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Archive for December 2012

La Gare Saint-Lazare a beaucoup changé, après des années de travaux, nous avons maintenant une belle galerie commerciale et des écrans partout qui indiquent les départs des trains. En sortant du métro, j’ai regardé l’un de ces écrans, le prochain train pour Bois-Colombes était 13 minutes plus tard. J’ai fait un tour dans la galerie commerciale, et puis j’ai rejoint la voie 8. J’ai composté mon billet et je me suis installée dans la troisième ou la quatrième voiture, à côté de deux jeunes femmes qui se faisaient face et discutaient tranquillement. C’étaient peut-être des étudiantes. Il y avait la fille châtain au chignon et la brune aux cheveux courts et bouclés. J’ai ouvert ma revue achetée chez WH Smith.

— Tu fais quoi alors pour Noël ? a demandé la fille au chignon.

— On va dîner le 24 chez ma tante, a répondu la brune.

— Ta grand-mère sera là ?

— Oui. Mes parents vont la chercher la veille. J’espère qu’on va bien manger. Je préfère quand c’est mon père qui fait la cuisine.

— Ta tante ne cuisine pas bien ?

— C’est mangeable. Et toi, tu fais quoi pour Noël ?

— On reste à la maison. On fête toujours Noël à la maison. Il y aura peut-être Fabien et Christelle, mais ce n’est pas sûr. C’est compliqué quand les parents sont divorcés.

— Nous aussi on a des histoires de famille. Par exemple, ma mère n’a pas dit à ma tante, sa sœur, que mon père était au chômage. J’espère que tout ça ne va pas finir en choucroute.

— On devrait pouvoir mettre tout ça de côté pour les fêtes et juste passer un bon moment ensemble.

— Ouais, t’as raison. Ce qui me fait bizarre c’est de ne pas voir mes cousins. Ils vont me manquer.

Les deux jeunes filles sont descendues à Asnières. Le train est reparti. J’ai aperçu sur ma gauche la silhouette de la gare de Lisch. Elle était étonnante la conversation que je venais d’entendre. Il y avait tant de choses : l’importance de la bonne cuisine, l’attachement aux anciens qui sont invités pour les fêtes, l’attachement à la famille et la crise à travers le chômage.

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Entre 15 et 18 heures : au BHV

Dimanche, après ma petite promenade, j’ai donc pris le train à Asnières. Arrivée à la Gare Saint-Lazare, j’ai marché jusqu’à la place de la Concorde. Je crois que vous connaissez le chemin par cœur, même si vous n’êtes jamais allés à Paris ! J’ai fait un tour chez WH Smith pour acheter une revue. J’ai regardé l’heure, il était encore tôt. Est-ce que je continuais ma promenade jusqu’au Louvre ? Non, j’ai décidé d’aller prendre un bain de foule en allant faire un tour au BHV. Il y a un grand rayon papeterie dans ce magasin et j’étais à la recherche d’un nouveau calendrier familial pour 2013. J’en avais acheté un l’année dernière à Lyon avec des dessins du Petit Prince. Au BHV, il y avait du monde, mais ce n’était pas l’horreur. J’ai trouvé ce que je cherchais, mais en nettement moins poétique. Pas de petits dessins, ni d’extraits du fameux livre d’Antoine de Saint-Exupéry. En 2013, pas de fioritures sur le calendrier familial ! D’ailleurs, il est bien précisé sur ce calendrier qu’il peut également servir au management d’équipes. J’ai également trouvé une belle pochette cartonnée pour ranger les articles de journaux que je découpe.

Je suis passée à la caisse. Les clients qui faisaient la queue étaient tous dans leurs pensées, une caissière pas très distinguée a crié d’une voix forte et gouailleuse « Au suivant » et dans ma tête, j’ai entendu cette chanson de Jacques Brel, qui me donne toujours des frissons, dont j’ai une belle reprise à la maison par M.

Après voir payé, j’ai repris les escalators et au sous-sol, j’ai tenté de suivre les indications pour la sortie directe vers le métro. Je crois que c’est le sous-sol du BHV que je préfère parce qu’on pourrait se perdre dans cette quincaillerie géante. J’ai finalement trouvé la sortie et hop ! un coup de métro, un changement à Châtelet, des escaliers qui montent, qui descendent, la ligne 14 et j’étais de retour à Saint-Lazare.

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REPERES : des explications sur le texte.

3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

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Dimanche après-midi, j’ai accompagné Micaela à l’anniversaire de sa copine Anaïs. Il était quinze heures, le ciel était bleu, j’ai décidé de marcher jusqu’à la gare d’Asnières pour prendre le train pour Paris. Maintenant que les filles sont en meilleure forme, c’est la maîtresse de Felicia qui est malade et qui est arrêtée jusqu’à vendredi. Pas de chance pour la maîtresse et pour moi une troisième semaine où je dois mettre mon travail entre parenthèses. L’anniversaire devait se terminer à dix-huit heures, les trois heures seraient pour moi.

J’ai emprunté la rue qui longe la voie ferrée à partir de la gare de Bois-Colombes. J’avais peut-être fait vingt mètres, lorsque j’ai aperçu des petites affiches accrochées aux barreaux côté voie. J’ai traversé la rue pour voir de quoi il s’agissait. La série d’affiches parlait du grand bâtiment qui se trouvait en face de moi, au-delà des voies. Ça fait longtemps que je connais ce bâtiment. Il est très beau, datant du XIXe siècle, mais totalement à l’abandon. Et là, je lis avec surprise que ce bâtiment est l’ancienne gare du Champ de Mars, construite par l’architecte de la Gare Saint-Lazare (Lisch), à l’occasion de l’exposition universelle de 1878. Une affiche montrait la gare avec en arrière-plan la Tour Eiffel (1889). D’après les affiches, la gare aurait été sauvée de la destruction grâce à un groupe de fans. J’ai noté l’adresse Facebook et j’ai continué mon chemin, non sans avoir regardé d’un nouvel œil cette ancienne gare. Ce bâtiment si beau avait donc une histoire prestigieuse.

Un peu plus loin, sur la passerelle qui traverse les voies, un homme avait installé un appareil photo sur un trépied et prenait des photos en direction de Bois-Colombes. Un admirateur de la gare de Lisch ?

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REDIFFUSION : Le podcast reprendra son cours normal dès la semaine prochaine. En attendant, je vous propose ce détour estival par Dieppe.

Aujourd’hui, c’était jour de marché à Dieppe. Le petit marché qui a lieu deux fois par semaine sur la place Nationale. Car le grand marché, le plus grand de la région d’après les brochures de l’Office de Tourisme, a lieu le samedi. Je dois avouer que le marché du samedi est gigantesque.

Il s’étend dans les rues commerçantes du centre-ville, les étals des marchands bien serrés les uns à côté des autres. Il y a beaucoup de producteurs de fruits et légumes. J’ai acheté des poires la semaine dernière, les meilleures que j’ai mangées depuis longtemps : lourdes, sucrées, juteuses, parfumées et fondantes. Mes filles aussi se sont régalées. Et j’ai également découvert un producteur de Neufchâtel. C’est le fromage phare de la région, il prend souvent la forme d’un cœur. Il existe au moins depuis le Xe siècle ! Nous avons essayé plusieurs fournisseurs avant de trouver le bon. Au début, nous l’avons pris un peu au hasard. Puis, nous sommes allés au restaurant Le New Haven sur le quai Henri IV qui propose une bonne cuisine et dans son menu une belle part de Neufchâtel. C’est en le dégustant au restaurant que nous avons compris à quel point ce fromage pouvait être bon !

Nous avons alors entamé notre quête. Après en avoir acheté de trop pâteux, trop salés, trop secs, c’est au marché que nous avons trouvé celui qui nous a semblé le plus se rapprocher de celui du restaurant : une pâte moelleuse, une belle croûte fleurie, son goût particulier. Je crois que je vais en rapporter à mes amis en souvenir de vacances. Il y a tellement de bonnes choses ici : la confiture fermière de cassis, les fruits, les salades du jardin et leurs feuilles craquantes, le poisson frais, le jambon et les boudins blancs de la charcuterie Au Saint-Antoine, les bouchées à la reine de la charcuterie Royal, l’agneau de Pré salé de la boucherie du Puits salé, les babas au rhum de Divernet, la pâtisserie chic de Dieppe (parce que la vendeuse arrose devant vous d’une belle quantité de rhum le baba avant de le déposer dans la boîte à gâteau).

Hum, Dieppe est une ville pour les gourmands !

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Croissant aux noix (rediffusion)

Rediffusion : ce podcast est une rediffusion du jeudi 27 novembre 2008 - Mes trois filles sont malades en même temps! Difficile de se mettre devant le micro en ce moment.

Ce matin, je suis allée à Paris. Hum, ça fait du bien! Ce n’était pas prévu au programme, mais l’occasion se présentant, je ne l’ai pas manquée. Le problème était qu’il était bien tôt. Je venais juste de déposer mes filles à l’école et à la garderie et il était à peine neuf heures lorsque je suis descendue du train. Pas question de faire du shopping à cette heure. Les magasins n’ouvrent leurs portes qu’à dix heures. J’ai alors pensé que Ladurée place de la Madeleine serait probablement ouvert. Ce n’est pas très loin à pieds.

J’ai longé le Printemps, traversé la rue Auber et pris la rue Tronchet. Je suis arrivée au niveau du magasin Fauchon. Les vitrines étaient jolies, je me suis arrêtée pour regarder. Mais je n’ai pas traîné. J’ai fait le tour de la place. Le Ladurée se trouve au début de la rue Royale. J’ai poussé la porte avec émotion. Il y avait quelques personnes devant moi et j’ai pu prendre mon temps pour regarder le choix de viennoiseries. Ah, le beau palmier m’a tenté! Mais, en fait, je prends toujours la même chose : un croissant à l’ancienne fourré à la pâte de noix. Que c’est bon! La serveuse m’a tendu mon petit sachet vert et je suis sortie toute heureuse.

Je me suis assise pour le déguster sur un banc de l’autre côté de la rue Royale, en souvenir d’une longue discussion que j’avais eue avec mon amie Natasha au moment de ma première grossesse. C’était le printemps à l’époque. J’ai pris tout mon temps pour déguster cette merveille, petite bouchée par petite bouchée, regardant autour de moi les gens, les voitures... Je crois qu’il n’aurait pas eu le même goût si je l’avais mangé ailleurs. Ah, la journée avait bien commencé!

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REPERES : des explications sur le texte. UN PEU DE GRAMMAIRE Les pronoms

Dans les phrases suivantes, remplacer les mots en majuscules par le pronom correspondant.

— Je venais juste de déposer MES FILLES À L’ÉCOLE ET À LA GARDERIE.

— Pas question de faire DU SHOPPING à cette heure.

— Je suis arrivée AU NIVEAU DU MAGASIN FAUCHON.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER

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Chez le caviste

Cet après-midi, je suis allée acheter le vin pour ma fête d’anniversaire. Je suis allée chez un caviste près de chez moi qui a été élu, il y a quelques années, meilleur caviste d’Ile-de-France. Cela faisait un certain temps que je n’avais pas acheté du vin. Les grossesses et les allaitements m’en avaient tenue éloignée.

La boutique est une boutique à l’ancienne avec des boiseries. Je suis entrée et, hum, l’odeur ! Il y avait cette odeur particulière des caves à vin. En quelques instants, je me suis retrouvée plongée dans un univers familier. Lorsque j’ai écrit le guide de conversation pour les professionnels du vin, j’ai eu la chance de faire plusieurs dégustations, de passer du temps avec des cavistes et surtout de rencontrer des vignerons passionnants. Je vous le dis souvent, j’aime les produits qui ont une histoire. Cela vient de cette époque « du vin ». Le caviste m’a conseillé plusieurs vins pour accompagner mon choix de tartes. Je voulais des vins plutôt demi-secs et pétillants.

— Vous auriez pu prendre un Cerdon du Bugey, m’a dit le caviste, mais cela conviendrait plutôt avec des arômes de fruits rouges.

— C’est dommage, j’adore le Cerdon.

— Je vous conseille donc l’Asti spumante ou bien le Crémant de Loire. Ce que vous pouvez faire, c’est prendre quelques bouteilles de chaque.

— C’est une bonne idée ça !

J’ai donc suivi le conseil du caviste et j’ai pris des bouteilles d’Asti et de Crémant. En attendant qu’il prépare mon carton, j’ai jeté un œil aux Champagnes.

— Oh, vous avez du Larmandier Bernier, c’est très bon !

— Oui, c’est vrai.

— J’ai eu la chance de les rencontrer, ce sont des gens qui travaillent vraiment bien. Le Champagne, ça aussi c’était un souvenir de mon époque vin !

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Les invitations de Felicia

CETTE SEMAINE UN PODCAST MARDI ET UN PODCAST JEUDI.

Felicia est née au mois de décembre et c’est bientôt son anniversaire. Elle va avoir cinq ans. Elle avait très envie d’inviter ses amis, donc nous avons décidé d’organiser un goûter d’anniversaire. Mais à chaque fois que nous aurions pu nous installer pour écrire ses invitations, quelque chose nous en a empêchées. Quand je l’écris ça paraît incroyable, mais il y a tellement de choses à faire un soir d’école : les devoirs, la toilette, le dîner, une petite crise de l’une ou l’autre, se laver les dents, préparer les affaires, etc. Et le week-end passe si vite. La date approchant, j’ai prévenu les parents dès que j’ai eu l’occasion de les croiser.

— L’invitation arrive dans quelques jours, leur disais-je.

Et puis, aujourd’hui, la maîtresse de Felicia était absente et Felicia est rentrée avec moi à la maison. Finalement, c’était l’occasion de préparer ces fameuses invitations. Felicia avait envie de peindre, nous avons donc sorti la peinture et j’ai découpé des feuilles cartonnées. Elle s’est installée et a commencé à peindre avec beaucoup de sérieux et aussi un grand sourire aux lèvres. Je la surveillais de loin, en faisant mon propre travail.

— Maman, j’ai fini avec le orange ! Je peux commencer le violet ?

— As-tu bien rincé ton pinceau ?

— Oui, oui. Oh, mince !

— Que se passe-t-il ? ai-je demandé en me précipitant dans la chambre.

— Le violet, c’est bizarre, il a fui.

Le violet avait débordé de la palette, il avait giclé sur la toile cirée et sur le tablier de Felicia. C’était réparé en quelques minutes.

Et donc, voilà, les invitations de Felicia sont prêtes. Nous les distribuerons jeudi matin.

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Cette semaine la newsletter vous propose un super UN PEU DE GRAMMAIRE

Prenons ce passage : « Et puis, aujourd’hui, la maîtresse de Felicia était absente et Felicia est rentrée avec moi à la maison. Finalement, c’était l’occasion de préparer CES FAMEUSES INVITATIONS. Felicia avait envie de peindre, nous avons donc sorti LA PEINTURE et j’ai découpé DES FEUILLES CARTONNEES. Elle s’est installée et a commencé à peindre avec beaucoup de sérieux et aussi un grand sourire aux lèvres. Je la surveillais de loin, en faisant mon propre travail. »

Je vous propose de remplacer Felicia par un prénom de garçon, Julien. Et les mots en lettres majuscules par le pronom correspondant.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER

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