’a offert un béret en laine bleu. Il est d’une jolie couleur, on dit « bleu canard », car c’est le bleu qui rappelle la couleur du cou des canards colverts. Vous voyez cette couleur soutenue entre le bleu et le vert. C’est une couleur que j’aime beaucoup, car elle me rappelle un pull que j’adorais quand j’avais huit ans. Mais c’était la première fois que je portais un béret. Caroline a trouvé que je manquais d’enthousiasme.

— Il ne te plaît pas ? Tu peux le changer si tu veux par autre chose. Mais j’ai pensé que la couleur irait bien avec tes yeux.

— Si, si, il me plaît. J’aime beaucoup la couleur. C’est juste que je n’ai pas l’habitude de porter des bérets.

— Eh, bien, essaye-le.

Voilà, depuis, je ne quitte plus mon béret. Mon mari trouve que je ressemble à une héroïne de Gibrat. Mais, je ne sais pas ce qui se passe, j’ai toujours peur de le perdre. Souvent quand je rentre dans un magasin, je le dépose machinalement sur la capote de la poussette, je l’oublie là quand je rentre à la maison et ensuite je le cherche partout. Je ne me souviens plus si je l’ai déposé sur la poussette ou non. Une fois, je l’avais mis dans la poche de mon manteau en entrant à la garderie et il était tombé sans que je m’en aperçoive. Heureusement, je me suis rendu compte qu’il n’était plus dans ma poche avant de passer la grille de la garderie.

Et puis aujourd’hui, je l’ai presque perdu pour de bon. J’étais à Paris dans un grand magasin. Mon béret était dans un des sacs que je portais. Au moment de payer mes achats, j’ai déposé tous mes sacs par terre. Et en les reprenant, j’en ai oublié un sans m’en rendre compte. C’était le sac dans lequel il y avait mon béret. J’allais reprendre la direction de Saint-Lazare pour rentrer quand je me suis aperçue qu’il me manquait ce sac. Sur le coup, je n’ai même pas pensé à ce que contenait le sac mis à part le béret. J’ai fait demi-tour et je suis retournée dans le dernier magasin où j’étais allée. Mon sac était là, il avait été mis de côté par la caissière. Donc, pour l’instant, j’ai toujours mon béret.

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REPERES : Les canards colverts - Bleu canard - Un béret - Gibrat- 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE : accorder les adjectifs de couleur. Il est question de couleur dans ce texte. Comment accorderiez-vous les adjectifs suivants : Des sacs (jaune)

Des bérets (bleu canard)

Des manteaux (marron)

Des pulls (rose)

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Galette des Rois

Cet après-midi, nous avons fêté les rois chez Caroline. Les filles étaient excitées comme des puces.

— Tu crois que je vais avoir la fève ? n’arrêtait pas de demander Micaela alors que nous nous préparions.

— On ne peut pas savoir à l’avance, Micaela !

— Moi, j’ai déjà eu deux fèves ! s’est écriée Felicia.

C’est vrai que la galette de cet après-midi était notre troisième galette de l’année. Et qu’à chaque fois c’est Felicia qui avait eu la fève.

Nous sommes arrivées alors que Caroline mettait la galette au four pour la réchauffer. Nous avions apporté du Jus de princesse pour l’occasion.C’est Felicia qui est allée sous la table pour attribuer les parts de galettes. C’est elle la plus jeune des filles (sachant parler). C’était drôle parce que la table de Caroline est en verre alors on voyait Felicia s’agiter dessous. Je servais les parts.

— Et cette part, c’est pour qui ?

— Juliette.

— Et celle-là ?

— Felicia.

— Mais non Felicia, tu as déjà une part ! se sont écriées les filles en même temps. Il faut dire que c’était déjà la troisième fois que Felicia s’attribuait une part. Finalement, tout le monde a été servi et nous avons commencé notre goûter.

Les filles scrutaient chacune leur part avec curiosité. Il y avait deux fèves dans la galette. Devinez qui a trouvé la première? Felicia. Et la seconde ? Micaela. Je suis rentrée à la maison avec deux têtes couronnées.

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REPERES La galette des Rois - Les galettes à la mode à Paris - La crème frangipane - La pâte feuilletée - La pâte sablée - 3 EXPRESSIONS A RETENIR - UN PEU DE GRAMMAIRE parler correctement « Et cette part, c’est pour qui ? » ai-je demandé à Felicia. J’ai parlé comme une enfant sans doute parce que Lisa nous répète à longueur de journée « C’est qui ? C’est qui ? »  Comment dire cette phrase de façon "académique" ?

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La boîte de macarons

Ce matin, Lisa devait aller à la garderie. En partant de la maison, j’ai fait bien attention à ne pas oublier dans le frigo un mystérieux paquet. J’ai déposé Micaela devant la grille de l’école, puis Felicia dans sa classe et enfin, Lisa et moi avons marché jusqu’à la garderie. C’est le nouveau truc de Lisa, elle aime marcher. Il faut dire que la garderie et l’école ne sont distantes que de quelques mètres. Une fois Blue Tango rangée sous l’auvent du parking à poussettes, je lui ai confié le paquet mystère : « Tu le donnes à Isabelle, d’accord Lisa ? ». En arrivant dans la garderie, Lisa s’est faufilée entre tout le monde pour arriver jusqu’à Isabelle.

— Bonjour Lisa ! Oh, mais qu’est-ce que c’est ? C’est pour moi ? Allez, j’ouvre.

Je suis arrivée derrière Lisa.

— C’est pour souhaiter une bonne année à toute l’équipe de la garderie.

— Des macarons ! Oh, mais il ne fallait pas ! Merci beaucoup.

Ce soir, lorsque je suis arrivée pour chercher Lisa, Patricia et Isabelle qui étaient dans la petite cuisine m’ont interpellée.

— Oh, ces macarons ! Ils étaient divins ! C’est une très bonne adresse.

— Oui, c’est une amie qui m’a fait connaître Stéphane Glacier. Il est meilleur ouvrier de France.

— Vous avez goûté d’autres choses ?

— Oui, tout est vraiment très bon. Je n’ai pas encore goûté leur Paris-Brest, mais de toute façon tout ce que j’ai pu goûter de chez ce pâtissier était merveilleux.

Lorsque je suis allée chercher Lisa, ce fut au tour de Virginie et Nadine de me parler des macarons.

— Oh, qu’est-ce que ces macarons étaient bons !

Puis Delphine est arrivée.

— Oh, celui au cassis ! Il était exceptionnel.

Voilà, les macarons de Stéphane Glacier ont fait leur petit effet et moi j’étais ravie de faire plaisir.

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REPERES Les macarons - Une recette de 1776 - Stéphane Glacier - Meilleur ouvrier de France 3 EXPRESSIONS A RETENIR - UN PEU DE GRAMMAIRE concordance des temps « En partant de la maison, j’ai fait bien attention à ne pas oublier dans le frigo un mystérieux paquet. J’ai déposé Micaela devant la grille de l’école, puis Felicia dans sa classe et enfin, Lisa et moi avons marché jusqu’à la garderie. » Imaginons que je ne parle pas de ce matin, mais d’un jour de la semaine dernière. Les temps changent. « En partant de la maison, j’avais fait bien attention à ne pas oublier... » Ecrivez la suite.

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Le podcast dans un roman

Cet après-midi, j’ai vu Natasha. Nous ne nous étions pas revues depuis la fin du mois de décembre. Pour faire simple, nous nous sommes retrouvées dans la cafétéria qui ne fait que du thé place du Palais Royal. Je vous en ai déjà parlé. Nous étions attablées devant notre thé et notre Cheesecake aux fruits de chez Berko et nous parlions de choses et d’autres, notamment du succès de la Newsletter du podcast. J’étais assise face à la place du Palais Royal. Je voyais aussi les gens traverser la rue et se rendre au Louvre. C’est étrange ces veilles pierres du Louvre, noircies par la circulation des voitures rue de Rivoli, elles ont une présence. Ça m’a fait penser à Molière. — Au fait, tu sais que l’exposition sur la Comédie Française se termine dimanche. Tu ne voulais pas y aller ? ai-je demandé à Natasha.

— Si. Que dirais-tu de demain matin ?

Ensuite, Natasha m’a montré le livre de Doug Savage et de son chicken. Elle m’a expliqué l’histoire de son blog. J’ai feuilleté le livre et je me suis arrêtée sur quelques dessins qui m’ont bien faire rire.

— Oh, à propos de livre, ai-je dit à Natasha, ça me rappelle une chose que je voulais te montrer. Il y a toute une page sur le podcast One thing in a French day dans un roman pour adolescents. C’est une auditrice qui m’en a parlé. J’ai acheté le livre sur Internet. Je vais te le montrer, je l’ai avec moi.

Lorsque j’ai sorti le livre et que Natasha a vu le titre sur la couverture du livre, j’ai cru qu’elle allait s’étrangler avec son cheesecake.

— Laetitia, tu es dans The pillow book of Lotus Lowenstein!! Mais tu es célèbre ! Ce livre est un best-seller!!!

— Ah bon.

— Fais-moi voir la page ! Oh là là «I became attached to a woman named Laetitia who does a podcast called «One thing in a French day». Incroyable ! s’est exclamée Natasha.

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REPERES - Le salon de thé - Berko - L'exposition sur la Comédie Française - La rue de Rivoli - Le blog de Doug Savage - Le livre de Libby Schmais  - 3 EXPRESSIONS A RETENIR - UN PEU DE GRAMMAIRE : le pronom « en ». Dans les phrases suivantes, à quoi fait référence le pronom « en » ? Pouvez-vous réécrire la phrase en le remplaçant par l’idée ou la chose dont il est question ? « Je vous en ai déjà parlé. » « C’est une auditrice qui m’en a parlé. »

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C’est pas la forme

Ah, ce matin, lorsque j’ai entendu les filles se réveiller, j’ai commencé par râler intérieurement (eh, les amis, je suis bien Française !). J’avais l’impression que cela faisait seulement cinq minutes que j’étais endormie. Mais, non, il était presque huit heures et mon mari était déjà parti pour le travail. Je ne l’avais même pas entendu quitter la maison. Je ne me suis pas levée immédiatement, c’était trop difficile. Puis Felicia est arrivée.

— Maman, j’ai faim ! On peut aller voir bébé dans sa chambre ? Elle est réveillée.

— Oui, vous pouvez y aller. J’arrive. Je vais préparer le petit-déjeuner. Je vous appelle quand c’est prêt.

Le petit-déjeuner m’a semblé un enfer. C’était comme si je commençais un nouveau travail et que j’étais tout de suite débordée. J’étais toujours en retard sur les demandes des filles. Il me semblait que ça n’arrêtait pas « Maman, j’ai soif ! Je peux avoir du lait ? », « Maman, je voudrais une autre tartine grillée avec du miel ! » « Maman, je peux avoir une tartine pas grillée avec de la confiture ? », « Maman, je peux goûter ton thé ? », « Maman, tu peux me faire du thé, c’est trop bon ! ». Et la pauvre Lisa qui me montrait désespérément son verre de jus d’orange posé trop loin sur la table. Ensuite, il a fallu les habiller. Et là, je crois qu’elles ont bien senti que ce serait une journée où je serais à la traîne. Elles en ont rajouté. « Oh, non, je veux mettre une jupe aujourd’hui ! Dis, je peux mettre une jupe ! Et tu me mettras du rouge à lèvres ? » « Non » « Moi aussi, je veux une jupe ! Je veux pas mettre mon pantalon ! Et j’aime pas ce pull ! Moi aussi je veux du rouge à lèvres comme Mica ». Voilà, ça a été comme ça toute la matinée.

Enfin, ce fut l’heure de la sieste. Et là, je me suis écroulée de fatigue. Ce satané virus que j’ai eu à Noël m’a vraiment mise à plat.

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REPERES : Le mercredi - L'habillage - La tenue des filles aujourd'hui - 3 EXPRESSIONS A RETENIR - UN PEU DE GRAMMAIRE : négations manquantes. Les enfants ont tendance à supprimer la négation quand ils s’expriment. Certaines négations sont manquantes lorsque je rapporte les propos des filles. Combien en trouvez-vous ?

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Une fuite dans la cuisine

C’est vrai que j’avais remarqué (et mon mari aussi) que la peinture du plafond de la cuisine s’était drôlement abîmée ces deux dernières semaines. Mais nous pensions que c’était une dégradation « normale » de la peinture. Mais lorsque Caroline ce midi s’est écriée « Mais qu’est-ce qui est arrivé à ton plafond ? On dirait une fuite, non ? », tout à coup, ça m’a semblé évident. Oui, la peinture était abîmée exactement à l’emplacement de l’évier de nos voisins du dessus. Il devait effectivement s’agir d’une fuite. J’ai immédiatement appelé mon mari.

— Tu sais comment ça se passe si c’est bien une fuite? lui ai-je demandé.

— On doit appeler Christine et François et ensuite notre assurance.

— Bon, je m’occupe de contacter François.

J’ai envoyé un SMS à François, notre voisin, lui demandant de passer chez nous à propos d’une éventuelle fuite dans la cuisine entre nos deux appartements.

Il est passé tout à l’heure en rentrant du travail.

— Ah, oui, on dirait bien une fuite ! Ecoute, je crois qu’il faut que vous contactiez votre assurance qui va vous envoyer un dossier à remplir et qu’on devra remplir aussi. Enfin, c’est comme ça que ça s’était passé quand on avait eu une fuite avec les voisins au-dessus de chez nous. Par contre, dans mes souvenirs, ça avait été super long avant que les travaux ne soient réalisés. Il avait fallu attendre que tout soit bien sec. Dans un premier temps, je vais essayer de trouver d’où ça pourrait venir chez nous.

— Entendu ! On appellera notre assurance demain matin.

Il y a quelques minutes, j’ai envoyé un SMS à Caroline : « Tu avais raison, c’était bien une fuite !! Merci de nous avoir ouvert les yeux !! »

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REPERES- 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE : pronom complément « C’est comme ça que ça s’était passé quand on avait eu une fuite avec les voisins au-dessus de chez nous. » Imaginons que dans cette phrase, je ne veuille pas répéter le mot « fuite », je le remplace par le pronom complément « en » qui représente une chose ou une idée. Qu’est-ce que cela donne ?

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Des trésors dans mon frigo

Ah, les fêtes sont finies. Enfin presque. C’est vrai que nous avons bien mangé cette année encore. Pour le réveillon de Noël, Micaela nous a préparé sa recette de carpaccio d’avocat et de pamplemousse. Puis, j’avais préparé des blinis que nous avons mangés avec du saumon fumé. Pour Noël, nous avions préparé une poularde avec des marrons aux lardons et de la compote de pommes. C’est simple, mais j’adore ça. Je passe sous silence ma tentative de bûche faite maison qui ne ressemblait à rien. Pour le réveillon du Jour de l’an, hum, du boudin blanc. C’était une première pour Lisa et un grand succès. « Bou-din ! Bou-din ! Bou-din ! » répétait-elle joyeusement à chaque morceau qu’elle mettait dans sa bouche.

Et ce midi, j’ai découvert qu’il me restait encore quelques trésors dans mon frigo. Il restait du fromage. Cette année, nous avions fait un plateau de fromages entièrement pâtes cuites : du comté vieux, du Beaufort d’Alpages et de l’Appenzell, un fromage suisse que je ne connaissais pas très bien. Il restait un beau morceau de comté vieux, c’est peut-être celui qui a eu le moins de succès auprès des filles, car il a un goût assez prononcé. Mais pour moi, il était parfait. Je me suis régalée. J’aurais bien pris un verre de vin blanc sec avec. Mais je n’en avais pas. Enfin, il me restait un autre trésor : des macarons des Sœurs. Notre voisin Jacques nous en avait rapporté une boîte de Nancy. Il connaît mon faible pour ces macarons. C’est d’ailleurs lui qui me les a fait connaître. Il ne s’agit pas de macarons fourrés, colorés et bien bombés comme on trouve chez Ladurée, non, il s’agit de simples macarons au sucre, aux amandes et au blanc d’œuf. Ils sont croquants à l’extérieur et fondants à l’intérieur. Il en restait deux. Il n’en reste plus !

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REPERES Réveillon - Poularde - Boudin blanc - Comté vieux - Beaufort d'alpages - Appenzell - Les Sœurs macarons - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE :  La place de l’adjectif.

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Le cahier de vie de Felicia

Les filles sont rentrées à l’école hier. Enfin, Micaela et Felicia. La maîtresse de Felicia nous remet à la fin de chaque semaine et avant les vacances ce qu’elle appelle « Le cahier de vie ». Il s’agit d’un grand cahier dans lequel nous écrivons chaque semaine, ou à la fin de chaque période de vacances, un petit texte pour raconter un événement, un voyage ou une aventure qui est arrivée à Felicia. Nous ne l’avions pas préparé pour hier, alors nous l’avons fait aujourd’hui avec elle. J’ai commencé par lui demander ce qui l’avait le plus marqué pendant les vacances.

— La promenade dans le carrosse parce que je n’ai pas eu peur quand les chevaux sont allés au trot. Et aussi quand Papy et Mamie étaient à la maison et que le jus de princesse est sorti de la bouteille.

— C’est tout ?

— Oui.

— Est-ce qu’on raconte ce que tu as eu pour Noël ?

— Ah, oui, on peut dire que le Père Noël m’a apporté une balance et que j’ai pesé des fruits comme une marchande.

Nous nous sommes mises au travail. J’ai donc écrit un petit texte dans lequel j’ai raconté que le 24 décembre, nous étions sorties pour aller acheter du fromage et qu’on nous avait proposé de faire un tour en calèche. C’était une opération organisée par une agence immobilière. Pour faire leur pub, ils avaient loué cette énorme calèche tirée par deux immenses chevaux noirs. Le Père Noël, bien sûr, tenait les rênes. Les filles ont adoré le petit tour dans le quartier et c’est vrai qu’à un moment, pour traverser une grande place, les chevaux se sont mis au trot. C’était impressionnant au milieu des voitures. Ensuite, j’ai raconté que le 25 décembre mes parents étaient venus déjeuner à la maison et qu’en dessert nous avions ouvert une bouteille de ce que nous appelons du jus de princesse. Il s’agit de jus de pomme pétillant aromatisé à la framboise. Lorsque nous avons ouvert la bouteille, le jus de princesse est sorti comme du Champagne et il y en avait partout sur la table. Les enfants adorent ce genre d’incident qui salit tout ! Voilà, nous avions fait nos devoirs pour l’école.

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REPERES : Les vacances scolaires - La classe de Felicia  - Carrosse ou calèche - Le jus de princesse 3 EXPRESSIONS UTILES  - UN PEU DE GRAMMAIRE : les pluriels irréguliers. Il y a trois mots dans ce texte qui ont un pluriel irrégulier. Quels sont-ils ?

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