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Archive for May 2012

La suite des aventures de Shenglu

Cet après-midi, j’ai reçu un coup de téléphone de Caroline. Les filles dormaient.

— Je voulais te dire que Shenglu est chez nous ; Lisa l’a oublié hier soir.

— Ah, d’accord. Je ne crois pas qu’elle s’en soit aperçue. Elle ne l’a pas encore réclamé.

— Je pense que ça va être un peu tendu demain lorsque Lisa viendra à la maison.

— Ah bon. Pourquoi ?

— Clara ne lâche pas Shenglu. Pourtant, nous avons beaucoup de poupons à la maison. Mais, je ne sais pas, il y a un truc avec Shenglu. Elle l’emmène partout, elle lui fait des câlins, elle lui parle. Il mange même à côté d’elle.

— Ah, peut-être qu’elle en prend soin pendant que sa mère n’est pas là.

— Hum, je ne suis pas sûre qu’elle le fasse dans cet esprit.

— Sacré Shenglu ! Il a deux mères qui se le disputent ! Euh, trois mères, car au départ c’est le bébé de Felicia.

Heureusement que Felicia est cool.

— Mais, ça vient d’où ce nom ?

— Je ne sais pas. Un jour quelqu’un a demandé à Felicia comment s’appelait son bébé et elle a répondu « Shenglu ». C’était tellement bizarre comme nom que c’est resté. Au fait, il faut que je te rende ton moule. Mais j’ai peur que ça soit un peu tendu...

— Pourquoi ? C’est devenu ton fils adoptif ?

— Comment as-tu deviné ?

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REPERES : des explications sur le texte.

3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect

Prenons cette phrase du texte « — Je voulais te dire que Shenglu est chez nous ; Lisa l’a oublié hier soir ». Maintenant, imaginons que je raconte à quelqu’un ma conversation avec Caroline. Comment se transforme la phrase ?

« Elle voulait...». A vous d’écrire la suite. Ah, un détail qui compte, nous sommes le jour où la conversation a eu lieu.

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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La CAF

Ce matin, j’ai reçu un courrier de la CAF, la caisse d’allocations familiales. C’était juste un courrier informatif, mais il m’a fait repenser à la petite discussion que nous avions eue il y a dix jours avec nos amis italiens. Pendant le dîner, je leur ai demandé quelles étaient les choses qui les surprenaient en France, qui étaient différentes de l’Italie. Je précise que nos amis habitent depuis plusieurs années en France.

Leur première réponse a concerné les enfants.

— Il y a beaucoup d’enfants en France. Ici, avoir trois enfants c’est presque la norme. Alors qu’en Italie, on a plutôt un enfant, parfois deux. Mais trois enfants, c’est rare, nous a expliqué Silvio. D’ailleurs, pourquoi y a-t-il autant d’enfants en France ?

— Il y a une vraie politique familiale, ai-je répondu. Nous avons les crèches, les garderies après l’école, le centre de loisirs le mercredi après-midi, les avantages fiscaux lorsqu’on embauche une nounou pour s’occuper de son bébé. Les femmes peuvent avoir des enfants et travailler.

— C’est vrai. Tu vois, en Italie, a poursuivi Silvio, on compte plus sur la famille pour garder les enfants. D’ailleurs, ça me fait penser à quelque chose. Un jour, en regardant mon relevé bancaire, je m’aperçois que la CAF nous a versé de l’argent. J’ai cru que c’était une erreur. Mais le mois d’après, je reçois à nouveau la même somme, cent vingt euros quelque chose. J’étais surpris. Je suis allé faire un tour sur Internet et j’ai compris que c’étaient les allocations familiales.

— Oui, c’est automatique à partir de deux enfants.

— Oui, ça a commencé après la naissance de Sara. Eh bien, tu vois, pour nous ça c’est vraiment étrange.

J’aime bien quand on trouve que la France a de bons côtés étranges !

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UN PEU DE GRAMMAIRE Pourquoi ?

“Pourquoi y a-t-il autant d’enfants en France ?” a demandé Silvio. Je vous propose de poser la question “Pourquoi” à partir d’autres phrases du texte.

— Ce matin, j’ai reçu un courrier de la CAF.

— Leur première réponse a concerné les enfants.

— C’est automatique à partir de deux enfants.

— Ici, avoir trois enfants c’est presque la norme.

REPONSES DANS LA NEWSLETTER.

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Livraison matinale

Après avoir été malade, puis peu en forme pendant quelques jours, je reprends mes esprits et je retrouve mon énergie ! Me voici donc de retour sur les ondes.

Ce matin, nous étions en train de prendre notre petit-déjeuner quand l’interphone a sonné. Les filles m’ont regardée avec surprise. C’est Lisa qui a résumé l’interrogation générale en disant « C’est qui ? ».

Mon mari est sorti de la salle de bains.

— On a sonné ?

— Oui, je vais voir qui c’est.

Les trois filles derrière moi, je suis allée décrocher l’interphone.

— Oui ?

— Bonjour Madame, c’est La Poste. J’ai un colis pour vous.

— Je vous ouvre. C’est au premier étage, s’il vous plaît.

Micaela a poussé un cri de joie.

— C’est nos nouvelles chaussures ! Je suis sûre !

Eh oui, Micaela avait raison. C’était bien le colis des nouvelles chaussures. Il était 7 heures 40 et je crois bien que c’était la première fois que nous recevions un colis aussi tôt.

Ce livreur bien matinal a mis à mal notre organisation du matin. Oubliés tartines, jus d’orange, lait et confiture ! Les filles se sont précipitées vers le carton.

— Eh, les filles ! On doit aller à l’école. On regardera les nouvelles chaussures ce soir.

— Mais on voudrait les mettre aujourd’hui !

— Non, il faut d’abord les essayer, vérifier que c’est bien votre taille et tout ça. Allez, encore un peu de patience.

— Ce n’est pas juste. Moi, je sais bien que c’est ma taille, a dit Micaela boudeuse en retournant dans la cuisine.

Une fois les filles à l’école, j’ai regardé le colis déposé dans l’entrée. En fait, ce livreur est un malin, car il fait ses livraisons avant que les gens ne partent de chez eux.

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UN DIALOGUE PRATIQUE Chez le marchand de chaussures

UN PEU DE GRAMMAIRE Corriger Micaela.

Dans le texte, Micaela dit « Je suis sûre ». La phrase est grammaticalement correcte, mais ce n’est pas exactement ce qu’aurait dû dire Micaela. En général, on est sûr de quelque chose, donc Micaela aurait dû dire « Je suis sûre que ce sont les chaussures ». Pour utiliser une forme plus courte, sans répéter « que ce sont les chaussures », qu’aurait-elle dû dire ?

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Quiche lorraine

Pour Pauline : Pauline, la maîtresse de Micaela il y a deux ans va partir vivre en Angleterre, près de Birmingham où son compagnon est muté. Elle souhaiterait trouver un travail, mais elle ne sait pas encore dans quel domaine. Je lui ai proposé d’en parler à mes auditeurs anglais par le biais du podcast. Elle aimerait essayer autre chose que l’enseignement. C’est une jeune femme très dynamique, qui est un bon manager et qui parle très bien anglais. Avez-vous des suggestions à faire à Pauline?  Pour faire vos suggestions, je vous propose d’utiliser les commentaires sur le site du podcast ou mon email (frenchday@gmail.com). merci pour Pauline!

Ce soir, nous recevons à dîner nos amis italiens Daniela et Silvio et leurs deux enfants. Ils habitaient notre quartier, mais ils ont déménagé à Lyon l’année dernière. Les filles adorent jouer avec leur fils qui a presque l’âge de Felicia. Cela fait quelques jours déjà que je pense à ce que je vais bien pouvoir préparer. Avec les filles dans mes pattes, surtout un jour férié, je ne me lance pas dans des choses compliquées. C’est le meilleur moyen de perdre le contrôle de la situation. Mais j’avais envie de préparer quelque chose de français et qui puisse plaire aux enfants. Tiens, pourquoi pas une quiche lorraine ? (Et une soupe de cerfeuil en entrée.)

Cet après-midi, j’ai donc préparé ma pâte brisée. Après l’avoir laissée reposer une petite demi-heure au frigo, je l’ai étalée et je l’ai mise dans un grand moule à tarte. Je l’ai fait cuire à blanc une dizaine de minutes. C’est un truc que m’avait donné mon ami Pierre le caviste, cela évite que la garniture ne détrempe la pâte. Sinon, pour le reste j’utilise la recette de ma mère avec six œufs et deux verres de lait, du sel et du poivre, des lardons et du fromage râpé. Chez nous, nous mangions toujours la quiche lorraine accompagnée d’une salade verte avec des morceaux de tomates.

J’ai donc déposé les lardons sur la pâte pré-cuite, puis j’ai préparé le mélange œufs battus et lait. Puis j’ai annoncé à mon mari :

— Je vais chez Jacques !

— Avec ta quiche ? m’a-t-il demandé visiblement surpris.

— Oui, je vais la cuire chez lui. J’en ai assez de notre four qui dessèche la pâte à tarte. Pour une fois que je fais une pâte brisée, j’ai envie qu’elle soit correctement cuite. Ça va être tellement bon !

— Mais, il est courant que tu viens ?

— Evidemment. A tout à l’heure !

Je suis donc partie chez mon compatriote hollandais. Jacques est effectivement d’origine hollandaise, moi je suis juste une François Hollande-aise de cœur !

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UN PEU DE GRAMMAIRE accord

« Cet après-midi, j’ai donc préparé ma pâte brisée. Après l’avoir laissée reposer une petite demi-heure au frigo, je l’ai étalée et je l’ai mise dans un grand moule à tarte. » Imaginons que j’aie préparé un pâton... comment se transforme la phrase qui suit ?

Cet après-midi, j’ai donc préparé mon pâton. Après... A vous d’écrire la suite !

REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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La bousculade du matin

Mercredi 16 mai 2012

La bousculade du matin

Il y a beaucoup de ponts cette année depuis Pâques. Nous avons donc eu le lundi de Pâques férié, puis le mardi 1er, le mardi 8 mai, et cette semaine le jeudi 17. Les enseignants et les écoliers n’ont pas fait les deux premiers ponts de mai, mais cette semaine ils font le pont c’est-à-dire qu’il n’y a pas école vendredi. Cela permet de faire le pont entre le jeudi et le week-end. Par contre, pour rattraper la journée perdue, les élèves ont classe aujourd’hui mercredi.

Ce matin, j’ai donc accompagné les filles à l’école. Nous accompagnons toujours Micaela en premier et, ensuite, Lisa et moi accompagnons Felicia à l’école maternelle. Avant la classe, j’emmène Felicia aux toilettes pour nettoyer ses lunettes. Elle termine souvent son petit-déjeuner sur le chemin et il y a toujours de belles traces de doigt sur ses lunettes. Le couloir entre les toilettes et la classe est assez étroit. C’est aussi dans ce couloir que les enfants accrochent leur manteau. Il y a donc pas mal de monde et il faut toujours se frayer un chemin.

Ce matin, je portais Lisa, qui elle-même portait Shenglu, son bébé. Nous avions dit « au revoir » à Felicia et je me faufilais pour atteindre les escaliers quand j’ai croisé de trop près le sac à dos d’un papa. Catastrophe, Shenglu s’est retrouvé projeté dans les airs.

— Shenglu ! a crié Lisa voyant son bébé dans les airs.

Moi aussi j’ai crié, mais intérieurement.

Une maman l’a ramassé et l’a tendu à Lisa.

— Mershi ! a-t-elle dit en serrant avec amour son poupon.

Et moi, qu’est-ce que j’ai dit à la maman ?

— Heureusement que ce n’est pas un vrai !

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UN PEU DE GRAMMAIRE imparfait / passé composé

« Nous accompagnons toujours Micaela en premier et, ensuite, Lisa et moi accompagnons Felicia à l’école maternelle. » Je vous propose de mettre cette phrase au passé et de choisir entre l’imparfait et le passé composé. Il n’y a qu’un seul de ces deux temps qui est possible. Lequel et pourquoi ? REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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Des contrariétés

Ce matin, je suis allée prendre un café avec Caroline. Je ne me sentais pas en grande forme. En fait, j’étais assez contrariée.

— Figure-toi que ça ne marche pas pour notre location en Italie ! Je suis en colère.

— Mais, je croyais que c’était bon.

— Moi aussi. Tu te rends compte qu’on a contacté le monsieur fin janvier et qu’on apprend maintenant que la maison est déjà louée. Tout ça parce qu’on ne loue pas le mois complet. Non, mais franchement, ils auraient pu nous prévenir.

— Qu’est-ce que vous allez faire ?

— On cherche autre chose. On a passé la soirée sur Internet. Moi je cherchais sur mon ordinateur et Pietro envoyait les emails en italien depuis le sien. Pour l’instant, on a trouvé une maison qui serait libre et on a fait des demandes dans des bed and breakfast.

— Ne t’inquiète pas, vous allez trouver.

— Hum, je l’espère.

— Et sinon, tes chaussures ?

— Je cherche toujours. Et un sac à main aussi. J’ai passé des heures ce week-end à m’hypnotiser sur des sites Internet. J’avais fait une sélection, mais je n’arrivais pas à choisir alors j’ai décidé de demander son avis à Pietro.

— Et alors ?

— Ce n’était pas une bonne idée. Il n’aimait pas telles chaussures parce qu’il n’aime pas la mode des talons compensés, il n’aimait pas telle autre paire à cause de la couleur et quand je lui ai montré mon sac à main préféré il a fait la grimace.

— On a tellement peu l’occasion d’aller dans les magasins que quand je vois quelque chose qui me plaît, je l’achète tout de suite.

— Oui, en fait sur Internet, il y a tellement de choix que tu ne sais plus ce qui te plaît. Ah si les maisons en Italie pouvaient se trouver aussi facilement !

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UN PEU DE GRAMMAIRE « Chercher toujours », placer l’adverbe.

Dans le texte, quand Caroline me demande si j’ai trouvé des chaussures, je lui réponds que je cherche toujours. Chercher toujours : il y a le verbe « chercher » et il y a cette forme particulière du « chercher toujours » qui veut dire que la quête continue. Cependant en fonction du temps utilisé l’adverbe « toujours » change de place. Je vous propose de mettre cette phrase, qui est au présent, à l’imparfait puis au passé composé.

« Elle cherche toujours à passer devant tout le monde, ça m’énerve ». REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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Depuis les vacances, je lis un roman russe que m’a conseillé mon amie Natasha. Il s’agit de « Le maître et Marguerite » de Mikhaïl Boulgakov.

Le livre commence avec Satan qui apparaît à deux poètes moscovites assis dans un parc. Sans dévoiler son identité, il leur raconte qu’il a connu personnellement Ponce Pilate et prévoit la mort prochaine de l’un d’eux décapité par un tramway. Satan va ensuite bouleverser Moscou avec une séance de magie noire au théâtre des Variétés. Le roman est assez épais et il est très bien traduit. Je le trouve drôle et souvent complètement fantastique. Les apparitions du chat qui parle me font franchement rire !

Hier soir, je suis arrivée page 380. Il s’agit du passage où Marguerite, un des personnages du livre, vient de rêver du Maître, l’homme qu’elle aime et qui a disparu. Il est en réalité dans une clinique psychiatrique, mais elle ne le sait pas. Elle voit dans ce rêve la prémonition qu’il va enfin se passer quelque chose pour elle. Et moi, sur cette page, j’ai rencontré trois mots que je ne connaissais pas. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour aller prendre le dictionnaire. Je l’ai fait cet après-midi.

Voici les mots : encorbellement, ponceau et freux. Et voici les phrases.

Première phrase : « Marguerite s’éveilla dans sa chambre, située en encorbellement dans la tour de la grande maison. » Encorbellement signifie en saillie sur un mur, c’est-à-dire que ça dépasse. Les balcons sont des encorbellements.

Deuxième phrase : « Ainsi murmurait Marguerite Nikolaievna, en regardant les stores ponceau inondés de soleil. » Ponceau est l’adjectif qui indique la couleur du coquelicot. Le ponceau est un coquelicot sauvage.

Troisième phrase : « Sous ce ciel lugubre, où couraient des lambeaux de nuages noirâtres, passa sans bruit une bande de freux. » Les freux sont des corneilles.

Voilà, je suis plus riche de trois mots !

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UN PEU DE GRAMMAIRE les couleurs en -âtre

Dans la deuxième phrase, les nuages sont « noirâtres » c’est-à-dire que leur couleur tire sur le noir (ils sont vaguement noirs). Nous avons en français toute une série d’adjectifs en « -âtre ». Quel adjectif en -âtre correspond aux couleurs suivantes ? Jaune, rose, gris, vert, bleu, blanc ? REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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Les photos d’identité

Au mois d’août, nous sommes invités au mariage d’un cousin de mon mari dans les Pouilles en Italie. Nous avons décidé de nous y rendre et de passer deux semaines dans la région. Nous avons déjà réservé nos billets d’avion. Les filles, pour pouvoir prendre l’avion, ont besoin de cartes d’identité. Nous avons commencé par faire la demande par Internet des extraits d’acte de naissance. Ensuite, ce matin, nous nous sommes occupés des photos d’identité.

Pour Micaela et Felicia, nous avons fait les photos dans un Photomaton, mais pour Lisa j’ai suivi les conseils d’une amie qui travaille dans une mairie et je suis allée chez le photographe. En effet, sur la photo on ne doit ni sourire, ni avoir la bouche ouverte et se présenter bien de face. Cela me semblait complètement irréalisable avec Lisa qui est encore petite. J’avais prévu que la séance durerait au moins une demi-heure, que le photographe perdrait patience et qu’il nous jetterait dehors ! Bref, je n’étais pas optimiste. J’avais tort.

Le photographe, pas du tout affolé à l’idée de prendre une petite de deux ans en photo, m’a expliqué comment asseoir Lisa sur mes genoux.

— Je vais d’abord prendre une photo comme ça, pour qu’elle s’habitue à l’appareil. Tu veux bien retirer le pouce de ta bouche, ma puce ?

Le photographe a pris une première photo, Lisa l’a regardé la bouche grande ouverte.

— Vous voulez bien lui essuyer la bouche, s’il vous plaît ?

— Oui, je prends un mouchoir.

J’ai essuyé la bouche de Lisa et le photographe a déclenché tout de suite son appareil.

— Voilà, c’est fini. En fait, quand vous essuyez la bouche à un bébé, il a le réflexe de la fermer.

— Oh, mais c’est super !

— C’est un truc de photographe. Vos photos seront prêtes dans cinq minutes.

Et voilà !

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UN PEU DE GRAMMAIRE poser une question

Nous avons tendance, surtout à l’oral, à poser des questions en utilisant l’affirmative, simplement en lui donnant une intonation. Je vous propose de reformuler ces deux questions du texte : « Tu veux bien retirer le pouce de ta bouche, ma puce ? » et « Vous voulez bien lui essuyer la bouche, s’il vous plaît ? » REPONSE DANS LA NEWSLETTER.

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La visite de William

Mardi 8 mai 2012

La visite de William

Aujourd’hui, nous avons reçu la visite d’un ami américain, William. William est traducteur, il habite à Berkeley, en Californie. Il a commencé sa carrière de traducteur en traduisant en anglais un livre du navigateur Bernard Moitessier. Nous nous sommes connus il y a environ dix ans lorsque j’avais besoin d’un traducteur pour la première édition de mon livre sur le vin. Nous avons sympathisé et nous nous sommes vus plusieurs fois à l’occasion des voyages de William en France. Il est passé prendre le café avec nous hier après-midi entre deux visites. Il était impatient de faire la connaissance de nos filles.

— Laetitia, c’est incroyable comme le temps passe. Regarde, Micaela a déjà six ans !

(William parle presque sans accent !)

— Oui, je sais, le temps passe trop vite.

Bien sûr, nous avons discuté des élections présidentielles. William avait accompagné un ami voter dimanche dernier et ça lui avait fait quelque chose. Il nous a posé des questions, il était curieux de comprendre le programme de François Hollande. Mon mari, qui expose très bien ce genre de choses, lui a donné les grandes lignes. William nous a expliqué que l’intervention de l’Etat comme elle est programmée en France était impossible aux Etats-Unis. Mon mari lui a répondu que ça marchait, par exemple lui avait trouvé du travail grâce à la loi sur les trente-neuf heures. Et qu’en 1981 le gouvernement socialiste avait modernisé bien des aspects de la vie française. J’ai ajouté que selon moi la France avait besoin d’un nouveau souffle, d’espoir et d’une bonne école.

Le temps de grignoter quelques galettes de Pleyben au beurre salé et c’était l’heure pour William de repartir.

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UN PEU DE GRAMMAIRE : les adjectifs de nationalité

Connaissez-vous les adjectifs (féminin et masculin) de nationalité pour ces dix pays ? Dans quelles circonstances l’adjectif de nationalité porte-t-il une majuscule ? Quelle est la place de l’adjectif de nationalité par rapport au nom ? Espagne, Grèce, Angleterre, Afrique du Sud, Corée, Australie, Bolivie, Sénégal, Irlande, Brésil

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Kuch Kuch Hota Hai

Depuis le début des vacances, pendant la préparation du dîner, les filles regardent un film sur mon ordinateur. Nous sommes sur le même film depuis que nous sommes à Trégastel, il s’agit du film indien Kuch Kuch Hota Hai sorti en 1998. Cette semaine, nous avons entamé le deuxième visionnage. Au cours du premier visionnage, il faut que je sois à côté des filles pour leur raconter l’histoire, car les films indiens que nous prête Patricia, la maman de Laurie, sont en version originale sous-titrée. Micaela commence à se débrouiller avec la lecture, mais pas suffisamment pour lire des sous-titres.

— Qu’est-ce qu’il a dit ? Qu’est-ce qu’il a dit ?

— Euh, là, il a dit qu’il est amoureux d’elle.

— Qu’est-ce qu’elle lui a répondu ?

— Qu’elle aussi.

Et ainsi de suite.

Ce qui plaît beaucoup aux filles, bien sûr, ce sont les parties chantées et dansées. Elles ont déjà bien en tête le refrain de la chanson principale du film, qui porte d’ailleurs son titre.

Ce midi, alors que nous rentrions de la plage, je suis passée m’acheter un journal à la Maison de la Presse. C’est un endroit assez encombré, j’ai proposé aux filles de m’attendre dehors avec la poussette (ce qui m’évitait également d’exciter leur convoitise de magazines qui ont toujours l’air « trop bien », « allez stoplaît »). J’étais en train de payer très sérieusement mon journal à la Bretonne aux cheveux courts et à l’air revêche qui tenait la caisse quand j’ai entendu leurs petites voix commencer à chanter Kuch Kuch Hota Hai ! Comme ça dans la rue, à Trégastel, au milieu des rochers roses et des passants qui ont dû trouver mes filles bien étranges.

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UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison

Je vous propose de conjuguer la phrase suivante à toutes les personnes (je, tu, il, etc.).

« Au cours du premier visionnage, il faut que je sois à côté des filles ». Bien sûr, il vous faudra identifier le temps du verbe être...

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