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Archive for March 2012

Le podcast s'absente pour une semaine! Prochain épisode le mardi 10 avril 2012.

Ce matin, Lisa et moi sommes allées au commissariat de police. Rien de grave, c’est au commissariat que l’on fait faire les procurations pour les élections. Je ne serai pas là pour le premier tour, le 22 avril. C’est vrai que l’élection présidentielle approche. Je vous en avais davantage parlé, il y a cinq ans. En y réfléchissant, c’était sans doute parce qu’il y avait une femme qui avait de bonnes chances d’être présidente, Ségolène Royal. Et puis, il s’est passé tant de choses ces derniers mois, notamment l’affaire DSK. Oh là là! Je me demande si nous saurons un jour toute la vérité sur cette affaire. Il a fallu que je m’habitue à François Hollande. Et finalement, ça va. Notre président actuel nous a fait tellement de mal, il est si déprimant, on en oublie notre joie de vivre. Nous ne sommes plus que des pions dans une usine mondiale. Imaginez-vous qu’il veut faire un référendum pour que les chômeurs ne puissent pas refuser une offre d’emploi qui leur est proposée. C’est typique de lui, désigner des coupables, des paresseux qui ne veulent pas travailler, etc. Il a fait tant de mal à la justice, à l’école et j’en passe. Non, mais, a-t-on le droit de faire des économies sur l’éducation ? Et la récente affaire du terroriste de Toulouse tombe à pic pour faire trembler tout le monde.

Non, il est temps d’insuffler un nouveau souffle à notre softpower! Allez, je vais y croire. Vous savez ce qui me remonte le moral quand je vois la France trop grise ? L’émission « Carnets de campagne », sur France Inter, à la radio. Elle ne dure qu’un quart d’heure tous les jours de la semaine, mais cela suffit au journaliste Philippe Bertrand pour prouver que « des décisions locales modifient et améliorent notre vie partout en France ». Cette semaine, c’est le Jura qui est à l’honneur. Vous pouvez podcaster l’émission. http://www.franceinter.fr/emission-carnets-de-campagne-0

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REPERES des explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai Français  UN PEU DE GRAMMAIRE questions

Imaginons que, vous et moi, nous ayons une discussion. Vous me tutoyez, bien sûr. Certaines phrases du texte deviennent des réponses à vos questions. Ecrivez les questions dont voici les réponses.

— Ce matin, Lisa et moi sommes allées au commissariat de police.

— Je ne serai pas là pour le premier tour.

— J’écoute l’émission « Carnets de campagne », sur France Inter, à la radio.

— Elle ne dure qu’un quart d’heure tous les jours de la semaine.

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Ce matin, nous n’avons pas fait nos traditionnelles courses à la Biocoop. J’avais pris rendez-vous hier chez le docteur pour Felicia qui tousse de plus en plus. Je ne suis pas arrivée à endiguer cette toux par mes recettes homéopathiques habituelles. Il faut dire que c’est impressionnant le nombre d’enfants qui toussent dans sa classe. C’est peut-être dû à l’exceptionnelle douceur qui règne en ce moment, nos copains les virus se sentent à leur aise. Donc, ce midi nous n’avons pas pu manger nos traditionnelles saucisses de volaille du mercredi que nous achetons à la Biocoop. J’ai préparé des blancs de poulet et des petits pois au jus. Les petits pois étaient en train de chauffer dans une casserole quand Micaela est arrivée.

— Oh, c’est quoi ce bruit ? On dirait... on dirait un bruit de pluie.

— Un bruit de pluie, oh, comme c’est poétique ! Non, c’est le bruit des petits pois qui chauffent dans leur jus. Regarde !

Un peu plus tard, au moment de se coucher pour la sieste, Felicia a eu une petite quinte de toux.

— Ça va, ma Felicia ? Tu n’as pas trop mal à la gorge quand tu tousses ?

— J’ai un peu mal, oui. J’ai mal comme ça.

Felicia me montrait sa main, placée verticalement, les doigts serrés, devant elle.

— Je ne comprends pas.

— Ça me fait mal comme ça, comme ma main, en rectangle.

— Ah, et quand ça fait moins mal, c’est comment ?

— Comme ça.

La main de Felicia a légèrement pivoté vers elle, comme un avion qui entame une descente.

— Ah, oui, ce n’est pas pareil.

Ce soir, quand mon mari m’a demandé si j’avais passé une bonne journée, je lui ai montré ma main.

— Oui, comme ça parce que j’ai entendu le bruit de la pluie dans les petits pois !

Au sommaire de One thing in a French day PLUS : REPERES des explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE place de l’adjectif

« l’exceptionnelle douceur »

« nos traditionnelles saucisses de volaille »

Par deux fois dans ce texte des adjectifs épithètes donnant une caractérisation sont placés non pas après le nom, mais après. Pourtant, nous avons tous les éléments pour dire que ces adjectifs devraient être placés après le nom : ils donnent une caractérisation, ils ont plus de trois syllabes. Il y a une explication pour chacun d’eux.

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Emploi du temps

Ce matin, en rentrant d’avoir accompagné les filles, j’ai croisé mon voisin Jacques. Nous avons discuté cinq minutes, au soleil, dans la résidence. Jacques m’a raconté son week-end en Normandie dans un gîte pour une fête de famille. Ils étaient trente-deux petits et grands. Les adultes s’étaient réparti les repas et Jacques avait préparé son célèbre bœuf à l’écarlate ou pickelfleisch, une recette de la cuisine juive d’Alsace.

— Et toi, ça va ? m’a-t-il demandé. J’espère que tu prends du temps pour toi. Je sais par expérience que les petits derniers ont tendance à accaparer leur maman.

— Oh, ne t’inquiète pas ! En ce moment, je n’arrête pas ! lui ai-je répondu en rigolant. Tu veux connaître mon emploi du temps de ces dix derniers jours ?

— Vas-y, je t’écoute. Je sais déjà où tu étais mardi soir.

— C’est vrai. Je commence par vendredi de la semaine dernière. Vendredi soir, j’étais au Louvre avec trois copines pour l’atelier « Photographier le Louvre » ; dimanche matin, je suis allée à la piscine avec Caroline ; mardi soir, je suis allée au Balzac avec Pietro et toi voir « Les espions » ; jeudi soir, je suis allée au hammam et au restaurant avec une copine ; vendredi soir, je suis allée au cinéma voir un super film argentin ; samedi, j’ai vu Natasha pour travailler ; dimanche matin, je suis retournée à la piscine avec Caroline et, demain soir, je retourne au cinéma voir un film égyptien.

— Mais tu n’arrêtes pas ! C’est indigne ! s’est exclamé Jacques en riant.

— Oui, mais en fait, je me prépare pour la semaine prochaine. Pietro sera absent toute la semaine, il part en stage à Martigues.

— A Martigues !

— Oui, tu te rends compte, au bord de la mer, à côté de Marseille et en plus il y a une piscine dans l’hôtel. Je lui ai dit « C’est quoi ce stage ? Il est vraiment nécessaire ? Cela ressemble à des vacances déguisées ».

Nous nous sommes quittés. Et si toute cette agitation c’était tout simplement le printemps ?

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REPERES des explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE poser une question. « C’est quoi ce stage ? Il est vraiment nécessaire ? » A l’oral, dans le langage courant, nous ne formulons pas toujours les questions correctement. Corrigez mes questions !

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Le monsieur à la canne

Ce matin, j’ai croisé Caroline dans la rue en rentrant des courses. Nous avons rejoint la résidence ensemble. Nous allions entrer quand un vieux monsieur avec une canne, tout de gris vêtu, s’est adressé à nous.

— Excusez-moi Mesdames, pourriez-vous m’indiquer l’église Saint-Marc des bruyères, s’il vous plaît ?

— Oui, bien sûr, a répondu Caroline. Le plus simple est que vous entriez avec nous et que vous traversiez la résidence, l’église est en face de l’autre sortie.

Nous l’avons fait entrer avec nous. Le monsieur nous a remerciées avant de dire :

— J’espère que je retrouverai ma voiture... Par où dois-je aller ?

— Vous allez tout droit, vous pourrez sortir par l’autre porte.

— Vous passez à gauche du bâtiment, ai-je ajouté.

Nous avons repris notre discussion. Puis, nous avons aperçu le monsieur qui nous faisait signe avec sa canne : il ne semblait pas savoir s’il devait passer par la gauche ou par la droite.

Nous avons fait des grands signes lui indiquant la gauche.

Nous avons pu reprendre notre discussion sur le film The Artist. Caroline ne l’a pas encore vu, je l’ai vu avant la Toussaint.

— Comment as-tu trouvé Jean Dujardin ? m’a-t-elle demandé.

— Excellent, il nous faisait totalement oublier que nous étions dans un film muet. L’actrice Bérénice Béjo m’a bien plu aussi. Tu ne trouves pas que la jeune fille qui est apprentie à la pharmacie lui ressemble?

— Laquelle ?

— Celle qui a les cheveux courts.

— Non, je ne vois pas de laquelle tu parles. En fait, je n’y vais pas souvent dans cette pharmacie.

— Excusez-moi Mesdames (c’était le vieux monsieur qui arrivait par la droite du bâtiment, il avait fait un tour complet), je n’ai pas réussi à sortir. J’ai appuyé sur un bouton, mais la porte ne s’ouvre pas.

Nous l’avons accompagné, il avait appuyé sur le bouton de la lumière alors que se trouvait juste à côté le bouton avec un autocollant « porte » collé dessus.

— Il n’a pas dit qu’il conduisait ? ai-je demandé à Caroline.

— Oui, ça fait peur.

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REPERES explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai français UN PEU DE GRAMMAIRE le plus simple. « Le plus simple est que vous entriez avec nous et que vous traversiez la résidence, l’église est en face de l’autre sortie. » Jouons avec cette phrase. Nous allons garder le début « Le plus simple », mais nous allons changer la suite. Voici les éléments que je vous propose pour deux nouvelles phrases.

— Le plus simple pour aller à Paris est que tu (prendre) un billet de train à la gare et que tu (monte) dans un train.

— Le plus simple est que je (aller) chercher les filles à l’école et que tu nous (rejoindre) à la maison.

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Les lunettes de Felicia

Ce matin, nous sommes allées chercher les lunettes de Felicia chez l’opticien. Je ne suis pas remise de la monture que nous avons dû choisir. Tous les modèles se ressemblaient, car chez les petits il faut que les lunettes couvrent entièrement leur champ de vision, ils ne doivent pas pouvoir regarder au-dessus ou en dessous ou encore sur les côtés. Résultat, on ne voit plus que les lunettes. Et Felicia a un tout petit visage de moineau alors sur elle les lunettes paraissent immenses. Elle est contente pour l’instant. J’espère que ça va durer, car elle doit les porter toute la journée pour que sa vue se développe correctement.

La vendeuse a invité Felicia à se regarder dans le miroir.

— Comment te trouves-tu ?

— Jolie.

— C’est bien. Je vais te montrer comment les nettoyer avec le petit chiffon. Voilà, tu prends le chiffon comme ça dans ta main, puis tu prends le verre entre tes deux doigts et tu frottes doucement. Ensuite, le soir, tu pourras mettre tes lunettes dans cet étui.

— C’est leur lit ?

— Oui, c’est ça.

Nous sommes rentrées à la maison, où Micaela a sorti ses lunettes de son cartable et les a mises sur son nez (Micaela porte des lunettes à l’école). Les deux se sont admirées pendant un bon quart d’heure devant la glace.

— Maman, je peux porter mes lunettes toute la journée comme Felicia ?

— Si tu veux. Tu peux les porter aujourd’hui.

— Ah, super ! s’est exclamée Micaela.

— Et moi ? a demandé Lisa l’air furieux. Lunettes moi ! Lunettes moi !

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UN PEU DE GRAMMAIRE 1 « Comment te trouves-tu ? » Jouons un peu avec cette question. L’objet étant toujours Felicia et ses lunettes. Imaginons que la vendeuse pose la question à Micaela. Ensuite, imagions que la vendeuse pose la question à Micaela et à moi. Puis, imaginons que Felicia et Micaela essayent toutes les deux des lunettes. La vendeuse leur pose la question à toutes les deux. Et enfin, la vendeuse me pose la question.

UN PEU DE GRAMMAIRE 2 concordance des temps

« Les deux se sont admirées pendant un bon quart d’heure devant la glace.

— Maman, je peux porter mes lunettes toute la journée comme Felicia ? »

Dans ces deux phrases, les deux actions se suivent dans le temps. D'abord, les filles se sont admirées pendant un quart d’heure, puis Micaela a posé une question.

Imaginons maintenant que Micaela ait posé la question pendant la séance devant le miroir. Les deux phrases sont réunies en une seule. Voici comment la phrase se termine : « ... quand Micaela a demandé si elle pouvait porter ses lunettes toute la journée comme Felicia ». Ecrivez son début.

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Le salon du livre

Hier, je suis allée au Salon du livre de Paris. Je peux entrer gratuitement en tant que professionnelle de l’édition. Cela faisait plusieurs années que je n’y étais pas allée, mais cette année Natasha m’a proposé d’y aller et le Japon était invité d’honneur (avec la Russie). Nous étions convenues de nous retrouver sur place. J’étais là-bas en avance alors je me suis rendue sur le stand de la SNCF sur lequel des conseillers littéraires proposaient des séances de bibliothérapie.

Le jeune homme qui m’a reçue était sympa. Il m’a tout d’abord demandé de lui citer le livre qui me venait à l’esprit lorsque je pensais au plaisir de la lecture. Puis il m’a demandé quels étaient mes auteurs préférés, ce que je recherchais dans la lecture et enfin si j’aimais la poésie. Il a pianoté sur l’ordinateur portable devant lui et il a écrit le titre de deux ouvrages sur son bloc d’ordonnances.

— Voilà, je pense que cela devrait vous plaire. Odette Toulemonde est un livre très bien écrit et avec beaucoup d'humour. Vous connaissez ?

— Oui, de nom, je sais que c’est Eric-Emmanuel Schmitt qui l’a écrit, mais je n’ai jamais rien lu de lui.

— Le deuxième est un recueil de poésie assez amusant, Plume de Henri Michaux. C’est pas mal pour commencer en poésie.

J’ai retrouvé Natasha au stand Philippe Pickier. Il est spécialisé dans les livres de toute l’Asie, du Japon à l’Inde en passant par la Corée ou la Chine. Je lui dois de très beaux moments de lecture. Nous avons également fait un tour chez Casterman où j’ai vu toute une série de bandes dessinées qui m’ont bien fait envie. Nous avons passé un certain temps sur le stand des Editions Eyrolles, spécialisées dans les livres pratiques et techniques. Et enfin, nous avons sillonné les allées du pavillon russe et du pavillon japonais. Il y avait tellement de choses à découvrir !

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REPERES des explications sur le texte 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE discours direct. « Puis il m’a demandé quels étaient mes auteurs préférés, ce que je recherchais dans la lecture et enfin si j’aimais la poésie. » Pouvez-vous retranscrire les questions posées par le jeune homme ?

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Exposition Ai Weiwei

Cet après-midi, je suis allée voir l’exposition Entrelacs de l’artiste chinois Ai Weiwei au Jeu de Paume. C’est Natasha, qui le suit sur Twitter, qui m’a proposé de l’accompagner. Ai Weiwei était en couverture de Télérama il y a deux semaines. Je n’avais pas eu le temps de lire l’article qui lui était consacré, j’aurais bien aimé. Il y avait très peu de queue quand nous sommes arrivées. Nous sommes rentrées assez vite. Nous avons commencé par les salles présentant des photos récentes. Des photos de chantiers, j’aime beaucoup les photos de chantier, ça me parle. Et puis la fameuse trilogie des photos où l’on voit Ai Weiwei laissant tomber sur le sol une urne de la dynastie des Han. Il y avait aussi une sélection de portraits des personnes qui ont participé à son projet intitulé « Conte de fées ». Dans ce projet, il avait décidé de se rendre à l’exposition d’art moderne de Kassel en Allemagne avec mille et un Chinois. Des vidéos accompagnaient ces portraits, présentant les personnes, les filmant allant faire leur demande de passeport. C’était très intéressant. Mais c’est difficile de regarder ces vidéos debout entourée de beaucoup de monde. J’ai bien aimé aussi le mur d’écrans présentant ses photos prises avec son téléphone portable. Il y avait une bonne quinzaine d’écrans présentant chacun un thème de photos. Il y avait un thème sur la nourriture. Ai Weiwei est très gourmand ! Un autre thème sur les chats, le tremblement de terre de 2008 et ses ennuis avec la police. Nous avons terminé par ses photos plus anciennes, notamment celles prises à New York dans les années 80.

Lorsque nous sommes ressorties, il y avait une queue immense. Où s’arrêtait-elle ? J’aurais dû prendre une photo et la mettre sur Twitter.

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Ai Weiwie - Le musée du Jeu de Paume - 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai Français - UN PEU DE GRAMMAIRE Une bonne quinzaine. Continuons avec ce « bon » qui en rajoute. Imaginons que nous sommes au marché et que nous faisons nos courses.

Je vous laisse demander au vendeur ce qu’il nous faut en utilisant ce « bon ». Attention, il faut utiliser le vocabulaire de la quantité quand c’est possible. Par exemple « douzaine » pour 12. Et il faut aussi faire attention au genre (bon ou bonne ?).

— 1 kilo de pommes de terre

— 10 de tranches de saucisson

— 1 livre de fraises

— 30 roses rouges

— 600 grammes de filets de cabillaud

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Inconnue à la Biocoop

Ce matin, comme souvent le mercredi matin, je suis allée à la Biocoop faire des courses avec les filles. Micaela avait écrit notre liste de courses. Il ne fallait pas que nous oubliions de prendre des amandes au chocolat (en vrac), des noix décortiquées (en vrac) et de la pâte de dattes dont Felicia raffole. Moi, j’espérais que nous allions tomber à la caisse sur un vendeur que j’ai dans le collimateur. Je racontais ça la dernière fois à Natasha.

— Quand je vais à la Biocoop, je dois donner mon nom pour que mes achats soient notés sur mon compte fidélité. Il y a des vendeurs à qui je n’ai pas besoin de donner mon nom, d’autres qui me demandent gentiment de le leur rappeler. Et puis, il y en a un qui est là depuis au moins deux ans. Et à chaque fois que je passe à la caisse avec lui, il me demande « vous avez un compte chez nous? ». Ça m’énerve. Il fait semblant de ne pas me reconnaître.

Natasha a bien ri, puis elle m’a fait une suggestion.

— La prochaine fois qu’il te demande ça, tu lui dis « Vous êtes nouveau ici? Je ne vous ai jamais vu ».

Nous avons bien ri. Oui, évidemment, c’est ça qu’il faut que je lui dise. Je me suis entraînée mentalement.

« Vous êtes nouveau ici? », « Vous êtes nouveau ici? » travaillant mon regard dans la glace pour être le plus naturelle possible.

Ce matin, nous l’avons croisé dans les rayons alors que je prenais du riz. Il était donc bien là. Nous avons terminé nos courses par le rayon fromage à la coupe. C’était lui qui servait !

— Bonjour, qu’est-ce qu’il vous faudrait? m’a-t-il demandé de son air de ne pas me reconnaître.

— Je vais prendre un bout de Comté mûr et une belle tranche de tomme de brebis, s’il vous plaît.

Parfois, quand il n’y a personne à la caisse, celui qui est au rayon coupe propose d’encaisser ses clients.

Il m’a tendu mes paquets. Je me suis retournée vers les caisses dans l’espoir qu’il n’y aurait personne, dans l’espoir qu’il me propose d’encaisser mes courses, dans l’espoir que je puisse lui dire « vous êtes nouveau ici », mais il y avait déjà une vendeuse à la caisse. Zut !

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REPERES : Biocoop - Comté - Tomme 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai Français UN PEU DE GRAMMAIRE accords : « Vous êtes nouveau ici ? Je ne vous ai jamais vu. » Jouons avec cette phrase. Imaginons que le vendeur était une vendeuse et que je la tutoyais. Qu’est-ce que cela donne? Et ensuite que le vendeur devienne un groupe de filles et de garçons. Qu’est-ce que cela donne?

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Chez l’ophtalmo pour Felicia

Ce matin, j’avais rendez-vous chez une ophtalmo pour Lisa et Felicia. Notre rendez-vous avec cette grande femme très sûre d’elle-même a mal commencé.

— Ah, c’est pour vos deux filles sur un seul rendez-vous. Il ne faut pas insister pour avoir un seul rendez-vous, je ne peux pas bien travailler dans ces conditions.

— Je n’ai pas insisté, c’est votre secrétaire qui me l’a proposé.

— Bon, commençons par la plus jeune.

L’examen s’est bien passé. Lisa a été sage, elle a bien regardé la lumière, le petit mouton au bout d’un crayon et elle a ouvert grand les yeux en découvrant l’image du nounours dans l’appareil de mesure.

— Tout est normal, m’a dit l’ophtalmo. Il faudra revenir avant ses trois ans pour le test d’acuité visuelle. Prenez Felicia sur vos genoux, maintenant.

Je rendais sa liberté à Lisa, qui s’empressa d’aller regarder par la fenêtre, et je pris Felicia sur mes genoux. La docteur me regarda froidement.

— Il faut que la petite ne touche à rien dans le cabinet.

Vous avez compris le sous-entendu ? « Vous voyez pourquoi il ne faut pas prendre rendez-vous pour les deux en même temps? Parce que pendant que vous avez Felicia sur les genoux, vous ne pouvez pas surveiller Lisa ».

— Bon, quels sont les symptômes de Felicia ? m’a demandé le docteur.

— La pédiatre trouvait qu’elle ne voyait pas correctement lors de la dernière visite. Et elle a vu un ophtalmo à deux ans et demi qui a diagnostiqué qu’elle était astigmate.

— Je vous demande ses symptômes. Cligne-t-elle souvent des yeux ? A-t-elle parfois les yeux rouges ? Se plaint-elle ?

Je vous épargne le reste du rendez-vous. Mais plus elle était désagréable, plus je la trouvais comique. En sortant, je m’entraînais à répéter comme elle « Je vous demande les symptômes », « Surtout que la petite ne touche à rien », et « Il ne faut pas insister.... ».

Nous y retournons la semaine prochaine pour Felicia. Je sens que je vais bien m’amuser.

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REPERES les explications nécessaires 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler comme un vrai français UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect « —  Cligne-t-elle souvent des yeux ? A-t-elle parfois les yeux rouges ? Se plaint-elle ? » Mettons cette phrase au discours indirect. Qu’est-ce que cela donne ? « Le docteur m’a demandé... » A vous d’écrire la suite.

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Le départ

Ce matin, c’était le départ. Nous nous sommes levés avant les filles pour terminer de préparer nos affaires. J’ai ouvert la fenêtre et je me suis dit que j’allais encore profiter cinq minutes de la belle vue. L’air frais du matin est venu me chatouiller le visage, puis est venu un son. Un son qui emplissait l’air, qui venait du sol, comme un roulement de tambour, un bruit sourd, que je connaissais, mais que je n’avais jamais entendu comme ça. Puis je les ai vus, les quatre chevaux qui la veille paissaient tranquillement, étaient en train de dévaler la colline au galop. Le bruit, c’était ça, le galop des chevaux, leurs sabots qui faisaient vibrer le sol. Arrivés en bas, ils sont remontés et ils sont redescendus toujours au galop, ensemble. Je n’avais jamais vu ça. Ah, oui, vous vous dîtes comme moi que je suis vraiment une fille de la ville !

Je suis descendue précipitamment voir mon mari pendant que les chevaux entamaient leur remontée.

— Viens vite sur la terrasse ! Les chevaux, regarde les chevaux au galop !

Nous sommes sortis et nous les avons admirés dévaler une dernière fois. Ensuite, ils sont allés brouter. Et nous, nous sommes allés prendre notre petit-déjeuner. Moins d’une heure et demie plus tard, nous avions dit au revoir à notre charmante propriétaire et nous avions pris la route de Lyon.

— Ce n’est pas par ici qu’on avait vu le poney blanc ? ai-je soudain demandé à mon mari.

— Peut-être, a répondu mon mari. Tu veux que je m’arrête ?

— Oui, je pourrais le prendre en photo, s’il est là.

Il était bien là, un peu loin. Mais, même de loin, il avait ce même air que j’avais remarqué la veille, un peu triste et un peu étonné. Je l’ai pris en photo. C’est à ce moment-là que nous avons décidé de faire un petit détour pour encore profiter de la région avant de nous rendre chez ma belle-mère pour terminer les vacances. J’ai encore pris quelques photos, notamment des vaches et leurs petits veaux qui avaient l’air bien étonnés de découvrir notre voiture jaune !

Au sommaire de One thing in a French day PLUS : REPERES des infos supplémentaires sur le texte : les chevaux, la belle-famille 3 EXPRESSIONS UTILES pour parler français comme un vrai Français (ou une Française!) UN PEU DE GRAMMAIRE concordance des temps

« Moins d’une heure et demie plus tard, nous avions dit au revoir à notre charmante propriétaire et nous avions pris la route de Lyon. »

Pouvez-vous identifier le temps des deux verbes de cette phrase?

Quelle différence de sens y a-t-il si à la place de « nous avions pris la route de Lyon », j’avais écrit « nous avons pris la route de Lyon » ?

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