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Archive for January 2013

Un type du quartier

Ce soir, j’ai dû passer chez le docteur, puis à la pharmacie pour Lisa qui a une otite. Je rentrais chez moi lorsque j’ai aperçu, sur la grande avenue, un monsieur qui faisait de la trottinette à toute vitesse, faisant de grandes enjambées pour avoir le maximum d’élan, baissé sur son guidon dans une position aérodynamique. Cela lui donnait une drôle de dégaine.

Ce monsieur, je l’ai reconnu. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais je n’arrête pas de le voir en ce moment. Pour moi, ce type est un personnage de B.D. Je le vois à l’école où il accompagne ses enfants, dans la rue en train de discuter, et aujourd’hui sur sa trottinette. Pourquoi est-ce que je dis que c’est un personnage de B. D ? Sans doute parce qu’on dirait qu’il pose. Déjà, il est drôlement habillé. Il a des pantalons trop courts, de grosses chaussures à lacets qui font penser à des godillots et il porte souvent une vareuse ou une veste bleue comme celle des ouvriers des années cinquante. Il est barbu comme un marin breton. Il a un look qu’on ne peut que remarquer.

Et comme, je vous le disais, il pose. Par exemple, lorsqu’il parle dans la rue il a le bras qui passe derrière la tête et qui attrape l’épaule opposée. Ou bien il parle en posant le bout de sa chaussure sur une marche d’une drôle de manière ou encore les mains bien enfoncées dans ses poches. Et puis, il a toujours l’air surpris et il regarde sans cesse à droite ou à gauche, ou même derrière lui qui vient, qui part. Bref, c’est un drôle de bonhomme.

Ce qui me surprend aussi c’est son âge. Il est plutôt jeune, une petite trentaine. Tout ça ne colle pas avec son âge. Il n’a pas le look de son âge. J’avoue que je suis intriguée, mais également un peu agacée par toutes ces manières qui disent « Vous avez vu, je suis différent ». Finalement, je ne sais pas si je le mettrais dans une BD, ni dans un podcast d’ailleurs. Non, non, je ne vous parle pas de lui, c’est décidé.

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Cet après-midi, mon père est passé garder Lisa pendant que j’accompagnais les filles à leur cours de danse indienne. C’est plus simple pour moi et moins fatigant pour Lisa, car le cours a lieu à l’autre bout de la ville. Nous mettons environ une demi-heure à pied pour nous y rendre. Ou bien il faut prendre deux bus. Pendant que les filles sont à leur cours, en général, je vais lire un peu à la bibliothèque.

Mais, cet après-midi, je suis allée rendre visite à une copine. J’avais préparé un gâteau au citron. Je ne sais pas pourquoi, j’adore ce gâteau. C’est mon gâteau du moment. C’est une recette de la blogueuse Cléa. Celui d’aujourd’hui était préparé avec des citrons bergamote. Dans ce gâteau, le beurre est remplacé par de la purée d’amande. Mon amie a bien aimé le gâteau. Nous avons bu du thé et discuté. Nous faisons de la danse ensemble.

Un peu avant dix-huit heures, je suis retournée au théâtre chercher les filles. Nous sommes rentrées avec mon amie Géraldine dont les filles font aussi de la danse indienne. C’était sympa.

Lorsque nous sommes arrivées à la maison, nous avons trouvé Papy Michel et Lisa devant l’ordinateur.

— Qu’est-ce que vous regardez ? a vite demandé Micaela.

— Des photos ! a dit Lisa en rigolant (Lisa est toujours en train de rire).

— Oh, mais c’est la Tour Eiffel, me suis-je exclamée. La décoration est super belle !

J’étais en admiration devant le décor très « Art Déco » de la Tour Eiffel dans une photo prise de nuit, mais intriguée aussi parce que je ne reconnaissais pas ce décor.

— ça date de quand ? ai-je demandé à mon père.

— 1925 !

— C’est pas vrai ! Mais, dis-moi, tu es sur quel site là exactement ?

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Le Vendée Globe

Dans les actualités en France, en ce moment, il est question du Mali, du mariage pour tous et, depuis dimanche après-midi, il est question de l’arrivée du Vendée Globe. François Gabart, 29 ans, vient de remporter cette célèbre course autour du monde, sans escale et sans assistance, qui a lieu une fois tous les quatre ans. Je n’ai pas suivi la course, mais tout le monde a l’air de trouver François Gabart très sympa et aussi séduisant.

Le Vendée Globe existe depuis 1989, c’est une course très difficile et ceux qui la gagnent sont de véritables héros. Il y a souvent des aventures dramatiques, des sauvetages in extremis et des images de la mer à couper le souffle. Comme je vous le disais, je n’ai pas vraiment suivi la course, mais à chaque édition il y a toujours un moment où la course vous appelle. En 1996, c’était lorsque Tony Bullimore, marin anglais, a survécu 5 jours dans son bateau retourné. J’en frissonne encore ! L’édition suivante, nous suivions la jeune Ellen Mac Arthur. Puis il y a eu Michel Desjoyaux qui comme François Gabart « stationne » à Port La Forêt (tout près de là où je vais en vacances l’été). Vous vous souvenez que j’avais rencontré Michel Desjoyaux à Concarneau lors d’une dédicace de son livre ?

Mais j’ai aussi un marin à la maison, un marin virtuel : mon mari. Lui aussi a fait le Vendée Globe cette année, grâce à un jeu en ligne (Virtual Regatta). Il était tout fier lorsque son bateau a passé le Cap Horn. Malheureusement, ce soir, lorsqu’il est rentré du travail et qu’il a allumé l’ordinateur pour vérifier sa position, j’ai vu que quelque chose n’allait pas. Il a pris sa tête entre ses mains.

— Mon bateau s’est échoué. Je suis rentré dans une île, il y a quatre heures.

Micaela s’est approchée, elle suivait la course de son père tous les soirs.

— Tu peux peut-être essayer de retourner ton bateau et de repartir.

— Non, ce n’est pas possible.

— Ah, je suis triste pour toi, Papa.

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Les prochaines vacances

Cet après-midi, pendant ma pause (je travaille à la maison sur mon prochain livre), je me suis intéressée à nos prochaines vacances. Cela faisait plusieurs jours que mon mari et moi nous disions que nous aimerions bien partir dans les Monts du Lyonnais à Pâques. Je suis allée regarder les disponibilités du gîte de Saint-Laurent de Vaux où nous sommes allés à la Toussaint. J’étais confiante, car je croyais m’y prendre largement à l’avance. J’avais tort. Notre petit gîte était entièrement loué jusqu’à mi-juillet. En regardant de plus près le calendrier, je me suis aperçue que les vacances scolaires tombaient au moment des ponts du mois de mai. Zut ! C’est vrai que Jacques m’avait dit qu’il avait eu du mal à trouver un gîte de libre en Normandie pour accueillir une réunion de famille un week-end du mois de mai.

Et puis surtout, où aller ? J’ai réfléchi cinq minutes. C’était peut-être là l’occasion de découvrir une autre région. J’ai repensé à mes lectures du soir. Henry James qui visite les châteaux de la Loire. Une petite recherche sur un site de locations et j’avais une liste de gîtes dans la région des châteaux d’Amboise, Chenonceau, Blois, etc. Ma pause a duré un peu plus longtemps que prévu. Alors qu’il faisait un froid de canard dehors, je me voyais déjà au mois de mai visitant les châteaux, emmenant les filles au zoo de Beauval voir les pandas que la France a reçus l’année dernière de Chine, découvrant de nouvelles villes, des pâtisseries locales, etc.

Que dit le dicton déjà ? En mai, fais ce qu’il te plaît.

J’ai appelé mon mari au bureau. J’étais impatiente de partager avec lui mon enthousiasme !

— On s’en occupe dès ce soir ! m’a-t-il dit ravi.

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Felicia chez le dentiste

La semaine dernière, Felicia se plaignait d’avoir mal à l’incisive sur laquelle elle était tombée il y a deux ans. J’ai regardé et j’ai vu que sa gencive était très rouge juste au dessus de sa dent. Vendredi matin, j’ai appelé le dentiste pour savoir s’il pouvait nous recevoir. Il est sympa notre dentiste, il m’a proposé de passer entre deux rendez-vous. Après l’avoir examinée et avoir fait une radio de sa dent, il m’a dit que Felicia avait une infection.

— Deux ans après sa chute ? ai-je demandé avec surprise au dentiste.

— Ça arrive, m’a-t-il répondu. Je vais lui prescrire des antibiotiques, mais il faudra soigner sa dent. Felicia a l’air à l’aise donc je vous propose de la soigner moi-même plutôt que d’aller chez le pédodentiste.

Nous avons pris rendez-vous pour ce matin. Felicia était contente de faire « une sortie » toute seule avec sa maman. Moi, je me demandais en quoi consistait exactement ce soin, Felicia allait-elle avoir une anesthésie ? Est-ce que ça allait durer longtemps ? Et ceci et cela.

Lorsque nous sommes arrivées au cabinet, l’assistante du dentiste a dit à Felicia qu’on lui avait préparé un dessin animé. Le cabinet est équipé d’un écran au plafond. Felicia s’est installée sur le siège et le dentiste a mis en route La Belle au Bois dormant.

— Felicia, je vais envoyer un peu d’eau sous ta dent avec ce petit jet pour la nettoyer, disait le dentiste.

Felicia était déjà dans l’histoire qu’elle regardait.

— Je dois nettoyer encore un peu. Je mets un petit aspirateur dans ta bouche pour aspirer l’eau.

Mais Felicia n’entendait rien, elle avait croisé ses jambes pour être plus à l’aise.

— Voilà, je fais une petite photo pour voir si j’ai bien travaillé, si le pansement est bien en place.

Felicia gardait tranquillement la bouche ouverte.

— Voilà, c’est fini. Tu peux te lever.

Felicia quitta des yeux l’écran pour s’adresser au dentiste.

— Je peux regarder la fin de cette scène avant d’éteindre ? S’il te plaît.

Le dentiste a rigolé.

— Felicia, tu es une championne ! Tu es ma patiente la plus sage, tu sais ! Allez, je te laisse regarder encore cinq minutes.

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Nouvelle lecture

Hier après-midi, j’étais un peu en avance pour aller chercher les filles. Je suis passée à la bibliothèque municipale qui se trouve près de l’école. En entrant, je me suis dit que j’allais regarder un magazine de cuisine, puis je me suis rappelée de Jean-Claude Lalumière. Le 1er janvier, il était interviewé dans une émission sur France Inter. Il était à peine 9 heures du matin et le journaliste lui avait demandé comment il avait passé son réveillon de Nouvel An. Sa réponse m’avait bien fait rire. Je suis toujours à la recherche de livres drôles, donc j’avais bien noté son nom dans un coin de mon esprit. Est-ce qu’il serait possible qu’un de ses livres soit à la bibliothèque ? J’ai cherché dans la section roman. En passant, j’ai découvert que l’auteure de Nils Holgersson avait écrit d’autres romans. Oui, il y avait le premier roman de Jean-Claude Lalumière : « Le Front russe ». Je l’ai donc emprunté à la bibliothèque. Hier soir, j’ai terminé les notes de voyage de Tchékhov. Lorsque Tchekhov passe à Irkoutsk, il va acheter un gâteau dans la meilleure pâtisserie de la ville. Il dit « Il y a une pâtisserie extraordinaire, mais tout est diablement cher ». Oh, si vous saviez comme cette petite phrase, cet adjectif « extraordinaire » m’a fait rêver. Je me demande comment sont les pâtisseries en Russie. Est-ce que le gâteau mangé par Tchekov ressemblait au Medovik du Café Pouchkine ? Avait-il cette saveur de miel et de confiture de lait ? J’ai quitté les rives du fleuve Amour, j’ai refermé mon livre et je m’apprêtais à prendre le livre de Jean-Claude Lalumière lorsque j’entends rire à côté de moi ! Mon mari m’avait piqué Le Front russe !

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Boulevard Beaumarchais

Ce midi, je devais voir Natasha pour déjeuner. Ce matin, nous avons échangé quelques SMS pour se mettre d’accord sur notre lieu de rendez-vous.

— Je connais un endroit boulevard Beaumarchais. C’est calme et la cuisine est bonne. C’est bien pour travailler. C’est végétarien. Ça te va ?

— Oui, ça me va.

— Alors, rendez-vous à la station Saint-Sébastien Froissard. Midi ?

— Midi et quart. Si tu arrives avant moi, tu prends une table. OK ?

— OK. A tout’

A Saint-Lazare, ligne 3 jusqu’à Opéra, puis ligne 8. Mon premier travail pendant l’été lorsque j’étais étudiante, c’était dans une agence de communication rue Amelot, dans le 11e, station Saint-Sébastien Froissard. Je remplaçais la secrétaire de l’agence pendant ses congés d’été. C’était une copine de lycée qui m’avait trouvé ce travail dans l’agence de son oncle. C’était la première fois que je travaillais sur un ordinateur! Mon père m’avait emmenée un week-end à son bureau pour que je puisse me familiariser avec le clavier et la souris. Avec l’argent que j’ai gagné cet été-là, à travailler derrière ce Macintosh dont l’écran ne devait pas dépasser celui d’un iPad Mini, j’ai financé en partie un voyage à travers l’Europe, celui pour lequel j’avais gagné une bourse de voyage. Prendre la ligne 8 aujourd’hui, m’a rappelé tout ça.

J’ai retrouvé Natasha à la sortie du métro.

— Il y a truc ici. Nous sommes boulevard des Filles-du-Calvaire... a dit Natasha en regardant autour d’elle.

— Oui, je me souviens, le boulevard Beaumarchais est dans son prolongement.

Quelques minutes plus tard, j’étais installée dans un endroit calme, où on sert de la nourriture végétalienne et qui diffuse sur des écrans de télé géants de drôles de programmes.

— Ah, j’ai oublié de te dire un truc, c’est une chaîne de restos tenue par une secte.

Ma tête a bien fait rire Natasha. Sinon, j’ai bien mangé.

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La galette

Cet après-midi, nous étions invités les filles et moi à venir manger la galette chez Jacques. Hum, la galette, les filles aiment ça ! Micaela et Felicia se voyaient déjà une couronne sur la tête. Alors que nous nous préparions à partir, la grande question était qui irait sous la table pour tirer les parts.

— C’est Lisa la plus petite, c’est elle qui va aller sous la table, s’est exclamée Micaela.

— Non, moi je vais pas sous la table ! s’est écriée Lisa indignée qu’on veuille la reléguer si bas.

— Mais c’est pour dire à qui va la part, lui a expliqué Felicia tout en lui prenant des mains la petite voiture que Lisa tenait entre les mains.

— Prends pas ma voi-ture, Fe-li-cia !

— Bon, on se calme les filles ! ai-je dit de ma voix autoritaire (très efficace !). Vous savez que nous ne sommes pas les seules invitées, ce n’est peut-être pas Lisa la plus jeune.

Chez Jacques, nous avons fait la connaissance de sa nièce et de ses enfants, deux petites filles de six et deux ans. Finalement, personne n’est allé sous la table. C’est Chantal, la compagne de Jacques, qui s’est retournée et qui a désigné chaque destinataire d’une part de galette.

Lorsque nous nous sommes tous retrouvés à table, Jacques nous a fait croire que c’était lui qui avait la fève.

— Il y a une bosse là, c’est sûr, je l’ai.

Les visages des filles se sont tendus, mais bravement, elles ont commencé à manger.

— Est-ce que je ne vois pas quelque chose dans la frangipane ? a continué Jacques. Tout le monde s’est arrêté, la cuillère en l’air, pour vérifier qu’il n’y avait rien dans la frangipane de Jacques.

— C’est ma dernière bouchée, mais c’est sûr, je l’ai.

Jacques mettait la pression.

— Ah, bah, non, ce n’est pas moi !

Grand soupir de soulagement chez les filles.

La nièce de Jacques, qui surveillait de près sa petite Noémie, a retiré de sa part de galette une jolie fève.

— Nous avons une petite reine par ici !

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Sondage, newsletter et tout ça!

Il y a un peu plus d’un an, j’ai lancé une newsletter pour accompagner le podcast et je prends vraiment plaisir à la préparer, j’ai l’impression de partager plus de choses avec mes auditeurs (surtout grâce à la partie « repères » ou « trois expressions utiles »). Mais, après plus de douze mois sur le même schéma, je me suis dit qu’il était peut-être temps de la faire évoluer. J’ai demandé leur avis aux abonnés de la newsletter en leur proposant de répondre à un sondage. Je commençais à avoir une idée des améliorations que je pouvais apporter, lorsque le 4 janvier, je reçois un email de Letter.ly m’annonçant leur fermeture le 14 janvier.

Oh là! là! Letter.ly c’était le facteur simple et utile de ma newsletter. Quelle déception ! Avec l’aide de Natasha (que je ne présente plus !), nous avons cherché une solution de remplacement : Mail Chimp avait l’air hyper pratique, mais je ne réside pas aux Etats-Unis (eh, non !) donc je ne peux pas ouvrir de compte Amazon Payments. AWeber est finalement sorti gagnant même si, à côté de Letter.ly, le site ressemble à une usine à gaz. J’ai donc passé l’après-midi à tenter de réaliser ma première newsletter. Je me suis arrachée les cheveux et j’ai pesté contre ce site (en plus grâce à mes lectures, je connais des insultes des cochers sibériens). Pourtant, j’ai l’habitude d’utiliser des services en ligne. Mais là c’est à devenir chèvre. Donc, pour l’instant la newsletter ce sera par email. Ouf.

Pour revenir au sondage, les résultats étaient très intéressants. Vous aimez particulièrement les expressions utiles, puis les repères, mais vous appréciez nettement moins la grammaire ! Comme c’est étrange. L’idée d’une question d’un auditeur vous a plu, à moi aussi cela me plaît, je le mettrai donc en place.

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Entre la France et Sakhaline

Ce matin, à la radio, j’ai entendu cette chanson qui me donne des frissons, « La nuit, je mens », d’Alain Bashung. La chanson m’a prise par surprise et je me suis arrêtée dans mon activité pour l’écouter. Et une phrase du refrain, « la nuit je prends des trains à travers la plaine » a évoqué mes lectures du soir. Le Père Noël m’a apporté quelques livres dont « Voyage en France » de Henry James et les notes du voyage d’Anton Tchekov entre Moscou et l’Ile de Sakhaline. Je lis un peu des deux chaque soir depuis le 25 décembre et je passe d’un pays à l’autre, d’un style à un autre, d’une personnalité à l’autre. Pour l’instant Henry James est à Tours et visite les villes aux alentours et les châteaux de la Loire (Amboise, Cheverny, Blois). Ses descriptions des lieux, des gens de l’époque qu’ils soient citadins ou paysans, sont passionnantes. C’est un peu comme voyager dans le passé et découvrir les Français dont nous sommes les descendants et la France encore visiblement marquée par les guerres avec l’Allemagne et la Révolution française (nous sommes en 1898).

Puis, je referme mon livre et je quitte la lumière tourangelle pour les plaines de Sibérie traversées par Tchekov. Il a quitté Moscou, a pris un bateau sur la Volga et maintenant traverse le printemps sibérien, dans la neige et le givre, peuplé de personnages incroyables : moujiks, cochers, colons, déportés, paysans. Tchekov décrit les paysages, les maisons, les isbas, les femmes qui les habitent avec leur famille. Il boit beaucoup de thé et trouve peu à manger. Mais quel festin lorsqu’il est invité à passer quelques jours chez un cocher ! Sa femme fait le pain, enfourne des blinis, un grand-père qui passe ses journées couché sur un banc lui fait la conversation autour du poêle.

Hier soir, je lisais un beau passage à mon mari. Puis il m’a dit : — C’étaient les podcasts de l’époque.

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