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Les goélands Dieppois La nuit dernière, j’ai eu une petite période d’insomnie, de quatre heures du matin à environ cinq heures trente. Quand je me suis réveillée, je ne savais plus où j’étais. Il m’a fallu quelques instants pour reprendre mes esprits. Ah, oui, je suis à Dieppe! Je suis restée quelques minutes dans le noir. Il n’y avait aucun bruit. Ce silence m’a fait une drôle d’impression car ici les goélands sont hyper bavards. Ils crient à longueur de journée, seuls ou en bande, en vol ou bien posés sur les cheminées des toits. ça fait un boucan infernal parfois. Et puis, ce ne sont pas des chanteurs nés. Ils s’égosillent et nous cassent les oreilles. Je me demande bien ce qu’ils peuvent se raconter. On dirait parfois qu’ils rigolent après avoir entendu une bonne blague bien grasse. A Perros, les goélands sont beaucoup plus calmes. Ici, on les entend même au téléphone. J’étais au téléphone hier soir avec mon mari quand quelques goélands sont passés au dessus de la cabine téléphonique, en criant, bien sûr, et couvrant presque ma voix. Je suis certaine que vous les avez entendus alors que je vous parlais. Bref, cette nuit, je pensais avoir découvert que les goélands finissaient par se taire la nuit et dormir comme tout le monde. Voyant que je ne me rendormais pas, j’ai allumé la lumière et j’ai pris mon livre - je lis un roman de Magdalen Nabb qui se passe à Florence. Le héros du livre, l’adjudant Guarnaccia, était en train de réfléchir à son enquête en regardant par la fenêtre de son bureau quand tout à coup un concert de cris suraigus a commencé : les goélands Dieppois chantent donc même la nuit. Sans doute un chalutier au filet rempli de poissons venait-il de rentrer au port!

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