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Samedi, alors que nous allions à la danse en métro et que je décrivais notre parcours à Micaela, elle m’a demandé « Tu as dit correspondance, qu’est-ce que c’est une correspondance ? ». Je lui ai expliqué qu’une correspondance c’était le fait de passer d’une ligne de métro à une autre (ou du train au métro ou du bus au train, etc.) et que concrètement cela prenait la forme d’un couloir, d’un escalier ou d’un quai.

Il y a également une signification poétique lorsque, par exemple, une œuvre et la vie semblent se répondre. C’est un peu ce qui semble arriver en ce moment à chaque fois que mon mari et moi regardons Cranford, la série de la BBC tirée de l’œuvre de l’écrivain anglais Elizabeth Gaskell. C’est Isabelle, la maîtresse de Lisa, qui me l’a prêtée. Nous regardons un épisode par soir. Et chaque soir, il y a une correspondance entre un événement de ma journée passée ou bien de celle à venir.

Par exemple, le jour où j’ai vendu par le bon coin du matériel de bébé (avec beaucoup d’émotion quand même) et que ce matériel est passé à des gens très sympathiques, dans Cranford, il y a une vente aux enchères des biens de la maison d’un des personnages qui vient de mourir et c’est ainsi que l’héroïne, Miss Matty, récupère le portrait de son bien-aimé. Samedi, le jour où Micaela a répété sa chorégraphie pour son spectacle de danse, les jeunes filles de Cranford, elles, ont répété leur danse pour la fête du 1er mai. Le soir où Captain Brown nous a appris qu’il lisait Dickens avant de se coucher, j’ai moi-même commencé la lecture d’un livre de Dickens parce que c’était son tour dans la pile de livres à lire.

Si cela continue ainsi, je ne serais pas étonnée de me réveiller un matin avec un bonnet sur la tête, le visage orné de jolies boucles anglaises et de dire à mon mari « Good morning, dear » et que lui me réponde « Good morning, Miss Letty ».

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