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Archive for November 2012

Le jeu des péniches (2)

Aujourd’hui, j’avais une démarche administrative à faire au RSI, le Régime Social des Indépendants. Le RSI a un bureau à Levallois-Perret. C’est à une demi-heure à pied de chez moi. Pour me rendre à Levallois, je dois traverser la Seine. J’y suis allée après avoir accompagné les filles à l’école. Cela faisait longtemps que je n’avais pas traversé le pont. L’Ile de la Jatte portait les couleurs de l’automne, quelques cygnes blancs stationnaient à proximité de ses rives, deux canards ont pris leur envol. Je me suis arrêtée pour regarder.

Je venais souvent sur le pont lorsque Micaela était bébé, c’était un de mes buts de promenade. Je marchais jusqu’au pont, je regardais s’il y avait des péniches qui passaient et je rentrais chez moi. J’appelais cela « le jeu des péniches ». Si j’avais vu des péniches, j’avais gagné. Bon, ce matin, à l’aller, j’ai perdu. Pas de péniche sur la Seine.

Au RSI, ça s’est super bien passé. J’aime bien quand ça se passe bien, quand ça marche bien dans mon pays. Vous ne savez pas combien de fois par jour on entend à tout propos que la France est en retard sur les autres pays : l’école, l’égalité homme femme, la prise en charge des enfants autistes, les pesticides, les antidépresseurs, l’intégration des jeunes dans le monde du travail, l’intégration des séniors dans les entreprises, etc. Et puis, au RSI, ça se passe bien, alors tout n’est pas gris.

Au retour, j’ai à nouveau traversé le pont de Levallois et, cette fois, victoire !, et même double victoire ! Deux péniches se croisaient un peu avant le pont ! J’ai pris une photo, je la mets sur le site avec le texte de ce podcast.

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REPERES : des explications sur le texte.

3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE Imparfait / Passé composé

Continuons avec l'imparfait. Dans cette phrase, tous les verbes sont à l'imparfait. Pourquoi ?

« Je marchais jusqu’au pont, je regardais s’il y avait des péniches qui passaient et je rentrais chez moi. »

Si vous mettiez les verbes au passé composé, quelle serait la différence ? Mais, oui, c'est une bonne idée ! Mettez-les au passé composé.

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Importation de photos

Cet après-midi, pendant que les filles faisaient la sieste, j’ai déchargé les photos de mon appareil. Vous savez, mon bel appareil dont je ne sais pas me servir et que j’utilise uniquement en mode automatique. J’avais pris quelques photos des filles et de leurs copines pendant leur cours de danse la semaine dernière et je souhaitais les envoyer à la prof de danse et aux copines.

En voyant les photos qui s’importaient sur l’ordinateur, j’ai revu les photos de la dernière fois où je suis allée au salon de thé avec Natasha. Nous ne nous sommes pas vues depuis près de deux semaines. Je les avais oubliées ces photos. Nous étions allées prendre une pâtisserie et un thé chez Jean-Paul Hévin. Bien sûr, ce jour-là, nous nous étions partagé un Tonka, ce gâteau au chocolat et à la fève tonka. Il me fait un drôle d’effet ce gâteau, je l’apprécie dès que je passe la commande, je commence à m’en rappeler les saveurs avant de l’avoir devant moi et une fois que je l’ai terminé il est encore présent. Nous avions également goûté, ce jour-là, un gâteau chocolat et fruit de la passion. J’avais pris ces pâtisseries en photo.

Après le salon de thé, nous étions allées faire quelques pas aux Tuileries. Le jour déclinait. La grande roue de la place de la Concorde scintillait dans la nuit tombante. Et bien sûr, nous avons sorti nos appareils. Nous étions presque dans les mêmes conditions que lorsque nous avions pris La Samaritaine et ses lettres lumineuses en photo. C’est là que je me suis rendu compte que je n’arrivais toujours pas à faire une bonne photo avec cette lumière. En appuyant sur différents menus, qui ont fait apparaître des écrans inconnus sur mon appareil, je suis arrivée à prendre une photo très bleue. Finalement, l’effet est pas mal, ai-je pensé cet après-midi en revoyant la photo. J’aime bien quand le jour décline, il faut donc vraiment que j’apprenne à me servir de mon appareil.

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UN PEU DE GRAMMAIRE

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Nous fêterons les anniversaires

Micaela aime bien rester à l’étude le vendredi soir, c’est-à-dire qu’elle reste à l’école pour goûter puis faire ses devoirs avec sa maîtresse. Mon mari vient ensuite la chercher à dix-huit heures et ils rentrent tous les deux.

Les devoirs étant faits, nous ne nous en préoccupons pas trop pendant le week-end. Mais, quand même, le dimanche soir, je jette un œil. Dimanche, nous étions invités pour le goûter chez des amis et nous sommes rentrés un peu tard. Je n’ai ouvert l’agenda de Micaela qu’après Zorro, pratiquement au moment de se coucher. Micaela écrit elle-même les devoirs. Sa maîtresse les écrit au tableau et les élèves les recopient. Et donc, je lis les devoirs et la fin, il y avait cette petite phrase « nous fêterons les anniversaires ». J’appelle Micaela.

— Mica, vous allez fêter ton anniversaire demain, à l’école ? (Micaela est de fin novembre.)

— Non, c’est jeudi.

— Tu es sûre parce que tu as écrit « nous fêterons les anniversaires » ?

— Ah bon ! Euh, en fait, je ne me souviens plus très bien...

Eh voilà ! Allais-je passer ma soirée à préparer un gâteau d’anniversaire ? Avais-je assez d’œufs ? Du chocolat ? J’ai rappelé Micaela.

— Vous les fêtez quand les anniversaires ? Le matin ou bien l’après-midi ?

— L’après-midi.

— Bon, eh bien, demain matin je parlerai à ta maîtresse et s’il faut faire un gâteau je l’apporterai à l’heure du déjeuner.

Hier matin, la maîtresse n’était pas de service dans la cour, mais j’ai croisé Caroline et sa fille Juliette qui est dans la même classe que Micaela. Je lui ai demandé quand ils devaient fêter les anniversaires.

— Jeudi !

Voilà, il devait manquer le mot « jeudi » à la phrase de Micaela. « Nous fêterons les anniversaires jeudi ». Aujourd’hui, j’ai pu faire mes courses tranquille pour le gâteau d’anniversaire de Micaela.

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UN PEU DE GRAMMAIRE Poser des questions.

En français oral, nous avons tendance à ne pas formuler correctement nos questions. Je vous propose de corriger les questions de ce texte.

— Mica, vous allez fêter ton anniversaire demain, à l’école ?

— Tu es sûre parce que tu as écrit « nous fêterons les anniversaires » ?

— Vous les fêtez quand les anniversaires ?

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Promenade nocturne

Ce matin, en partant à l’école, nous avons quitté la résidence avec notre voisine Maria-Dolores.

— Alors, as-tu fait ton choix pour le restaurant ? m’a-t-elle demandé.

Maria-Dolores faisait référence à notre promenade nocturne de samedi dernier.

Je vais fêter mon anniversaire le mois prochain. Mon frère viendra peut-être d’Allemagne avec sa femme. Pour l’occasion, j’ai envie d’aller au restaurant avec mon mari et toute ma famille. Le restaurant que j’avais choisi est un restaurant que j’aime beaucoup, mais qui, je l’ai découvert la semaine dernière, est fermé le week-end (quelle idée bizarre !). Je dois donc trouver un autre restaurant. J’en ai noté deux autres dans mon quartier qui pourraient me plaire. Il y en a un que je connais et l’autre non. J’ai pensé qu’un repérage s’imposait.

J’ai donc proposé à Maria-Dolores de m’accompagner samedi soir, pour une promenade nocturne. Il ne faisait pas trop froid, il n’y avait pas de vent et il ne pleuvait pas. C’était parfait. Nous avons marché jusqu’au premier restaurant celui que je connaissais (et dont je vous avais parlé il y a quelques années), l’ambiance était telle que dans mon souvenir : salle confortable, tables espacées, clients souriants. J’ai relevé sur la carte quelques plats qui ont fait frémir mes papilles : Œuf mollet aux lentilles du Puy, lardons jus de viande, Daurade royale rôtie au curcuma, parmentier au haddock, ainsi que quelques vins. Nous avons continué notre promenade pour arriver au second restaurant. Celui-là, tout le monde l’adore sur Internet ! Il paraît que les viandes sont délicieuses, les plats préparés avec amour et le service sympa.

Effectivement, la petite salle était remplie de sourires. La carte proposait des plats appétissants, bien français, une cuisine du marché : de la charcuterie, des quenelles, et des choses originales comme un carpaccio de betteraves, huile de pistache. Finalement, ce matin, j’ai répondu à Maria-Dolores que les deux me faisaient envie. Pourtant, il va bien falloir que je choisisse.

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UN PEU DE GRAMMAIRE il va bien falloir que

Comme je le disais dans le texte, il va bien falloir que je choisisse. Avez-vous remarqué le temps du verbe après « que » ?

Je vous propose de conjuguer les verbes suivants :

— Il va falloir que nous ACHETER un nouveau four.

— Il va falloir que vous PARTIR plus tôt pour arriver à l'heure.

— Il va falloir que tu PRENDRE un taxi.

— Il va falloir que je SE LEVER à six heures demain matin. REPONSE DANS LA NEWSLETTER

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Atelier soupes

Ce matin, Micaela et Felicia sont allées à un atelier de cuisine organisé chez la naturopathe de notre quartier, Isabelle. Le thème de cet atelier était « les soupes ». Felicia n’était que moyennement enchantée à l’idée de manger de la soupe, mais elle était ravie de faire de la cuisine. Lisa et moi les avons accompagnées à dix heures et demie et nous sommes allées les rechercher deux heures et demie plus tard. Nous les avons retrouvées attablées avec leurs copains d’atelier. La table était recouverte de bols de soupes vides, l’atelier avait manifestement eu du succès.

Isabelle nous a expliqué en quelques mots les soupes qu’ils avaient préparées : il y en avait trois différentes. Une soupe chinoise, une soupe rose à la betterave et la soupe au caillou. Les enfants et Isabelle avaient également confectionné des galettes aux flocons de riz en accompagnement et en dessert des pommes au four aux pépites de chocolat. Micaela, la bouche avec de belles moustaches de chocolat, m’a dit en levant les sourcils :

— J’ai choisi de rapporter à la maison de la soupe au caillou.

— Tu expliqueras bien à Maman comment on prépare la soupe au caillou, a dit Isabelle.

— Moi, je me souviens plus, a murmuré Felicia.

En fait, la soupe au caillou est une tradition française paysanne. On met un beau caillou avec des arêtes coupantes dans la soupe qui est cuite à petit feu. En bougeant, le caillou écrase les légumes. C’est en réalité une soupe de légumes classique : pomme de terre, poireaux, carottes, navets, etc.

Isabelle avait découvert cette soupe à l’occasion d’une lecture de contes à la bibliothèque. Ce soir, Micaela était toute fière de raconter à son père l’histoire de la soupe au caillou, du loup et de la poule.

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3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE passé - discours indirect.

Prenons cette phrase au discours direct : « — J’ai choisi de rapporter à la maison de la soupe au caillou. »

Mettons-la au discours indirect (« Micaela… ») et au passé.

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Bouchons d’oreille

En ce moment, je n’arrive pas à bien dormir. J’entends mes voisins, le soir, juste au moment où je vais m’endormir. Ils marchent, ils marchent, ils marchent et le parquet grince et l’heure tourne et lorsqu’ils finissent par aller se coucher (souvent à plus de minuit), moi, je n’arrive plus à dormir et il faut que j’attende deux ou trois heures du matin pour réussir à trouver le sommeil.

Hier, Caroline m’a suggéré d’essayer les bouchons d’oreille. Je me suis souvenue que j’en avais une paire quelque part. Je les ai retrouvés avant le dîner. Sur la boîte, il y avait un schéma qui expliquait comment les mettre. Je me suis dit que j’allais faire un essai et je les ai mis. J’ai constaté que je continuais à entendre les filles lorsqu’elles s’adressaient à moi, mais en nettement moins fort. Ça tombait bien parce que je commençais à avoir mal à la tête. En fait, j’étais tellement bien que j’ai décidé de les garder pour le dîner. C’est toujours un moment où les filles montent facilement dans les aigus. Pendant le repas, je me sentais là et à distance. Mon mal de tête a commencé à s’estomper. Je pouvais terminer une phrase dans ma tête. C’était confortable.

— C’est quoi le truc jaune dans ton zoreille ? a demandé Lisa intriguée.

— C’est rien, ça s’enlève, ai-je répondu.

Micaela et Felicia ont tendu le cou pour voir ce truc jaune.

— ça sert à quoi ? a demandé Micaela curieuse.

— C’est pour plus nous entendre, a dit Felicia la malicieuse.

— Oh, si, si, je vous entends. C’est parce que j’ai mal à tête, leur ai-je dit avec un grand sourire.

— Ah, c’est du Doliprane ! a conclu Micaela d’un air d’avoir tout compris.

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UN PEU DE GRAMMAIRE accords

Prenons ce passage dans lequel je parle des bouchons : « Je les ai retrouvés avant le dîner. Sur la boîte, il y avait un schéma qui expliquait comment les mettre. Je me suis dit que j’allais faire un essai et je les ai mis. »

Imaginons que je parle maintenant d'un casque et non de bouchons. Comment changent les phrases du passage ?

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Le gîte où nous avons passé nos vacances est situé à l’entrée d’un chemin qui dessert d’autres maisons puis s’arrête où commence un pré dans lequel se trouvent cinq chevaux. Le matin, nous pouvions apercevoir les chevaux dans leur pré à flanc de colline. Nous les comptions, cherchant parfois à les distinguer derrière les arbres. Il y en avait un gris, un beige, un blanc moucheté de noir, un poney marron et blanc et un cheval noir. Le cheval noir était souvent plus solitaire.

Alors que les autres n’étaient jamais éloignés de plus de quelques mètres, lui pouvait se trouver en haut du pré ou bien à la lisière des bois. Nous l’avions surnommé Prince noir comme dans le film, que nous avions visionné en DVD, qui raconte l’histoire d’un cheval noir.

Une fois le comptage des chevaux et le petit-déjeuner terminés, les filles avaient hâte de sortir pour aller le ruisseau. Le ruisseau traversait le chemin, en diagonale, à cinq minutes à pied de notre gîte. Il faisait peut-être cinquante centimètres (ou 50 cm !) de large, mais pour les filles c’était un vaste terrain de jeu.

Armée chacune d’un bâton, la première partie du jeu consistait à nettoyer le ruisseau de ses feuilles mortes et des grosses pierres qui pouvaient entraver le passage. Ensuite, Micaela allait ramasser des bogues qu’elle mettait dans un sac. Enfin, dernière partie, la plus réjouissante après tant de préparatifs acharnés, les filles lançaient, chacune leur tour, une bogue en haut du ruisseau. On suivait avec des petits cris joyeux le parcours de la petite boule. Parfois, on l’aidait avec le bâton lorsqu’elle était coincée par une pierre et ne pouvait plus rouler dans le courant. Enfin, une fois passée de l’autre côté du chemin, on la perdait de vue. C’était le moment de recommencer.

Moi, je regardais faire les filles, j’aidais un peu parfois, du bout du pied, mais surtout je ne me lassais pas d’admirer le beau paysage.

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UN PEU DE GRAMMAIRE changer de temps et de sujet.

Prenons ce passage : « On suivait avec des petits cris joyeux le parcours de la petite boule. Parfois, on l’aidait avec le bâton lorsqu’elle était coincée par une pierre et ne pouvait plus rouler dans le courant. Enfin, une fois passée de l’autre côté du chemin, on la perdait de vue. »

Je vous propose de remplacer « on » par « elles », de mettre le passage au présent et de changer « la petite boule » par « le marron ».

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Alésia, le lieu de la célèbre bataille des Gaulois, menés par Vercingétorix, contre les armées de Jules César. Pas de doute, nous sommes bien en Gaule. Je me suis demandé quels territoires nous traversions pour nous rendre à Lyon. J’ai regardé sur une carte de la Gaule préromaine. Nous avons tout d’abord quitté le territoire des Parisii, puis traversé ceux des Tricasses, Mandubiens, Eduens et Ségusaves avant d’arriver à Lyon. Dans un autre registre, nous avons aussi traversé de célèbres vignobles : Chablis, puis la Bourgogne avec Beaune, Mâcon et enfin les dix crus du Beaujolais.

Lorsque nous quittons l’autoroute et que nous commençons à traverser des villes, je remarque les maisons. Elles sont vraiment très différentes de celles de la région parisienne. Ici, il y a peu de maisons très anciennes, les plus anciennes doivent être des meulières : ces pavillons réalisés à la fin du XIXe siècle avec cette pierre à l’aspect de gravier typique autour de Paris. Dans la région lyonnaise, les anciennes bâtisses sont souvent très hautes (comme dans les Alpes), avec de grandes fenêtres étroites. Les toits sont en tuiles orange, souvent à quatre pans. Pour nous rendre au gîte, nous montons jusqu’au village de Saint-Laurent de Vaux. Il y a de nombreux prés, beaucoup de chevaux, des chèvres ou des moutons. Mais aussi des vergers avec des rangs d’arbres aux couleurs de l’automne, chacun dans leur propre teinte, composant une belle couverture colorée pour les collines.

Savez-vous quel a été notre premier plaisir en arrivant ? Faire un feu dans le poêle.

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UN PEU DE GRAMMAIRE adjectifs de couleurs

Les toits sont en tuiles orange.

Jouons à changer la couleur des tuiles. — bleu

— vert

— bleu-marine

— rose

— caramel

— jaune d'or

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Voilà, nous sommes rentrés à la maison et je dois dire que ces vacances prolongées nous ont fait du bien. Les vacances de la Toussaint duraient cette année deux semaines au lieu des dix jours habituels. C’était une décision du nouveau ministre de l’Education nationale de les prolonger.

La première semaine de vacances, nous étions à Paris, les filles et moi sommes tombées malades en cascade. Nous sommes donc beaucoup restées à la maison.

La deuxième semaine, nous sommes partis. Si ces vacances n’avaient pas été rallongées, nous n’aurions pas pu partir. En fait, nous n’aurions pas dû partir du tout. En effet, mon mari devait rester travailler et ses vacances devaient être annulées, mais il a proposé à ses supérieurs de travailler depuis les bureaux lyonnais de son entreprise pendant cette deuxième semaine. La proposition a été acceptée et nous avons pu passer notre semaine dans les Monts du Lyonnais. Nous sommes retournés dans ce sympathique gîte dans lequel nous sommes allés deux fois l’année dernière.

Les vacances commencent dès que nous quittons Paris. Quand la route ne me stresse pas trop, qu’il n’y a pas trop de camions, ni trop de monde et que la météo est avec nous, je prends un réel plaisir à voyager. Je regarde les paysages changer (plaines, champs, collines, bois, forêts, vignes), les villages et leurs clochers, les fermes, les animaux dans les prés, je montre aux filles les châteaux forts sur les collines, j’observe les prouesses aériennes des nuées d’étourneaux. Et puis, tout à coup, il y a le panneau Alésia !

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UN PEU DE GRAMMAIRE passé

Reprenons notre jeu sur les phrases. Je vous propose de mettre les phrases suivantes au passé.

« Je regarde les paysages changer (plaines, champs, collines, bois, forêts, vignes), les villages et leurs clochers, les fermes, les animaux dans les prés, je montre aux filles les châteaux forts sur les collines, j’observe les prouesses aériennes des nuées d’étourneaux. Et puis, tout à coup, il y a le panneau Alésia ! “

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Salon du chocolat

PAS DE PODCAST LA SEMAINE PROCHAINE, JE SUIS EN VACANCES. RETOUR LE 13 NOVEMBRE. A BIENTOT!

Non, je vous déçois tout de suite, je n’y suis pas allée. En fait, je n’y suis jamais allée. Oui, c’est triste. Chaque année, Natasha me l’annonce et me dit « Alors, pourras-tu aller au Salon du chocolat cette année ? » Et chaque année, il y a quelque chose qui m’empêche d’y aller. Cette année, ce sont les vacances scolaires. Les filles sont avec moi à la maison et je ne peux pas m’absenter un après-midi entier. Mais, ce n’est pas grave parce que j’ai récemment eu l’occasion de faire une dégustation de chocolat exceptionnelle. C’était samedi dernier. Natasha était invitée chez Hugo et Victor, la pâtisserie, à découvrir le chocolat de leur fournisseur au Vietnam. Au Vietnam ? J’étais intriguée, car je n’avais jamais entendu parler de chocolat vietnamien.

A quinze heures vingt, nous étions dans la boutique du boulevard Raspail, à deux pas du Bon Marché.

— Nous venons pour la dégustation, ai-je annoncé à la jeune femme qui nous a accueillies.

— Oui, bien sûr. Suivez-moi ! Je vais commencer par vous faire déguster le chocolat en tablette.

Notre fournisseur en propose cinq différents. Ils sont tous uniques et issus de petits producteurs. Le Vietnam ne représente qu’un millième de la production mondiale de cacao. Ah, mais voici le chef chocolatier, il va vous présenter chacun des crus.

Le jeune Français tout juste arrivé du Vietnam nous a expliqué plein de choses intéressantes. Les producteurs chez qui ils se fournissent sont des fermiers qui ont souvent d’autres cultures sur leur exploitation : café, noix de coco, banane, etc. Les cacaotiers étant plantés à l’ombre d’autres arbres sur l’exploitation, ils se nourrissent de leur proximité et on retrouve alors des arômes du café, de la noix de coco ou de la banane dans leurs fruits.

Et c’est vrai. Ces chocolats étaient une vraie surprise. Nous avons dégusté les tablettes, puis le chocolat choisi par Hugo et Victor pour ses pâtisseries sous forme de chocolat chaud, d’un gâteau élaboré et d’un petit chou au chocolat. J’ai eu l’autorisation de prendre des photos (rendez-vous sur Pinterest)

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Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées. Aujourd’hui, je préfère m’attarder sur les repères.

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