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Hier soir, comme tous les lundis depuis quelques semaines, j’ai regardé la série télé Regenesis diffusée par Arte. Cette série me plaît bien, elle se passe dans un laboratoire en biotechnologies au Canada. Malheureusement, la série s’est terminée hier.

Bon, ce n’est pas de cela dont je voulais vous parler.
Par un mystère technique que je n’explique pas quand nous regardons cette série par l’intermédiaire du décodeur télé ADSL, nous avons droit aux sous-titres en français alors que nous regardons la série en français.

J’essaye de ne pas y faire attention, mais je ne peux m’empêcher parfois de les lire et là je bondis : “mais c’est pas du tout ce qui a été dit!”. Ce type qui écrit les sous-titres change plein de petites choses. Vous allez me dire que c’est normal parce qu’il doit écrire ce qui est dit de façon plus courte. Oui, mais ce n’est pas toujours le cas. Souvent ce qui est dit est aussi court que ce qui est écrit.

J’ai noté quelques exemples :
- Au mon Dieu! / version sous-titrée : Merde!
- On nous a signalé moins que ça. / vst : La presse parle de 180.
- Je suis là. / vst : Tout va bien.
- J’ai autre chose en tête / vst : Je bosse sur un truc.
- Il y a des problèmes au laboratoire /vst : C’est la folie au labo.
- Je vais te proposer quelque chose / vst : On va conclure un marché.

Et puis tout à coup, j’ai compris. Les sous-titres français ne sont pas écrits à partir de la version française, mais directement à partir de la version originale en anglais. Chaque traducteur a bossé dans son coin et rendu un travail différent.

Vous voulez que je vous dise, je trouve que le type de la version française est meilleur traducteur que celui de la version sous-titrée. Rien que sur le dernier exemple, on reconnaît l’anglais “to have a deal” alors qu’un Français utiliserait bien le verbe proposer, à la limite “je vais te proposer un marché”.

http://www.arte.tv/fr/cinema-fiction/Regenesis/1387738,CmC=1398396.html