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Hier soir avait lieu la réunion de parents d’élèves de ma grande fille Micaela. Les parents étaient invités à retrouver la maîtresse à 18 heures dans la classe pour une présentation du programme de l’année. Mon mari est rentré tôt du travail et, après une tétée à Lisa, j’ai vite filé. En bas de l’escalier, j’ai vu une vieille dame. Elle était occupée à glisser quelque chose sorti d’un sac en papier dans une boîte aux lettres. Quand elle m’a aperçu, elle venait juste de prendre à nouveau quelque chose dans le sac qu’elle tenait à la main et tentait de faire passer cette chose dans la fente de la boîte. Elle s’est tournée vers moi lorsque j’ai passé la porte et m’a dit bonsoir avec un sourire timide de jeune fille. Mais, dans son regard, il y avait un questionnement (avais-je vu? Et qu’allais-je penser? ) et sur ses joues un peu de rouge certainement parce que je l’avais prise sur le fait. C’était une petite dame frêle dans un imperméable beige, ses cheveux gris étaient coupés au carré et elle avait un joli sourire. Elle avait glissé le contenu de son sac dans la boîte aux lettres avec un empressement amusé, comme une enfant qui prépare une bonne surprise à ses parents. Alors que je quittais la résidence, j’ai essayé de me souvenir à qui appartenait la boîte aux lettres. J’étais presque sûre qu’il s’agissait de celle de nos voisins du rez-de-chaussée arrivés il y a quelques mois. Cela ne collait pourtant pas avec l’image que je m’étais faite de mes voisins : ils sont fuyants, ont un visage fermé et ne disent bonjour que si leur regard croise le vôtre. Leur grande fille est pareille, si elle peut ne pas dire bonjour et vite se barricader chez elle... Enfin, vous voyez. J’ai vérifié au retour de la réunion. Il s’agissait bien de leur boîte aux lettres. Etrange. Au fait, vous voulez savoir ce que leur glissait la vieille dame? Des noisettes fraîches encore dans leur enveloppe (l’involucre), comme celles ramassées en forêt le week-end dernier.

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