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Aujourd’hui, je suis passée à La Poste avant d’aller chercher les filles à l’école (les vacances sont terminées !). J’avais un colis à poster (des livres pour Vinexpo !) et un recommandé à retirer. Lorsque je suis arrivée, il y avait deux personnes devant moi et une vieille dame qui attendait sur une chaise, assise. Quand la file a avancé, la vieille dame est venue se placer devant moi. Elle n’a rien dit, le menton bien haut, elle regardait devant elle.

J’aurais dû me méfier, car une personne polie aurait dit « j’étais assise et c’est bientôt mon tour », ou quelque chose comme ça. Le guichet s’est libéré, nous avons tous à nouveau avancé d’un pas. La vieille dame, elle, est allée à un autre guichet où un postier faisait des manipulations sur son ordinateur. Elle lui a dit bonjour, a posé son sac sur le comptoir et s’est mise à fouiller dedans. Son tour est venu. Elle l’a vu, mais a continué à fouiller dans son sac. J’ai attendu quelques instants, puis la guichetière m’a appelée.

— Bonjour, je viens retirer ce recommandé et j’ai un colis à envoyer, lui ai-je dit.

La guichetière a pris mon bordereau et s’est levée pour aller chercher le recommandé.

— ça ne vous gêne pas de prendre mon tour ! Si vous permettez, c’est à moi.

Je me retourne surprise par le ton désagréable. C’était la vieille dame.

— Vous aviez l’air d’être occupée à l’autre guichet, lui ai-je répondu.

— Vous avez bien vu que le guichet était fermé, je disais simplement bonjour au postier.

— Ce n’était pas très clair.

— Bon, voulez-vous vous pousser ? Je ne vous adresse pas la parole !

— Oh, c’est sûr que sur ce ton, je ne vous adresse pas la parole non plus.

Je me suis déplacée sur le côté. J’ai reçu quelques sourires de sympathie provenant de la file.

La vieille dame a sorti une quantité importante de billets et de pièces de monnaie de son sac. Elle s’est à nouveau adressée à moi.

— C’est une opération privée ! Reculez-vous !

Elle commençait à m’énerver celle-là !

— Je suis à la bonne distance puisque je suis au guichet d’à côté.

La guichetière n’a pas été épargnée non plus.

— Vous pourriez être plus discrète ! lui a-t-elle intimé. Je suis cliente depuis trente ans à La Poste, vous pourriez vous occuper correctement de moi.

Elle a ensuite demandé de nouveaux conteneurs pour ses pièces. Puis ce fut enfin mon tour.

Vous savez quoi, je suis sûre que pour avoir autant d’argent en liquide et être si méchante, cette veille bique était une usurière !

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