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Archive for July 2012

Cet après-midi, c’était mon tour de me rendre au centre nautique. J’ai enfin réalisé mon rêve de faire une balade en kayak de mer. Mon mari était avec moi. Il est venu nous rejoindre pour le week-end. Il a fait une drôle de tête quand je lui ai annoncé, tout heureuse, que je nous avais inscrits à la balade.

— Je suis fou de joie, m’a-t-il dit avec un petit sourire qui disait le contraire.

— Tu vas voir, je suis sûre que ça va être sympa.

Un peu avant quatorze heures, nous sommes arrivés au centre nautique. Le moniteur était déjà là. Nous avons attendu que les deux derniers participants arrivent et nous sommes allés nous changer.

— Voilà, je vais donner à chacun une combinaison shorty et quand vous serez changés nous irons mettre les gilets de sauvetage et chercher les pagaies, nous a dit le moniteur.

Dans le hangar à bateaux, il a choisi les pagaies en fonction de notre taille. Je ne suis pas très grande, ma pagaie faisait deux mètres. Ensuite, nous nous sommes rassemblés et il nous a donné les consignes de bases : s’asseoir le plus vite possible dès que le kayak est à l’eau, comment tenir la pagaie, commencer à pagayer en plongeant la pale droite loin devant, les bras assez hauts, et le côté incurvé vers nous et enfin, nous avons vu comment tourner.

— Surtout, si vous tombez à l’eau, ce qui n’est jamais arrivé en trois ans, vous m’attendez pour remonter à bord.

Maintenant, nous allons prendre nos kayaks sur la plage, a conclu le moniteur.

En chemin, une dame s’est adressée à moi.

— C’est la première fois que vous faites du kayak ?

— Oui. Et vous ?

— Oh, j’en ai fait une fois, il y a vingt ans. Ça m’avait beaucoup plu, c’est pour ça que j’ai voulu recommencer.

J’ai tiré mon kayak, qui était extrêmement lourd, jusqu’à la mer. Mon mari, plus rapide, était déjà sur l’eau. Je suis montée assez rapidement, mais je n’étais pas assez loin dans l’eau et une petite vague m’a ramenée vers le sable. Le moniteur est arrivé vers moi.

— Ah, vous êtes encore sur le sable ! Ne bougez pas, je vais vous pousser.

Et voilà, j’étais partie.

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Au trot Micaela

Ce matin, Micaela s’est levée et s’est précipitée dans le salon pour dessiner.

— Viens prendre ton petit-déjeuner, Micaela ! lui ai-je dit.

— Il faut que je termine mon dessin pour Nolwenn. Je colorie le cheval et j’arrive.

Nolwenn, c’est la monitrice de Micaela au poney club. Cette année, fini les simples promenades, Micaela a fait un stage de poney.

Le stage a commencé lundi. Ce jour-là, nous devions revenir la chercher à midi et demi, mais nous étions en avance et j’ai vu Micaela se préparer avec les autres pour une petite balade. Ils étaient tous dans le manège, ayant mis pied à terre.

— Bon maintenant, vous montez sur votre poney ! a dit Nolwenn de sa voix de monitrice.

Et j’ai vu ma petite Micaela monter toute seule sur son poney.

Après la balade, chaque petit stagiaire a défait la selle de son poney et a rapporté tout le matériel à la sellerie.

— Qui a mis son filet à l’envers ? a demandé Nolwenn après avoir inspecté le travail de ses élèves. Ah, c’est toi Erwan. Tu te rappelles ce que je vous ai appris ce matin ? Allez, viens le remettre correctement.

Lorsque tout le monde a eu rapporté et rangé son matériel, Nolwenn a proposé que chaque stagiaire ramène son poney au champ.

— Alors, pour ramener les poneys, vous prenez la longe et vous la tenez assez court. Si le poney veut manger de l’herbe, vous ne le laissez pas faire. On se met bien l’un derrière l’autre. Et on ne double surtout pas ! On ne double pas parce que sinon les poneys se poussent et ça peut vous faire très mal. Qu’est-ce que je viens de dire Emma ? Allez, tu passes derrière !

Hum, ai-je pensé, ça ne rigole pas avec la monitrice, mais c’est normal, il y a des règles à suivre. Je parie que Micaela va la prendre pour modèle comme elle le fait avec les maîtresses. Eh oui, nous avons eu une super monitrice avec nous toute la semaine !

Mais, voilà, aujourd’hui c’était le dernier jour.

— Oh, Maman, c’était trop bien ! a soupiré Micaela en repartant ce midi, après avoir ramené une dernière fois son poney au champ.

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UN PEU DE GRAMMAIRE impératif

Je vous propose de faire comme Micaela et de jouer à la super monitrice en mettant les phrases suivantes à l’impératif. Imaginons que vous vous adressiez à un seul stagiaire que vous tutoyez.

— (Terminer) ton petit-déjeuner !

— (Venir) au stage à l’heure !

— (Tenir) ton poney par la longe !

— Ne (laisser) pas ton poney manger de l’herbe !

— Ne (doubler) aucun autre poney !

— (ramener) ton poney au champ !

— Ne (jouer) pas à la super monitrice toute la journée, ça casse les oreilles de tes parents !

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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Suivez cette voiture! 2e partie

D’habitude, je la vois de l’autre côté. Ça m’a rappelé une photo qu’avait prise mon père l’année dernière de cette digue avec deux cyclistes qui avaient posé le pied à terre et dont l’un d’eux tendait l’index pointé vers l’horizon. Je me suis approchée de la digue, puis j’ai décidé de faire demi-tour et de rentrer.

Avant de rejoindre mon père, je suis remontée vers le parking, il y avait un chemin qui partait le long de la dune, juste à la lisière des marais, en direction de Beg Meil. Le chemin, assez large, avait l’air de ne jamais se finir. Je m’y serais bien promenée, mais il devait être tard. Depuis mon départ, il s’était peut-être écoulé quarante minutes.

Lorsque nous avons quitté la plage un peu plus tard, mon père a dit :

— Elle est sympa cette plage ! On pourrait y revenir.

— Tu crois qu’on saura retrouver le chemin ? lui ai-je demandé en riant.

— Il va bien falloir qu’on rentre à la maison.

Nous sommes repartis, confiant cette fois notre destin à une petite Peugeot noire (ne me demandez pas laquelle, elles se ressemblent toutes). La route qu’elle nous a fait prendre passait devant une jolie petite église en granit gris.

— Elle est jolie cette église. On s’arrête un instant ? ai-je proposé.

— Oh, non ! J’ai faim, a crié Micaela.

— Ne t’inquiète pas Micaela, je vais juste descendre lire ce qu’il y a d’écrit sur ce panneau.

La plaque contenait un texte de présentation de la chapelle, Notre-Dame de Kerbader. Après l’avoir lu rapidement, je suis retournée à la voiture.

— Devine de quand date l’église? ai-je demandé à mon père.

— Oh, je ne sais pas. Je dirais du XIIe siècle.

— Eh non ! Elle date du XVI siècle !

— Elle fait plus ancienne. Mais remarque qu’elle est en très bon état. Elle est quatre cents ans plus jeune !

Depuis la chapelle, il ne nous a fallu que quelques minutes pour retrouver Fouesnant et la route de la maison.

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UN PEU DE GRAMMAIRE La place de l’adjectif

Etudions la place des adjectifs qualificatifs (celui qui qualifie un nom) dans ce texte. Combien en trouvez-vous ? Ne nous compliquons pas la tâche avec les adjectifs attributs du sujet.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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Suivez cette voiture!

Cet après-midi, nous étions en route pour la pointe de Mousterlin, il y avait une Renault Cinq devant nous et je la suivais distraitement des yeux. Il était environ dix-sept heures trente parce nous partons rarement avant l’arrivée du Tour à France.

La Renault Cinq a tourné à gauche.

— Je me demande où mène cette route, ai-je dit, en suivant la petite Renault des yeux.

— C’est peut-être un raccourci qui mène à Mousterlin par l’autre côté.

— On la suit, alors ?

— Allons-y, a dit mon père en tournant à son tour sur la gauche.

Nous nous sommes engagées dans une petite forêt, la Renault a dû nous semer, car nous ne l’avons plus revue. Nous avons navigué à l’estime, d’un croisement à un autre, pour finalement arriver au bord de la mer après avoir quitté la forêt et traversé des marais. Il y avait un grand parking et une belle plage.

— Les filles, nous avons trouvé la plage ! ai-je annoncé.

Cinq minutes plus tard, les filles étaient installées sur le sable.

— Tu as d’une idée d’où nous nous trouvons ? ai-je demandé à mon père, car on ne distinguait à l’horizon aucune côte habituelle.

— Quelque part entre Beg Meil et Mousterlin, ça c’est sûr.

— Je vais aller me promener un peu par là-bas.

— Entendu. A tout à l’heure !

J’ai marché sur la plage en direction de ce qui devait être Mousterlin, en partant vers la droite. Je l’ai suivie tout droit assez longtemps. Il y avait pas mal de gens, des familles avec des enfants et des retraités qui se promenaient les pieds dans l’eau et les mains croisées dans le dos. Après avoir contourné un groupe de rochers sombres, j’ai reconnu au loin la digue de Mousterlin.

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Aujourd’hui, je vous propose de découvrir les lieux de cette aventure sur une carte : Mousterlin, Beg Meil, la chapelle, …

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Les petites grenouilles

Ce matin, Micaela et Felicia sont allées au centre nautique pour leur stage. C’est la première année pour Felicia et la troisième pour Micaela. Au début de la semaine, Felicia était un peu anxieuse à l’idée de monter sur un bateau, mais elle s’est très vite adaptée. Tous les jours, elle porte l’un des deux bermudas que nous avons achetés la semaine dernière dans le magasin de sport.

Pendant que les filles sont au centre nautique, nous en profitons pour nous promener à Quimper. J’ai déjà fait deux longs séjours de près de deux heures chacun à la librairie Ravy. C’est une très grande librairie. C’était merveilleux de passer d’un rayon à l’autre : cuisine, puis romans, puis romans policiers, bandes dessinées, livres pour enfant. J’ai trouvé pour les filles deux petits livres de Catharina Valckx, un auteur de petits livres qui nous font bien rire. Vous vous souvenez que pendant les vacances de Pâques, j’avais fait une provision de livres à la librairie et qu’ensuite j’avais mis en ligne une petite vidéo? Je vais peut-être faire la même chose pour cette moisson-ci.

Ce matin, lorsque nous sommes sortis de la librairie, j’étais comme saoule. Je n’ai plus l’habitude d’errer sans m’inquiéter du temps. Nous sommes arrivés à midi pile au centre nautique pour voir les groupes des filles arriver de la plage. Mais surprise, elles n’étaient ni l’une ni l’autre dans la tenue dans laquelle nous les avions laissées : nous avons récupéré des petites filles grenouilles! en tenue néoprène. Deux petites sirènes modernes.

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Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées. Aujourd’hui, je vous propose de jouer à changer de sujet!

SUPER UN PEU DE GRAMMAIRE

Prenons les premières lignes de ce texte, jusqu’à « Quimper » et jouons une nouvelle fois à changer les sujets. « Micaela et Felicia » deviennent « je » et « nous » devient « Laetitia ». A vous de jouer!

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Samedi 14 juillet 2012

Sur les remparts de la Ville Close

Cet après-midi, nous avons visité le Marinarium de Concarneau. Je n’y étais jamais allée. Cela a beaucoup plu aux filles de voir les poissons. Je me demande même si Lisa n’était pas la plus enthousiaste. Il faut dire qu’elle est enthousiaste par nature. Elle rit du matin au soir. Le dernier aquarium était le plus grand avec des poissons assez gros qui passaient en murmurant des choses, peut-être des commentaires sur nos tenues ! Il y avait un long banc pour s’assoir et regarder, nous y sommes bien restés vingt minutes. Nous avons également visité l’exposition en cours sur les noms de poissons.

— Oh, regardez le tacaud ! ai-je dit aux filles. C’est le poisson que nous avons mangé ce midi.

Les filles n’ont pas répondu. Elles étaient surprises. Felicia s’est approchée pour regarder de plus près le poisson naturalisé, brillant de vernis et accroché au mur comme un tableau.

— Ah, oui, c’est lui, a-t-elle fini par dire.

Après la pénombre du Marinarium, nous avons décidé d’aller faire un tour dans la Ville Close. J’ai montré à Micaela et Felicia le cadran solaire sur le mur d’entrée de la ville. Puis, nous nous sommes arrêtés au niveau des canons présentés juste après le petit pont qui permet d’accéder à la Ville Close. C’est là que j’ai remarqué l’ardoise qui invitait à visiter les remparts.

— Oh, venez, nous allons faire un tour sur les remparts.

Nous avons grimpé un bel escalier en colimaçon avant de déboucher sur les remparts.

— Felicia, fais bien attention de ne pas tomber dans les trous !

— Avant, ces trous servaient à verser de l’huile chaude sur les ennemis qui attaquaient la Ville Close, a rajouté mon père. Nous avons fait une bonne partie des remparts, nous arrêtant à différents promontoires pour admirer la vue sur le port de pêche.

Au moment de faire demi-tour, j’ai proposé de rentrer par l’intérieur de la ville.

— Oh, non, s’est écriée Micaela, on rentre par le même chemin, c’est trop beau sur les remparts !

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Pendant les vacances, la newsletter aura un format plus libre, sans rubriques imposées. Aujourd’hui, je préfère m’attarder sur les repères.

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Rencontre au magasin de sport

Les filles commencent leur stage au centre nautique lundi matin. Il nous manquait quelques affaires : des bermudas pour Felicia et des chaussons isothermes pour elles deux. Nous sommes donc allés au magasin de sport le plus connu de la région. Nous étions en train de chercher les chaussons en néoprène lorsque nous avons entendu :

— Bonjour Micaela ! Tu vas bien ma grande ?

J’ai reconnu la voix avant de me retourner. C’était Géraldine, la pétillante monitrice du centre nautique.

— Oui, a répondu Micaela en rougissant.

— Oh, Géraldine ! Vous allez bien ?

— Oui, ça va. Je travaille ici à mi-temps et à mi-temps au centre nautique. Alors, dis-moi Micaela, tu fais un stage cette année ? Tu seras chez les moussaillons si je ne me trompe pas. Je fais les moussaillons de l’après-midi.

— Oui, je commence lundi, a répondu Micaela en regardant ses pieds.

— Micaela est inscrite au stage du matin.

— Nous nous verrons sans doute à la journée pique-nique. C’est ma dernière année au centre nautique.

— Vos études se terminent ?

— Oui, je serai diplômée l’année prochaine. Je ne verrai pas la suite... a dit Géraldine en s’adressant à Lisa.

— Felicia est inscrite au jardin des mers cette année, mais c’est vrai qu’il faudra encore attendre deux ans pour inscrire Lisa.

— Mes parents habitent Fouesnant donc nous aurons peut-être l’occasion de nous croiser même si je ne suis plus au centre nautique.

Nous avons laissé Géraldine poursuivre son travail et nous avons continué nos courses. Micaela était très heureuse d’avoir vu sa monitrice. Elle l’aimait beaucoup.

— Tu as vu Maman, c’était joli le maquillage de Géraldine. Est-ce que je pourrai être monitrice comme elle quand je serai grande même si je n’habite pas ici ?

— Oh, oui, je pense que c’est possible. Il faut continuer le bateau et passer des évaluations pour devenir monitrice.

Notre discussion a été interrompue par Felicia qui s’est exclamée :

— Maman, regarde, il n’y a que des bermudas pour garçon !

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SUPER UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison

Aujourd’hui, je vous propose le jeu suivant : dans le texte qui suit, remplacer tous les « je » par des « nous » (de majesté), les « vous » par des « tu » et les « tu » par des « vous ».

— Bonjour Micaela ! Tu vas bien ma grande ?

J’ai reconnu la voix avant de me retourner. C’était Géraldine, la pétillante monitrice du centre nautique.

— Oui, a répondu Micaela en rougissant.

— Oh, Géraldine ! Vous allez bien?

— Oui, ça va. Je travaille ici à mi-temps et à mi-temps au centre nautique. Alors, dis-moi Micaela, tu fais un stage cette année? Tu seras chez les moussaillons si je ne me trompe pas. Je fais les moussaillons de l’après-midi.

— Oui, je commence lundi, a répondu Micaela en regardant ses pieds.

— Micaela est inscrite au stage du matin.

— Nous nous verrons sans doute à la journée pique-nique. C’est ma dernière année au centre nautique.

— Vos études se terminent?

— Oui, je serai diplômée l’année prochaine. Je ne verrai pas la suite... a dit Géraldine en s’adressant à Lisa.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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Pain et salade fleurie

Voilà, nous sommes en Bretagne ! A la Forêt-Fouesnant, comme chaque année. Nous avons retrouvé Christine (la propriétaire) et notre gîte. Nous avons déjà fait quelques balades, malgré le temps qui n’est pas beau, et notamment celle qui mène du bourg de La Forêt-Fouesnant au port de plaisance. C’est un chemin qui longe le Golf de Cornouailles. J’ai pu montrer à mon père l’endroit où des auditeurs du podcast, en visite dans la région, s’étaient pris en photo au printemps.

Mais ce matin, pas de balade, il nous fallait faire des courses. Nous sommes allés au magasin Brin d’avoine à Quimper. C’est un magasin bio très grand et très bien fourni. Nous y étions déjà allés mardi dernier et au rayon boulangerie j’avais pris un morceau du pain le plus imposant que j’aie jamais vu. Sa composition m’avait également plu : farine T65, farine T80 et farine de seigle. En rentrant à la maison, j’ai découvert, sur le sac dans lequel était emballé le pain, le nom du boulanger qui l’avait fabriqué (Brin d’avoine est un dépôt de pain et non une boulangerie). Et ce nom, je le connaissais. C’était celui du boulanger que j’avais vu dans un documentaire intitulé « Manger peut-il nuire à la santé ? ». Michel Izard.

Dans le documentaire, il était chargé de réaliser un pain complet à partir d’un kit fourni par une minoterie et il nous offrait la comparaison comique avec son propre pain complet. Je voulais donc acheter à nouveau de son pain, mais aujourd’hui, le rayon boulangerie était quasiment vide chez Brin d’avoine.

— Vous n’avez presque plus de pain, ai-je dit à la vendeuse du rayon (qui a dû admirer ma formidable capacité d’observation).

— Oui, nous sommes livrés le mardi et le vendredi. Il me reste les pains qui sont ici. Celui-ci est un mélange de froment et de seigle.

J’ai pris le pain que la vendeuse me proposait. Puis je suis allée aux rayons fruits et légumes pour acheter quelques pommes de terre. Au passage, j’ai remarqué une magnifique cagette de mesclun.

— Hum, de la salade toute prête ! Oh, mais il y a des pétales de fleurs !

Et voilà comment j’ai acheté du mesclun fleuri avec des pétales bleus, jaunes et de jolies petites fleurs blanches.

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Conversation publique

Cet après-midi, je suis allée à Paris pour la dernière fois seule avant les vacances. Nous partons en Bretagne dimanche. Bien sûr, je prends mon micro avec moi. One thing in a French day continue pendant les vacances. Mais revenons à ma petite escapade. J’ai pris le train. Sur le quai de la gare, alors que j’allais monter dans le train, quelqu’un me crie dans les oreilles.

— Ouiiiiiii, j’étais chez ma fille hier ! Il faut que je te raconte, c’est incroyable !

C’était une femme derrière moi qui parlait dans son téléphone portable. Elle s’est assise sur un strapontin et tout le wagon a pu profiter de sa conversation. Je dois dire que c’était un parfait spécimen de la femme française, élégante, d’un certain âge, bronzée, les cheveux courts, noirs, brillants très bien coiffés, élégamment habillée de beige et de noir, un sac de grande marque pendu sur son avant-bras. Mais à côté de cela, je l’ai trouvée assez antipathique.

— Oui, alors je te disais donc que j’étais chez ma fille. J’ai gardé Jules mon petit-fils. Un sacré numéro celui-là. Il arrive à la maison et il enlève ses chaussures au milieu du salon et il part jouer. Je ne sais pas si ma fille laisse faire ça, mais avec moi je peux te dire qu’il a rangé ses chaussures. Il sait très bien qu’avec Mamie on ne fait pas tout ce qu’on veut. Bon, ensuite, je suis allée dans la cuisine. Tu aurais vu ça ! Il y avait un de ces désordres ! Il y avait de la vaisselle propre dans l’égouttoir. Mais qu’est-ce que ça coûte de prendre un torchon, d’essuyer et ensuite de ranger ? Tiens, j’aurais dû prendre une photo et te l’envoyer.

Quand elle a parlé de la vaisselle, je l’ai trouvée gonflée. Moi la première, je laisse la vaisselle sécher dans l’égouttoir et je la range ensuite (ou mon mari) et parfois pas le jour même. Tout simplement parce que chaque minute gagnée dans une journée qui passe toujours trop vite est importante. Mais quand elle a parlé de prendre une photo de la cuisine de sa fille pour l’envoyer à sa copine, j’ai plaint sa fille.

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REPERES : des explications sur le texte.

3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison

« Quand elle a parlé de prendre une photo de la cuisine de sa fille pour l’envoyer à sa copine, j’ai plaint sa fille. »

Imaginons que vous êtes en face de la fille de la dame. Dîtes lui que vous la plaignez en la tutoyant et ensuite en la vouvoyant, puis dîtes lui que moi, Laetitia, je la plains en la tutoyant et en la vouvoyant.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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Un complot dans la résidence

Hier soir, à 19 heures, tous les enfants de la résidence où nous habitons se sont retrouvés dans la cour avec leurs parents. Ils étaient seize. Jacques était là, son appareil photo autour du cou.

— Tout le monde est là ?

— Il manque Nina et Axel, mais ils arriveront plus tard.

— Bon, alors on fera un montage. Les enfants vont s’installer pour la photo sur les marches. Voilà, les plus petits devant et les plus grands derrière. Tout le monde est prêt ? Allez, je prends la photo.

Nous avions rassemblé les enfants, car tous les résidents avaient reçu un courrier de plainte contre les enfants envoyé par le syndic. Dans ce courrier, on reprochait aux enfants de marcher sur la pelouse, de monter sur les lanterneaux, de monter sur les grilles, de passer en skate et de jouer dans la résidence. Bref, le courrier donnait l’idée d’une résidence plongée dans le chaos. C’était tellement ridicule. Vous verriez notre résidence, on dirait une maison de repos tellement elle est calme. Tous les parents étaient en colère contre ce racisme envers les enfants. Nous nous sommes parlé et l’idée de répondre par une photo nous a semblé un pied de nez sympathique. Nous avons enrôlé Jacques dans notre complot et après nous être échangé nos numéros de téléphone portable, nous avons fixé une date pour prendre la photo.

C’était sympa de se retrouver tous ensemble dans la cour, nous en avons profité pour discuter un peu et les enfants en ont profité pour jouer ensemble. Les autres résidents devaient se demander ce qui se passait. On a cru voir quelques rideaux bouger... Nous nous sommes quittés en nous disant qu’on pourrait prendre une photo chaque année. Finalement, ce courrier n’aura sans doute pas eu l’effet escompté, car en plus de nous être réunis dans la cour pour prendre la photo, nous avons décidé d’organiser la fête des voisins vendredi. J’en rigole encore !

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