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Ma sœur est allée passer quelques jours dans le Luberon et elle m’a ramené de son séjour un bocal de clémentines confites de chez Bono à Carpentras. Le pot est si beau, les clémentines si colorées et appétissantes que chaque jour je ne peux m’empêcher de l’admirer. Je ne l’ai pas encore ouvert.
Aujourd’hui, j’ai eu ma petite séance habituelle d’admiration devant ce pot et à la vue des clémentines un souvenir a soudain envahi mon esprit. Un peu comme Marcel Proust a retrouvé le souvenir de son enfance en dégustant une madeleine trempée dans une tasse de tilleul.
C’était il y a quelques années, au début de mon activité d’édition. Ce jour-là, je rendais visite à mon ami Pierre qui tenait un magasin de vin dans le IXe arrondissement de Paris. Je venais pour donner des nouvelles et discuter cinq minutes. Soudain, il me dit “il faut que je te fasse goûter quelque chose”. Nous avons quitté la boutique pour nous rendre à côté chez la marchande de chocolats. C’était la première fois que je rentrais dans cette boutique. Je fus tout de suite sous le charme de ce magasin ancien et complètement surprise par la marchande : une femme qui avait l’âge d’être ma mère habillée comme une petite fille avec des nattes, un chemisier blanc sous un pull bleu marine, une jupe écossaise et des petites socquettes blanches. Mais attention, c’était un sacré personnage, pas du tout une petite fille.
Ce que Pierre souhaitait me faire goûter était un mandarin, une clémentine confite à moitié recouverte de chocolat noir. Un mandarin ne se grignote pas par petits bouts, non, on met tout dans la bouche, on croque et c’est merveilleux!
Je ne sais pas si ce magasin de chocolats existe encore... mais le souvenir du mandarin est éternel!
Le site de la confiserie Bono : http://www.confiseriebono.fr