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Ce matin, je suis allée faire quelques courses de l’autre côté de la gare. J’étais avec Lisa. En sortant du magasin où j’étais allée faire quelques emplettes, je suis passée devant une épicerie qui vend plein de choses : charcuterie, fruits secs, pâtes fraîches, épices, petites douceurs et fromages. Il y avait une ardoise à l’entrée du magasin sur laquelle était écrit «Venez découvrir notre Beaufort d’alpage». Je me suis tout de suite arrêtée.

Mais Lisa m’a rappelé qu’elle avait faim et qu’elle était pressée de rentrer. J’ai donc pris le chemin du retour, à regrets. Cependant, mon cerveau alléché par l’idée du délicieux fromage a pris un détour par des souvenirs. C’était il y a sept ou huit ans. Nous avions organisé avec notre ami Jean-Louis, Natasha et son mari Trevor, un dîner avec une dégustation de vin et de Beaufort. Nous avions deux Beaufort différents. Je me souviens très bien que le vin blanc était délicieux, qu’il y avait la photo d’un cheval qui tirait une charrue sur l’étiquette. Je me souviens que c’était le cheval avec lequel le vigneron labourait ses vignes. Nous étions en été, nous avions bien mangé, il faisait chaud et nous étions installés sur la terrasse de l’appartement de la fille de Jean-Louis, en plein Paris. On était bien, entre amis, et on avait beaucoup parlé. Et puis, tout à coup, nous avions réalisé qu’il était une heure du matin.

Une heure du matin! Plus de métro, plus de train. Mon mari et moi avions marché jusqu’à Châtelet où nous avions pris un bus de nuit qui nous avait ramené chez nous. C’était la première fois pour moi. Je me souviens que c’était une drôle d’ambiance, une ambiance de nuit. Cela n’avait rien à voir avec un trajet de jour. Il y avait du Simenon dans l’air.

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