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Ce matin, à la radio, j’ai entendu cette chanson qui me donne des frissons, « La nuit, je mens », d’Alain Bashung. La chanson m’a prise par surprise et je me suis arrêtée dans mon activité pour l’écouter. Et une phrase du refrain, « la nuit je prends des trains à travers la plaine » a évoqué mes lectures du soir. Le Père Noël m’a apporté quelques livres dont « Voyage en France » de Henry James et les notes du voyage d’Anton Tchekov entre Moscou et l’Ile de Sakhaline. Je lis un peu des deux chaque soir depuis le 25 décembre et je passe d’un pays à l’autre, d’un style à un autre, d’une personnalité à l’autre. Pour l’instant Henry James est à Tours et visite les villes aux alentours et les châteaux de la Loire (Amboise, Cheverny, Blois). Ses descriptions des lieux, des gens de l’époque qu’ils soient citadins ou paysans, sont passionnantes. C’est un peu comme voyager dans le passé et découvrir les Français dont nous sommes les descendants et la France encore visiblement marquée par les guerres avec l’Allemagne et la Révolution française (nous sommes en 1898).

Puis, je referme mon livre et je quitte la lumière tourangelle pour les plaines de Sibérie traversées par Tchekov. Il a quitté Moscou, a pris un bateau sur la Volga et maintenant traverse le printemps sibérien, dans la neige et le givre, peuplé de personnages incroyables : moujiks, cochers, colons, déportés, paysans. Tchekov décrit les paysages, les maisons, les isbas, les femmes qui les habitent avec leur famille. Il boit beaucoup de thé et trouve peu à manger. Mais quel festin lorsqu’il est invité à passer quelques jours chez un cocher ! Sa femme fait le pain, enfourne des blinis, un grand-père qui passe ses journées couché sur un banc lui fait la conversation autour du poêle.

Hier soir, je lisais un beau passage à mon mari. Puis il m’a dit : — C’étaient les podcasts de l’époque.

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