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Archive for March 2013

Tout le monde à l’eau!

Vous souvenez-vous qu’au début de l’année scolaire, quelques parents courageux dont je fais partie (eh oui !) avaient passé l’agrément de natation pour pouvoir accompagner les enfants à la piscine avec leur maîtresse ? Le troisième trimestre vient de commencer et les jeudis après-midi à la piscine aussi. Aujourd’hui, j’ai donc accompagné la classe de Felicia à la piscine.

Nous étions deux mamans « nageuses » et une maman accompagnatrice avec la maîtresse. Rendez-vous nous avait été donné à 14h15 dans le préau. Les enfants sont arrivés avec leur maîtresse, en rang, deux par deux, leur sac à dos contenant leurs affaires de piscines sur le dos. Je peux vous dire que Felicia attendait ce moment avec impatience ! Elle me répétait depuis la semaine dernière : « Maman, est-ce que c’est aujourd’hui la piscine ? » La piscine, en vérité, c’est tout une expédition, car ce n’est pas à côté. Il faut prendre le car, attacher tous les enfants, puis les détacher une fois arrivés, puis attendre dans le couloir qui mène aux vestiaires que la classe précédente soit partie, puis enlever les chaussures et les chaussettes et enfin entrer dans le vestiaire. Là, c’est un peu l’affolement ! Tous les enfants (ils étaient 25 aujourd’hui) doivent se dévêtir et enfiler leur maillot, mettre leur bonnet avant d’aller prendre une douche. En même temps, les adultes doivent aussi se mettre en maillot. Pour ce premier cours, les deux maîtres nageurs nous ont fait une longue leçon sur les choses à faire et à ne pas faire à la piscine. Les enfants étaient invités à s’exprimer en levant le doigt.

— On ne doit pas courir ! On ne doit pas crier ! On ne doit pas mettre la tête sous l’eau de quelqu’un d’autre ! etc.

Après tout ça, les enfants se sont divisés en deux groupes : ceux qui avaient déjà mis la tête sous l’eau et ceux qui n’avaient jamais mis la tête sous l’eau. Felicia faisait partie du deuxième groupe. C’est un maître nageur qui s’est occupé d’eux. Le deuxième groupe, la maîtresse, l’autre maman et moi avons joué au ballon pendant ce temps-là. Je ne voyais pas bien Felicia pendant que je jouais au ballon (je me suis drôlement bien amusée d’ailleurs !), mais la maîtresse est venue me prévenir que Felicia avait mis la tête sous l’eau !

Voilà, après une demi-heure dans l’eau, il a fallu tout faire en sens inverse. Nous étions de retour pile à 16 h 30 et je peux vous dire que je suis crevée !

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Muriel et Cathy

Samedi dernier, Micaela et moi sommes retournées à la médiathèque. Micaela a rendu les nombreux ouvrages qu’elle avait empruntés la fois précédente, dont toute une pile des aventures de Jennifer et Laetitia. Une fois les livres rendus auprès des bibliothécaires, nous sommes allées dans les rayons.

— Je vais voir s’il y a des Jennifer et Laetitia que je n’ai pas encore lus, a dit Micaela.

Il n’y en avait qu’un qu’elle n’avait pas lu. Heureusement, dans la même collection, il y avait d’autres livres qui avaient l’air sympa. Micaela en a choisi quelques-uns. Et puis, elle est allée étudier quel Princesse Zelina elle allait emprunter. Il s’agit d’une autre série avec cette fois une princesse en héroïne. C’est souvent mon mari qui lit aux filles les aventures de Zelina. Les autres petits livres, Micaela les lit toute seule ou bien elle en fait la lecture à Felicia. Par exemple, le mercredi après-midi. Les filles s’installent au calme dans leur chambre, les rideaux sont tirés, Micaela s’assoie à côté de Felicia sur son lit et lui lit une histoire. Pendant ce temps-là, Lisa fait la sieste et moi, je souffle.

Et puis, aujourd’hui, j’ai quand même fait un peu de compta. Je dois la terminer pour le 15 avril.

J’étais installée quand je vois la porte du salon s’ouvrir et la tête de Micaela apparaître.

— Maman, regarde dans le livre ! C’est trop drôle !

Et Micaela part d’un fou rire en me tendant le livre.

— Là, il y a écrit « Cathy et Muriel » ! Je rêve !

Et Micaela, morte de rire, est repartie dans sa chambre.

Ce qui l’avait fait rire à ce point était de lire le prénom de sa grand-mère, ma mère, qui se prénomme Catherine, mais qu’on appelle Cathy, associé à Muriel, le prénom de sa maîtresse.

C’est vrai que c’est drôle quand on y réfléchit.

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Prolonger les vacances

Vous faire partager quelques moments de nos vacances par l’intermédiaire du podcast était un excellent moyen de les faire durer. C’est étonnant comme quelques jours peuvent se prolonger encore et encore, vous habiter presque, rien que par la pensée.

Cela me rappelle une semaine que nous avions passée dans le Cantal, mon mari et moi, bien avant la naissance de nos filles. Nous étions partis en mars, nous avions loué un gîte perdu au bout d’une route enneigée. Nous n’avions rien fait de spécial pendant ces vacances (peu de visites, nous étions là-bas pour nous reposer) et pourtant nous en parlons encore. Finalement, il y avait tant de choses à observer : les livraisons de la vieille dame dans la maison de l’autre côté de la route, le facteur qui conduisait à fond sur la route où nous allions, nous, à deux à l’heure, le camion-citerne qui venait chercher le lait de la ferme voisine à quatre heures du matin, le jour où le troupeau de vaches salers (énormes !) est passé devant chez nous, la vieille télé en noir et blanc, etc., etc. De quoi écrire un roman !

Cette fois-ci, nous avons quelque chose en plus que le souvenir, nous prolongeons nos vacances grâce à des petits fromages de chèvre que nous avons achetés la veille de notre départ. Nous les avons achetés à un éleveur bio sur le marché d’Amboise. Un peu comme Marie-Claire en Bretagne. Nous l’avons découvert au marché du dimanche et ses fromages (crottins et tome) nous ont tellement plus que nous en avons racheté avant de partir. Depuis, chaque soir, nous mangeons une lichette de fromage et c’est ainsi que le goût des vacances se prolonge.

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Chenonceau

Nous mettions la radio dès que nous montions en voiture pour prendre des nouvelles et en milieu de semaine, il était surtout question de la neige qui était tombée sur le Nord de la France : des autoroutes bloquées dans le Nord et en Normandie, des gens maintenus pendant des heures dans leur voiture, certains évacués pour dormir dans des gymnases... Caroline et Natasha nous faisaient parvenir des photos incroyables par SMS. Et là où nous étions, rien d’autre qu’un ciel variable, bleu parfois, souvent gris, mais pas de neige.

Le matin où nous sommes partis pour Chenonceau, il faisait gris. Ce n’était pas très loin d’Amboise, nous avons quitté les rives de la Loire pour celles plus secrètes du Cher. Nous sommes arrivés sur le parking, il n’y avait pas beaucoup de monde et puis, les tickets achetés, nous avons passé la grille et nous nous sommes retrouvés face à cette magnifique et longue allée blanche bordée de hauts platanes. En la remontant, je m’attendais à être dépassée d’un instant à l’autre par un cavalier du XVIe siècle. Le roi Henri II rendant visite à sa favorite Diane de Poitiers ? Ou quelque invité se rendant à une fête de Catherine de Médicis ? Ou encore, la jeune Marie Stuart à califourchon sur son cheval ?

Le château apparut enfin, petit, blanc avec des tourelles et une porte en bois peinte et sculptée magnifique. On accède par un pont en pierre. Et à partir de là, ce fut l’éblouissement. Tout est beau, magnifiquement mis en scène, royalement décoré, fleuri avec goût. Ce château respire l’histoire. Notre visite a été assez courte, mais je ne rêve que d’une chose : retourner à Chenonceau.

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Chaumont-sur-Loire

Entre Amboise et Blois, placé sur une falaise qui domine la Loire, se trouve le château de Chaumont-sur-Loire. Il est beau, de style médiéval, tout blanc avec des petites tourelles et un pont-levis. Il a une histoire mouvementée, mais il est surtout célèbre pour avoir été échangé par Catherine de Médicis contre le château de Chenonceau que le roi Henri II avait offert à sa dame, Diane de Poitiers. Catherine de Médicis était la femme de Henri II, Diane de Poitiers qui avait vingt ans de plus que le roi était sa favorite. On ne sait pas vraiment s’ils ont vécu une histoire d’amour ou si leur relation était platonique, mais il y avait quelque chose de très fort entre eux.

Nous avons accédé au château par le parc. Le château et son parc appartiennent à la région Centre et le parc est dédié à l’art contemporain et aux manifestations florales. Le jour de notre visite, il faisait beau, mais assez froid, nous n’avons fait qu’un petit tour dans le parc. Nous avons tout de même vu la sculpture de Patrick Dougherty. Nous avions vu l’exposition de cet artiste il y a deux ans au château de Trevarez. Il réalise des sculptures en branches souples en s’inspirant des méthodes primitives. L’intérieur du château nous a beaucoup plu, surtout les cuisines ! Mais ce qui nous a vraiment enthousiasmés ce sont les écuries. Les plus modernes d’Europe à l’époque où les propriétaires les firent construire, en 1877. On comprend toute l’importance des chevaux à cette époque en découvrant les box luxueux où une plaque sur le mur donne le nom de chaque cheval. Dans le château, à un moment, j’ai regardé par la fenêtre. On voyait la Loire où quelques bateaux typiques, à fond plat, étaient ancrés. C’est si calme maintenant.

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Amboise et le Clos Lucé

Me voici de retour de notre semaine en Indre-et-Loire. Vous vous souvenez que c’est la lecture du livre de Henry James qui avait inspiré cette destination de vacances. C’était la première fois que nous passions des vacances dans la région des célèbres châteaux de la Loire. Notre gîte était situé à quelques kilomètres d’Amboise, au milieu des vignes. Amboise est une belle ville historique au bord de la Loire.

La ville est dominée par un château où ont vécu des rois de France à l’époque de la Renaissance et qui a été le théâtre de nombreux épisodes historiques. C’est à Amboise qu’ont commencé les tristement célèbres guerres de religion qui ont ensanglanté la France dans la seconde moitié du XVIe siècle. Léonard de Vinci, est mort à Amboise en 1519, au Clos Lucé. Il y a passé les trois dernières années de sa vie. Il avait été invité par le roi François 1er à venir le rejoindre. Léonard de Vinci travaillait à ses machines et le Roi venait le soir converser avec lui. Nous avons visité le Clos Lucé qui est un beau manoir en briques rouges.

Cela m’a fait quelque chose de traverser la chambre du peintre de La Joconde, d’admirer les jardins par la fenêtre comme il avait dû le faire, de faire quelques pas dans le jardin où il devait aimer à venir penser. Au sous-sol, plusieurs salles sont aujourd’hui dédiées aux maquettes des machines de Léonard de Vinci réalisées à partir de ses plans. Mais ce sont surtout les machines du parc, aux nombreuses manivelles, qui ont plu aux filles.

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Peau d’Ane

Ce matin, alors que je rangeais la table du petit-déjeuner, j’ai vu apparaître, dans l’embrasure de la porte, la petite Lisa. Elle m’a regardée en riant.

— Qu’est-ce qu’il y a, Lisa ?

— Amour, amour, je t’aime tant !

Et Lisa est partie en courant, riant du bon tour qu’elle venait de me jouer.

S’étant calmée de son hilarité, elle est revenue dans la cuisine avec son air coquin.

— Maman, on peut regarder Peau d’Ane ?

— On doit d’abord sortir, mais vous pourrez regarder la télé pendant que je préparerai le déjeuner.

Nous sommes donc sorties faire un petit tour et à notre retour, Lisa est revenue à la charge.

— Dis, on peut regarder Peau d’Ane ?

— Oh, oui, Peau d’Ane, moi j’aime trop la fée dans sa robe violette ! s’est écrié Felicia.

— Et moi, j’aime trop quand toutes les dames essayent la bague du prince ! C’est trop drôle ! a continué Micaela.

— Oui, oui, oui, vous regardez Peau d’Ane pendant que je prépare le déjeuner ! ai-je répondu.

Nous avons reçu le DVD du célèbre film de Jacques Demy à Noël. Ce film de 1970, inspiré du conte de Charles Perrault, est un film très célèbre chez nous, avec des acteurs connus comme Catherine Deneuve, Jean Marais, Jacques Perrin, Delphine Seyrig ou Micheline Presle. Comme dans un film de Bollywood, le film contient des chansons. Les filles ne s’en lassent pas, et vous le voyez, Lisa chante même le refrain de la principale chanson. Et moi, ce film me ravit parce que je ne cesse d’y trouver des références, comme cette princesse qui vient pour essayer la bague et se prénomme Marie de Rabutin-Chantal. Savez-vous de qui il s’agit ?

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En allant poster des lettres

Ce matin, les filles m’ont aidée à préparer des commandes de livres. Lisa appuyait sur la touche retour du clavier de mon ordinateur pour lancer l’impression des factures, Micaela préparait les livres et Felicia sortait les enveloppes.

Lorsque les commandes furent prêtes, Lisa et moi avons décidé de sortir les poster. Il y a une boîte juste à la sortie de la résidence. Il nous a fallu un certain temps pour nous préparer. Bien sûr, les vacances sont l’occasion de prendre son temps. Nous avons donc mis les chaussures à lacets à la place des chaussures à scratch, nous avons cherché le sac particulier dans lequel Lisa souhaitait transporter les enveloppes, nous avons négocié que Felicia nous prête ce sac, car c’était le sien, nous avons mis le petit bonnet que Lisa affectionne plus que la cagoule qu’elle doit porter à l’école.

Lorsque nous avons enfin atteint la boîte aux lettres, une bonne demie-heure s’était écoulée. Alors que nous allions rentrer dans la résidence, j’ai jeté un œil à la voiture qui patientait derrière le camion poubelles. J’ai reconnu son conducteur. Il s’agissait de notre ancien facteur. Je lui ai fait signe, il m’a vue, il m’a fait un petit signe indiquant qu’il allait se garer quelques mètres plus loin. Nous l’avons rejoint.

— Bonjour, vous allez bien ! m’a-t-il dit en sortant de sa voiture. Oh, elle est à vous cette petite ?

— Oui, c’est notre troisième fille.

— Moi, j’ai posté des lettres ! a dit Lisa hilare.

Nous avons discuté quelques minutes. Cela fait cinq ans que ce facteur a quitté notre quartier, maintenant il est « dans les bureaux ». Je l’aimais bien. Je le croisais souvent lorsque j’attendais Micaela  et il avait toujours un mot gentil. Cela m’a fait plaisir de le revoir.

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Le TGV de Micaela

LA SEMAINE PROCHAINE, IL N'Y AURA PAS DE PODCAST, JE SERAI EN VACANCES!

Micaela a reçu du Père Noël un train électrique, plus précisément un TGV électrique à étage comme ceux qui vont à Lyon. Elle ne voulait qu’une seule chose pour Noël, ce TGV qu’elle avait vu dans un catalogue de jouets. Le matin de Noël, elle a tout de suite repéré la grosse boîte en criant « Ah, mon TGV ! » Oui, c’était bien cela que contenait la boîte. Mon mari, qui a toujours rêvé d’avoir un train électrique, et Micaela ont passé un bon moment à monter les rails et à installer la motrice et ses trois wagons. Lorsqu’enfin il fut monté, tout le monde s’était rassemblé autour d’eux pour voir le train partir.

— Oh, a dit Micaela avec déception, les phares ne s’allument pas.

— C’est vrai, ça, a renchéri mon mari presque aussi déçu que sa fille.

Je suis intervenue.

— Tu sais, je pense que Papy Michel pourra t’installer des lumières. Il fait beaucoup de maquettes, il a l’habitude.

Et effectivement, mon père a installé des lumières. Tout d’abord à l’avant de la motrice, des phares blancs. Puis quelques semaines plus tard, le temps de trouver les bonnes LED, des lumières rouges à l’arrière.

Il avait justement rapporté le train avec les lumières rouges le soir où il a gardé les filles pendant que nous étions au théâtre. Mais ce soir-là, il y a eu un accident de train. La motrice, alourdie par les piles de ses nouveaux phares, a déraillé alors qu’elle prenait un virage à grande vitesse. Il paraît qu’elle s’est envolée avant d’atterrir au milieu du salon. L’accident n’a pas été sans dégâts. Mon père a dû reprendre la motrice pour la réparer.

Mais aujourd’hui, il nous l’a rapportée ! Alors, en voiture, mesdames, messieurs, attention au départ, le train va partir !

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