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Archive for February 2012

Le rouge à lèvres

En général, le matin, c’est la course. Nous devons partir à huit heures dix pour que Micaela arrive à l’heure à l’école. Ces derniers jours, Felicia a failli me rendre folle. Il lui faut un bon quart d’heure avant de lâcher ses jeux et de daigner s’occuper de mettre ses chaussures. De la salle de bains, alors que je prépare ses sœurs, je suis l’évolution de sa préparation.

— Felicia, mets tes chaussures!

— Felicia, tu as mis tes chaussures?

— Felicia, tu me réponds? Qu’est-ce que tu fais? Fe-li-cia!!

Mais ce matin, miraculeusement, nous étions en avance. Alors, j’ai pris le temps de me mettre un peu de rouge à lèvres. C’est un tout nouveau tube, d’une très jolie couleur rose sombre.

— Oh, maman, tu es trop belle avec le rouge à lèvres! Tu peux m’en mettre aussi? s’est exclamée Micaela.

— Non, ce n’est pas pour les petites filles, lui ai-je répondu.

— Mais, tu me le gardes pour quand je serai plus grande?

— Je t’en achèterai un pour toi, quand tu seras plus grande.

Ensuite, c’est Caroline que j’ai croisé plus tard dans la rue qui m’a dit que le rouge à lèvres m’allait bien, puis j’ai croisé Isabelle la maman naturopathe.

— Tu as mis du rouge à lèvres!

— Ah, oui et on dirait que personne n’en revient!

— ça te va bien!

Cet après-midi, j’ai vu Natasha. J’avais, bien sûr, mis du rouge à lèvres. Devinez la première chose que m’a dite Natasha?

— Oh, tu as du rouge à lèvres!

Qu’est-ce que ce sera le jour où je porterai du mascara? de l’ombre à paupières? un trait de crayon à yeux? du vernis à ongles? Ce jour-là, Felicia aura dormi toute habillée avec ses chaussures pour bondir du lit et me laisser le temps de me maquiller!

Au sommaire de One thing in a French day PLUS (la newsletter du podcast) REPERES : L'école maternelle - mon rouge à lèvres - naturopathe - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE  conjugaison Daignerez-vous conjuguer le verbe «se maquiller» au passé composé?

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Grosse déception

assiettecarree.jpg

Il y a quelques semaines, j’ai acheté sur Internet un bon pour un goûter dans le salon de thé d’un hôtel de luxe à quelques rues du Louvre. La présentation vantait l’excellence de leurs pâtisseries et leurs délicieuses boissons chaudes. Le prix avant réduction était exorbitant : 48 euros pour deux personnes. La réduction offerte était de cinquante pour cent. J’en ai parlé à Natasha, elle était partante.

Nous y sommes allées aujourd’hui. La décoration du salon de thé m’a paru agressive : murs blancs, meubles noirs ou gris, immenses tableaux gris foncé au mur, néon bleu pour l’éclairage. La jeune femme qui s’est occupée de nous était très étrange.

— Nous ne vous donnons pas de carte, alors écoutez bien la liste des boissons ! Thé Earl Grey, thé à la menthe, thé à la cannelle, chocolat chaud, thé vert ou infusion. Je vous laisse cinq minutes pour choisir. Mon collègue vous prépare l’assiette du goûter.

Le thé provenait d’une marque de supermarché, ce n’était pas vraiment ce que l’on pouvait attendre d’un vrai salon de thé. Un jeune homme sympathique, lui, nous a apporté une grande assiette carrée sur laquelle des mini pâtisseries étaient disposées. Nous avons goûté silencieusement.

Je voulais parler à Natasha de mon compte Twitter, mais j’étais perturbée par l’écran de télévision géant sur lequel passait en boucle un défilé de mode. La musique techno n’aidait pas non plus à la concentration. Enfin une responsable, puis un responsable, sont chacun venu remonter les bretelles de deux jeunes hommes du personnel sans tenir compte de notre présence. Oh, bien sûr, ils n’ont pas levé la voix, mais c’était désagréable. Quand je mange de la pâtisserie, je ne veux pas savoir que tel jeune homme a mélangé les bouteilles consignées et les bouteilles non consignées. Je ne veux pas savoir que tel autre ne s’est pas correctement occupé de sortir les poubelles. Et puis, j’avais l’impression que si ces deux managers nous remarquaient, ils allaient soudain venir s’en prendre à nous. Natasha et moi sommes ressorties très déçues. Je peux vous dire que les adresses que je vous ai données sur mon site sont de bonnes adresses. Tout n’y est pas toujours parfait, mais cela n’a rien à voir avec cet endroit.

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REPERES Les prix dans les salons de thé - Les bouteilles consignées - Lien vers ma liste des salons de thé - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE réécriture Amusons-nous avec cette phrase. « Un jeune homme sympathique, lui, nous a apporté une grande assiette carrée sur laquelle des mini pâtisseries étaient disposées. » Le sujet qui est masculin devient féminin, l’assiette carrée devient un plat rond, les pâtisseries deviennent des croissants. Comment se transforme la phrase ?

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Le chauffe-eau en panne

Notre chauffe-eau est en panne. Oui, alors qu’il fait si froid à Paris. Nous avons fait venir un technicien de l’entreprise qui fait l’entretien pour qu’il jette un œil. Il est venu ce matin. Je me demandais si nous allions avoir le technicien gothique dont je vous ai parlé une fois. Non, nous avons eu le technicien malheureusement victime d’un blocage spatio-temporel. Le technicien qui, un jour de sa jeunesse (dans les années soixante-dix), a mis sa blouse bleue, a fumé sa première cigarette, a commencé à manger des sandwichs au saucisson le midi avec ses collègues et pour qui depuis rien n’a changé. Il ne cherche ni à être aimable, ni à être désagréable, c’est quelqu’un qui constate et qui répare quand il peut.

— Alors, qu’est-ce qui ne va pas ?

— Nous n’avons plus d’eau chaude.

Il a ouvert sa mallette, sorti son tournevis, ouvert le chauffe-eau, il a fait circuler de l’eau et, l’air complètement indifférent, il a constaté.

— Ah. Ah, je vois. Bon, ben, la tige est morte.

— La tige ?

— Oui, le gaz ne s’ouvre pas correctement. Ce qui fait qu’il chauffe l’eau au minimum. Et sur ce modèle, nous n’avons plus de pièces depuis au moins trois ans.

— Qu’est-ce qu’on peut faire ?

Le technicien m’a regardée de ses yeux mornes. Pour lui, je devais être également une caricature.

— Rien. Il faut le changer. C’est dommage, car à part ça il est en bon état. Le mois dernier, on avait un bloc gaz, mais nous l’avons revendu à une petite mamie qui n’avait pas les moyens d’investir dans un nouveau chauffe-eau.

— Ah.

— Vous avez un plombier ?

— Non.

— Nous pouvons vous faire un devis si vous voulez. Bon, votre nouveau chauffe-eau sera plus beau que celui-là. Même si on ne peut pas dire que celui-là n’était pas beau. Par contre, le nouveau ne durera pas aussi longtemps que celui-là. C’est comme ça maintenant.

— D’accord.

Voilà, en attendant le nouveau chauffe-eau, c’est douche écossaise ! C’est comme ça maintenant.

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REPERES Le chauffe-eau - L'entretien - La tige - Le bloc gaz - Le sandwich au saucisson - Douche écossaise 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect

Allez, encore un peu de discours indirect !

Mettons ce dialogue au discours indirect : « — Alors, qu’est-ce qui ne va pas ? — Nous n’avons plus d’eau chaude. »

Il m’a demandé...

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Le Bourgeois gentilhomme

Je suis allée au théâtre vendredi soir voir une pièce de Molière, le Bourgeois gentilhomme, montée par la troupe du Studio Théâtre d’Asnières. Le théâtre où j’ai vu tant de bons spectacles. Et celui-ci était également excellent.

Cette pièce, qui a pour personnage principal Monsieur Jourdain, raconte comment ce bourgeois veut devenir une « personne de qualité ». Il embauche tout un tas de maîtres, maître de danse, de philosophie, de musique, d’armes, pour apprendre et il espère ainsi séduire une belle marquise. Bien sûr, il est ridicule et ne s’en rend pas compte. C’est très comique.

Il y a beaucoup de répliques très connues comme lorsque Monsieur Jourdain apprend que lorsqu’il parle, c’est de la prose (et non des vers, car « tout ce qui n'est point prose est vers ; et tout ce qui n'est point vers est prose »). Ou encore ce fameux mot qu’il voudrait faire tomber incidemment aux pieds de la marquise : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour ; mais je voudrais que cela fût mis d'une manière galante, que cela fût tourné gentiment. » Le maître de philosophie lui fait des propositions, mais Monsieur Jourdain ne veut pas que l’on change ses mots. Finalement, le maître de philosophie modifie simplement l’ordre des mots dans la phrase et M. Jourdain lui tombent d’accord que c’est la première formulation qui est la bonne. M. Jourdain est très fier de lui d’avoir écrit cette phrase alors qu’il n’a pas fait d’études ! « Cependant je n'ai point étudié, et j'ai fait cela tout du premier coup. » dit-il.

J’ai adoré la crise que pique Madame Jourdain lorsqu’elle explique à son mari tout le malheur qu’il y aurait pour eux à marier leur fille à un gentilhomme. La comédienne a fait une tirade époustouflante. La salle l’a même applaudie. La mise en scène aussi était originale, tout le monde était habillé comme dans les années soixante. Les parties musicales étaient charmantes. A l’époque, les pièces étaient un peu comme dans les films de Bollywood : il y avait des interruptions musicales avec des chants et des danses. J’espère que Louis XIV s’est autant amusé que mon mari et moi !

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REPERES Le Bourgeois gentilhomme - Un extrait de la pièce - Le théâtre d'Asnières 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE identifier les temps verbaux « J’ai adoré la crise que pique Madame Jourdain lorsqu’elle explique à son mari tout le malheur qu’il y aurait pour eux à marier leur fille à un gentilhomme. » Quels sont les temps des différents verbes de cette phrase ?

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La dent de Micaela

Ce matin, en donnant quelques granules homéopathiques à Micaela, je me suis aperçue qu’elle avait une incisive qui poussait derrière ses dents de lait, en bas. Nous avons vérifié ensemble si ses dents bougeaient. Micaela attend avec impatience qu’une de ses dents tombe et que la petite souris passe lui apporter une surprise. « Une petite surprise » suis-je toujours obligée de la corriger. Elle a ensuite passé une heure devant la glace à étudier sa dent, à sourire au miroir et à dire « Tu sais, j’ai deux dents qui bougent ». J’imagine que cette phrase dite avec un sourire plein de fierté était destinée à son amoureux, Maxime.

A dix heures, j’ai téléphoné chez le dentiste. J’ai expliqué le cas à la secrétaire. Elle m’a rassurée.

— C’est très fréquent, surtout avec les incisives du bas. Je vais en parler au docteur et je vous rappelle.

Elle m’a rappelée quelques minutes plus tard.

— Le docteur peut jeter un œil en fin de matinée, à onze heures et demie, entre deux rendez-vous. Est-ce que c’est possible pour vous ?

— Oui, c’est parfait. A tout à l’heure.

Le dentiste nous a reçues dans sa deuxième salle. Micaela s’est assise un peu intimidée sur l’immense fauteuil.

— Ah, tout se passe bien, ma grande. La petite souris va bientôt passer et ta dent reprendra sa place. Bon, si dans deux mois, elle ne passait pas, nous aiderons un peu la nature.

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REPERES : Granules homéopathiques - Dents de lait - Les dents - La petite souris - Le dentiste - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE discours indirect

« — Le docteur peut jeter un œil en fin de matinée, à onze heures et demie, entre deux rendez-vous. Est-ce que c’est possible pour vous ? » Mettons cette phrase au discours indirect. Je vous donne le début. « La secrétaire m’a dit que...

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Un geai dans l’arbre

MurOiseauxTernes.jpg

Cet après-midi, je travaillais tranquillement installée à mon bureau, quand, faisant une pause pour réfléchir, j’ai regardé par la fenêtre et j’ai remarqué un peu de bleu dans le marronnier en face de ma fenêtre. Vous vous souvenez certainement de cet arbre qui est chez nos voisins et qui est atteint par une maladie qui lui fait perdre ses feuilles prématurément.

Le bleu venait du plumage d’un geai. Un geai, cela faisait une éternité que je n’en avais pas vu. Il a sauté de branche en branche, montant, puis descendant, puis remontant d’un coup d’ailes. C’était réjouissant de le voir se promener sur cet arbre sans feuilles. Puis d’un nouveau coup d’ailes, il est allé picorer et sautiller un peu plus loin sur le toit en terrasse d’un abri de jardin. Je me suis souvenue de la fois, où j’avais vu un geai, puis un autre, et encore un autre, qu’ils étaient une bande de sept geais à se promener d’arbre en arbre dans les environs. Cela m’a fait plaisir que cet oiseau vienne colorer mon paysage. Je n’avais jamais vu de geai avant d’habiter dans ce quartier. A la Défense, où j’ai grandi, il n’y a que des pigeons et de rares faucons que je n’ai jamais vus. Nous ne sommes qu’à une demie heure à pied de la Défense et la nature est déjà tellement différente : des hirondelles au printemps, des abeilles sauvages qui nichent dans les trous des fenêtres, des corneilles qui s’égosillent sinistrement, des pies bien habillées, des merles enchanteurs, des étourneaux en congrès dans les arbres, un cygne qui passe parfois haut dans le ciel ou bien des oies en route vers une autre destination et... des geais colorés.

Plus tard dans l’après-midi, j’ai fait un saut à Paris, avenue des Ternes. Je me suis arrêtée pour mettre mes gants et, en levant les yeux, j’ai vu.... un mur recouvert d’oiseaux dessinés en trompe-l'œil ! Je l’ai pris en photo pour vous.

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REPERES Les oiseaux les plus fréquents à Paris - La Défense - La Grande Arche - Avenue des Ternes - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE jeu sur une phrase.

Jouons une nouvelle fois.

« Je me suis souvenue de la fois, où j’avais vu un geai, puis un autre, et encore un autre.

Imaginons que je parle d’une hirondelle, mais que je ne souhaite pas répéter le mot “hirondelle”. Comment la phrase change-t-elle ?

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De délicieuses madeleines

Ah, ça y est, je suis allée à la pâtisserie dont je vous ai parlé la semaine dernière. Celle qui n’est qu’à vingt minutes à pied de chez moi. En fait, comme me l’avait expliqué Patricia de la garderie, il s’agit davantage d’une confiserie. La boutique est très belle, nichée derrière la grande église de La Garenne-Colombes. Cette grande place a quelque chose de provincial. La boutique de Nicolas Bernadé est spacieuse, dans les teintes gris pâle.

Un des murs de la boutique est recouvert de tablettes de chocolat, chacune dans leur emballage dans les mêmes tons que la boutique. Sur des consoles, il y a des sachets de madeleines, de chocolats, une bassine en cuivre garnie de guimauves. Et sur un autre mur, il y a des étagères sur lesquelles sont disposés des pots de confitures présentés par gamme de couleurs. Du plus jaune au plus rouge. Les pots sont éclairés par l’arrière. C’est très joli. La patronne (je suis sûre que c’était la patronne) m’a aidée à choisir une tablette de chocolat. J’ai choisi une tablette de Tanzanie pour ses arômes épicés. J’ai pris un sachet de madeleines pour le goûter des filles, un pot de confiture de clémentines à la couleur extraordinaire et un sachet de madeleines en forme de boules, recouvertes de chocolat noir.

Je suis sortie de la boutique impatiente de goûter ces trésors. Ce midi, en dessert, j’ai goûté une des madeleines au chocolat. Et, oh, surprise, au milieu de la petite boule, il y avait un cœur de confiture ! Cette petite madeleine fourrée m’a vraiment plu. Les madeleines nature que j’avais achetées pour le goûter des filles ont disparu en quelques minutes.

— Maman, c’est trop bon. Tu pourras en racheter, s’il te plaît ?

— On verra Micaela.

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REPERES La pâtisserie - La confiserie - Les madeleines - La madeleine de  Proust - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE jeu sur une phrase :

« Cette petite madeleine fourrée m’a vraiment plu. »

Amusons-nous avec cette phrase.

Remplaçons la madeleine par un chocolat. Comment se transforme la phrase ?

Remplaçons ensuite le chocolat par des éclairs au café et le «je» par «nous». Comment se transforme la phrase ?

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Bricolage dans la cuisine

Le week-end dernier, Lisa s’est amusée à tirer sur un torchon accroché à la poignée d’une porte de placard dans la cuisine. Elle a tiré tellement fort que la porte s’est démontée. Elle en est restée toute surprise. Il faut dire que c’est un placard qui a été monté et remonté plusieurs fois. J’ai appelé l’expert en bricolage de la famille pour qu’il nous donne son avis. L’expert, c’est mon père. Il est passé me voir lundi matin.

— Je crois que ça va être difficile. A moins que je ne déplace la machine à laver.

— Oh, là ! La machine, tu vas vraiment avoir du mal à la déplacer. Elle est vraiment coincée.

— Oui, c’est ce que je vois. Bon, le plus simple, c’est de changer le meuble.

— C’est possible ? Il n’est pas collé au plan de travail ?

— Non, il n’a pas l’air. Je vais prendre les mesures et voir si je peux en trouver un chez Ikéa.

Mon père en a trouvé un chez Ikéa ! Il est allé l’acheter ce matin et il est ensuite venu directement le monter chez moi. Les filles étaient excitées comme des puces.

— Papi, est-ce que tu manges avec nous ? a demandé Micaela.

— Est-ce que tu seras là après la sieste ? a enchaîné Felicia.

— Papiiiiiiiiiiii ! a simplement dit Lisa.

— Je ne sais pas. Pour l’instant, je monte le meuble et il me faut de la place.

— Allez, les filles, nous allons faire des courses.

Lorsque nous sommes revenues, mon père avait terminé de monter le meuble.

— Mais, il est où le nouveau meuble ? a demandé Felicia.

— Ah, il est à la place de l’ancien.

— Mais, on ne voit pas de changement, a remarqué Micaela. Ah, c’est fait exprès ! Je comprends.

Nous avons ri.

— Au fait, Laetitia, j’ai eu Christine de La Forêt-Fouesnant au téléphone pendant que tu étais sortie. On a bavardé cinq minutes, c’était sympa. Elle te rappellera plus tard pour parler de cet été.

— Ouais, super, on va aller faire du bateau à Kerriou ! s’est écriée Micaela.

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REPERES : torchon - Le plan de travail - Papi - Christine - 3 EXPRESSIONS UTILES - UN PEU DE GRAMMAIRE « — Je crois que ça va être difficile. A moins que je ne déplace la machine à laver. »

Je vous propose un petit jeu. Changeons un peu la première phrase, je vous laisse compléter la seconde.

— Je crois que ça va être difficile d’arriver à l’heure. A moins que nous ne (prendre) la voiture.

— Je crois que ça va être difficile de trouver des fraises au mois de février. A moins que tu ne (se rendre) au marché d’Aligre.

— Je crois que ça va être difficile de loger tout le monde. A moins que ta mère ne (venir) pas.

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