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Archive for April 2012

Crêperie électorale

Cette semaine, je vous propose la diffusion de podcasts enregistrés la semaine dernière, pendant mes vacances en Bretagne. C'est mon mari, qui est rentré sur Paris, qui a la gentillesse de les mettre en ligne. Je suis toujours en Bretagne, je rentre le 29 avril.

Dans la newsletter cette semaine, vous retrouverez les textes du podcast. Les rubriques habituelles reviendront dès mon retour.

Je vous retrouve la semaine prochaine!

Jeudi 19 avril 2012

LA CREPERIE ELECTORALE

Ce midi, nous avions invité notre amie Marie-Françoise à venir manger des crêpes à Ploumanac’h. Les filles étaient soulagées que nous n’allions pas chez elle. Elles ont très peur des sorcières qui habitent chez Marie-Françoise et qui sont mécontentes lorsqu’on ne termine pas son assiette. Marie-Françoise nous a raconté des scènes terribles l’année dernière, avec des chats qui volaient au plafond et des sorcières qui tourbillonnaient dans la maison. Les filles en tremblent encore.

J’avais repéré la crêperie située derrière l’Hôtel du Parc en me promenant dimanche. La crêperie est labellisée « Crêperie gourmande », et le menu me semblait bien appétissant et quelque chose en plus avait retenu mon attention : un panneau au dessus du menu indiquait un « espace enfants ». Ah, super, avais-je pensé, c’est l’endroit idéal pour nous.

Les filles sont arrivées avec l’idée de manger des crêpes. Micaela fantasmait déjà sur une crêpe beurre-sucre et Felicia sur une crêpe au chocolat. Le menu enfant les a fait changer d’avis. Bon, c’est comme ça, l’idée d’une assiette jambon-frites a balayé leur envie de crêpes. Nous, y compris Lisa, nous sommes régalés de nos galettes. Leurs frites et leur glace englouties, les filles et leur petite sœur à leur traîne sont sorties jouer dans le petit jardin qui leur était réservé (le fameux « espace enfants »). Nous avons dégusté nos crêpes dessert tranquillement. Nous avons discuté de la vie à Perros, de l’activité de Marie-Françoise sur les marchés et nous abordions le thème des élections lorsque les filles sont revenues. Et entendant que nous évoquions les élections présidentielles, Micaela est intervenue dans la conversation.

— Et toi, Marie-Françoise, pour qui vas-tu voter ? Maman va voter pour un garçon.

— Euh, eh bien, moi aussi, a répondu Marie-Françoise en riant. D’ailleurs, c’est l’avis des sorcières !

A l’évocation des sorcières, les filles sont vite reparties jouer dans le jardin.

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Conflit de générations

Cette semaine, je vous propose la diffusion de podcasts enregistrés la semaine dernière, pendant mes vacances en Bretagne. C'est mon mari, qui est rentré sur Paris, qui a la gentillesse de les mettre en ligne. Je suis toujours en Bretagne, je rentre le 29 avril.

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Je vous retrouve la semaine prochaine!

Mercredi 18 avril 2012

CONFLIT DE GENERATIONS

Ce matin, nous étions à nouveau de passage à Perros. J’ai fait une halte pour faire réparer les lunettes de Felicia. Je pense qu’elle avait dû marcher dessus vu l’état des branches. Je suis entrée chez le premier opticien devant lequel je suis passée.

— Bonjour Madame !

— Bonjour. Je voulais savoir si vous pouviez faire quelque chose pour les lunettes de ma petite fille.

— Faites voir ! Oui, bien sûr, vous me laissez un petit quart d’heure ?

— Entendu.

Les filles et mon mari étaient descendus à la plage de Trestraou. J’en ai profité pour aller à La Poste envoyer deux colis de livres que je traîne depuis la semaine dernière. Je sortais de La Poste quand j’ai assisté à une scène. Une voiture était arrêtée au milieu de la rue, un homme déchargeait ses courses. Une autre voiture est arrivée par-derrière. La rue est à sens unique. La conductrice était visiblement pressée, car elle a donné un petit coup de klaxon. L’homme a levé le bras de l’air de dire que c’était bon, qu’il déchargeait. Voyant qu’il continuait son manège à la même allure, la conductrice a de nouveau donné un petit coup de klaxon.

— Oh, c’est bon ! a maugréé le grand vieux monsieur.

La conductrice ne l’entendait pas de cette oreille. Elle est sortie de sa voiture.

— Vous pourriez vous dépêcher ! Je ne suis pas en retraite, moi, je travaille !

Je me suis figée. Voilà, nous y étions en plein dedans. Exactement ce que je disais à Caroline vendredi dernier. Le courant ne passe plus entre les retraités de maintenant et les actifs qui travaillent encore, mais dans des conditions qu’ils jugent plus difficiles et plus incertaines que leurs aînés. La rancœur s’est installée en France (c’est mon analyse). Mais qu’a répondu notre vieux monsieur ?

— Pétasse !

Mince! Pas très poli, le retraité ! La discussion n’est pas encore ouverte entre les générations.

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A la recherche d’un bonnet

Cette semaine, je vous propose la diffusion de podcasts enregistrés la semaine dernière, pendant mes vacances en Bretagne. C'est mon mari, qui est rentré sur Paris, qui a la gentillesse de les mettre en ligne. Je suis toujours en Bretagne, je rentre le 29 avril.

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Je vous retrouve la semaine prochaine!

Ecouter les podcasts : www.onethinginafrenchday.com

Mardi 17 avril 2012

A LA RECHERCHE D'UN BONNET

Nous sommes arrivés en Bretagne samedi dernier. Quel temps fait-il ? Pas franchement beau, ni franchement mauvais, il y a trop de vent pour que les nuages chargés de grêle s’attardent. Donc, comme on le voit parfois sur certaines cartes postales humoristiques, il fait beau plusieurs fois par jour ! Par contre, avec ce vent incessant, par bourrasques, qui fait bien rire les filles, moi, j’ai froid aux oreilles. Les filles portent des bonnets en coton à rayures. C’est typique de la région. Elles ont aussi une marinière. Une amie bretonne m’a dit un jour qu’il n’y avait que les Parisiens pour porter des rayures ! Bref, je me suis dit qu’un bonnet comme les filles devenait indispensable pour protéger mes oreilles. Par contre, pas question de porter des rayures. Non, je voulais un bonnet en coton uni, bleu marine ou noir. Je me suis rendue dans un premier magasin à l’occasion d’une balade à Ploumanac’h dimanche après-midi.

— Désolée, Madame, nous n’avons que des bonnets à rayures, m’a répondu la vendeuse.

J’ai fait trois magasins cet après-midi-là, il n’y avait que des bonnets à rayures.

— Je sais où on va trouver un bonnet uni, dans le magasin, en face du forum de Trégastel, ai-je dit à mon mari.

Nous y sommes passés hier matin.

— Non, je suis désolée, m’a dit la dame, nous ne faisons pas de bonnets unis.

Finalement, ce matin, après être allée chercher notre pain chez Ty Coz, j’ai fait deux magasins perrosiens spécialisés dans les vêtements de bord de mer. Dans le premier, on m’a répondu qu’il n’y avait que des bonnets à rayures. Dans le second, j’ai eu droit à une démonstration.

— Un bonnet en coton uni ? Mais ça ne se fait plus ! a presque crié d’indignation le monsieur d’un certain âge qui tient sa boutique bien achalandée.

— Ah, ai-je répondu déçue.

— Cela doit bien faire cinq ans qu’on ne m’en a pas demandé. Il n’y pas assez de demandes pour les bonnets unis. On ne fait que de la rayure, c’est plus rentable. Tout ça, c’est à cause des flux tendus. Et qui a inventé les flux tendus ? Les banques ! Et les banques ont décidé d’investir dans des usines textiles pourries. Je sais de quoi je parle, je suis ingénieur textile. La semaine dernière, j’étais en Turquie dans une usine, c’est mon gagne-pain en plus de cette boutique. Par contre, si vous voulez, j’ai des casquettes Obama, c’est très à la mode.

— Non, merci.

Je suis ressortie dépitée. Les banques seraient responsables de la disparition des bonnets unis.

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Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en août 2010.

LE FERRY VU D'EN HAUT

Ah, le temps commence à se lever! Il y a toujours du vent, mais il fait nettement meilleur et surtout il ne pleut plus. Une commerçante m’a dit qu’il faisait mauvais ces derniers jours parce que c’étaient les grandes marées. Hier, le départ du ferry dans les vagues qui faisaient rage était impressionnant. Comme vous pouvez le constater, regarder partir le ferry fait toujours partie de nos distractions favorites.

Aujourd’hui, nous avons décidé de nous rendre sur la falaise qui domine le port, là où se trouve la Chapelle du Bon secours. C’était la première fois que nous nous rendions là-haut. On avait repéré une route qui montait juste après le terminal du ferry. Nous l’avons empruntée une dizaine de minutes avant le départ du ferry à dix-huit heures. La route montait bien, mais ne tournait pas dans la bonne direction. Nous avons pris la première route qui tournait sur la droite pour reprendre la bonne direction. Mais nous nous sommes perdus. Et impossible de distinguer le clocher de la chapelle qui paraît pourtant si haute d’en bas.

Finalement, nous avons retrouvé notre chemin grâce au sens de l’orientation de mon père. Et tout à coup, la chapelle est apparue devant nous, nous étions en haut de la falaise. Il était dix-huit heures passées, mais le ferry était toujours à quai. Cela faisait une drôle d’impression de le voir d’en haut. Il paraissait différent. Nous avons aussi distingué un autre navire stationné tout contre lui.

- Ce doit être le bateau ravitailleur, a dit mon père.

Une voix a parlé dans un micro sur le ferry et j’ai compris “opération de pompage”. Mon père avait raison. Quelques minutes plus tard, le bateau ravitailleur a bougé et s’est éloigné du ferry pour quitter le port. Nous l’avons alors vu en entier. C’était un bateau bleu.

Alors que le bateau ravitailleur était déjà sorti du port, le ferry a donné son fameux coup de sirène. Il a sonné plus longtemps que d’habitude, puis une nouvelle fois quelques instants plus tard. Nous avons compris qu’il demandait aux bateaux, qui voulaient s’engager dans le port, de renoncer. Il s’est alors doucement éloigné du quai. Nous l’avons regardé partir et je m’imaginais en partance pour l’Angleterre, dans quelques années, avec mon mari et mes trois filles.

LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE

Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire.

Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel.

Bien sûr, vos commentaires sont les bienvenus!

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Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en août 2011.

LA CUEILLETTE DES MÛRES Hier après-midi, nous avons emmené Micaela faire une balade au Poney club de Lanvéron. C’est un endroit très sympa. Les enfants étaient quatre à monter. Nous avons suivi Micaela, qui montait Douchka, et les autre enfants dans leur promenade. Au détour d’un champ, nous avons longé une rangée de mûres énormes! On en a goûté quelques unes au passage. Et tout ça nous a donné l’idée d’en rechercher autour de notre gîte. J’ai demandé à Christine, notre propriétaire, si elle pouvait nous indiquer un bon coin pour la cueillette.

— Bien sûr, descends vers le ruisseau. Tu trouveras des mûres, m’a-t-elle dit.

Cet après-midi, nous sommes donc partis tous les cinq vers le ruisseau. Pour l’atteindre, nous sommes entrés dans les bois. Les deux grandes filles ont chacune trouvé un bâton pour «jouer à la vieille dame» comme dit Micaela. Felicia n’était pas très rassurée. Elle nous a reparlé du renard. Puis nous avons trouvé le ruisseau et pas très loin des mûres. Mon père et moi avons commencé la cueillette en faisant attention aux épines. Lisa me piquait une mûre sur deux. Les vieilles dames étaient parties jouer au bord du ruisseau.

— Il y en a moins qu’hier au poney, a soupiré mon père. Il n’y a pas assez de soleil ici. Ce n’est pas avec ça qu’on va faire une tarte.

— Maman, c’est quoi le truc bleu qu’on voit là-bas derrière les arbres? a crié Micaela.

— Je ne sais pas. On va aller voir!

C’est ainsi que nous avons découvert au bord du ruisseau un massif de magnifiques hortensias bleus. Ils étaient si beaux qu’ils en étaient presque irréels.

— C’est trop beau ici, s’est écriée Felicia.

On a découvert d’autres ronces, mais pas beaucoup de mûres. Nous avons décidé de remonter. Nous étions encore dans les bois quand nous nous avons aperçu sur le chemin plus haut un magnifique chien blanc qui venait à nôtre rencontre. Il faisait si sombre qu’on ne voyait que lui et il était si beau que les filles n’ont pas songé à avoir peur.

— C’est Valuka, la chienne de Jean-Marie, ai-je dit.

— C’est qui Jean-Marie? a demandé Micaela.

— Le fils de Christine.

Jean-Marie est apparu et nous a fait signe de loin.

En retournant au gîte, mon père a eu l’inspiration de rentrer dans un champ. Nous avons trouvé des mûres magnifiques, belles, grosses et goûteuses. Nous avons cueilli presque deux kilos! Et alors que j’écris ces lignes mon père fait de la confiture! ça sent bon dans la maison.

LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE

Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire.

Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel.

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Le cristal de sel (rediffusion)

Pendant mes vacances bretonnes, les podcasts diffusés cette semaine seront des rediffusions autour de la couleur bleue. Le texte d'aujourd'hui est une rediffusion d'un texte enregistré en mars 2011.

LE CRISTAL DE SEL

Aujourd’hui, jeudi, ma matinée de liberté s’est terminée en apothéose. Laurie n’avait pas d’engagement pour l’après-midi et au lieu de rentrer pour midi, j’ai pu aller déjeuner au restaurant avec mon mari.

Nous avions choisi d’aller dans un restaurant à quelques minutes à pied de son travail. J’avais lu une très bonne critique dans Télérama Sortir.

J’ai bien aimé l’ambiance du restaurant dès que j’ai passé la porte d’entrée, une salle claire, des tables métalliques. Nous avons été accueillis très gentiment. La salle était encore peu remplie et nous avons pu nous installer où nous le souhaitions. De ma place, je pouvais apercevoir le chef en cuisine. Nous avons étudié la carte, en fait les tableaux noirs suspendus au mur. Un plat a tout de suite retenu mon attention.

— Qu’est-ce qui te fait envie ? a demandé mon mari.

— Les ravioles de langoustines.

— Moi aussi. Et la tarte au chocolat en dessert ?

— Oui !

Nous parlions déjà du dessert, car une mention sur le menu précisait qu’il fallait la commander en début de repas. Le serveur est venu nous voir. Il nous a expliqué la carte et nous a présenté l’entrée et le plat du jour.

— Dans notre formule du midi, nous souhaitons mettre en avant certains produits. Par exemple, en entrée, l’assiette de charcuterie de l’Est de la France.

— Nous avons choisi à la carte.

— Je vous écoute.

Ah, les ravioles de langoustines, embeurrée de chou, sauce à la nage avec une pointe de pistou ! Quel délice ! C’était comme faire un voyage inattendu au pays des saveurs. Le plat était doux, savoureux, inoubliable ! Et puis dans mon esprit se superposait à ces sensations le bleu de la mer à l’Ile-Tudy auquel est attaché le mot « langoustine ».

Le voyage s’est terminé par la tarte au chocolat, un disque de chocolat formé d’une couche de chocolat du Venezuela et d’une autre de chocolat d’Equateur, entouré d’un mince cercle de pâte sablée. Nos yeux ont été surpris par cette illusion de tarte, mais nos papilles n’ont pas été déçues. Je rêve déjà de notre prochain déjeuner dans ce restaurant.

LA NEWSLETTER CETTE SEMAINE

Cette semaine, la newsletter sera différente de la newsletter habituelle. Vous testez en avant-première la nouvelle formule de Cultivate your French que je prépare avec mon amie Natasha (professeur d'anglais et traductrice). Cultivate your French est un autre podcast sur lequel je propose mes textes à un public de niveau débutant/intermédiaire.

Dans cette nouvelle formule, chaque texte est fourni avec des explications en anglais. Ce sont ces explications que vous trouverez dans les newsletters de cette semaine. Dès que je serai rentrée de vacances, la newsletter reprendra son aspect habituel.

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Chips personnelle verrouillée

La semaine prochaine, je serai en Bretagne (pour 15 jours). Je ne suis pas certaine d'avoir accès à Internet. Donc, la semaine prochaine, je vous propose la rediffusion d'anciens épisodes qui ont en commun la couleur bleue.

Quelques fois le matin, il m’arrive de rejoindre Caroline au café après avoir accompagné les filles à l’école. Pendant que Caroline boit son café et que je bois mon quart Vittel, nos deux petites filles jouent ensemble autour de leurs poussettes. Les cafés sont redevenus fréquentables, enfin pour nous, depuis la loi antitabac. Mais celui-ci, qui n’a pas dû être refait depuis trente ans, il faut vraiment être motivé pour s’y rendre. C’est bien parce qu’il est situé à côté de l’école, car, on ne s’y rend pas pour le cadre.

Ce matin, je disais à Caroline que je devais terminer ma compta avant la fin de la semaine.

— ça passe trop vite une année.

— Mais pourquoi ne la fais-tu pas... au fur et à mesure.

— Au fur et à mesure.

Nous avions dit ça en même temps, « au fur et à mesure », et alors Caroline me dit :

— Chips personnelle verrouillée, tu n’as pas le droit de parler tant que je n’ai pas dit ton prénom.

— Pardon ?

— Chips personnelle verrouillée !

— Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

— Tu ne connais pas ? Mathilde n’arrête pas de dire ça. En fait, quand on dit la même chose que quelqu’un d’autre au même moment, on doit le plus vite possible dire « Chips personnelle verrouillée » et l’autre n’a pas le droit de parler tant que la première n’a pas dit son prénom.

— Mais ça ne veut rien dire !

— Oui, je sais.

— Donc, en ce moment, je n’ai pas le droit de parler ?

— Non, il faut que je dise ton prénom. Allez, je suis sympa : « Laetitia ». On s’est regardé et puis on a vérifié que personne ne nous prêtait attention.

— Bon, on ne dit pas à Mathilde qu’on joue à Chips personnelle, d’accord? ai-je dit en rigolant.

Au sommaire de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)

REPERES : des explications sur le texte

3 EXPRESSIONS UTILES : pour parler français comme un vrai Français.

UN PEU DE GRAMMAIRE passé composé / imparfait.

« Ce matin, je disais à Caroline que je devais terminer ma compta avant la fin de la semaine. » Dans cette phrase, j’ai utilisé l’imparfait pour le premier verbe.

La phrase change-t-elle de sens si on écrit « Ce matin, j’ai dit à Caroline que je devais terminer ma compta avant la fin de la semaine » ?

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Jacques et les romans japonais

Ce matin, en rentrant de nos courses à la Biocoop, nous avons croisé Jacques. Les filles, ravies de cette diversion, en ont profité pour jouer à cache-cache.

— Tu vas bien, m’a demandé Jacques.

Je n’avais pas encore répondu à la question qu’est apparue la dame au bonnet (vous vous souvenez de la dame au bonnet ?)

— Ah, comme c’est mignon tout ce petit monde. Tout le monde va bien ? Oh, vous allez l’air un peu palote, m’a-t-elle dit en penchant la tête avec inquiétude.

La dame partie, Jacques et moi avons bien ri.

— J’ai eu de la chance qu’elle ne dise pas « mon petit lapin », ai-je commenté.

— Oui. Tiens, je suis en train de lire ce livre que tu m’as recommandé. Je l’ai emprunté à la bibliothèque.

— Ah, oui. Lequel ?

— 1Q84. C’est vraiment un livre bizarre. Il t’a tant plu que ça ?

— Non, j’étais juste curieuse de le lire.

— Tu m’as dit que c’était un bon auteur. Moi, j’ai l’impression que tous les romans japonais sont des romans fantastiques, il y a toujours des mondes parallèles, des êtres étranges et parfois deux lunes !

— En fait, je n’ai pas trop aimé ce livre. J’ai préféré un autre roman de lui que j’avais lu l’année dernière. Mais ce n’est pas vrai que les romans japonais sont tous fantastiques. Par exemple, dans « Les années douces » de Hiromi Kawakami, il n’y a rien de fantastique.

Nous nous sommes séparés quelques minutes plus tard. Cet après-midi, une fois les filles couchées, j’ai lu quelques pages du dernier roman de Hiromi Kawakami. Je l’avais reçu la veille. J’étais impatiente de plonger dans ce nouveau livre. Et ce midi, j’ai découvert que l’héroïne tranquille du roman voyait des sortes de fantômes. Jacques aurait-il raison ?

Au sommaire de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast)

REPERES :  des explications sur le texte

3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai français

UN PEU DE GRAMMAIRE : le pronom "en"

« Les filles, ravies de cette diversion, en ont profité pour jouer à cache-cache. » A quoi se rapporte le « en » dans cette phrase ?

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Panne de réveil

Mon mari a enchaîné sa semaine de vacances, euh, je veux dire de stage, avec un voyage à Zurich. Il est très rare qu’il s’absente et voilà qu’en quelques jours il s’est transformé en business man international. Il est parti pour Zurich hier soir et rentrera ce soir.

Hier soir, j’ai donc programmé mon téléphone portable pour qu’il me réveille. J’ai fait cela toute la semaine dernière. Mais je ne sais pas ce que j’ai fait, j’ai dû me tromper, car le téléphone n’a jamais sonné.

Ce matin, j’ai été réveillée par les petites voix de Micaela et Felicia qui se racontaient leurs histoires.

— Ah, elles sont déjà réveillées, ai-je pensé dans un demi-sommeil.

Puis, j’ai regardé l’heure.

— 7 h 52. Hein, 7 h 52 ? 7 h 52 !!

J’ai couru dans la chambre des filles. Micaela était habillée. Felicia était encore en pyjamas.

— Les filles, on est super en retard, je ne me suis pas réveillée. Felicia, tu fais un effort s’il te plaît et tu t’habilles. Je vais appeler Caroline pour voir si elle peut vous emmener.

Impossible de joindre Caroline. Je me suis calmée pour réfléchir. Il restait des cookies et de la pâte de dattes que nous pourrions manger en route. Euh, on était mardi donc le jour de la garderie pour Lisa. J’ai filé dans la cuisine prendre le déjeuner de Lisa.

Les filles sont arrivées pour le petit-déjeuner.

— Maman, j’ai envie d’une tartine grillée ! a gémi Micaela.

— Non, pas ce matin. On est super en retard. Je vais vous coiffer et pendant que je m’occuperai de Lisa vous mettrez vos manteaux.

Je suis allée réveiller Lisa qui dormait profondément (mais pourquoi ne dort-elle pas comme ça le week-end ?) et tout s’est bien passé.

A 8 h 16, nous étions dehors et nous partions pour l’école la bouche pleine de cookies. En fait, nous n’étions pas si en retard que ça !

Au sommaire de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast) :

REPERES des explications sur le texte

3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai français

UN PEU DE GRAMMAIRE conjugaison

« Ce matin, j’ai été réveillée par les petites voix de Micaela et Felicia ». Je vous propose de conjuguer le verbe de cette phrase à toutes les autres personnes (tu, il, elle, nous, vous, ils, elles).

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