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Aujourd’hui, j’avais rendez-vous chez le coiffeur. Avant d’avoir mon bébé, j’allais à Paris maintenant, pour plus de facilité, je vais dans mon quartier. J’ai les cheveux longs, je n’ai donc pas besoin d’une coupe élaborée, mais simplement de quelqu’un qui coupe bien les cheveux longs et pour cela j’ai trouvé la coiffeuse parfaite. C’est une dame qui tient un petit salon de coiffure au bout de ma rue. Ses principales clientes sont des mamies. J’adore y aller car il y a toujours de grandes discussions entre les mamies et la coiffeuse.

Aujourd’hui, la dame qui se faisait coiffer avant moi parlait des jeunes qui achètent des DVD à vingt-cinq ou trente euros et se plaignent ensuite de ne plus avoir assez d’argent pour partir en vacances.
- Ils veulent tout et tout de suite. A mon époque, on était plus patient. On achetait les choses au fur et à mesure et parfois sur des années. Et si on avait pas assez d’argent on ne partait pas en vacances.

Ensuite, la coiffeuse a fait reconnaître à la mamie que les vacances coûtaient quand même très cher.
- Maintenant louer une maison de vacances pour une semaine coûte aussi cher qu’une location pour un mois il y a trente ans.

Ensuite, il a été question des cuisines aménagées.
- Ils veulent tous une cuisine aménagée! a dit la mamie.
- Ah, si vous pensez que tous ont les moyens pour ça vous vous trompez, lui a répondu la coiffeuse.

Là, je n’ai pas pu m’empêcher d’intervenir.
- Oui, les gens vont chez Ikéa et montent eux-mêmes leur cuisine.
Après ça on n’a plus entendu la mamie.

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C'est les vacances scolaires en ce moment. Micaela et Felicia sont donc avec moi toute la journée. Aujourd'hui, Micaela m'a rappelé que nous avions parlé de lui faire couper les cheveux chez le coiffeur. Cet après-midi, nous n'avions rien de particulier de prévu alors nous sommes allées chez le coiffeur. Il y a un salon proche de chez moi qui prend sans rendez-vous. Micaela m'a demandé si elle pouvait emmener son landau avec elle. Je n'ai pas dit non. Elle a fait forte impression en pénétrant dans le salon avec son landau. - Où est-ce que je peux garer mon landau, maman? m'a-t-elle demandé. - Attends, je vais demander au monsieur. Le shampouineur m'a regardé avec un grand sourire d'amusement avant de répondre à Micaela avec beaucoup de sérieux dans la voix. - Tu peux le garer par ici. C'est le parking. - Ah. Merci, a répondu Micaela sur le même ton, mais enchantée d'être traitée avec autant de sérieux. Nous nous sommes installées pour le shampooing. Le monsieur a apporté un réhausseur et une pile de serviettes pour que Micaela puisse être à hauteur du bac. Elle m'a regardé avec un peu de peur. - Maman, je peux avoir doudou, s'il te plaît. J'ai peur. Je lui ai donné son doudou et le shampooing a commencé. Quelques minutes plus tard, une serviette sur la tête, Micaela drapée dans son peignoir noir, a été installée sur un fauteuil pivotant. La coiffeuse est arrivée. - Bonjour, je m'appelle Gladys et c'est moi qui vais te couper les cheveux. Puis, s'adressant à moi : - On coupe combien? - A peu près dix centimètres. - Très bien. On y va. Christophe, le shampouineur, est resté avec nous. La situation l'amusait beaucoup. - Regarde Gladys, mais regarde les yeux qu'elle fait quand tu la coiffes! Puis, il a posé toute une série de questions à Micaela, si elle allait à l'école, si elle avait des frères et sœurs, si elle était sage, etc. Et quand Micaela a eu fini de répondre, il était temps de passer au sèche cheveux. Quelques minutes plus tard, Micaela folle de joie montrait sa nouvelle coupe à son papa. - Regarde papa, regarde mes cheveux! Je suis belle, hein?

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  • Wayne Z

    Très mignone. J’aime beaucoup le photo.

    Feb 28, 2010 at 8:40 am
  • Beatrice

    Chère Laetitia, comme elle est mignonne votre fille! Comme toujours j’apprends beaucoup de vos podcasts.(des mots de la vie quotidienne.) Merci beaucoup pour votre travail. Beatrice

    Feb 28, 2010 at 9:49 am
  • Coiffeur Lyon

    Trop mimi votre petite fille qui respire la joie et la bonne humeur ! C’est mignon les filles, on partage plein de trucs avec elles, et de plus en plus lorsqu’elles grandissent ! Sinon, si vous avez envie de parler de votre très bon coiffeur, vous pourriez le promouvoir sur ce guide des meilleurs coiffeurs: www.justacote.com ! Ce site recense des foules de bonnes adresses et des avis de consommateurs, vous pourriez ajouter le votre ! (Un exemple dans mon pseudo de la fiche des coiffeurs à Lyon!) En vous souhaitant bonne continuation ! Marie-Laure

    Mar 1, 2010 at 10:28 am

La semaine a été assez mouvementée et je n’ai pas pu mettre en ligne de podcasts au rythme habituel. Tout d’abord, mon amie espagnole Teresa est venue nous rendre visite. Elle est arrivée samedi soir de Zaragoza et elle est repartie mardi soir. Lisa a commencé à montrer des signes que quelque chose n’allait pas dimanche, puis lundi soir c’est moi qui aie commencé à me sentir pas très en forme. Mardi, au lieu de courir Paris avec Teresa, j’ai dû rester au lit. Mercredi le médecin a diagnostiqué une double otite à Lisa. Je me suis mieux remise qu’elle, mais pas suffisamment pour mettre en ligne mes podcasts. Cependant, aujourd’hui, je vais beaucoup mieux et c’est avec un léger frisson d’angoisse (« L’angoisse n’est que fioriture », ai-je entendu dire Vladimir Jankélévitch) que je me suis rendue à mon rendez-vous chez le coiffeur. Je n’avais pas pris rendez-vous chez le coiffeur du coin à qui je demande tous les six mois de me couper cinq centimètres, non, j’avais pris rendez-vous avec un styliste d’un salon sur les Champs-Elysées. Il s’agit du coiffeur de mon amie Natasha. Cela fait huit ans qu’elle se fait couper les cheveux par lui et à Noël elle lui a dit qu’elle voulait se couper les cheveux beaucoup plus courts. Il lui a fait une coupe formidable. Alors je me suis laissée tenter. C’est un petit salon, au fond d’une impasse. J’étais à l’heure. Le coiffeur s’est occupé de moi. — Asseyez-vous là. On va tout d’abord discuter de ce que vous voulez faire. Je lui ai expliqué que je trouvais que j’avais les cheveux trop longs et que j’aimerais changer de coupe sans être révolutionnaire non plus. Enfin, vous voyez, la fille très téméraire. — Vous travaillez ? m’a-t-il demandé. — Je travaille à la maison. — Vous portez les cheveux attachés ou détachés ? — Les deux. — Vous avez le temps de vous faire des brushings ? — Non, pas du tout. J’ai trois enfants. Il a soupesé mes cheveux, les a entortillés, m’a regardée de profil, m’a fait mettre debout. — On va au bac, si vous voulez bien me suivre. Il m’a lavé les cheveux en silence. Une autre femme, très bavarde, se faisait coiffer dans le salon. Elle s’est adressée à mon coiffeur. — Tu auras le temps de me faire des bouclettes comme la dernière fois ? — Tu dois partir à quelle heure ? — Onze heures et quart. — On verra. Je m’occupe de Madame. Après le shampooing, je suis retournée m’assoir et le coiffeur a sorti d’un tiroir sa paire de ciseaux. Il a pris mes cheveux d’une main et les a maintenus au dessus de ma tête et s’est mis à me les couper en donnant de grands coups. Les mèches tombaient sur le sol. Et moi, j’étais pétrifiée, mais je n’ai rien dit. C’est ce que je voulais, couper mes cheveux. Les mèches s’entortillaient autour des doigts du coiffeur, les ciseaux se baladaient, aériens, au dessus de ma tête, coupant par petits coups, à la verticale. C’était ça l’originalité de sa technique. Il ne m’a jamais coupé les cheveux à l’horizontale, toujours par coups de ciseaux à la verticale dans des mèches entortillées et relevées au-dessus de ma tête. L’autre cliente insistait pour ses bouclettes. C’est l’assistant du coiffeur qui a commencé le brushing pendant qu’il faisait ses bouclettes à l’autre cliente. Puis, les bouclettes finies, il a repris la main. — Vous devez vous sentir plus légère. — Oh, oui. — Je termine la coupe sur cheveux secs. Et il a repris ses ciseaux et c’était reparti. Là, j’ai cru que ça ne s’arrêterait jamais. Puis, il a eu l’air satisfait et il m’a souri. — Vous vous reconnaissez ? — Oui, je crois que c’était avant que je ne me reconnaissais pas. — Vous voulez des bouclettes ? m’a-t-il demandé gentiment. — Non, merci. Sa question m’avait fait rire. — On se revoit dans un an ? — Entendu. Voilà, et moi je vous propose de nous revoir dans deux semaines ! Nous partons pour quinze jours en Bretagne et je n’aurai pas Internet.

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  • Michael Johnson

    Bonjour Laetitia: J’ai oublié vous dire que pendant mon séjour ici j’écris un blog - en français - pour pratiquer et apprendre. Vous pourriez trouver cela amusant. Le lien est ci-dessous. A bientôt, Michael Johnson

    http://jetedispas.weebly.com/

    Apr 13, 2011 at 7:13 pm
  • Patricia

    Mais . . . pas de photo? On ne peut que d’imaginer le plus-que-chic?

    May 2, 2011 at 1:06 am