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Archive for October 2012

Descendre chez Jacques Genin

La semaine dernière, je faisais remarquer à Natasha que nous revenions souvent dans les mêmes salons de thé : Un dimanche à Paris, Jean-Paul Hévin ou Jacques Génin.

— C’est sans doute parce que nous nous y sentons bien, ai-je ajouté.

— Oui. Ça me fait penser que nous devrions aller chez Jacques Génin. J’ai lu qu’il y avait des nouveautés, dont un baba au rhum que Jacques Génin confectionne lui-même.

C’est ainsi que nous avons décidé que le prochain salon de thé serait Jacques Génin. Nous y sommes allées aujourd’hui. La salle rappelle un peu celle de Un dimanche à Paris avec ses murs anciens en pierre blanche, mais ici nous descendons quelques marches pour entrer dans le salon de thé. Je trouve que le fait de descendre ces marches nous prépare bien à la dégustation, nous permet de passer de l’agitation de la rue, au calme du salon de thé.

Le personnel est très aimable. Mais le baba au rhum, ce n’est que le week-end. Nous avons dû nous « résigner » à goûter une autre nouveauté, le cheese-cake, et à prendre cet incomparable Paris-Brest dont les piliers de crème pralinée tourbillonnants, qui soutiennent un toit de pâte à chou, rappellent les piliers d’un temple. Natasha a pris un chocolat chaud qui se mange presque à la petite cuillère tellement il est épais et onctueux. Nous nous sommes partagé les gâteaux.

Le cheese-cake m’a beaucoup plu, il est bien gonflé et très mousseux. La pâte sur laquelle il était déposé était croustillante et avait un bon goût de beurre. Miam ! Ce fut une belle réunion de travail !

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Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées. Aujourd’hui, je préfère m’attarder sur les repères.

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La soupe

Mardi après-midi, j’ai accompagné la classe de Felicia en sortie. Les maîtresses de grande section avaient eu l’idée d’emmener leurs élèves cueillir des légumes dans une cueillette près de Cergy. Le temps était avec nous, pas de pluie cet après-midi-là. Après quarante minutes de car, nous nous sommes élancés par groupe sur les hectares de potager. Il y avait des beaux champs de fleurs, des rangs de fraises et beaucoup de légumes. Les enfants étaient chacun munis d’un sac et nous devions rapporter cinq légumes chacun. Nous avons commencé par ramasser quelques courges aux formes et aux couleurs étranges qui ont beaucoup fait rire les enfants.

— Oh ! là ! qu’est-ce que c’est ? m’a demandé un petit garçon alors que nous quittions les courges.

Je n’étais pas certaine de reconnaître le légume qui se trouvait à nos pieds.

— Des blettes, mais je ne suis pas certaine. Mais regardez, là-bas, qu’est-ce que c’est? Allez, on va voir !

Oui, c’est ce qu’on appelle une esquive. Mais au moins, j’étais certaine de reconnaître les aubergines qui nous attendaient un peu plus loin.

Nous avons aussi ramassé des choux ce qui a rappelé aux enfants qu’ils en avaient planté avec leur maîtresse dans le petit potager devant leur classe. Un monsieur, muni d’un couteau, nous a gentiment découpé quelques choux de diverses formes et couleurs.

Plus loin, nous avons ramassé des carottes, des betteraves, des pommes de terre et, le plus dur, des poireaux ! Les poireaux avaient l’air tout innocent avec leur plumeau, mais ils ne sont pas laissé sortir de terre si facilement. Cueillir le poireau demande de la force !

Et que vont faire les enfants avec tout ça ? De la soupe !

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UN PEU DE GRAMMAIRE Pronoms

Nous avons aussi ramassé des choux ce qui a rappelé aux enfants qu’ils en avaient planté avec leur maîtresse dans le petit potager devant leur classe. Remplacer les mots suivants par le bon pronom : des choux, aux enfants, leur maîtresse.

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Un autre regard

Pendant le dîner, mon mari m’a rappelé qu’il avait une réunion du conseil syndical le soir même.

— A quelle heure dois-tu partir ? lui ai-je demandé.

— La réunion est à vingt heures trente.

— Ah, ça va, on a le temps de coucher les filles ensemble.

Tout s’est bien passé et à vingt heures cinq nous étions seuls, tous les deux, dans le salon. Je profite toujours de ce moment de calme pour ne rien faire ou lire un magazine, assise dans le canapé. Mon mari aime bien lire les nouvelles sportives sur le site de l’Equipe. On discute aussi. Un peu avant vingt heures trente, mon mari a commencé à se préparer.

— Tu aurais un bloc-notes à me prêter pour la réunion ? m’a-t-il demandé.

— Euh, oui, tiens, tu peux prendre celui qui est à côté de mon ordinateur. Au fait, pourquoi y a-t-il cette réunion ? Vous vous êtes vus il n’y a pas si longtemps.

— Oui, c’est une réunion extraordinaire. Nous nous voyons pour discuter du regard.

— Du regard ?

Mais je n’ai pas eu de réponse à mon interrogation, mon mari était déjà parti. Je me suis dit que j’avais mal compris. Regard, regard... je ne voyais pas de quoi il pouvait s’agir. Mon mari était de retour à vingt-et-une heures trente.

— C’était rapide ! lui ai-je dit. De quoi avez-vous discuté ? Je n’ai pas bien compris tout à l’heure.

— Nous avons discuté du regard.

— Ah, j’avais bien compris. Et, qu’est-ce que c’est un regard ?

— Eh bien, tu sais, dans la cour, la plaque qui s’est effondrée au-dessus de la canalisation.

— Ah, la plaque d’égout ! ça s’appelle un regard ?

— Oui, la plaque ou le puits. Nous avons décidé de consulter les copropriétaires pour décider de faire ou non les travaux en urgence, a dit mon mari en prenant un air sérieux. J’ai éclaté de rire.

— Le temps que tout le monde réponde, ce ne sera plus une urgence !

— Oui, c’est ce que j’ai défendu comme position. Il est évident qu’on doit faire ces travaux tout de suite. Enfin, c’est comme ça.

Oui, c’est comme ça, désormais, j’aurai un autre regard sur les plaques d’égout.

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3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE imparfait ou passé composé ?

« Je profite toujours de ce moment de calme pour ne rien faire ou lire un magazine, assise dans le canapé. »

Si nous mettons cette phrase au passé, est-ce que nous utiliserons le passé composé ou l'imparfait ?

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Du soleil dans la nuit

Aujourd’hui, j’ai discuté photo avec mon père, au téléphone. Je voulais qu’il m’explique ce que j’aurais dû faire pour réussir ma photo de l’œuvre Du soleil dans la nuit. Je vous explique tout.

Mardi dernier, lorsque Natasha et moi avons quitté Un dimanche à Paris, nous avons décidé de marcher jusqu’à la station Pont-Neuf. Nous avons donc pris la rue Dauphine qui mène tout droit au Pont-Neuf. Avant d’arriver au bout de la rue, on distingue très bien le bâtiment de la Samaritaine (un ancien grand magasin) qui est situé de l’autre côté du pont. Oh surprise ! il était surplombé d’une phrase en lettres lumineuses rouges qui disait « Du soleil dans la nuit ».

— C’est nouveau ça ? ai-je demandé à Natasha

— Je pense, oui. C’est drôle, j’ai toujours connu ce bâtiment fermé.

— J’aimais bien la Samaritaine. C’est peut-être le nom d’un nouveau magasin.

— C’est poétique alors. En tout cas, ça ferait une belle photo.

— Tu as raison, sortons nos appareils et faisons les touristes !

Nous avons traversé le quai des Grands Augustins, nous avons avancé sur le pont et nous avons sorti nos appareils. Le ciel était gris et le jour tombait.

Mon appareil est récent, je l’ai acheté avant notre voyage en Italie et je n’ai pas eu le temps de lire la notice. Je prends toutes mes photos en automatique. D’ailleurs, ce n’est pas seulement lire la notice que je devrais faire, mais apprendre à prendre une photo tout simplement. En mode automatique, les lettres lumineuses ne sortaient pas bien du tout. Natasha qui s’y connaît bien a tenté de m’aider, mais elle n’arrivait pas à trouver sur mon appareil la fonction qu’elle recherchait.

Tout à l’heure, mon père m’a dit : oui, tu aurais dû passer en mode manuel, modifier la vitesse d’ouverture, etc etc.

Oui, j’ai encore des progrès à faire si je souhaite capturer quelques rayons du soleil dans la nuit.

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3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE parler au passé

« Mon appareil est récent, je l’ai acheté avant notre voyage en Italie et je n’ai pas eu le temps de lire la notice. Je prends toutes mes photos en automatique. » Je vous propose de mettre cet extrait du podcast au passé.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER

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Le muscat de Hambourg

Une de mes nouvelles résolutions est de rester à la maison avec les filles le mercredi matin, pour qu’elles puissent jouer tranquilles et se reposer avant d’aller à la danse. Mais ce matin, nous avons dû tordre le cou à cette si belle résolution et aller faire quelques courses à la Biocoop, tout simplement parce que nous n’avions plus rien à manger. Voilà ce qui arrive lorsque je vais dans les salons de thé à Paris le mardi...

Pour notre sortie matinale, j’ai prévenu les filles :

— On sort et on rentre le plus vite possible. On ne prend pas de mini poussette...

— Moi prends ma poussette avec ma poupée, a alors dit joyeusement Lisa (elle aime bien comprendre le contraire de ce qu’on dit)

— Non, non, pas de poussette, ni de trottinette, ni de vélo.

Micaela a croisé les bras et a fait mine de bouder.

— C’est pas juste. On peut jamais rien prendre.

Arrivée à ce stade, je me suis demandé si on n’allait pas tout simplement manger des pâtes en entrée, en plat et en dessert. Mais Micaela a eu une idée.

— Et les bulles ? On peut prendre les bulles ?

— Euh, oui, d’accord, on prend les bulles.

C’est ainsi que tout le monde a trouvé la motivation pour sortir. Après avoir dispersé dans les airs quelques jolies bulles de savon, nous sommes allées à la Biocoop. Nous avons pris, entre autres, quelques belles grappes du délicieux Muscat de Hambourg dont nous connaissons l’origine grâce à l’émission Karambolage sur Arte. Les produits qui ont une histoire ont plus de goût, vous ne trouvez pas ?

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3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE parler correctement.

Je vous propose de corriger mes filles, qui font systématiquement des fautes.

— C'est pas juste.

— On peut jamais rien prendre.

— On peut prendre les bulle ?

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Après la chute, le réconfort.

Dimanche dernier, nous avons reçu notre voisine Maria Dolores pour un goûter à la maison. Au cours de la conversation, j’ai mentionné le podcast. Je pensais en avoir déjà parlé à Maria, mais ce n’était pas le cas. Je lui ai donc expliqué en quoi consistait One thing in a French day, comment j’en avais eu l’idée et ce que je racontais.

— Alors, par exemple, tu as raconté à tes auditeurs que tu étais tombée dans les escaliers ? a demandé Maria.

— Non, je ne leur ai pas dit.

— Mais pourquoi ?

— Je ne sais pas, je ne voulais pas qu’ils se fassent du souci pour moi.

En fait, j’avais à l’esprit la réaction de Natasha lorsqu’elle a appris ma chute. Elle me voyait déjà plâtrée, immobilisée sur un lit d’hôpital, le corps recouvert de bleus. Je n’ai rien de visible, l’ostéopathe a tout remis en place et il reste juste la douleur de la contusion qui se fait de moins en moins présente au fur et à mesure que les jours passent. Donc, je vais bien.

D’ailleurs, aujourd’hui, Natasha a pu constater de visu que j’étais en pleine forme lorsque nous nous sommes retrouvées chez Un dimanche à Paris autour d’un chocolat chaud et du merveilleux cheese-cake au fruit de la passion. Après la chute, le réconfort !

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UN PEU DE GRAMMAIRE la place des adjectifs

« Nous nous sommes retrouvées chez Un dimanche à Paris autour d’un chocolat chaud et du merveilleux cheese-cake au fruit de la passion. "

Jouons avec les adjectifs. Le chocolat n'est pas chaud, mais délicieux. Le cheese-cake, lui, n'est pas merveilleux, mais il est petit.

Comment placez-vous ces nouveaux adjectifs ?

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Tractopelle

Il y a quelques années, j’avais organisé un dîner pour fêter ma libération du poste de présidente d’une association. J’avais appelé ça la « Freedom party » et nous avions passé une excellente soirée avec nos amis et les personnes sympas de l’association (j’ai une pensée particulière pour Michel qui a tristement disparu). Trevor, le mari de Natasha, avait fait la cuisine pour nous. Quel souvenir pour mes papilles ! Je ne sais plus comment nous en étions arrivés là, mais mon mari a sorti le dictionnaire pour vérifier quelque chose. Natasha m’avait alors dit « à tous les dîners français, on finit par sortir le dictionnaire ».

Cette petite introduction pour vous dire qu’hier soir nous avons sorti le dictionnaire. Nous n’étions pas à un dîner, mais simplement en train de faire la lecture du soir avec les filles. Felicia et Lisa réclament tous les soirs que Micaela leur lise une histoire. Lisa refuse d’aller au lit si elle n’a pas eu son histoire.

— On va choisir un livre, dit alors Micaela de son ton de maîtresse. Tiens, si on lisait celui-là qu’on a pris à la bibliothèque.

Les filles se sont assises sur le lit de Felicia autour de leur grande sœur.

— Alors, commençons par le titre : La tractopelle d’Axel.

Micaela a alors entamé la lecture du petit livre. Mon mari et moi pliions du linge.

— On dit « la » tractopelle ? lui ai-je demandé.

— Il me semble que c’est « le » tractopelle.

— Oui, à moi aussi... Mais si tu réfléchis, une pelle, c’est féminin.

— On regardera dans le dictionnaire.

Micaela a terminé son histoire et au moment de lui dire au revoir, elle m’a dit :

— Maman, tu as remarqué, le titre du livre dit « la » tractopelle ! C’est pas « le »?

— On va vérifier avec Papa.

Mon mari est allé voir et nous avons pu nous coucher l’esprit tranquille. On dit « une » tractopelle. Mais j’ai déjà commencé mon petit sondage perso : tout le monde dit « un » tractopelle, peut-être parce que sur les chantiers on dit un tracto.

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UN PEU DE GRAMMAIRE féminin/marculin

"Il y a quelques années, j’avais organisé un dîner pour fêter ma libération du poste de présidente d’une association."

Je vous propose de remplacer les éléments suivants par un élément du genre opposé (masculin/féminin).

— années

— dîner

— poste

— présidente REPONSE DANS LA NEWSLETTER

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Le pouvoir des sorcières

C’est la semaine des disparitions. Nous avions à peine retrouvé les lunettes de Felicia que Micaela nous annonçait qu’elle n’arrivait pas à retrouver son doudou.

— Tu es certaine qu’il n’est pas dans ton lit ?

— Non ! Il n’y est pas ! Oh, mon doudou ! Je veux mon doudou ! Je l’aime trop ! Mamaaaaaaaaaaan ! (Micaela c’est un peu la Commedia dell’arte)

— Ne t’en fais pas, il ne doit pas être bien loin. Il ne s’est pas enfui, ça on en est sûr.

— Oui, mais avec quoi est-ce que je vais dormir ?

— Tu n’as qu’à prendre ton Luminou. Je vais quand même vérifier qu’il n’est pas dans ton lit.

Le doudou n’était pas dans le lit de Micaela. Il était bel et bien introuvable. Je l’ai cherché un peu, mais je ne m’en faisais pas trop, il allait bien finir par réapparaître.

Ce matin, Micaela s’est levée avant tout le monde et elle est venue nous voir.

— Maman, j’ai pensé à quelque chose. On pourrait demander à la sorcière de nous aider à trouver le doudou. Tu veux bien lui demander pour moi ?

— Tu ne veux pas le faire toi-même ?

— Non, elle me fait peur.

Je me suis levée de mauvaise grâce et je suis allée voir la petite sorcière que j’ai rapportée de Hongrie lorsque j’ai fait mon voyage avec la bourse Zellidja.

— Sorcière ! Micaela a perdu son doudou. Pourrais-tu nous aider à le retrouver, s’il te plaît ?

Je me suis retournée vers Micaela.

— Merci Maman.

Et à ce moment-là, j’ai regardé notre lit.

— Tu as pensé à regarder sous notre lit ?

Micaela s’est penchée et et et...

— Il est là !! Maman, il est là !! Elle est trop forte cette sorcière !!

Je dois admettre que j’étais un peu surprise et que maintenant je regarderai cette sorcière différemment.

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UN PEU DE GRAMMAIRE parler au passé

Prenons cette phrase : « Ce matin, Micaela s’est levée avant tout le monde et elle est venue nous voir. “

Je vous propose de remplacer Micaela par « Les filles » et de mettre la phrase au passé.

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Séance d’hypnose

NOUVEAU : plus de photos sur le «board» Pinterest du podcast! C’est encore un peu brouillon, mais je m’organise! http://j.mp/SjSKHR

Hier matin, au moment de partir à l’école, j’ai demandé à Felicia d’aller chercher ses lunettes.

— Je les trouve pas... Elles ont disparu ! a dit Felicia en haussant les épaules et en me faisant un petit sourire contrit.

— Non, tu dois les trouver ! Tu dois mieux chercher que ça ! ai-je répondu en enfilant les chaussures de Lisa qui me hurlait dans les oreilles qu’elle voulait mettre ses bottes.

Felicia est revenue bredouille de sa recherche.

— Je les trouve toujours pas.

Nous sommes parties pour ne pas être en retard à l’école. Une fois de retour à la maison, je les ai cherchées à mon tour et je ne les ai pas trouvées. Le soir, mon mari s’y est mis aussi. Nous avons tous cherché les lunettes de Felicia, sans réussir à mettre la main dessus.

Ce qui m’agaçait c’était que j’avais l’impression de les avoir vues quelque part et de m’être dit « Si je ne les range pas tout de suite, on ne les retrouvera pas ».

— J’ai une idée, ai-je dit à mon mari. Tu vas m’hypnotiser !

— Comment ça ? a-t-il répondu surpris.

— Eh bien, comme un hypnotiseur et j’arriverais à me souvenir de l’endroit où sont les lunettes.

Les filles nous regardaient avec intérêt.

— Très bien, on y va. Mets-toi devant moi !

Je me suis placée debout devant lui.

— Maintenant, ferme les yeux et concentre-toi sur ma voix. Laetitia, Laetitia, tes paupières se font lourdes...

— Papa, pourquoi tu fais des gestes comme ça avec tes mains ? a demandé Micaela.

— Chut ! C’est pour l’endormir ! Laetitia, tu te concentres sur ma voix, tu... tu ne rigoles pas !

Maintenant, tes pensées s’en vont par tes mains...

— Par mes mains ? ai-je demandé en ouvrant un œil.

— Oui, par tes mains. Tu vois les lunettes de Felicia... Où sont-elles ?

— Euh....Euh... je ne les vois pas !

J’ai rouvert les yeux et j’ai pris un air sévère en regardant mon hypnotiseur.

— Dis donc, tu ne serais pas un charlatan, par hasard?

— C’est toi qui ne joues pas le jeu ! Au fait, ça te coûtera mille euros !

— Mille euros ! Non, mais je rêve ! On n’a même pas trouvé les lunettes.

— Désolé Madame, mais je n’ai pas d’obligation de résultat.

Les lunettes, c’est finalement Felicia qui les a retrouvées ce matin, elles étaient enfouies avec les magazines de Lisa dans le tiroir de la table basse du salon.

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UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect

Je vous propose de mettre la phrase du dialogue au discours indirect.

« Je me suis placée debout devant lui. — Maintenant, ferme les yeux et concentre-toi sur ma voix.

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Le gruyère de Savoie

Dans notre famille, nous avons deux bonnes mangeuses : Micaela et Lisa. Elles ont bon appétit toutes les deux, elles sont de nature moelleuse et curieuse. En fait, c’est simple, elles mangent pratiquement de tout.

Felicia, elle, est un petit moineau. Je pense que son estomac ne doit pas dépasser la taille d’une noix. Ses goûts sont limités. Elle n’aime rien d’autre que le chocolat, les pâtes, les brocolis, les amandes et la pâte de dattes. Elle est capable de se priver de manger si ce qui se trouve dans son assiette ne lui plaît pas. Tous les soirs, nous avons droit au même regard triste, derrière ses lunettes rondes.

— Maman, je n’aime pas. Je suis obligée de finir ?

— Oui, il faut que tu manges.

C’est ainsi pour tous les repas. Je ne sais pas combien de fois par jour je répète « Mange, Felicia ! Mange ! » Le matin, mon ton se fait un peu plus pressant parce que nous devons partir à l’heure. Ce matin, comme tous les matins, j’ai proposé aux filles du fromage. Je leur avais acheté du gruyère de Savoie à la Biocoop.

— Maman, je peux en avoir encore ?

J’étais en train de préparer des tartines au miel pour Micaela et il m’a fallu quelques instants pour associer le prénom de Felicia à la demande qui venait de m’être faite. Je me suis retournée.

— Felicia, c’est toi qui as demandé du fromage ?

— Oui. Il est trop bon ce fromage ! Tu vas en acheter encore ?

Le gruyère de Savoie était en premier sur ma liste de courses cet après-midi à la Biocoop.

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UN PEU DE GRAMMAIRE parler au passé

Je vous propose, non pas de la tarte aux poires, mais de mettre les deux phrases suivantes au passé.

« Elle est capable de se priver de manger si ce qui se trouve dans son assiette ne lui plaît pas. Tous les soirs, nous avons droit au même regard triste, derrière ses lunettes rondes. »

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