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Dans les actualités en France, en ce moment, il est question du Mali, du mariage pour tous et, depuis dimanche après-midi, il est question de l’arrivée du Vendée Globe. François Gabart, 29 ans, vient de remporter cette célèbre course autour du monde, sans escale et sans assistance, qui a lieu une fois tous les quatre ans. Je n’ai pas suivi la course, mais tout le monde a l’air de trouver François Gabart très sympa et aussi séduisant.

Le Vendée Globe existe depuis 1989, c’est une course très difficile et ceux qui la gagnent sont de véritables héros. Il y a souvent des aventures dramatiques, des sauvetages in extremis et des images de la mer à couper le souffle. Comme je vous le disais, je n’ai pas vraiment suivi la course, mais à chaque édition il y a toujours un moment où la course vous appelle. En 1996, c’était lorsque Tony Bullimore, marin anglais, a survécu 5 jours dans son bateau retourné. J’en frissonne encore ! L’édition suivante, nous suivions la jeune Ellen Mac Arthur. Puis il y a eu Michel Desjoyaux qui comme François Gabart « stationne » à Port La Forêt (tout près de là où je vais en vacances l’été). Vous vous souvenez que j’avais rencontré Michel Desjoyaux à Concarneau lors d’une dédicace de son livre ?

Mais j’ai aussi un marin à la maison, un marin virtuel : mon mari. Lui aussi a fait le Vendée Globe cette année, grâce à un jeu en ligne (Virtual Regatta). Il était tout fier lorsque son bateau a passé le Cap Horn. Malheureusement, ce soir, lorsqu’il est rentré du travail et qu’il a allumé l’ordinateur pour vérifier sa position, j’ai vu que quelque chose n’allait pas. Il a pris sa tête entre ses mains.

— Mon bateau s’est échoué. Je suis rentré dans une île, il y a quatre heures.

Micaela s’est approchée, elle suivait la course de son père tous les soirs.

— Tu peux peut-être essayer de retourner ton bateau et de repartir.

— Non, ce n’est pas possible.

— Ah, je suis triste pour toi, Papa.

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