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J’adore mon quartier! Je vois des arbres partout de chez moi. Il y a des oiseaux, comme par exemple cette pie qui chante sur une branche de l’arbre que je vois du salon au moment où j’écris ce texte. J’ai des voisins super sympas dont je vous parle régulièrement. Mais c’est un quartier qui s’embourgeoise. Les parisiens viennent y acheter une maison, se barricadent derrière des grilles aveugles et se promènent en 4x4 aux vitres fumées. Et puis, il y a cette bande de bonnes femmes pas sympas que l’on retrouve partout dès qu’on a des enfants. Avec ma copine Caroline, on en parle souvent, en rigolant d’être si commères! Vous voulez savoir comment elles se comportent ces bonnes femmes pas sympas? En voici un exemple tout frais de ce matin.
Après avoir accompagné Micaela à l’école, le mardi, je dépose Felicia à la garderie. Sur le parking à poussettes, j’ai croisé ce matin une de ces BFPS les bras chargés d’un immense moule à tarte. Je ne sais pas quelle mouche m’a piquée, je lui ai adressé la parole en souriant.
- Ah! Il y a de l’anniversaire dans l’air! lui ai-je dit.
- Non, non, ce n’est pas pour ici, m’a-t-elle répondu sèchement.
Et elle s’en va donnant la main à sa petite fille.
Je la suis, Felicia dans les bras. Elle ouvre la porte de la garderie. Vous savez c’est une de ces portes qui se referme toute seule dès qu’on la lâche. Je m’attendais à ce qu’elle me tienne la porte. J’étais juste derrière elle, c’était quand même la moindre des politesses. Et paf! La porte se referme devant mon nez. Sympa, non? Je la retrouve à l’intérieur minaudant.
- Regardez ma belle tarte aux poires!
Elle aurait mérité, comme me l’a suggéré par la suite Caroline, que je lui fasse un croche-patte, que sa tarte aux poires se retrouve par terre et que je lui dise “ce n’est pas grave. Ce n’est pas pour ici!”.