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Le gîte où nous avons passé nos vacances est situé à l’entrée d’un chemin qui dessert d’autres maisons puis s’arrête où commence un pré dans lequel se trouvent cinq chevaux. Le matin, nous pouvions apercevoir les chevaux dans leur pré à flanc de colline. Nous les comptions, cherchant parfois à les distinguer derrière les arbres. Il y en avait un gris, un beige, un blanc moucheté de noir, un poney marron et blanc et un cheval noir. Le cheval noir était souvent plus solitaire.

Alors que les autres n’étaient jamais éloignés de plus de quelques mètres, lui pouvait se trouver en haut du pré ou bien à la lisière des bois. Nous l’avions surnommé Prince noir comme dans le film, que nous avions visionné en DVD, qui raconte l’histoire d’un cheval noir.

Une fois le comptage des chevaux et le petit-déjeuner terminés, les filles avaient hâte de sortir pour aller le ruisseau. Le ruisseau traversait le chemin, en diagonale, à cinq minutes à pied de notre gîte. Il faisait peut-être cinquante centimètres (ou 50 cm !) de large, mais pour les filles c’était un vaste terrain de jeu.

Armée chacune d’un bâton, la première partie du jeu consistait à nettoyer le ruisseau de ses feuilles mortes et des grosses pierres qui pouvaient entraver le passage. Ensuite, Micaela allait ramasser des bogues qu’elle mettait dans un sac. Enfin, dernière partie, la plus réjouissante après tant de préparatifs acharnés, les filles lançaient, chacune leur tour, une bogue en haut du ruisseau. On suivait avec des petits cris joyeux le parcours de la petite boule. Parfois, on l’aidait avec le bâton lorsqu’elle était coincée par une pierre et ne pouvait plus rouler dans le courant. Enfin, une fois passée de l’autre côté du chemin, on la perdait de vue. C’était le moment de recommencer.

Moi, je regardais faire les filles, j’aidais un peu parfois, du bout du pied, mais surtout je ne me lassais pas d’admirer le beau paysage.

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REPERES : des explications sur le texte.

3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE changer de temps et de sujet.

Prenons ce passage : « On suivait avec des petits cris joyeux le parcours de la petite boule. Parfois, on l’aidait avec le bâton lorsqu’elle était coincée par une pierre et ne pouvait plus rouler dans le courant. Enfin, une fois passée de l’autre côté du chemin, on la perdait de vue. »

Je vous propose de remplacer « on » par « elles », de mettre le passage au présent et de changer « la petite boule » par « le marron ».

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  • JUdy Smith

    SVP j’ai une petite question. Vous avez écrit «…d’un chemin qui dessert d’autres maisons…». Est-ce que c’est le verbe «dessertir» et si oui, pourquoi on n’écrit pas «…qui dessertit d’autres maisons…»? Je ne peux pas trouver un autre verbe dans mon dico Collins-Robert mais «dessertir» n’est pas peut-être ce qui est correct. Merci de vos conseils.

    Nov 17, 2012 at 5:30 pm
  • onethinginafrenchday

    @ Judy : Bravo pour votre question rédigée en français! L’infinitif du verbe est “desservir”, ce verbe se conjugue comme le verbe “servir”. Dans cette phrase, j’ai utilisé le présent.

    Nov 20, 2012 at 3:47 pm