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Samedi, nous avions commandé un gâteau au chocolat chez notre pâtissier préféré (là où mon père achète le pain). Nous sommes allés le chercher dimanche matin, en famille. Mon mari, qui a repris le travail depuis plusieurs semaines, était là pour le week-end.
Pas question ce jour-là de prendre la voiture car il y avait dans Perros un vide-grenier. Les trottoirs des rues du centre étaient remplies de petits stands.
Nous nous sommes pliés au rythme lents de la foule des promeneurs du dimanche. On avance, on jette un œil par-ci, par-là sur les stands : des bibelots, des vieux services à café, des poupées vêtues de vêtements tricotés à la main, des vieilles revues Strange, des bidons à lait, des filets de pêcheur, de vieux appareils photos, des chaises, etc.
Enfin, nous nous sommes arrachés à la promenade léthargique aux environs de la boulangerie pâtisserie. La boulangerie le dimanche, et particulièrement celui-là, était comme une ruche, bondée à craquer de clients anxieux d’avoir leur gâteau ou leur pain entre les mains, jaugeant la longueur de la queue, la quantité de gâteaux dans la vitrine et les vendeuses comme des abeilles virevoltaient d’une commande à l’autre.
- Et pour monsieur, ce sera?
- Un baba, une tarte aux fraises, deux éclairs au café, trois baguettes du Trégor!
Finalement, ce fût le tour de mon père. Il ressortit avec la précieuse boîte rose fuschia que l’on remarque en ville en se disant “Tiens, ils ont acheté un gâteau chez Ty-Coz”. Dimanche, c’était notre tour de se promener avec la boîte rose et dedans, qu’y avait-t-il dedans? Un rêve léger tout en chocolat.