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Cet après-midi, mes filles et moi sommes parties en expédition à l’autre bout de la ville pour acheter les céréales que ma grande fille aime bien prendre au petit-déjeuner et qui ne sont vendues que dans un magasin bio dans le centre ville. Pour aller un peu plus vite, j’ai proposé à ma fille de prendre un raccourci et de passer par le pont de chemin de fer. Elle n’était pas trop d’accord car il fallait monter un grand escalier, mais la perspective d’arriver plus vite à la boulangerie l’a motivée. Gentiment deux jeunes garçons qui discutaient en bas de l’escalier m’ont proposé de m’aider à porter la poussette, mais je me suis débrouillée toute seule. Nous avons regardé les trains passer quelques minutes. J’aime bien ce pont, on a un beau point de vue sur la ville et on voit les trains arriver de loin. A la boulangerie, nous avons acheté le goûter promis (un palmier et un pain au chocolat), puis nous sommes passées au magasin bio. Malheureusement, il n’y avait plus ces céréales, mais la dame qui est super sympa va les commander spécialement pour nous. Ensuite, nous sommes passées chez le boucher, vous savez celui qui a retrouvé sa boutique après des démêlés avec ses actionnaires.
Il était temps de rentrer à la maison. Ce n’est qu’à quelques pas de la maison que je me suis rendue compte que le doudou de Micaela n’était plus là. Dès que mon mari est rentré, j’ai refait tout le chemin que nous avions fait l’après-midi, seule, dans la nuit, scrutant le trottoir et les rebords de fenêtre au cas où quelqu’un l’aurait déposé là... mais aucun doudou. Il a bel et bien disparu. J’avais un clone heureusement, mais ça me serre le cœur de savoir que cette petite boule blanche et douce qui a si souvent consolé ma fille est perdue, par terre, quelque part, et qu’il va finir à la poubelle...